Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Horreur/Épouvante
Clark_Nova : Chateaunoir
 Publié le 19/11/15  -  7 commentaires  -  16901 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

Bienvenue sur les terres de Chateaunoir. On s'y perd si facilement.


Chateaunoir


Monsieur ! Monsieur ! Je suis perdue. Vous ne laisseriez pas une fille abandonnée dans la forêt… Je viens de Chateaunoir, je suis sortie après le déjeuner pour cueillir des mûres, et perdue dans mes pensées j’ai semé mon chemin. C’est que les arbres sont épais et les routes serpentent dans toute la région. Nous pourrions être à côté du parking sans le savoir, ce qui serait une triste nouvelle pour moi car je me serais bien trop éloignée du foyer. Mon père m’a dit que si je venais à me perdre, je devais demander de l’aide aux grandes personnes, et vous, vous êtes une très grande personne, ça se voit.

Non, votre téléphone ne captera pas ici. Pas en automne. À cause des feuilles mortes qui se décomposent, ça brouille le réseau. Des scientifiques sont venus ici l’année dernière pour comprendre pourquoi, et apparemment c’est dans le sol. Les racines absorbent un machin qui produit les feuilles rouges, et quand elles sont à terre elles libèrent une sorte de magnétisme électrique. Je ne comprends pas tout ça, à mon âge, vous vous doutez bien. Je suis contente de vous avoir trouvé, je me sens rassurée avec vous. Ceux du village disent que, ici, les loups sont gros comme des ours, et que les ours n’ont pas de poils et tirent des massues de roche. Que pourrais-je faire, seule, une enfant comme moi, face à ces horreurs ?

Je dis des sottises, je suis trop crédule, pardonnez-moi. Ce doit être la peur, ou l’ennui. Pas étonnant que je me sois perdue. Monsieur, vous m’accompagneriez jusque chez moi, à Chateaunoir ? Je ne sais pas si je serais capable de rentrer toute seule. J’ai peur. Et puis la nuit finira par tomber et il fera froid. Vous savez, la nuit, ici, il y a un vent dont on dit qu’il crie et qu’il crible. Si vous l’écoutez attentivement, un jour comme celui-ci où il n’arrive pas à entrer dans la forêt, vous pouvez l’entendre au loin murmurer chuuuut. Il vient de la côte, les falaises soufflent les fantômes des marins échoués. Ça arrive souvent, vous savez. Encore cette année un chalutier s’est écrasé sur le pic noir. Les pêcheurs viennent par ici parce que les poissons sont gros, et ils sont aspirés par un courant bizarre. D’après les marins, c’est un trou dans l’eau, un trou profond, comme une paille jusqu’au centre de la Terre, et qui aspirerait. Ils sont précipités vers le gros caillou pointu qui jaillit au centre et qu’on appelle le pic noir à cause de sa couleur. Ce sont les racontars. Moi, je crois surtout que ces hommes-là ne savent pas faire leur travail. C’est la gourmandise qui les pousse à chercher des gros poissons là où c’est dangereux, alors ils ont des accidents.

Mon grand-père était pêcheur aussi, en quelque sorte. Après le déjeuner, il partait dans la forêt par un raccourci de sa fabrication, et il allait jusqu’à la falaise. Je ne sais pas si vous connaissez cet endroit, c’est à l’est du village, une jolie corniche qui surplombe le pic noir. Les arbres se jettent presque dans le vide. Leurs racines sont si tendues qu’il m’est arrivé d’entendre, depuis ma chambre, l’un d’eux se fracasser sur les rochers. C’est idiot, ça me réveille. Je vous y emmènerai peut-être un jour si vous le voulez, mais il n’y aura pas mon grand-père puisqu’il est mort. Poussé par un arbre, qu’on raconte dans la famille. Il pêchait avec une ligne qui descendait jusqu’à la mer, vous vous rendez compte ? Depuis le plus haut point jusqu’en bas. Il attachait une bouée de sauvetage au bout. Il disait que le poisson c’était bon pour les mouettes, et que l’appât représentait le prédateur. Il traitait les autres pêcheurs de gros vers de terre, du coup ils ne l’aimaient pas beaucoup. Bon, il y avait ça et on l’accusait en plus de plein de trucs mais c’était faux.

Oh ! Tenez ! Regardez cet oiseau ! Doucement, ne l’effrayez pas. Ce n’est ni un corbeau, ni une corneille, c’est une race particulière que mon oncle a créée dans ses volières. Regardez comme la mère picore ses œufs à coup de bec. Ces oiseaux sont faits pour vivre une seule génération. Ils sont en tout une vingtaine de mâles et de femelles, nés adultes. Ils mangent des fruits, s’abritent dans leurs nids, se font la cour, peuvent se reproduire, mais ils sont animés par l’instinct d’extinction. Leur instinct primaire est de ne pas avoir de petits. Mon oncle est passionné de neurobiologie. Il a travaillé longtemps avec les dépressifs, pour les comprendre et les aider. Quand l’institut l’a renvoyé parce qu’il faisait trop bien son travail, il s’est mis à l’onito… non, l’ornolo… je ne sais plus comment on dit, mais vous avez compris. Vous êtes plus intelligent que moi, ça se voit à votre allure.

Cet oiseau est un bon présage, nous ne sommes pas très loin de la maison. Je reconnais la croix de Saint-Michel que le maire a fait installer le mois dernier. Il a fallu seize ouvriers pour la monter jusqu’ici, et une petite grue pour l’ériger. Elle est en bronze, et en argent aussi. C’est en l’honneur d’une bataille qui aurait eu lieu ici, mais mon père dit que c’est surtout dirigé contre nous. Il se dispute un peu avec les gens du village, alors voilà. Non ! Ne vous approchez pas de la croix ! Oh, ça ne vous brûle pas quand vous la touchez ? C’est bizarre, ça. Moi ça me brûle la main. Ce que vous êtes résistant, j’ai tout de suite vu que vous étiez de la bande des forts. Peut-être que je vous emmènerai dans ma chambre. Depuis la fenêtre on y voit une jolie demi-lune, comme un sourire.

Oh ! Je reconnais où nous sommes, je reconnais ! C’est le pommier que mon frère a coupé pour Noël, et là, la terre où j’ai grandi. Mais ces choses-là ne comptent peut-être pas. Des fois j’ai l’impression d’avoir vécu mille ans.

Et voilà mon chez moi ! Oui, en général quand on dit « Chateaunoir », les gens s’attendent à un lieu-dit, pas à un vrai château. Mais si, monsieur, je suis une princesse et j’habite dans un château. Enfin, plus vraiment princesse, puisqu’il n’y a plus de titre depuis la révolte. C’est ma belle chambre que l’on voit là-bas. Elle a été refaite récemment, on a y mis du double vitrage pour le bruit. Il faut bien vivre avec son temps, dit souvent mon père. Il a raison, il ne faudrait pas que mes hurlements de terreur nocturnes réveillent la nuit. Je vous embête avec ces histoires, j’en suis sûre. Allez dites-le. Non, ne le dites pas, ça me ferait du mal. Je ne voudrais vous ennuyer pour rien, rien au monde.

Vous sentez cette vibration dans la terre ? Ce sont les tambours de la salle au sous-sol. Elle est immense. Les tambours sont dans le mur, alors on ne les entend pas d’ici, mais on les sent. Écoutez… je crois que mon cœur bat la même mesure. J’ai toujours vécu ici, ce serait normal. Attendez… non, je dis des bêtises, j’ai vécu un an à Londres. Papa – mon père, il y allait pour parler avec des gens, mais ses affaires ont traîné. On est resté dix mois. Presque un an, oui. J’y étudiais l’amour. Ça vous amuse ? J’en suis ravie, le sourire vous va bien.

Mais nous y voilà, mon grand perron. Je vous suis très reconnaissante de m’avoir accompagnée jusque chez moi, monsieur. Sans vous j’aurais fait les pires rencontres. Et le temps serait passé bien lentement, car – je peux vous le dire maintenant – mes sabots me font souffrir. Je ne voulais pas en parler avant pour ne pas être pénible.

Pardon, je suis impolie, je parle trop, entrez donc ! On vous fera à dîner. Je vous dois bien ça. Et ma famille sera ravie de vous rencontrer. Mon père vous remerciera comme il se doit. N’hésitez pas, venez. Suivez-moi, c’est immense. Attention à la contremarche, elle mordrait presque.

Qu’en dites-vous ? C’est mon chez-moi. On n’a pas trop voulu garder l’aspect triste, on a tout peint en blanc. Et tout est moderne, les radiateurs, les fenêtres, la tuyauterie. Ces tableaux, ce sont des amis imaginaires de ma mère qui les ont peints. J’aime beaucoup, surtout celui où le flamant rose met sa tête dans la rivière de merde. Pardon ! Je ne devrais pas dire des gros mots. J’espère que je ne vous ai pas choqué, quelquefois je suis un peu vulgaire. Ce sont les domestiques qui m’ont appris.

Ne faites pas attention au désordre, c’est mon oncle qui laisse traîner ses tests de Rorschach partout. Les domestiques l’ont disputé mais rien n’y fait. Son préféré c’est celui-là, il l’a fait avec son sang, après s’être coupé au doigt en équarrissant un oiseau. Il dit que c’est un de ces cochons en voie de disparition, un porc noir de Gascogne, pesant comme une vache et dont le jambon est fruité, qui sodomise le président. Moi, j’y vois un escargot qui danse.

Vous avez entendu la cloche ? C’est l’heure du dîner ! Ne soyez pas timide, restez avec nous ! Les domestiques font toujours beaucoup trop à manger, votre présence ne posera aucun problème, je vous l’assure. La salle à manger n’est pas loin, ce qui est une chance. S’il nous avait fallu nous rendre aux commodités, c’est à l’autre bout du château que nous nous serions rendus. Tenez, c’est juste ici. Passez donc.

Papa, maman, voici mon sauveur. Je me suis perdue dans la forêt après le déjeuner, en allant cueillir des mûres. J’étais toute seule, et le vent était très proche, heureusement je l’ai rencontré, et il m’a ramené saine et sauve. Avec les mûres ! Nous savons quoi manger pour le dessert.

Tenez, monsieur, mettez-vous là, à la place de ma sœur jumelle. Elle nous rejoindra plus tard, elle doit encore être en train de jouer à la balançoire sur une branche du marronnier. Mon oncle est dans sa volière, il ne mange pas, quant à mon frère je ne sais pas où il est par contre. Il est parti depuis trois mois.

Ne soyez pas intimidé par les silences. Papa préfère se taire. Surtout depuis qu’il a perdu sa langue et que les domestiques lui ont cousu la bouche. Maman n’est pas bavarde non plus, c’est qu’elle n’est pas en forme. Comme vous pouvez le voir, sa calvitie va jusqu’au scalp.

Mais parlez-nous de vous… Non ! Laissez-moi plutôt deviner… Vous êtes un lecteur ! Ça se voit à vos yeux, ils parcourent le monde avec avidité. Vous devez être un intellectuel. Vous avez cette lueur rare qu’ont les hommes sages que la vie n’a épargnés ni en qualités, ni en tourments. Vous allez dire que je vous flatte… Mais devrais-je mentir ? Ce n’est pas ce que je fais. D’ailleurs vous n’avez pas très faim, n’est-ce pas ? Vous n’êtes pas à l’aise avec les inconnus, c’est le poids des génies.

Venez, je vais vous présenter le reste de la famille, comme ça vous vous sentirez ici chez vous. Connaître l’histoire d’un endroit, c’est un peu se l’approprier. Je vais vous montrer, ils sont dans la galerie des portraits, puisqu’ils sont morts.

Voici le docteur Basile de Chateaunoir. Oui, il était invisible. Cette photo a été prise à l’exposition universelle de l’époque, dans la partie souterraine. Il aimait beaucoup parler. On ne sait pas où il est mort, sans doute dans le château. Sinon, il aurait cent cinquante ans. Et là c’est son frère, Hector de Chateaunoir. Le docteur Basile l’a opéré à la tête après une migraine survenue lors d’un différend aux jeux. On voit bien la cicatrice autour sa tête. Il avait de beaux yeux vairons.

Voici le philosophe Justinien de Chateaunoir. Il ne supportait pas la lumière du jour. On a son carnet privé dans la bibliothèque, il dit que le soleil le brûle, je cite : comme s’il eût été dedans. C’était à l’époque où nous avions de bons rapports avec le village. Les habitants le vénéraient comme un dieu. Et puis un jour, il s’est fatigué de combattre le christianisme et les égos de chacun, alors il s’est emmuré. Les villageois sans divinité ont un peu dégénéré, et puis avec le temps et les histoires on se retrouve avec une croix devant sa porte. Je n’aime pas la méchanceté.

Voici Émile de Chateaunoir. Il n’a pas vécu au château, il était fabricant de masques dans la grande ville. Il avait tant de succès que ses clients, des hommes riches et puissants, étaient bien souvent ses débiteurs. Il organisait les bals les plus à la mode, où tout le monde pouvait venir. Un marquis pouvait y côtoyer une actrice. Quand les journaux ont traîné son nom dans la boue, il est rentré à Chateaunoir.

Ah ! Voici le grand comte Édouard Victorieux II de Chateaunoir. Toute sa vie a été un échec, à part son mariage. Il aura été amoureux de la comtesse Charlotte de sa naissance à sa mort. Elle est assise sur son fauteuil, là, derrière. Elle peigne une poupée. Je sais, elle fait très jeune, on dirait qu’elle a vingt ans, mais elle en avait au moins cinquante à l’époque où le tableau a été peint. La vieillesse ne la marquait pas, elle aurait pu avoir un siècle, elle aurait pu être sa mère. Le comte l’aimait tellement qu’il paraît que son cœur a explosé dans son corps. Et voici sa mère, Dithilde de Chateaunoir, le sosie de Charlotte, mais avec un chapeau.

Là, c’est le comte Véran de Chateaunoir, qui était un peu fou, il était végétarien.

Je vous passe quelques générations pour vous montrer le principal, celui qu’il faut connaître absolument : Théophobe Vizel. C’est l’inventeur de Chateaunoir, au XIVe siècle. Il était marchand et explorateur. Il a voyagé partout dans le monde, eu des dizaines d’épouses, tué des centaines de gens, gagné des milliers, et n’a eu qu’un enfant. Allez savoir pourquoi. Lorsqu’il était encore jeune, dans le désert d’Afrique, on raconte qu’il a rencontré un homme nu et mourant. Il avait un texte tatoué sur le corps que mon ancêtre a appris par cœur, parce qu’à cette époque il ne possédait encore rien, même pas un carnet pour noter. Il a quitté l’Afrique pour se rendre ici, à Chateaunoir, comme l’indiquaient les tatouages. Il y avait alors sur la colline une simple cabane, qui servait d’entrée à la salle d’en bas, qui est plus vieille que le château. Dans cette salle il a invoqué un diable. C’était un de ces démons inférieurs, condamné à errer sur Terre parce que dans sa chute du paradis il avait été trop léger pour trouer le sol jusqu’en enfer. Théophobe lui a proposé un pacte, et il a demandé la chance, une chance incroyable. Il n’y a même pas laissé son âme, dites donc, puisqu’il a proposé celle de toute sa descendance. Le démon a été condamné à posséder la famille de celui qui s’est fait anoblir par la suite, et s’est nommé comte Théophobe de Chateaunoir.

Et me voici, déchu depuis le grand exil de l’Éden, hantant Chateaunoir depuis cinq siècles, et le monde depuis toujours. J’ai tout vu, tout lu, tout fait. Me voici, après des siècles à vivre chez les hommes. Après des journées interminables à éplucher leurs possibilités physiques et émotives, à essayer de trouver un quelconque intérêt à s’agiter sans y parvenir. Et me voilà ! Après avoir tout vécu, être revenu de tout, même de la mort. Après les amours, les guerres, les perversions les plus ignobles. Me voilà encore à devoir entendre toujours ces mêmes histoires de jalousie, de traîtrises, de naissances, de morts, de promotion, d’abandon, de père, de mère, d’animaux, de fleurs, de trains qui ne partent pas, de secrétaires qui s’abandonnent, d’objets perdus, de gens qui souffrent, de gens qui souffrent encore plus, de gens heureux, de sciences, et de lunettes des toilettes levées. Je suis le diable et je m’ennuie. Je n’en peux plus de vos histoires, elles se répètent toujours et toujours, comme si vous étiez le premier.

D’ailleurs tu sais ce que j’en fais, de tes histoires ? Viens avec moi dans la pièce du bas. Viens, tu vois bien que tu ne peux pas faire autrement, tu vois bien que tu es coincé avec moi. Ton corps m’obéit. Je vais te montrer ce que je fais de vos histoires.

Regarde, c’est là que Théophobe Vizel m’a invoqué. Je lui ai accordé ce qu’il voulait en échange de ma punition. Regarde ce puits qui descend jusqu’en enfer : mes adorateurs y jettent chaque jour des centaines de livres, des films, des tableaux, de la musique. Écoute-les : ils se font écho les uns aux autres. Regarde-les : ils se reflètent. Ils n’inventent rien, il n’y a pas d’évolution, c’est la même histoire qui stagne depuis trop longtemps qui envenime, pourrit l’Homme et maudit la nature. J’en ai tant brûlé ici que la région est corrompue, les éléments sont gangrenés par le mal.

Mais je me suis rendu compte que j’aurais beau faire venir chaque jour des cars entiers, remplis des productions infâmes de ta race, je n’en viendrais jamais à bout. Comme le porc dans la fiente, l’humain se vautre dans sa propre caricature, et il en produit des tonnes chaque jour. Il me faudrait une usine dans chaque ville. J’ai cependant réfléchi à une autre solution. Approche donc. C’est toi, monsieur le lecteur, qui nourris ces créateurs sans imagination, qui les gaves et les encourages. C’est toi, en ne demandant rien à personne, en laissant faire, et l’apathie du spectateur est aussi coupable que l’action du bourreau. Approche encore. Tu es un cliché, toi-même, tout comme ce que tu contemples. Ne t’ai-je pas trouvé dans la forêt souillée, au milieu des lieux communs ? Ta place est dans le puits. Maintenant, saute.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   AlexC   
23/10/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Ce texte me laisse perplexe. Toute la première partie n’es que la description d’un domaine étrange, animée par des forces inhabituelles, dans la bouche d'une petite fille qui a un langage terriblement adulte. Et puis, tout d’un coup, la petite change totalement de discours. C’est le diable en personne, échoué sur terre, blasé de la stupidité humaine qui s’adonne à une éradication systématique des produits de son inanité. Le ton a changé, l’ambiance qui était mystérieuse et noire, devient presque comique et dérisoire. Bref, je ne m’attendais pas à cela et cela m’a dérouté et peu plu.

Bonne continuation

   Perle-Hingaud   
5/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'ai imaginé une famille Adams tout du long, avec la gamine aux tresses noires. Du coup, le langage décalé est en place. Le changement de ton s'explique avec la révélation finale de la descendance maudite. J'ai bien aimé cette galerie de portraits loufoques.
Merci !

   Vincendix   
19/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Quand j’ai vu le titre, j’ai pensé à la série Games of Thrones (Le Trône de Fer), je m’attendais à vivre des aventures extraordinaires avec la Garde de Nuit…

Si l’ambiance ésotérique est sensiblement la même, l’histoire n’est pas réellement passionnante, le cheminement tortueux incite à poursuivre la lecture et on s’attend à rencontrer le fantastique à chaque tournant mais il faut extrapoler pour le faire apparaitre.

Reste le volet comique des situations, mais dans ce registre aussi, le lecteur que je suis doit faire un effort d’imagination, diriger lui-même le scénario.

Finalement, je ne suis pas fâché de sauter dans le puits pour échapper à la cruauté de l’héroïne.

J'accorde un « bien » pour récompenser le travail d’écriture.

   carbona   
19/11/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

L'idée est originale. Pas d'épouvante, pas d'horreur à mon sens. J'aurais bien vu cette histoire dans le fantastique / merveilleux.

J'ai beaucoup aimé le rythme du départ, rapide, on croirait que le personnage va avaler sa langue tellement il parle vite. Et ses adresses au "lecteur" qu'il enchaîne à une vitesse incroyable. A un moment du récit, je me suis dit "mais elle va bientôt la boucler ou quoi ? ! ";).

Puis mon intérêt s'est dégradé au moment de la présentation de la "famille" et j'ai terminé en forçant un peu la lecture. Je suis déçue de la tournure qu'ont pris les choses. Cette idée de diable ne représente pas grand chose pour moi, je ne visualise pas bien ni le château, ni l'histoire.

D'ailleurs je ne suis pas contre une petite explication de texte.

Merci pour la lecture.

   Clark_Nova   
29/11/2015
Commentaire modéré

   Anonyme   
20/11/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé. C'est bien écrit et personnellement j'ai trouvé qu'on comprenait bien les allusions aux différents genre de créatures du fantastique ou de l'horreur. Peut-être les différentes parties sont un peu trop différentes et que cela perturbe. On a tout un pan d'explications de bizarreries des alentours du château qui donnent un côté absurde un peu mystérieux et le côté un peu plus en rapport avec l'horreur commence avec la croix. Faire une revue des clichés de l'horreur rend un peu étrange le fait que le château ait été modernisé sur lequel on ne s'attarde pas au final. On s'y dirige on y rentre sans parler de sa conception ou le décrire avec ses propres étrangetés. Je ne sais comment expliquer ce qui gêne peu-être un léger manque de cohérence de l'ambiance? Mais un style Lovecraftien façon méta-analyse de l'horreur c'est forcément complexe. Bien écrit mais la cohérence pas suffisamment bien maîtrisée je dirais pour résumer.

   Alcirion   
4/3/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Belle qualité d'écriture, ton et idées très poétiques. C'est une nouvelle merveilleuse, ( la peur y est absente), une longue divagation mélancolique, dont on devine un la fin un peu trop rapidement peut-être. Le style est attachant en tout cas.

   Ora   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis entrée facilement dans votre histoire racontée de la bouche de cette enfant qui doucement conduit "le lecteur" jusqu'au coeur de son piège. Le décor, l'ambiance sont très évocateurs. Le thème est sombre mais je n'y attendais! Et je trouve que c'est très bien mené :)


Oniris Copyright © 2007-2018