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Humour/Détente
conchiita85 : Réincarnation, un mort raconte
 Publié le 11/07/10  -  20 commentaires  -  14499 caractères  -  206 lectures    Autres textes du même auteur

Et si la mort n'était pas la Fin ? Et si nous pouvions nous réincarner en quelque chose d'autre ? Sous quelle forme renaître ? Les tribulations d'Hubert Dandubout, décédé récemment.


Réincarnation, un mort raconte


J'étais mort. Assez brutalement, en fait. Les circonstances de ma mort restaient plutôt floues dans ma mémoire. Célibataire, plutôt beau garçon, j'étais dans la force de l'âge quand c'était arrivé. Ça s'était passé un matin, alors que je me rendais à mon bureau. Soudainement, j'avais entendu un cri. "Attention !" Surpris, je n'avais pas compris que l'avertissement m’était adressé. Du reste, je ne garde que le souvenir d'un étrange sifflement avant le trou noir.


Quand j'avais à nouveau ouvert les yeux, j'étais mort. Au début, j'avais eu du mal à l'accepter. C'était injuste et je n'avais rien vu venir. Je regrettais ma vie, que je pensais ne pas avoir vécue suffisamment. J'avais même cru pendant un certain temps qu'il y avait eu une erreur, que quelqu'un s'était trompé et que je n’aurais pas dû atterrir ici, dans cet immense hall blanc, que tout le monde appelait le hall d'arrivée.

Je m'étais renseigné autour de moi et au bout d'un certain temps, on m'avait indiqué une direction dans laquelle je pouvais espérer trouver quelqu'un pour me renseigner.

Effectivement, j'avais fini par tomber sur une petite guérite dont l'enseigne indiquait "Bureau des réclamations, amoureux transis s'abstenir". Après avoir pris un numéro, j'avais dû patienter de longues heures avant que mon tour ne vienne. Malgré l'enseigne, la plupart des mécontents venaient pour supplier qu'on les renvoie aux côtés de leur moitié adorée. Il existait cependant quelques exceptions, comme l'homme qui se tenait à côté de moi, un ex-pilote de course qui trépignait d'impatience en marmonnant dans sa barbe.


- S'ils ne me laissent pas finir mon dernier tour, je les étripe !


Me tournant vers lui, compatissant, je lui avais demandé :


- Accident ?

- Crise cardiaque, avait-il répondu. À moins d'un kilomètre de l'arrivée !


Ne sachant que dire, je m'étais tu.

Et puis mon tour était arrivé et je m'étais présenté devant le guichetier.


- Si c'est pour retourner auprès de votre dulcinée, ce n'est pas la peine, consultez les horaires d'arrivée et attendez-la dans le hall, avait-il débité machinalement en guise d'introduction.

- Non, ce n'est pas ça, c'est juste que, voyez-vous, je ne suis pas sûr d'être vraiment mort. Je me demande s'il n'y a pas eu une erreur... avais-je dit d'un air timide.

- Cause du décès ?

- Justement... Je n'en ai aucune idée. Je n'ai rien vu venir !

- Eh bien on va voir ça. Votre nom s'il vous plaît ?


Comme je changeais de ses clients ordinaires, il avait commencé à devenir un peu plus aimable.


- Hubert Dandubout.


Après un moment, pendant lequel il avait recherché les informations sur son ordinateur, il avait tourné l'écran vers moi.


- Si, si, vous êtes bien mort, regardez. Du doigt, il m'avait désigné une case sur l'écran. C'est écrit là : cause de la mort, chute d'une jardinière sur la tête. Et quand vous dites que vous n'avez rien vu venir, c'est faux, m'avait-il grondé, quelqu'un vous a bien dit de faire attention. Tout est dans le fichier, c'est règlementaire. Aucun litige. Va falloir vous y faire, mon vieux, vous êtes mort.


Je n'avais plus vraiment d'autres choix que d'accepter l'évidence, mais ma mort me rendait encore un peu triste, je me regrettais. Et puis j'étais désemparé. Qu'allais-je faire de ma mort ? Sans but, j'avais erré dans l'immensité blanche jusqu'au moment où j'étais tombé nez à nez avec un panneau indicateur. Arrivée. Départ. Comme je venais d'arriver, j'étais parti en direction des départs.


Il m'avait fallu une éternité pour atteindre la zone de départ, et une fois là-bas j'avais été des plus surpris. Devant moi, se dressait une ligne de caisses, qui semblait s'étendre à l'infini à droite et à gauche. Je ne savais pas si je devais m'avancer, je n'avais pas de liquide et ma carte bleue avait disparu quand j'étais décédé.

Avisant un petit homme qui soupirait en regardant la longue file d'attente qui s'étalait devant l'une des caisses, j'avais pris sur moi de l'aborder pour avoir quelques renseignements.


- Bonjour, avais-je commencé timidement.

- C'est la plus longue queue, avait-il soupiré. Je ne savais pas qu'autant de monde avait envie d'être un éléphant.

- Heu...


Je m'étais demandé si je n'étais pas tombé sur un fou.

Malgré mon absence de réponse, son visage s'était éclairé et il m'avait souri.


- Vous êtes nouveau, vous ! s'était-il écrié. Une âme nouvelle... C'est votre première réincarnation, je ne me trompe pas ?

- Eh bien, certainement... avais-je répondu, déconcerté.

- Ça se voit tout de suite ! Vous avez l'air perdu. Il faut dire que c'est très mal indiqué, avait-il dit en secouant la tête. Je me souviens bien de ma première fois, j'étais aussi paumé que vous ! Je leur ai dit de mettre des panneaux explicatifs et un plan, mais bien sûr, ils ne m'ont pas écouté !


Il m’avait pris par les épaules et, d'un air rassurant, m'avait promis de me servir de guide pour ma première réincarnation. Je dois dire que j'étais un peu soulagé d'avoir trouvé quelqu'un pour m'expliquer comment tout ça fonctionnait.


- Ça ne me dérange pas, de toute façon, la queue pour les éléphants semble interminable, et ça n'avance pas. Alors je comptais attendre un peu et réessayer plus tard.


Puisqu'il s'était proposé d'être mon guide, je lui avais demandé comment marchait l'endroit, ce que j'étais censé faire, et à quoi servaient les innombrables caisses devant lesquelles les gens s'alignaient patiemment.


- C'est que je n'ai pas de moyens de paiement...

- Oh, il n'y a rien à payer, ne vous inquiétez pas, elles ressemblent aux caisses des supermarchés, mais c'est eux qui ont piqué l'idée ici, pas l'inverse.


Quelque peu rassuré, je l'avais suivi alors qu'il marchait tranquillement le long de la rangée de caisses.


- Ce sont les postes de sortie, m'avait-il expliqué en les désignant, chacune d'elles correspond à une espèce animale vivant sur Terre. Nous, les âmes, pouvons choisir après notre mort sous quelle forme nous désirons nous réincarner dans notre vie suivante. C'est très simple, vous faites la queue au poste qui correspond à l'espèce choisie, otarie, chameau, lapin de garenne, c'est vous qui voyez, et hop le tour est joué !

- Hum, avais-je murmuré, commençant à comprendre. Et si je veux redevenir un humain ?

- Pas de problème, c'est le poste trois cent deux ou trois cent trois, quelque chose comme ça, c'est vers la droite, avait-il ajouté en m'indiquant la direction.


Je n'avais jamais songé durant ma vie à la possibilité d'une réincarnation future. Je n'étais pas un être très spirituel. Cependant, devant le choix qui s'offrait à moi, j'avais dû prendre le temps d'y réfléchir. Voulais-je vraiment redevenir humain ?

Tout recommencer, l'enfance, l'école, l'adolescence, les études, le travail… Toute une chaîne de contraintes épuisantes. Et puis rien ne garantissait que je ne serais pas encore victime d'un accident ou d'une mort foudroyante avant d'avoir eu le temps d'en profiter. Ma mort m'avait rendu quelque peu méfiant.

Ma décision avait finalement été assez rapide. Ayant envie d'un peu de liberté, je passerais ma deuxième vie sous une forme animale. Restait à choisir laquelle.

Les postes se ressemblaient tous, mais tandis que certains étaient vides, une file interminable de gens attendaient de pouvoir passer à d'autres.


- Certaines espèces sont plus prisées que d'autres, non ?

- Oui, mais il faut se méfier... tenez, par exemple, vous voyez cette queue ? m'avait-il demandé en pointant du doigt une file d'une longueur incroyable.

- Il y a tout un tas d'hindouistes qui veulent se réincarner en vache, mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'ils peuvent tout aussi bien atterrir dans une ferme de Normandie ou dans un ranch texan !


Il avait l'air de bien connaître les astuces pour éviter une réincarnation ratée, aussi avais-je continué à lui poser des questions sur les différentes possibilités qui s'offraient à moi.


- Et ces deux caisses, là où il n'y a personne ?

- Espèces en voie de disparition et espèces inconnues. Ce sont des regroupements, il n'y avait pas assez de fréquentation. Personne n'en veut, à part quelques écolos. Que voulez-vous, il y a des effets de mode.


J'avais acquiescé sagement.


- Et quelles sont les espèces les plus en vogue, en ce moment ? Peut-être que cela me donnerait des idées...

- Oh, comme d'habitude les chats et les chiens viennent en tête, suivis des chevaux et des dauphins, ce sont des classiques, et apparemment des éléphants. Mais ça, c'est une mode récente. À l'inverse, ils ont dû regrouper les postes des vers et parasites dernièrement. Le ténia n'est plus dans l'air du temps, mais autrefois, ça intéressait pas mal de gens de visiter l'intérieur du corps humain.

- Beurk, avais-je grimacé.

- Et vous, qu'est-ce qui vous tente ? m'avait-il interrogé.


Après un moment de réflexion, j'avais fini par répondre.


- Je ne sais pas trop. J'ai bien une liste de critères, mais je ne vois pas très bien à quoi ça pourrait correspondre.

- Allez-y, dites toujours, je pourrais peut-être vous trouver quelque chose d'approchant…

- Eh bien, je voudrais quelque chose qui vole, c'est un peu un rêve d'enfant. Quelque chose qui ait une bonne vision et des réflexes rapides aussi, avais-je précisé, toujours traumatisé par mon décès prématuré. Et enfin quelque chose qui puisse aller de-ci de-là, se baladant près des humains, les observant sans être vu. J'ai toujours été curieux de la nature humaine.


Pendant un moment, il avait réfléchi, la main tapotant le menton, les yeux dans le vague. Et puis brusquement, son visage s'était illuminé.


- Eurêka, comme disait l'autre ! s'était-il écrié. J’ai trouvé exactement ce qu'il vous faut !


Il avait eu l'air de se réjouir de son propre génie et m'avait entraîné par le bras vers un segment de caisses qui avait l'air réservé aux insectes. Je m'étais bien demandé ce qu'il pouvait avoir en tête quand tout à coup, il s'était arrêté devant l'un des postes.


- Et voilà, s'était-il exclamé. Mouche commune ! Vous avez de la chance, il n'y a pas grand monde.


Je n'étais pas vraiment sûr du bien-fondé de son idée. Être un insecte ne me paraissait pas des plus exaltant.


- Mouche ? J'hésite, lui avouais-je. Vous avez déjà été mouche ?

- Non, pas personnellement, mais il paraît que la vue est superbe !


J'avais fini par me laisser convaincre. L'idée n'était pas plus mauvaise qu'une autre et puis au pire, les mouches ne vivent pas si longtemps que ça. J'avais donc remercié le petit homme qui m'avait si chaleureusement guidé pour ma première fois et, après un dernier signe tandis qu'il retournait vers le poste des éléphants, je m'étais dirigé vers la caissière.

Sans un bonjour ni un sourire, elle m'avait demandé ma carte de passage. Comme je n'en avais pas, elle avait dû m'en faire une. Pour cela, elle m'avait pris le pouce pour le scanner et, les yeux rivés sur son écran, m'avait posé tout un tas de questions parmi lesquelles mon identité, la date de mon dernier décès et la cause qui l'avait précipité. Lorsque je lui avais répondu, elle n'avait pas même eu l'ébauche d'un sourire. Apparemment, elle avait déjà entendu des causes de décès plus absurdes.


- Très bien, porte numéro huit cent quatre-vingt-six, m'avait-elle dit en déposant une carte sur le tapis de sortie. Ceci est votre carte d'embarquement et de passage, ne la perdez pas. Il vous faudra la passer dans le lecteur magnétique que vous trouverez situé à droite de la poignée, m'avait-elle informé d'une voix lasse et monocorde. Bonne vie et à bientôt. Suivant !


La carte en poche, je m'étais mis en devoir de trouver la porte qui correspondait. Après l'avoir dénichée, elle était cachée entre la porte sept mille huit cent vingt et la numéro douze, j'avais suivi scrupuleusement les instructions de la caissière. Un petit voyant était passé au vert et la porte avait émis un léger déclic. Elle s'ouvrait sur le néant et j'avais dû m'y reprendre à plusieurs fois avant d'oser en franchir le seuil.


C'est comme ça que j'étais né à nouveau. D'un œuf de mouche.

Au début j'avais été fort déçu. Je n'étais qu'une larve et je ne pouvais guère me mouvoir. Tout ce que je pouvais faire, c’était de rester allongé et manger. Seules les quelques mues que je devais subir pour pouvoir grandir venaient me divertir. Mon environnement, que je distinguais assez mal, était d'un blanc aseptisé. Une chose était certaine, j'avais été pondu à l'intérieur d'un bâtiment. Quelquefois, des personnes, humaines, pénétraient dans la pièce. J'étais alors pris de panique et me recroquevillais autant que possible dans l'espoir de n'être ni vu, ni écrasé. Cet état de chose dura longtemps. Mais fort heureusement, après une dernière métamorphose, j'étais finalement devenu mouche.

Mes yeux, composés de multiples facettes me fournissaient une vision panoramique extraordinaire. Je possédais également des capteurs très sensibles qui me permettaient de percevoir d'infimes mouvements d'air. Mes ailes battaient à une vitesse vertigineuse. J'avais hâte de redécouvrir le monde.

Comme la fenêtre était fermée, j'avais dû attendre que quelqu'un entre pour pouvoir enfin m'échapper de la pièce. J'avais volé pendant longtemps mais jamais je n’avais trouvé de fenêtres ouvertes ; j’étais pris au piège. Malgré tout, le bâtiment dans lequel je me trouvais était assez vaste et je pouvais m'exercer à faire des cabrioles, des plongées en piqué et des changements brutaux de direction sans avoir à me soucier de rien. En fait, j'avais fini par m'habituer aux lieux. Je me trouvais assez bien, ici, personne ne cherchait à m'écraser et la nourriture foisonnait.

La vie était belle, j'étais une mouche.

Me rappelant des comportements que j'avais observés chez mes congénères, je me mettais souvent à virevolter autour des gens. En général, ils ne faisaient pas attention à moi, j'étais si petit et rapide. Une fois seulement, une jeune fille avait fini par s'énerver contre moi. Elle devait être nouvelle car je ne l'avais jamais vue auparavant. Cela devait faire une dizaine de minutes que je me livrais à d'incroyables acrobaties tout en tournoyant autour d'elle, et elle avait fini par sortir de ses gonds.


- Oh, mais qu'est-ce qu'il a ce mec, à me tourner autour comme ça ? avait-elle lancé à une de ses collègues que je voyais assez souvent.

- Ne t'occupe pas de lui, avait-elle répondu, le pauvre se prend pour une mouche depuis qu'il s'est pris une jardinière sur la tête.



 
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   florilange   
25/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
L'histoire est assez amusante, sa chute également et le tout, plutôt léger, se lit aisément.
La forme semble correcte.

   Maëlle   
3/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime bien le côté absurde de la chute. Le reste est pas mal sans plus, pas trés logique (qui aurait envie d'être une limace? pourtant, vu celle qu'il y a dans mon jardin...), mais justement, la chute évite l'écueil de la vraisemblance - en introduisant une autre invraisemblance encore plus énorme.

Bref.

A mon avis, un souci dans la gestion des temps. Le deuxième paragraphe m'a fait tiquer de ce point de vue. (A vérifier quand même: l'expérience montre que je me trompe une fois sur quatre, sur le respect de la concordance).

   jaimme   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une nouvelle agréable à lire. Il ne faut pas trop chercher la cohérence du propos avec les cosmogonies et religions connues. Cela n'a pas d'importance: on se laisse porter par le propos ou pas. Et cela a fonctionné avec moi. La chute est amusante. C'est bien plus que la majorité des nouvelles que j'ai eu à lire.
L'essentiel y est: l'inventivité et une écriture convenable. Mon conseil: relire et peaufiner.
Merci pour cette lecture.

   Selenim   
6/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le texte n'est guère passionnant pourtant il allume quelques mèches qui ne pètent pas.

Pour commencer, je trouve le choix de l'imparfait étrange. Ça alourdit les phrases inutilement. Peut-être qu'en s'orientant du côté du présent, la narration gagnerait en punch. Et à part le premier chapitre qui évoque le passé, tout le reste peut se faire au présent. Enfin moi ce que j'en dis...

Le passage avec les guichets m'a fait penser aux "Thanatonautes" de Werber (oui j'avoue, je l'ai lu. En entier. Et j'ai aimé.). Sauf qu'ici, il n'y a pas de balance cosmique et de points de karma. J'ai l'impression que l'auteur ouvre des pistes mais n'ose pas aller jusqu'au bout.

Comme pour l'humour. C'est trop timide, il n'y a pas vraiment de parti prit. On se laisse flotter dans ce no man's land ne tente rien.

Pour la chute, elle est amusante mais aurait gagné à être mieux mise en scène. Par le biais d'un hôpital psy par exemple, où l'on découvre notre narrateur virevoltant autour d'un patient qui se prend pour un tournesol ou une entrecôte.

Pour l'écriture, c'est quand même le minimum syndical. Il faudra alléger le tout, amputer quelques adverbes déci delà, tenter des tournures parfois risquées, voire affriolantes. Fo-Lie !

Bon courage.

   Anonyme   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte très agréable avec une fin à laquelle on ne s'attend pas (enfin, en ce qui me concerne). Rien que pour elle : bravo. C'est bon de finir un récit sur un sourire.
Le début est un peu laborieux, je me demandais s'il ne serait pas plus léger au présent. "Je suis mort" etc... avec des retours à l'imparfait, quand c'est nécessaire.
Certes le thème de la réincarnation n'est pas d'une grande originalité mais, là, il y a de bonnes trouvailles : les vaches, les animaux en voie de disparition et les écologistes.
L'ensemble est drôle et léger (dans le sens : contraire de lourd). J'ai bien aimé.

   Myriam   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Chute excellente, j'ai franchement éclaté de rire!
La nouvelle est vraiment amusante, cohérente, correctement rédigée, mis à part le choix du temps, qui m'a également gênée. Oui, le présent aurait été plus léger.
Une lecture très agréable!
Un petit regret, le titre, un peu plat, manque d'ambiguïté.

   doianM   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire amusante. La chute bien trouvée.
Evidemment il fallait nous faire suivre tout le parcours du personnage, et pour les détails nécassaires à ce voyage imaginaire dans l'au-delà mais aussi pour préparer la surprise finale.
J'ai noté le risque de la réincarnation en vache mais surtout son hésitation à reprendre de a à z sa vie d'humain.

Seule remarque: c'est le corps de l'ouvrage lequel à travers les explications dialoguées ou pas semble devenir trop lourd.
Peut-être aurait-il fallu le construire avec plus d'économie.

   widjet   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
En fait, on dirait une blague qu’on aurait rallongée pour en faire une histoire. Pas désagréable en soi (l’idée, sans être révolutionnaire, autorise tous les excès) mais l’exemple type d’une idée rigolote platement racontée et gâchée par une écriture trop lâche, pas souvent inspirée (je retiendrais toutefois l’amusante réplique « Ma mort m'avait rendu quelque peu méfiant ») et un traitement trop timorée (en dépit de quelques pistes intéressantes). Déjà l’utilisation de l’imparfait est très préjudiciable et ajoute une certaine lourdeur à l’ensemble et rend le rythme inégal.

L’auteur n’a, me semble t-il, pas assez prit son temps pour raconter sa plaisanterie comme trop pressé d’en venir à sa réplique finale. Dommage. Tout ce qui précède le dénouement donne vraiment l’impression de jouer les prolongations, la faute à une mise en scène boiteuse. C’est frustrant. Il faudrait retravailler tout ça (d’où l’importance de la forme pour sublimer une histoire qui en soit reste « standard »), et SURTOUT lâcher encore plus les brides de l’imaginaire (en gardant le contrôle et la structure narrative tout de même, c’est ça qui est plus difficile) car de part le sujet et le lieu où l’action se passe (une mine d’inspiration la Mort !), il y a matière à tellement de folie, de trouvailles loufoques que ce serait dommage de se cantonner à quelque chose de « plan-plan » ! Ici, les idées (plutôt amusantes en plus) ne sont pas assez développées, idem que la façon de les mettre en valeur, l’auteur faisant une nouvelle fois preuve de trop de retenue (à moins que ce soit une incapacité stylistique à les rendre plus stimulantes). Des dialogues plus percutants, un peu plus de descriptions, et un décor plus visuel rendrait l’ensemble tellement plus jouissif à lire !

Bref, frustrant est le mot qui me vient à l’esprit à la fin de ce premier texte.

W

   brabant   
11/7/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Conchiita85,

Alors je trouve votre récit tout simplement fabuleux, d'un humour à la Alphonse Allais, totalement débridé, déjanté, absurde; je m'y suis promené, ou plutôt laissé conduire (par le bout - consentant - du nez, le bout du bout du nez humant), ravi, ayant accepté, ingéré, intégré,(avidement, goûlument), la théorie de la métempsycose. Les traits d'humour étant tous plus souriants et cependant égaux les uns que les autres, et mon sourire s'élargissait benoîtement donc forcément béat - Ah ! la béatitude ! - au fur et à mesure de ma lecture/investigation/déambulation (j'eusse aimé m'attarder à chaque caisse) aux angles surprenants.
Vous m'eussiez proposé des statistiques, un sondage, que je n'aurais pas été surpris et que je ne l'eusse pas remis en question un seul instant !
Oui, vraiment, cette déambulation suffisait largement à mon bonheur.

Et voilà qu'à mon tour je reçois une jardinière sur la tête:
" Ne t'occupe pas de lui,... , le pauvre se prend pour une mouche depuis qu'il s'est pris une jardinière sur la tête."

Explosion finale. Surcroît de bonheur.

Je n'en demandais pas tant !

Merci pour cette lecture-évasion, divertissante.
Re-vivifiante !
Merci.

Bravo !

   alex2   
6/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sympa ! Cela se lit vraiment très facilement.
Rien à redire quant à la chute, inattendue. Un texte bien troussé, qui se lit avec plaisir.

   Mistinguette   
12/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’aime beaucoup cette nouvelle, et pourtant, après avoir lu le premier paragraphe, j’ai failli ne pas continuer.
Pourquoi ?

D’abord le temps, je pense, comme ça a déjà été relevé, qu’ici le présent serait plus adapté.
Ensuite, le style, et en particulier la profusion de verbes être et avoir qui me rendent la lecture pénible. Et de ce côté là, ça commence fort.
Pour être : J’étais mort… j’étais dans… quand c’était arrivé… ça s’était passé… m’était adressé…

Un peu trop d’adverbes aussi. Que l’auteur ne s’offusque pas de cette remarque, jusqu’à il y a peu, j’en étais moi-même boulimique. Essayant de me corriger, je le remarque d’autant plus sur les autres textes.

Pour illustrer mes propos, j’ai retravaillé le premier paragraphe :

Je suis mort ! Une mort violente aux circonstances assez flous…
Célibataire dans la force de l’âge, plutôt beau garçon, un matin en me rendant au bureau j’ai soudain entendu crier : « Attention ! ». Cet avertissement m’était-il adressé ? Peut-être. Toujours est-il qu’après un étrange sifflement… le trou noir !

Bien sûr ce n’est qu’un exemple, je ne dis pas qu’il faille à tout prix faire comme ça. C’est juste que de cette façon ce passage me semble plus fluide. Mais évidemment, il y a une multitude d’autres possibilités.

Sinon, je suis heureuse d’être passé outre mon blocage du début, car ce texte fourmille de trouvailles et j’ai souvent souri. De plus, j’ai trouvée la chute géniale.
Je pense qu’en la retravaillant un peu, cette nouvelle peut devenir un petit bijou.

Bon courage et bonne continuation à l’auteur.

   Dunkelheit   
12/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout d'abord, pour la chute... Bravo ! Je ne m'y attendais pas du tout, mais alors pas du tout. La nouvelle est dans la bonne catégorie, ça c'est sûr.

Par contre, question temps, le choix a été plutôt mal fait, l'imparfait vient ici alourdir un texte qui se veut léger. Le présent aurait été un choix plus judicieux, avec des passages au passé quand ils sont nécessaires. En soi, une petite erreur de jugement facilement rectifiable.

Rien de plus constructif à ajouter, une bonne lecture, merci beaucoup et bonne continuation.

D.

   costic   
13/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Nouvelle rafraîchissante, légère. J’ai bien aimé l’idée de réfléchir à une éventuelle réincarnation, l'ambiance, les dialogues, un peu moins la description des caisses et les références au monde réel (comme la carte bleue etc...) La chute est réussie. Un agréable moment de lecture.

   caillouq   
14/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Bon, on ne peut pas commenter QUE les textes qu'on apprécie ...
Franco de port: j'ai pas aimé.
J'ai tenu à le lire jusqu'au bout, mais sans réussir à trouver des éléments amusants ou surprenants. Le style, parfaitement lisible, manque de ... bon, de style, pour faire court. Les dialogues sont longs et peu percutants. Beaucoup de répliques me semblent parfaitement inutiles, n'apportant rien au point de vue dramatique ni humoristique. Exemples:
"S'ils ne me laissent pas finir mon dernier tour, je les étripe !" "Beurk, avais-je grimacé" etc...
(mais bon, n'étant absolument pas sensible à l'humour de ce texte, il est très probablement inutile pour l'auteur que je rentre autant dans les détails !)
Je n'ai même pas réussi à trouver du goût à la chute, qui m'a juste permis de classer la nouvelle dans la catégorie nouvelle-à-chute.
J'aurais peut-être dû enrober un peu plus mes remarques, mais c'est plus long à écrire et il y a suffisamment de commentaires élogieux pour que l'auteur ne prenne pas les miens trop mal.
C'est toujours intéressant de constater la diversité des goûts en ce qui concerne l'écriture.

   silene   
14/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ca se lit ; tant que l'argument central n'apparaît pas, ça va; quand on entre dans la mécanique des affectations, je trouve que l'intérêt faiblit très vite, parce que tout est téléphoné. Compte tenu du sujet, maintes fois exploré, il me semble qu'il aurait fallu être beaucoup plus élusif et imprévisible, balader le lecteur avec habileté en se gardant bien de tout lui livrer.

   Anonyme   
15/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Ca aurait pu être une excellente nouvelle. Mais: on retrouve le thème du passage déjà évoqué par Werber dans les Thanatonautes, ce qui ôte de la nouveauté au texte, la chute est plaquée là, sans vraiment d'originalité non plus. Ce qui rend la fin décevante. L'écriture est correcte, sans plus, elle manque un peu de légèreté je trouve.

Bref, je ne suis pas du tout convaincu, navré.

   Yaya   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai adoré la chute! Formidable et totalement inattendue! J'aurais dû me méfier, je n'avais déjà pas vu venir le coup de la mouche. Sur le fond, rien à redire, c'est original, drôle.
Quelques rapides suggestions sur la forme: l'utilisation du plus-que-parfait crée beaucoup de répétitions et certaines formules sont un peu trop répétitives à mon goût (sur la longueur des files d'attente et au début sur les zones d'arrivée et de départ)
Merci encore pour cette très agréable lecture.

   blanchette   
23/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai parcouru la première moitié de cette nouvelle en me disant que le thème de l'arrivée dans l'autre monde avait été tellement traité (notamment par Werber), que cela était bien banal...puis la description des possibilités de réincarnations animales a commencé à me faire bien rire (la fusion des guichets c'est très drôle), jusqu'à la chute finale qui m'a vraiment surprise et amusée. Je pense que je la raconterai à des amis sous forme de blague !

L'emploi de l'imparfait et du plus-que-parfait ne m'a pas vraiment gênée mais le texte gagnerait probablement à être rédigé au présent.

   MarionTouvel   
2/8/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,

Je ne saurai trop expliquer bien pourquoi, mais ce texte a, de mon point de vue, un très gros problème de style en raison d'une maîtrise vraiment approximative des temps du récit : surabondance d'imparfait et de plus-que-parfait. Et le passé simple ? le passé composé ? le présent de la narration ?

Dès la première phrase, l'emploi de l'imparfait me gène terriblement. Même si le texte traite de la réincarnation, "j'étais mort" me parait maladroit. Autre exemple : "je n'avais pas de liquide et ma carte bleue avait disparu quand j'étais décédé." C'est très mal dit.

Pour le fond : la réincarnation envisagée comme une administration avec sa salle d'attente en guise d'antichambre/purgatoire fait un peu trop penser à du Beetlejuice réchauffé (déjà que froid, c'est pas bon le jus d'insecte).

L'humour (comme le mien) est particulièrement peu subtile. Ex : la blague sur les amoureux transis nous est servi deux fois...

Bref, je n'ai pas du tout aimé et je trouve la qualité de ce texte très médiocre (navré...). Ca pourrait être lisible si le style était retravaillé en profondeur.

Cordialement.

   Anonyme   
24/9/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne suis pas une spécialiste des commentaires de textes, mais je vais faire de mon mieux.

J'ai trouvé le thème de cette nouvelle intéressant; il a déjà été souvent traité (je trouve qu'il y a un petit air des Thanatonautes de Werber), mais j'ai aimé le ton léger et drôle du texte. Cependant, ce n'est en effet pas spécialement bien écrit. Ce n'est pas désagréable, mais je pense qu'on peut faire mieux. Cela ne ferait qu'améliorer cette nouvelle. :)

Et une dernière chose, le titre. Lui, par contre, je ne le trouve pas terrible. Je ne sais plus vraiment pourquoi j'ai lu ce texte plutôt qu'un autre, mais ce n'est sûrement pas à cause de ça. C'est un titre plutôt banal, qui raconte déjà la moitié de la nouvelle, alors qu'il y aurait moyen de créer un bon effet de surprise au début. Et je pense qu'il peut avoir un effet rédhibitoire sur pas mal de gens.

Voilà, bonne continuation ! =)


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