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| studyvox
27/4/2008
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C'est bien, mais c'est vraiment très sombre et démoralisant!
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| David
28/4/2008
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Bonjour Calouet,
Le p'tit gars sans baptême, sans nom dans ton récit et l'autre d'inverness, l'écossais à la chignole...je me dis que quelque soit la question posée par le gamin, il aurait eu la même réponse. J'ai adoré le théatre, l'époque, je dirais entre deux guerre, des voies de garage, le décor doit être blanc-neige et l'ambiance noir de charbon, l'histoire est trés belle : c'est un père qui s'occupe de son fils, qui font famille, c'est trés beau. |
| Tchollos
28/4/2008
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Quel style! On aime ou on aime pas, perso j'adore. Parce que l'auteur ne sombre pas dans l'excès et maîtrise sa plume du début à la fin. J'avoue que pour moi l'histoire se recroqueville un peu derrière l'écriture qui s'empare aisément du premier rôle. C'est un régal de découvrir les tournures de phrases, les métaphores et de se laisser bercer par le rythme du récit.
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| Anonyme
28/4/2008
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Comment réussir à coller de la poésie et du lyrisme dans un décor aussi sinistre ... fallait le faire. Ca grince ce récit, du début à la fin, comme les vieux wagons au rebut, mais on est pris et impossible de s'en défaire avant le dernière mot, et même après.
Difficile de décrire l'impression que ça me laisse ... lourd, étouffant, mais en même temps on ne peut qu'être emporté par l'écriture qui sonne juste jusque dans les moindres détails. |
| widjet
28/4/2008
a trouvé ce texte
Bien
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"le festin des oiseaux", "la pêche aux anguilles", "A l'ombre des épouvantails", "Mon pote Philou" (j'ai toujours pas lu Vorace idiot que je suis)....Calouet n'en est pas à son premier bon texte. Son dernier opus, la chignole montre une fois de plus, et de façon flagrante la profonde affection de l'auteur pour ce que j'appelle les "cabossés" de la vie. Les marginaux.
Cette nouvelle, tout à fait réussie, est aussi parmi les plus abouties...mais aussi parmi les plus frustrantes. Il y a beaucoup de choses à dire mais déjà on peut affirmer c'est très sombre, qu'il y a peu de place pour l'espoir, beaucoup de douleur, de souffrances. Vous voilà prévenus ! A l'image du décor, la vie des héros est noire, ténébreuse. Pas de lumière au bout de ce tunnel sans fin. Pas d'échappatoire. Dès le début, le ton est donné avec l'histoire de la naissance du bébé (on pense rapidement au Parfum de Sundskind, c'est crasseux, ça pue bref c'est bien rendu). Beaucoup de descriptions aussi. Une des forces du récit. On est en immersion totale. Mais ce qui m'a surtout plu (et d'ailleurs ce qui me plait dans toute nouvelle) c'est l'humanité qui se dégage de ces personnages, de ces "coeurs cassés"....On voit, on lit beaucoup d'empathie. Je l'ai déjà dit mais je le répète : calouet aime ses héros, quels qu'ils soient, quoiqu'ils aient faits. Ils ne les jugent pas. Ca me plait beaucoup ça. Une belle idée aussi, une belle métaphore que cette histoire de trous, de cet air si nécessaire (quand on connait l'histoire à la fin) même si je l'aurai souhaité mieux exploité. L'histoire est globalement bien traités, (le style et le langage collent bien aux protagonistes) même si je trouve le final (l'aveu de Lawrence, son histoire) vite expédié (et son laissé aller trop soudain) et manquant de force, de relief, ne rendant pas complètement hommage au personnage lui même que l'auteur a brossé avec précision. C'est assez dommage parce que ce dénouement qui aurait du être porteur d'une grande émotion, bah moi il n'a fait que m'effleurer là où il aurait du me prendre par la gorge, par les tripes....C'est le seul véritable reproche que je peux faire à ce texte dont on sent - plus que n'importe quelle précédentes nouvelles - le travail et l'implication de son auteur. Widjet |
| Pat
29/4/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel -
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On essaie souvent d’écrire quelque chose d’original. Avec, cette vaine illusion de pouvoir raconter ce qui n’a jamais été écrit… Mais qu’importe le thème, finalement, tout (ou presque) peut faire l’affaire… Tout dépend du regard singulier qu’on lui porte et surtout, comment on va traduire ce regard en choisissant les mots, leur agencement, la composition, le point de vue, etc. Tout ce qui va faire, en définitive, qu’on va accrocher à une histoire, qu’on aura cette impression de jamais lu… Une rencontre de deux subjectivités qui se mettent à résonner. Par quel miracle ? Bien sûr, celui de l’écriture… et ici, j’ai vraiment apprécié le style. Je me suis dit, en lisant ce texte : voilà comment j’aimerais écrire ! J’ai presque eu l’impression que j’aurais pu écrire comme ça… (On a le droit de rêver, non ?)
Je trouve qu’il y a un mélange tout à fait réussi entre un langage familier, en harmonie avec le thème, et des images poétiques, sans que cela jure… Même si ces images peuvent être dures, eu égard à la réalité qu’elles décrivent (« Le sol se transforme peu à peu en fange citadine, cette purée boueuse et sombre qui semble concentrer tous les reflux gastriques de nos vies polluantes. »). Les objets, l’environnement sont personnalisés (ex : « La grosse chenille tressaille de peur, sa carcasse métallique tremble en un long craquement, » ; « il accentue l’agressivité potentielle de son foret, » ; « Le Trois heures zéro six arrive, nous éclaire un instant de ses deux gros yeux jaunes imperturbables. La piaule où j’ai vu le jour tressaille un peu au passage du serpent corail… » , etc.). Cette personnalisation humanise l’univers des personnages qui semblent ainsi se fondre dans ce qui constitue leur quotidien… Ce n’est pas très gai, bien sûr, mais c’est sans doute ce qui leur permet de donner du sens à leur vie. On ne sent pas, en particulier, l’envie d’un ailleurs, notamment chez le personnage principal qui n’a pas, par exemple, envie d’entendre l’histoire de Lawrence… parce qu’elle ne le concerne pas. Tout ce qui compte c’est cet univers clos dans lequel il a ses repères, univers dur et violent, mais avec lequel il a appris à faire et dont il parle même avec un certain humour. De ce point de vue, ce qui est décrit là est tout à fait juste. C’est une réalité difficile à admettre pour nous qui sommes mieux lotis. Un univers parallèle vis-à-vis duquel, nos bonnes intentions n’ont guère de prise. (Je connais un peu la question). Cette idée de chignole me paraît tout à fait intéressante. D’une part, c’est original. Mais surtout, l’interprétation sur le sens de ce rituel, qui se tient, que je trouve plutôt belle ( « décloisonner le monde, donner de l’air à la vie… » ; « Il amène un vent de folie à tout ça, un peu d’art. De l’air. C’est presque un poète » ), comme une échappée symbolique à ce qui les enferme, a certainement d’autres significations qui lui échappent, mais qu’on peut facilement percevoir, notamment avec le terme dépucelage… laisser une trace, pénétrer cette ferraille… et donc mettre de l’humain dans le cœur de ce paysage de fer… Chignole qui sert aussi de lien entre l’enfant et son père (la fascination exercée par l’objet et son utilisation, le bruit qui le conduit jusqu’à lui… un objet définitivement lié au père). Dans ce monde, une question essentielle se pose, comme partout : de qui suis-je né. Question universelle, par excellence, qui fait que cette histoire, malgré un contexte qu’on n’a pas forcément fréquenté et dont les descriptions sont saisissantes, peut nous toucher et nous rendre ces personnages attachants. Comme j’aime bien chipoter un peu, je ferai juste une petite remarque concernant la syntaxe : « N’importe qui même : une fois qu’il avait chopé la crève, il avait une fièvre de cheval à tuer n’importe quel canasson, c’est René qui m’a raconté, mais il est costaud Lawrence. Eh ben il en bavait, et il délirait tellement qu’il a essayé de se faire un trou dans le gras du bide, là où il n’a que du muscle et des nerfs, juste à l’endroit où ça lui faisait mal. » Je pense qu’il y a : - soit un problème de ponctuation (le point après Lawrence donne un effet d’anacoluthe à la première proposition… mettre un point virgule ?) - soit une relative en trop : « qu’il avait choppé » pourrait être remplacé par « il avait choppé ». Là aussi, la ponctuation pourrait, éventuellement être modifiée : « Aujourd’hui ça fait belle lurette que son cocon s’est éclaté, pour laisser filer une grosse mouche à merde aux ailes tronquées, qui n’a jamais fait que ramper alors qu’elle, elle espérait sûrement finir par s’envoler… » (un point après « ramper » ?) Voilà, Calouet, il ne te reste plus qu’à continuer de nous raconter des histoires de cette manière-là, car j’ai vraiment bien aimé. Je suis à ta disposition pour développer davantage si tu le souhaites (tu peux éventuellement ouvrir un forum). Je dis ça, parce que j’ai toujours l’impression que je reste encore trop succincte par rapport à tout ce qu’on peut dire sur un texte. Faut pas se fier à la longueur du commentaire. |
| aldenor
1/5/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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L’ambiance est bien créée, les personnages sont attachants, le thème original mais surtout quelle poésie et quelle maîtrise dans les descriptions ! Des moments sublimes.
Le dénouement mélodramatique me déçoit un peu. Beaucoup à la réflexion. Quel besoin ? Je ne cherchais pas tant d’explications à la noirceur du paysage. |
| Pat
1/5/2008
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Un forum a été ouvert sur ce texte. Pour en prendre connaissance, y participer, c'est ici
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| Pissavy
1/5/2008
a trouvé ce texte
Très bien
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Chacun son style. Je ne pense pas qu'un jour l'envie me prenne d'écrire comme Calouet.
Ceci dit j'admire la présentation qu'il nous fait de ses personnages. Il sait nous emporter dans cet univers plus que noir, nous le faire partager comme peu savent le faire. Ensuite il y a une façon d'écrire originale, personnelle. Il balaye les académismes, il a un style à lui. Du talent. L'intrigue si je puis dire il l'amène par petites touches, mais d'accord avec un des commentateur, l'expédie un peu vite. Le seul bémol. Enfin la trame de l'histoire montre une parfaite unité et une grande cohérence. Un beau travail |
| marogne
5/5/2008
a trouvé ce texte
Très bien -
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Tout a été dit....
Pas d'analyse donc, mais simplement témoignage du plaisir que j'ai pris à lire ce texte inspiré. Un univers, proche et si éloigné néanmoins, se construit ligne après ligne, ainsi que le personnage qui va éclore à la fin (où plutôt les personnages qui vont éclorent); une fin pour une naissance. |
| Togna
12/5/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel -
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Lu d’une traite, ce récit a mis sous l’éteignoir mon esprit critique pour m’emporter dans sa folie. Parce que quand même, un type qui fait des trous partout pour respirer l’air qui étouffera ses remords, il fallait y penser !
L’atmosphère noire est parfaitement décrite, le langage est adapté, il y a du suspens, du sentiment, de l’émotion sur une fin tragique, tous les ingrédients pour faire une excellente nouvelle. À condition que l’écriture soit à la hauteur. Et c’est le cas. Bravo Calouet. |
| Anonyme
22/5/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Quel décor! Et le style de calouet que j'affectionne particulièrement... J'ai relevé deux phrases qui, à mon sens, caractérisent parfaitement la façon d'écrire de l'auteur. La première:
"Un gars de passage lui avait refilé le cancer des putes, et faut croire que c'est ça qui a fini d'achever la course poussive de ma pauvre génitrice dans les méandres foireux de l'existence..." La seconde:"[...] il dit que faire des trous, c'est une façon de décloisonner le monde, de donner de l'air à la vie." Ici un mélange de glaires et de poésie, calouet nous dévoile toute l'étendue de son talent, cette manière de décrire les sentiments, à la fois grossière et (très) sensible me touche particulièrement. Bon, je pourrais déblatérer longtemps tel un dromadaire bourré mais je vais m'arrêter là, encore un peu perforé par cette chignole de mots blessés... |
| Olivier
5/6/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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Ombragé, sinistre et très bien écrit.
J'ai beaucoup aimé. |
| Anonyme
2/8/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Je n'irai pas dans les détails, mais c'est très fort. C'est trop brutal pour moi, mais c'est vraiment maîtrisé. Tant le fond que la forme. Terriblement maîtrisé.
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| Flupke
6/10/2008
a trouvé ce texte
Très bien
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L'atmosphère sombre et glauque est vraiment très bien décrite. Belle réussite dans le genre.
Bravo. |
| victhis0
31/10/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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du trèèèèèès lourd ; ça à des accents de Céline, de Steinbeck. C'est magistral de maîtrise, de style. Tout est bien. je serai immensément fier de signer un texte comme celui.ci
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| Menvussa
11/4/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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C'est noir et la neige n'est pas suffisamment blanche pour laver tout ça. Mais qu'est-ce que c'est beau, désespérément émouvant. Pourtant j'y vois une petite, toute petite lueur d'espoir, cette trace d'humanité qui perdure.
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| xuanvincent
11/4/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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Merci Menvussa, pour ton commentaire qui m'a permis de découvrir cette nouvelle de calouet.
Beaucoup de commentaires pertinents ont déjà été écrits. Je dirai simplement que cette histoire, en dépit de sa noirceur, m'a bien plu, également le style et le langage (souvent familier mais maîtrisé) du récit. Cette nouvelle m'a fait penser à la vie de personnes vivant aujourd'hui, pour des raisons diverses, dans de vieux camions réaménagés en vue d'une vie itinérante. |
| coquillette
22/5/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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Bonjour Calouet
Un texte à savourer, à lire et à relire. Une histoire d'hommes et de trains qui n'a pas besoin d'être commentée. Juste lue. Un texte vrai, émouvant, où chaque mot est à sa place. Il pourrait être récité par Gabin, ou Lino et il y trouverait un accent, une gueule et une voix. Chapeau bas l'artiste ! |
| Selenim
22/9/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Un texte superbe. Une écriture charnelle, viscérale.
Même pas vu arriver la fin, tout coule, les images pilonnent la caboche, les mots scandent. Il y a une telle identité dans cette écriture qu'elle arriverait presque à minimiser l'intrigue. Mais non, le final nous transperce, sec et brutal. Une chignole qui laisse le lecteur inerte, exsangue. Si j'avais un reproche c'est cette phrase : Parce que j’étouffe tout le temps, nuit et jour. Je crèverais asphyxié moi aussi, si je ne le faisais pas… J’en suis sûr. Les non-dits sont si puissants au long du texte que je trouve dommage d'en dire trop sur Lawrence. Cette rage et cette fatalité dans les mots, le récit semble taillé dans une masse de fer rouillé, rongé. l'œuvre peut paraitre monochrome mais il y a tant de nuances dans les gris qu'on a l'impression de voir des couleurs. Un grand moment de lecture. Selenim |





