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Humour/Détente
colibam : Un train d'enfer
 Publié le 09/08/09  -  18 commentaires  -  7389 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

À ma passagère éphémère...


Un train d'enfer


Personne ne sait qui il est, d'où il vient ni comment il se prénomme.


Chaque jour, lorsque le train express nº 7 entre en gare de Brèverend-Comtre, les personnes présentes sur le quai l'aperçoivent derrière la vitre, toujours assis à la même place. L'existence quotidienne de Monsieur X (nous l'appellerons ainsi par commodité) semble ainsi se matérialiser au moment précis de l'entrée en gare.


Confortablement installé sur son siège habituel, l'unique occupant de l'express nº 7 regarde d'un œil distrait les quelques personnes qui patientent sur le quai. Depuis toutes ces semaines, ces gens qu'il ne connaît pas lui sont pourtant devenus familiers.


Il y a tout d'abord la baleine, cette blonde adipeuse aux seins contrefaits et aux lèvres surchargées de mauvais goût. Comme d'habitude, son fidèle caniche au teint pisseux l'accompagne fidèlement, nonchalamment assis dans une position de départ parfaite pour un drop entre les poteaux disgracieux de son affreuse maîtresse.

À ses côtés se trouve l'homme maigre au complet bleu délavé qui s'évertue à le saluer tous les matins. Pas une seule fois Monsieur X n'a répondu à ce signe amical. La charité, c'est vraiment pas son truc.

Un peu plus loin patiente la famille Garde-à-vous, proprement alignée face à la voie, comme une rangée de troufions derrière un vieux sergent. Le père, coiffé d'un chapeau mou, serre fermement son attaché-case d'une main et occasionnellement le bras de sa fille de l'autre.

Celle-ci dégouline de plaisir en savourant une sucette aussi grosse qu'une tumeur sur le point d'éclater. À ses côtés, son frère semble figé dans un sourire béat. De deux choses l'une : soit cette grimace reflète l'insondable vide de sa petite cervelle, soit... il se fout tout simplement de lui. Monsieur X se promet de descendre un jour lui poser une fois pour toutes la question.

Cela ne semble toutefois pas gêner le moins du monde sa mère, davantage préoccupée à ne pas lâcher son vanity, sans doute garni de choses... in-dis-pen-sables.

Derrière cet émouvant tableau de famille, il y a encore le poivrot au veston lie de vin. Dérangé dans son brouillard éthylique, il brandit son flacon à chaque passage du train. Prions pour lui, pauvres buveurs.

Un peu à l'écart se dresse encore l'homme gris, fier comme verge gavée au viagra. Monsieur X l'a surnommé la taupe. Un type qui respire la santé d'un tuberculeux devant un bol de tabac et la joie de vivre d'un pitbull en colère.

Enfin, ce funeste tableau ne serait pas complet sans l'incontournable chef de gare, posté quelques mètres devant, sifflet en bouche et palette levée, à moins que ce ne soit l'inverse.


Une minute à peine après son entrée en gare, l'express se remet doucement en marche sous le regard indifférent des habitués du quai A.

Monsieur X, seul dans son wagon comme tous les jours depuis qu'il prend ce train, regarde défiler le paysage immuable dont il connaît chaque recoin. Les dernières maisons de Brèverend-Comtre laissent ainsi rapidement la place à quelques champs aux couleurs douteuses. Le convoi s'étire ensuite vers l'énorme pont métallique qui enjambe le fleuve que l'océan tout proche attend dans son désir immobile de fraîcheur.


Monsieur X a tout juste le temps d'apercevoir les voiles gonflées d'orgueil des quelques voiliers voguant sans but précis avant que le train s'engouffre, toutes sirènes hurlantes, dans un long tunnel obscur.

Pendant les quelques secondes durant lesquelles il se retrouve plongé dans le noir, notre passager se pose quelques questions existentielles, histoire de vérifier à quel point sa vie pourrait faire des envieux. Une existence terne et sans saveur, monotone et frustrante, noyée dans un horizon aveugle. Un tourbillon d'idées noires le submerge mais s'envole bientôt dans la lumière du jour qui revient.

Le train semble hésiter un instant avant d'entamer l'ascension de la montagne. Monsieur X sent soudain son pouls s'accélérer et ses mains se mettent à trembler comme celles d'un poivrot au réveil. Lorsque le convoi parvient enfin au sommet, il sent des perles de sueur glisser dans son dos comme autant de couleuvres glacées.

Elle est là, devant lui, en contrebas. La ville !


Monsieur X aperçoit les fumées âcres de la grande usine sur sa droite. Pendant que le train entame sa descente, tout s'accélère. Le convoi passera bientôt devant la barrière du passage à niveau derrière laquelle patienteront sans aucun doute la Peugeot 206 blanche et son conducteur au vieux mégot. Il entrera ensuite dans le cœur de la ville en croisant deux ou trois autres trains avant de freiner brutalement dans sa gare de destination.


Tranquillement assis derrière son volant, Raymond regarde passer l'express nº 7 et son unique occupant. Mâchouillant son mégot éteint, il sourit en observant cet homme au visage soucieux, rongé par des tics. Encore un pauvre type qui passe la moitié de la vie dans les transports et l'autre moitié à se demander comment il pourra payer son prochain trajet. Raymond s'en fout. Dès la barrière relevée, il foncera vers sa promise, la vraie, pour lui montrer à quel point les remarques acariâtres de sa vieille rombière sont boiteuses.


Monsieur X perçoit nettement les battements sourds de son cœur. Il s'agrippe à son siège comme un fauve en cage et ressent soudain la brusque secousse marquant l'arrêt définitif du train. Son esprit vacille.

De l'autre côté de la vitre, il vient de l'apercevoir. Son visage doux et hâlé s'illumine d'un sourire radieux. Une chevelure brune et soyeuse cascade sur son buste généreux. Dans l'existence de Monsieur X, cette apparition éphémère bien que quotidienne représente sa seule raison de vivre. Le pauvre homme sait pourtant que le corail nº 2 en partance pour Brèverend-Comtre va bientôt s'ébranler et que le rêve d'émeraude s'enfuira avec. Il faudrait faire quelque chose : se lever, courir vers ce train, faire un signe de la main, un geste au moins. Oser changer le cours des choses, profiter de l'instant, du cadeau si précieux que la vie a mis sur sa route.

Mais Monsieur X est tétanisé par ses émotions. Il a beau se répéter inlassablement qu'il n'a qu'une vie et qu'il n'en connaît pas la date de péremption, il est incapable de bouger. Le cœur brisé, il entend la plainte sinistre du sifflet annonçant le départ imminent. À...


- ... table ! Julien, à table !

- Oui, attends.

- Non, tu arrêtes avec ton train et tu viens tout de suite manger.

- Mais oui. Pfouu là là !


Un quart d'heure plus tard, au moment où le Corail nº 2 entre en gare de Brèverend-Comtre et tandis que les bruits de vaisselle résonnent dans le salon tout proche, Lucie manque d'avaler sa sucette sur le quai. Derrière elle, le poivrot se jure d'arrêter de boire sur le champ pendant que la grosse blonde se sent défaillir vers son voisin au teint de cendres. L'existence si paisible de ces quelques personnes vient brutalement de voler en éclats.


Face à eux, dans la seule voiture occupée du train Corail nº 2, la superbe brune dont ils croisent tous les jours le regard pétillant leur sourit. Pourtant, un éclat inhabituel brille aujourd'hui dans ses yeux. À ses côtés, le cœur battant à l'unisson, se dresse l'inconnu du train express nº 7.

Quelques secondes plus tard, l'esprit embrouillé par cet insondable mystère, les inconnus du quai A regardent s'ébranler le corail nº 2 vers son improbable destin.


 
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   jaimme   
11/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été piégé.
Au début je me suis dit que ça n'allait pas ce texte, car... non, il ne faut pas que les personnes qui lisent les commentaires avant le texte (quelle sale habitude! Pff) s'attendent à...
J'aime. Point.
Je l'imagine très bien illustré en BD (type Peeters et Schuiten).

Un grand merci.

Edit: je reviens quelques jours plus tard et je rajoute:
je pense que l'auteur a volontairement semé la confusion dans l'esprit du lecteur. Dérouté et agressé par toutes ces remarques nauséabondes, celui-ci entre dans l'esprit malsain et confus de ce démiurge à la petite semaine qui va gentiment mettre ses pantoufles pour passer à table, mais qui rêve d'amour et survit grâce à lui. C'est comme cela que j'ai compris cette nouvelle.
Donc au choix: faire confiance à l'auteur et le texte est de qualité, sinon, effectivement, rien ne va... J'ai choisi.

Il est vrai que je ne vois pas pourquoi ce texte est dans la rubrique humour.

   jamesbebeart   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli texte plein d'allant, à la limite du fantastique qui m'a bien parlé. Merci pour cette lecture.

   Anonyme   
9/8/2009
Bonjour,

bon, moi je vais livrer ma première impression qui est, comment dire mitigée pour la simple et bonne raison que je n'ai pas tout compris, je dois le reconnaître. J'ai donc lu les commentaires précédents pour essayer de trouver une piste (oui, je le fais moi, et je n'en éprouve aucun sentiment de culpabilité ) mais non...
La fin m'a laissé perplexe : cet homme jouerait aux trains électriques et ses personnages seraient des sortes de "play-mobil" ? Ma foi, pourquoi pas, mais ça me parait un peu saugrenu d'où ma perplexité (j'ai peut-être mal compris). Quoiqu'il en soit, le revirement de situation reste pour moi incompréhensible (à moins que le fait de manger en tête à tête avec sa femme pousse notre amateur de trains à donner à son héros en plastique toutes les possibilités de s'évader et de saisir sa chance que lui n'a plus...). Je reviendrai plus tard relire ce texte et voir l'avis des autres commentateurs pour trouver peut-être quelques explications.
En dehors de ces interrogations, la lecture est fluide. J'ai toujours un peu de mal dans des récits si courts quand on change l'angle de vue, mais c'est un tic perso.
J'attendrai pour évaluer de savoir si je suis complètement à côté de la plaque.
Bonne continuation

   Anonyme   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai beaucoup aimé.
ça m'a fait pensé à ces vieux épisodes de la 4è dimension où les enfants géants jouent avec un train empli de petits gens... enfin je pense que c'était ça...

Tu le sais, il y a quelques répétitions qui me gènent pasque moi la répétition gnagnagna...

Mais dans l'ensemble j'ai aimé cette histoire d'amour un peu surréaliste entre Mr X et son inconnue aux cheveux soyeux...

En fait, je pense que toute l'histoire est superbement amenée puisqu'on se demande un peu où tu veux en venir... on se dit qu'on a une petite histoire de train, et en fait non... enfin si mais non...

J'aime bien le procédé employé. Finalement c'est tous ces détails qui rendent l'histoire originale, comme déjà vue ou déjà vécue...

Et je suis contente qu'ils finissent par prendre le train ensemble...
;-)

Merci pour ce train d'enfer...

   poupoune   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
je suis un peu comme jphil et je ne suis pas sûre de ce qu'il fallait comprendre à la fin... ce qui me gêne d'autant plus que j'ai beaucoup aimé tout le reste! Le ton, les descriptions des différents personnages... mais la fin reste un mystère!
c'est peut-être voulu ?
moi ça me dérange, mais ce n'est que mon avis!

   Manuel   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui! J'ai été abusé.Jusqu'au bout, j'ai cru à un vrai train et l'explication du déficit de la SNCF...Un seul voyageur chaque jour.
C'est bien mené et le suspense final tombe à point.
Agréable lecture.

   Anonyme   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est joli, bien tourné, émouvant.
Assez habituel dans le fond mais profond dans la forme pour le début, puis ca devient rapidement "cosmique", presque surréaliste.
Et la fin est une explosion de saveurs.
C'est vrai que ca fait du bien, de temps en temps, un texte qui finit bien...

   Automnale   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Hello ! Collibam. Il y avait beaucoup de monde sur le quai de la gare : la blonde adipeuse, l'homme maigre, la famille Garde-à-vous, le poivrot... Cette énumération m'a fait penser, non pas à un texte littéraire, mais à un rapport de police... "La sucette aussi grosse qu'une tumeur". Oh ! Quelle image effrayante... Et les chiffres : l'express n° 7, le corail n° 2, sans parler de monsieur X... Tout cela manque, à mon sens, de beauté, de poésie...

En revanche, j'ai apprécié le "basculement"... En jouant au train électrique, Julien se faisait un film... Ouf ! Le rêve entre enfin en gare, mais un peu tardivement. Dommage !

   widjet   
9/8/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Mouais. Pas trop emballé ni par la forme (un peu paresseuse, par rapport à ce que fait l'auteur d'ordinaire, ce n'est pas parce que le texte est sans prétention qu'il faut se laisser aller jeune homme loll :-)) ni par le fond que j'ai trouvé maladroit.

Il y a bien quelques traits d'esprit sympas, une certaine fluidité et facilité dans le déroulement et les descriptions mais ça reste quand même faiblard dans l'ensemble, un peu bâclé je trouve à l'image de ce twist final qui n'est pas d'une grande limpidité pour ma part.

Colibam a fait bien mieux.

Widjet

   brabant   
10/8/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
J'ai lu votre texte avec attention bien que...
D'emblée on comprend confusément la fin, le train n'en est pas un, enfin pas un vrai. Le procédé n'est pas nouveau, encore est-il ici remarquablement flouté par une expression aussi approximative qu'incorrecte qui fait que l'on se demande en fin de compte quelle histoire on a lue et quelle en est sa résolution réelle, pourquoi et comment? On reste donc complètement perdu, frustré, désorienté. Pour les trois quarts de sa masse le texte accumule les maladresses et les incorrections (j'ai rarement lu quelque chose d'aussi mal écrit), il laisse le lecteur devenu correcteur malgré lui totalement essoufflé; de plus il véhicule poncif sur poncif ainsi que connotations sexuelles à la limite du salace parfaitement déplacées voire d'une misogynie latente, évidemment inconsciente, mais bien réelle, par le truchement de la caricature et d'un humour soi-disant distancié, ce qui est d'autant plus navrant.
Je prends quelques exemples révélateurs, m'interrogeant sur le degré auquel il faut lire ce texte, au travers de possibles "play-mobils" qui, pour être uniformes, aux traits figés et de pauvre(s) chromie(s), n'en sont que plus parlants, ne m'interrogeant cependant pas sur les dessous auxquels il conduit:
"aux seins contrefaits": que sont des seins contrefaits? "contrefait"=disgracié (jusqu'à nouvel ordre) que sont des seins disgraciés? j'en sais de ravageurs, de coquins... mais contrefaits? Sinon, une poitrine est une poitrine. Y a-t-il un mètre- étalon, une norme? Que les dames du lectorat lèvent le doigt, hauts les tétons!
"un drop entre les poteaux disgracieux de son affreuse maîtresse": les jambes? image à la limite de la nausée, j'imagine... non! je n'imagine pas... je vous laisse à vos poteaux disgracieux...
Evidemment, c'est une "blonde adipeuse" mais quelle image nous donnez-vous de la femme! Le décalage soi-disant humoristique n'excuse pas tout.
caniche "au teint pisseux"!
"se dresse l'homme gris, fier comme une verge gavée au viagra": cette verge n'eût-elle pas due être vermeille voire cramoisie, celle-ci me semble plutôt gavée au formol et émolliée. cf "un type qui respire la santé d'un tuberculeux"
Qu'est le fantasme de Mr X? "Une chevelure brune et soyeuse (qui) cascade sur un buste généreux", "la grosse blonde... la superbe brune", on ne sort pas de la caricature outrancière dans sa banalité. La femme de Mr X quant à elle n'est qu'une utilité culinaire.
Et cette "fille" serrée de la même façon qu'un attaché-case!
Et cette autre qui "dégouline de plaisir en savourant une sucette ((la sucette à l'anis d' Annie?)) aussi grosse qu'une tumeur sur le point d'éclater ((édifiant!)) ). Je n'ai bien entendu pas analysé le sens caché de cette phrase abominable, je m'en garderai bien.

Critiquable sur le fond, ce texte l'est aussi sur le style, à chaque détour d'expression, à chaque carrefour de mots, mais je n'en ai pas le courage, il y a trop de travail. Je conclurai donc simplement de la même façon que vous sur l' "improbable destin", cliché des clichés au royaume de l'écriture "((interlope))", son illustre cousin!

A un prochain texte, peut-être, pour une étude de style.
A un prochain texte, peut-être, plus réfléchi, plus responsable.

Confraternellement

   florilange   
10/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'irai pas aussi loin que Brabant dans les critiques, quoiqu'il n'ait pas tout à fait tort... Moi, ce qui m'a le + manqué, c'est la poésie... N'en ai pas trouvé. D'accord, chaque auteur a le droit de changer de style ou de registre mais celui-ci ne m'a pas trop plu. Du reste, le déroulement de l'histoire ne m'a pas paru très clair, il ne "filait" pas, malgré 1 style impeccable. Alors, désolée, colibam, je n'ai pas accroché. À la prochaine fois!
Amicalement,
Florilange.

   Arnaud   
11/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Avant de lire le commentaire d'Estelle2L moi aussi j'ai pensé à un épisode de la Quatrième Dimension. Je me demande d'ailleurs ce que ce texte fait en rubrique Humour.
Le principal reproche que je fais à ce texte est d'être un peu plat. Je comprends bien que c'est l'idée de base, cette grisaille du quotidien inlassablement répété, mais ce train manque un peu de cahots.
Sinon, j'ai repéré 2 ou 3 erreurs...
Dans le paragraphe sur la petite famille, on a: "À ses côtés, son frère..." le "ses" fait référence à la fille dont on parle dans la phrase précédente. Donc ensuite, le "soit... il se fout tout simplement de lui" ne va pas. La structure des phrases indique que le frère se fout de sa soeur, alors que le "lui" indique le père.

"l'homme gris, fier comme verge gavée au viagra". Ne manque-t-il pas un "une" quelquepart ?

"Le convoi passera bientôt devant la barrière du passage à niveau derrière laquelle ". Je trouve que le devant/derrière est assez maladroit.

   Menvussa   
13/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mais quel âge a-t-il donc ce Julien pour imaginer avec une telle acuité ces petites tranches de vies, ces plus que brèves rencontres. Petit clin d'œil à la famille Adams ? Rien n'est moins sûr, mais l'image vient de me sauter aux yeux.

Il s'en passe des choses derrières les paupières mi-closes ou les yeux grands ouverts des voyageurs, qui se croisent le temps d'une gare.

À y bien réfléchir, le titre est fort bien choisi.

   Togna   
31/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Les métaphores sont de bonnes figures de style… mais comme toutes bonnes choses, il ne faut pas en abuser. 7 pour une seule page, dont 3 introduites par « comme », ça ne fait pas un peu trop ?

Je n’ai pas compris cette phrase, ni son utilité : « il foncera vers sa promise, la vraie, pour lui montrer à quel point les remarques acariâtres de sa vieille rombière sont boiteuses. »

Les répétitions de « Monsieur X » pourraient aussi être allégées.
L’histoire étant classé dans Humour/détente, je n’ai pas cherché à approfondir le fond. J’ai l’impression que tu as écrit cette nouvelle pour t’amuser, sans attacher trop d’importance à l’écriture. Dommage, mais bravo pour son dénouement.

   Selenim   
7/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bizarre, bizarre. Une texte plutôt décousu, oscillant entre le bon et le mauvais goût.

La première partie tout d'abord, fondée sur la description des personnes sur le quai de gare. L'humour employé change de masque quasiment à chaque phrase. On passe du caustique au vulgaire, du vitriol au facile, du méchant au facile. Le résultat est une mosaïque déroutante qui surprend plus qu'elle n'enchante.
La partie sur le voyage à proprement parlé ressemble à du remplissage tant il ne se passe pas grand chose. Il y a dû avoir une erreur en gare de triage.

J'ai bien aimé la chute même si je m'interroge sur l'âge du "joueur" étant donné que c'est lui qui imagine les tares des différents personnages de la gare.

Mon plus gros regret : au regard de la grande aisance littéraire de l'auteur je m'interroge sur certaines phrases à l'humour facile et parfois douteux.

Selenim

   nyqueldan   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Colibam
Le +: l'idée de cette galerie de portraits figés (ce ne seront donc pas de vrais voyageurs) et la chute: je verrai assez bien, moi aussi, les planches d'une BD, où ce qui est trop ordinaire recèle une inquiétante étrangeté.
Le "moins": sans doute la difficulté à trouver une harmonie, une unité de ton dans la peinture des personnages. Peut-être fallait-il laisser reposer, puis relire et écrémer, trier davantage dans la gare de triage? peut-être fallait-il résister aux sirènes de l'allitération un peu facile (verge gavée de viagra), ou à certains automatismes (soyeuse cascade, buste généreux...) Qqs phrases un peu bancales ("Dans l'existence de M.X, cette apparition (...) représente sa raison de vivre")...
A une prochaine fois

   marogne   
1/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un sentiment un peu mitigé à la fin de cette histoire.

Si le narrateur est un adulte, ce monsieur X, alors oui, j’aime et je trouve ce texte désespérant un petit bijou.

S’il s’agit d’un enfant qui joue, alors le texte, les mots choisis, les idées ne collent pas, et donne un côté artificiel désagréable à la nouvelle.

Je choisi donc délibérément la première hypothèse, et salue avec entrain le petit voyage que nous a offert l’auteur, même si la fin est d’un pessimisme atroce. Bien que ? Oui, après tout, c’est peut être, la fin, le signe précurseur de la libération ???

   Anonyme   
17/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci Colibam pour ce beau voyage en train et cette rencontre improbable, onirique et réelle à la fois. Tchou Tchou ! En voiture pour de nouvelles aventures.


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