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Réalisme/Historique
Blitz : Je cracherai
 Publié le 18/04/16  -  10 commentaires  -  12503 caractères  -  98 lectures    Autres textes du même auteur

Dans l'Afghanistan des talibans, une mère de famille rêve de fuir son village…


Je cracherai


« Ce bon à rien, il m’a laissée là ! Pour aller courir l’aventure. Il n’a même pas dit où il allait. Eh bien maintenant c’est moi qui vais partir. Tant pis pour lui s’il revient. Je n’ai pas besoin d’homme. Je peux rester seule. Ou alors, peut-être que… Oui, mon beau-frère, Abdul, est quelqu’un de bien. Il faut y penser. Il a assez d’argent et il peut prendre une deuxième femme. S’il arrivait malheur à mon mari, alors ce serait normal qu’Abdul me prenne avec lui. C’est la tradition d’épouser la femme de son frère décédé. Surtout s’il y a des enfants. Ma vie avec mon beau-frère serait moins misérable, c’est sûr. Il habite au Pakistan, pas loin. Au Pakistan on peut vivre. Pas besoin de se cacher. On peut marcher dans les rues. Le tchadri est là-bas une bénédiction. Personne ne peut reconnaître qui se cache sous le tissu. Ce doit être bien de marcher sans qu’on vous reconnaisse. Et mes enfants ? Il faut qu’ils aillent à l’école. Surtout le garçon. Il pourrait peut-être devenir quelqu’un avec de l’instruction. Un marchand peut-être ? Son oncle saurait le placer. Quant à la petite, je lui apprendrais tout ce qu’il faut savoir dans un foyer afghan. Elle sera une vraie perle. Et plus tard on lui trouvera quelqu’un de bien. Et de riche. Pas trop riche, mais un peu. »

Adela rangeait ce qui restait à ranger dans la maison, c’est-à-dire pas grand-chose. Les quelques récipients étaient vides pour la plupart. Ils ne mangeaient pas toujours assez. Et souvent les mêmes choses. Les tapis avaient tous disparu les uns après les autres. À chaque fois on se nourrissait mieux pendant quelques jours. Avec même de la viande de chèvre. Puis il fallait se contenter d’un peu de riz à partager une fois par jour avec ses deux enfants et le grand-père. Et le grand-père réclamait toujours plus, oubliant qu’il avait déjà mangé.

Elle monta sur la terrasse en terre battue pour voir la route qui passait devant le village. Elle la regardait tous les jours, pendant des heures, s’imaginant partir pour de bon. Elle aperçut un nuage de poussière là-haut sur le col. Un camion allait passer. Elle resta debout, sans crainte d’être vue par le chauffeur. Elle s’en fichait. Le nuage se rapprochait lentement en rebondissant et zigzaguant entre les nids-de-poule. Comme tous les camions que voyait Adela jour après jour, sa benne était affublée d’une énorme bâche grise boursouflée. Elle dépassait de presque deux mètres au-dessus de la cabine. Les portes étaient en bois verni, couvertes de sculptures tarabiscotées. Le pare-brise était zébré d’autocollants orange et verts créant des motifs bizarres. La figure barbue du chauffeur se devinait à peine au milieu de cette toile d’araignée multicolore. Des couleurs vives étaient toujours visibles sous la saleté du capot. Mais de grosses marques de peinture blanche faisaient des taches tristes au milieu des teintes criardes. Comme partout en Afghanistan, les images d’êtres vivants devaient être effacées. Comme des idoles bannies. C’est pourquoi les camions qui passaient la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan subissaient l’examen minutieux des contrôleurs talibans. Et les pinceaux recouvraient d’un voile grossier les fiers licornes, lions et danseuses hindoues des carlingues.

Oui, tout était triste ici. Il fallait partir. Sans tourner la tête en arrière. Et même en crachant sur cette maison toute rongée, toute vide. Elle avait tout vendu ou échangé avec les voisins avides. Tout ce qui restait. Cela faisait une semaine que les talibans avaient pénétré dans leur maison et avaient tout cassé. Dans le village, on la traitait maintenant comme une pestiférée. Une femme seule que des hommes avaient vue à l’intérieur de sa propre maison. Comme s’ils l’avaient violée. Une honte qui ne pouvait s’effacer que par la mort de la femme souillée. Pour cela, certains utilisaient l’eau bouillante, la nuit, quand tout le monde dort. Et on prétextait alors un accident d’autocuiseur. Un autocuiseur défectueux qui explose au visage de la femme impure. Sans doute la volonté de Dieu. Cela arrivait de temps en temps. Personne ne posait jamais de question sur les accidents d’autocuiseur. Et les victimes n’allaient pas se plaindre. Elles étaient ébouillantées, mortes au bout de quelques heures. Ou, si elles survivaient, elles restaient défigurées et incapables de parler. De toute façon on ne les aurait pas laissées parler. Et de toute façon, personne ne les aurait écoutées. Il n’y avait pas d’issue. Une femme compromise, c’était comme si elle avait été écrasée par un camion. Ce n’était pas de sa faute mais c’était irréparable.

Heureusement pour elle que ses frères n’habitaient pas dans le même village. Ils l’auraient sans doute fait. Ils en étaient bien capables. C’étaient des sauvages. Une famille de barbares qu’elle avait eu la chance de quitter grâce à son mariage avec Homayoon. Et maintenant elle était tombée encore plus bas.

Adela cracherait en partant. Pour les maudire tous et maudire cet endroit. Cette maison misérable où elle avait gâché les douze dernières années. Ses plus précieuses années. Celles de la jeunesse qu’elle ne retrouverait jamais.

En cachette, son beau-frère était venu du Pakistan pour prendre des nouvelles, n’en ayant plus d’Homayoon depuis longtemps. Il avait dû sentir que quelque chose était arrivé. Elle lui avait appris la fuite de son frère, pour une destination inconnue. Abdul avait été bouleversé. Il lui avait parlé à plusieurs reprises pendant les deux jours où il était resté dans la maison. Il lui avait parlé directement, à elle, une femme. Sans rideau pour les séparer, juste en tournant la tête pour ne pas croiser son regard. Autant dire qu’ils avaient été intimes. Il faut dire que le seul homme du foyer, c’était le vieux maintenant. Et il perdait tellement la tête qu’il n’avait même pas reconnu son fils aîné. Il l’avait confondu avec Homayoon, son cadet. Alors pour parler des choses sérieuses c’était avec elle qu’Abdul s’était entretenu. Et elle avait bien senti qu’il était troublé. Peut-être autant qu’elle.

Abdul avait aussi parlé de la vie au Pakistan. Il disait que ce n’était pas facile pour les Afghans. Les Pakistanais méprisaient les réfugiés. Ils n’étaient que des étrangers là-bas et on leur rappelait souvent qu’ils étaient en sursis. Un jour il faudrait partir. On les insultait souvent. On leur reprochait même de recevoir de l’aide des organisations étrangères. Les Afghans étaient toujours accusés lorsqu’il y avait un vol ou un meurtre. La police pakistanaise les arrêtait sans raison et à chaque fois il fallait payer. Le bakchich. Toujours payer le bakchich. Pour renouveler les papiers, pour pouvoir travailler, pour voyager en dehors de la province, pour ne pas être frappé, pour pouvoir rentrer chez soi le soir. Payer pour survivre. Toujours payer.

Mais pour Adela, cela n’était pas dissuasif. Cela ne changeait pas l’idée qu’elle se faisait de la vie au Pakistan. Ici, en Afghanistan, elle vivait bien pire. On ne savait même pas si on vivrait encore la semaine suivante. Si les talibans allaient frapper les femmes du village. Si les enfants auraient à manger le lendemain. S’ils pourraient survivre aux prochaines fièvres. S’ils auraient de l’eau pour se laver cette semaine. Alors les petits inconvénients dont parlait Abdul n’étaient rien pour elle. Des broutilles. Rien à côté du quotidien de ce coin de l’enfer. Cela ne comptait pas, les petits ennuis des Afghans réfugiés au Pakistan. Le beau-frère était parti depuis trop longtemps d’Afghanistan, il ne réalisait pas ce qu’elle pouvait endurer ici. Mais elle ne voulait pas lui dire de peur de paraître geignarde. Elle le laissait parler et imaginait la vie là-bas. Une autre vie. Moins dure. Elle rêvait même qu’elle pourrait voyager encore plus loin. Abdul avait parlé de quelques-uns de ses amis qui s’étaient enfuis dans un pays très lointain, un pays très riche. Mais c’était bon pour les hommes seulement. Les femmes ne pouvaient pas faire ça. Tant pis, au moins au Pakistan elle pourrait vivre sans la peur au ventre. Alors elle l’avait écouté sans faire de commentaires, sans lui laisser voir qu’elle avait envie de lui crier de l’emmener, de la sortir de là.

Le pauvre Abdul. Où était-il maintenant ? Les talibans l’avaient traîné hors de la maison et l’avaient frappé en le poussant de force dans leur voiture en le traitant d’espion. Un ennemi qui était allé se cacher au Pakistan pour fuir les talibans et qui revenait pour commettre sans doute quelque sabotage. Quelqu’un du village les avait dénoncés. Tous des fourbes qui se pissaient dessus dès qu’ils voyaient un turban noir. Comme Adela aurait aimé tous leur cracher au visage. Mais ces porcs en noir relâcheraient bien l’oncle Abdul un jour, elle en était sûre. Il n’avait rien fait de mal. À moins qu’ils ne le tuent pour s’amuser. Ils en étaient capables. Elle aurait aimé leur griffer le visage. Ils avaient tout cassé. Ils l’avaient même insultée et poussée contre le mur. Ils lui avaient posé la même question, encore et encore. Elle ne savait rien. Aucune idée de l’endroit où était maintenant son maudit mari ! Elle s’en fichait pas mal. Il pouvait être au diable. Cela lui aurait enlevé un poids. Le poids d’être seule, mais pas encore veuve. Elle ne pourrait même pas être déclarée veuve et ne pouvait donc pas se remarier tant que la mort de son mari n’aurait pas été prouvée. Et cela pouvait durer des années. Adela ne voulait pas vivre ça. Ce n’était pas juste.

Elle rangeait maintenant soigneusement le sac de son beau-frère. Les talibans avaient tout vidé ! Et déchiré les photos. Les photos du Pakistan et des cousins qui vivaient là-bas. Comme cela avait l’air beau ! Pas sec et poussiéreux comme ici. Elle essayait de remettre les morceaux dans l’ordre, pour reconstituer les visages et les immeubles. Là, le beau-frère quand il était plus jeune. Il était magnifique avec sa moustache. Oui, elle pourrait s’estimer chanceuse s’il voulait d’elle un jour.

Mais qu’est-ce qui avait pris à son mari d’arrêter le blé. Au moins on avait à manger. Mais il avait vu plus grand et il avait cru à l’argent facile. Et il avait commencé à planter du pavot. La première année, ils avaient gagné beaucoup. Puis, planter du pavot était devenu interdit par les talibans. Du moins dans certaines régions. Ils avaient dû se cacher pour cultiver un petit lopin loin derrière la colline. Homayoon pensait que personne ne les verrait. Quel imbécile ! Les talibans étaient finalement venus. Ils avaient tout arraché et l’avait sévèrement corrigé. Adela l’avait pourtant bien averti qu’il cherchait des histoires, que c’était dangereux. Mais il n’écoutait plus rien de toute façon. Il pouvait même être brutal. Pas souvent mais quelquefois. Quand les affaires allaient mal. Alors la nuit, il ne la visitait plus. Ou rarement et vite. Sans plaisir. Il la laissait avec la frustration dans son corps.

Et là, il avait tout abandonné sur un coup de tête. Sans solution pour eux. En les laissant comme ça. Il s’était enfui. Honte sur lui. Qu’allait-elle faire avec ses enfants ? Ils ne pouvaient pas aller à l’école. Elle n’aimait pas les savoir dehors. C’était dangereux. Il y avait eu une explosion sur une colline derrière le village. À l’aube, ce matin. Peut-être une roquette ? Des combats ? Une mine ? À cette heure-là, ses enfants dormaient, heureusement. Sinon elle aurait été morte d’inquiétude.

Il fallait quitter cet endroit au plus vite. Elle ne pouvait pas attendre que son beau-frère revienne. S’il revenait un jour. Elle avait assez attendu son mari, alors elle n’attendrait pas une deuxième fois. Avec ce qu’il restait de la vente des tapis, on pouvait payer le voyage. Ils partiraient tous. Le vieux aussi. Il servirait de mahram. De mâle adulte. Une femme ne pouvait pas voyager sans un homme de sa famille. Son beau-père était complètement sénile, mais il pouvait encore servir. Il lui devait bien ça. Elle s’occupait de lui depuis des années. Depuis qu’elle s’était mariée, en fait. Le grand-père n’était déjà pas bien malin au début. Maintenant il n’avait plus sa tête. Et il puait la pisse de plus en plus. Elle devait continuer à s’en occuper. Mais si le voyage était trop dur pour lui… eh bien tant pis. Il arriverait ce qui arriverait. Ce serait un signe. Elle devait tenter sa chance. Demain elle demanderait au marchand de chèvres de lui trouver quelqu’un à Jallalabad. Quelqu’un avec une voiture. Elle paierait le prix normal. Elle avait un mahram.

Demain Adela partirait. Et elle cracherait.


 
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   hersen   
22/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà une des raisons pour lesquelles j'adore ce site !

Des textes de tous horizons, de toutes cultures, de toutes sensibilités.

Je viens de lire dans ce texte tant de difficultés qui semblent insurmontables, tant d'abnégation tout au long d'une vie, tout cela raconté de façon simplissime. (mais cependant très belle écriture, claire et imagée)
C'est un grand cri de désespoir, avec derrière un espoir ténu, presque inatteignable dans son but : partir !

Avec tout ce poids culturel et cultuel. Quelque part, j'avais bien l'idée que cela existe, j'ai lu, ou entendu, ou vu des reportages.

Là, je suis dedans, dans le coeur de cette femme. De cette mère de famille.

Merci beaucoup pour cette lecture.

   aloccasion   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une nouvelle plus efficace qu'un reportage.
Le sujet est maîtrisé, vous m'avez embarquée dans les pensées de cette femmes, dans ces interrogations, dans sa vie misérable.
Plus qu'une nouvelle, c'est le témoignage d'une réalité.
Une nouvelle géniale, servie par un très bon style d'écriture, très agréable à lire. Vous rendez compte des coutumes et de la vie dans ce pays d'une manière tout à fait claire et prenante.

Merci beaucoup pour cette lecture.

Edit: je viens de me rendre compte que j'ai piqué la signature d'hersen... maisil n'y a rien d'autre à dire. Sinon merci encore.

   socque   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce qui me touche beaucoup dans ce texte, et qui à mon sens le fait "sonner vrai", c'est la modestie des aspirtaions de cette femme qui voit le Pakistan comme terre de liberté par rapport à ce qu'elle connaît ; comme quoi tout est relatif. Elle-même imprégnée des valeurs de sa culture, elle se voit enseigner à sa fille comment être une bonne épouse, le garçon seul ayant une chance d'accéder à l'éducation. Pour avenir pour elle, qu'un homme moins négligent la prenne en charge.

Son chemin paraît semé d'embûches pour y parvenir, pour avoir le droit de se faire mal considérer par ses nouveaux voisins, mais un peu moins mal qu'à présent ! Si elle parvient à trouver un transport, si sa ruse de prendre le beau-père gâteux comme garant masculin fonctionne, si le beau-frère veut bien l'accueillir... Une bonne idée, pour moi, de terminer l'histoire sur ce suspens, cette incertitude foncière, cette précarité, à l'image du sort des femmes afghanes. Un texte réfléchi, pour moi, qui expose ce qu'il a à dire sans tomber dans le démonstratif ni le pathos. Beau boulot, je trouve ; efficace.

   Anonyme   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Blitz. Votre courte nouvelle m'a rappelé "Les hirondelles de Kaboul" de Yasmina Khadra... Un bouquin que j'avais beaucoup aimé comme j'aime votre texte bien écrit et bien documenté... avec une chute qui laisse le choix au lecteur.
Bien vu, merci !

   henriette   
18/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique Adela : la Femme universelle battante , qui s'emploie à desserrer ses noeuds de vie ,qui cherche une solution à chaque fermeture de porte .
le style , l'écriture donne à voir toutes les pensées qui l'animent
on la voit , juchée sur son talus défiant le regard des Hommes

la chute est au conditionnel , le temps de tous les possibles
Bon vent Adela , bon vent !

   singuriel   
19/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci pour cette nouvelle d'une actualité terrifiante. Ecriture dense mais fluide qui déborde d'information sur la vie quotidienne et qui nous fait découvrir quelques facettes de cette esclavage religieux. Mieux qu'un cours d'ethnologie. Bravo !

   GillesP   
19/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Blitz,
Cette nouvelle est d'une grande fluidité, selon moi. Vous nous faites entrer dans les pensées de cette femme d'une manière naturelle, notamment par l'utilisation du discours indirect libre. Et surtout, cela sonne juste, car vous évitez le pathos, tout en suscitant néanmoins de l'émotion chez votre lecteur.
Merci.

   Bidis   
23/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis sidérée par cette lecture. L'écriture en est parfaite, et ce que l'histoire raconte nous en apprend tellement !
On se sent un peu honteux, après avoir lu ça. Nos petites misères sont tellement peu de chose à côté !
Voilà un talent d'écriture mis au service de notre humanité et quelle plus noble mission que celle-là ?

   stony   
1/5/2016
Bonjour, Blitz,

Pour autant que je puisse en juger, vous êtes remarquablement documenté. Ce texte est écrit avec beaucoup de minutie, beaucoup de sérieux et d'application. Il me semble aussi qu'il sonne très vrai. En tous cas, je le sens sonner vrai.

Pour autant et je vous prie par avance de me le pardonner, ne faisant que vous livrer mon impression de lecteur, j'ai traversé cette lecture comme si je n'avais rien lu, ou bien un documentaire sur un ton monocorde, une simple relation de faits, un compte-rendu.
Si j'y trouve une histoire, je n'y trouve pas de personnages, rien qui me permette de les sentir, de sentir leurs émotions, de les sentir vivants... et je n'ai rien vécu avec eux.
Pour tout dire et j'ai bien honte de le dire étant donné le contenu, je me suis ennuyé à cette lecture.

Voyant que les autres commentateurs ont tous apprécié, je ne noterai pas et me contenterai de penser que ce n'était pas le bon moment pour moi ou bien tout simplement pas un texte pour moi.

Je vous lirai dans un autre texte pour me faire une idée peut-être différente de votre écriture.

   Anonyme   
4/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On se met vraiment dans la peau (aussi peu enviable soit-elle) de cette femme. On imagine même le paysage qui l'entoure. Le style sobre, précis et rythmé convient parfaitement.


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