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Humour/Détente
Corentin : Les Aventuriers de l'Amérion - Chapitre 12 : la Horde
 Publié le 22/02/08  -  3 commentaires  -  9195 caractères  -  7 lectures    Autres textes du même auteur

La situation est cataclysmique. Les Dominautes vont enfin révéler leur vrai visage.
Cette histoire a été écrite à 4 mains, par celles de Corentin et Sébastien, deux abrutis sévissant par l'écriture de textes tous plus idiots les uns que les autres... Bonne lecture.
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Les Aventuriers de l'Amérion - Chapitre 12 : la Horde


Tipek et ses hommes couraient à en perdre haleine sur le chemin du retour. Von Dutch se brêla le caisson deux ou trois fois, se contrôlant la gueule comme une merde dans les arbres cassants comme de la fibre de verre. Il se planta de nombreuses échardes dans la combarde qui se mit à fuir et à hurler comme une cocotte minute, ce qui rendit sa course encore plus casse-gueule. Bon dernier à la course, Brossard se retourna pour voir où en était ce foutu nuage. L’atmosphère était grise, électrique, parsemée d’éclairs. C’était la louze la plus totale. Plissant les yeux pour mieux y voir, puis actionnant sa longue vue à balayage électronique, Brossard fit un zoom vectoriel sur la formation nuageuse. Et ce qu’il vit lui écartela le fion à travers sa combinaison.


- Ouuuh putain l’échec ! souffla t-il.


Le nuage, gros, noir, tourbillonnant, électrique et menaçant, enfin bref complètement flippant, n’était en fait pas un nuage. C’était une masse de silhouettes agglomérées, gesticulant en tous les sens, assemblage aussi monstrueux qu’improbable de créatures ailées grosses comme autant de Koubiaks. Le « nuage » précipita comme un dosage acido-basique, répandant une pluie de démons sur le sol, pile là où Tipek et toute sa bande s’étaient vautrés. Les bestiaux surgis des enfers replièrent leurs ailes calleuses puis se mirent à charger. Brossard savait que la partie était perdue, mais il n’entendait pas passer pour une tarlouze. Il dégaina son fusil à rétrocondensation, enclencha une cartouche de praupane, puis se concentra sur l’animal de tête. Son viseur lui révéla une tête ignoble, informe, munie de trois yeux orange, gros comme des ballons de rugueuby. La bestiole renifla, jetant sa tête en avant et en claquant des dents, révélant une gueule aussi large qu’un landeurauver. Le viseur localisa l’un des gros yeux à l’aide d’un algorithme de fileutrage à moyenne mobile ; « Target Acquired » clignota sur l’affichage tête-haute de Brossard. Celui-ci confirma l’acquisition des données en envoyant un fax avec accusé de réception, puis il fit tourner la molette de mise à feu. La cartouche de praupane fut percée par une micro-détonation, accélérant un projectile qui vint buter contre un détonateur à hydrogène, enclenchant aussitôt une réaction de fusion plus ou moins contrôlée. Brossard sentit le canon de son arme vibrer comme un congélateur frappé de sénilité, puis le fusil envoya un projectile rougeoyant, accompagné par un tonnerre du feu de Dieu. Brossard fut renvoyé deux cents mètres en arrière, percutant Hal au passage, puis les deux hommes allèrent s’encastrer dans Von Dutch qui n’en demandait pas tant.


Le projectile, rougeoyant et fumant comme une haleutère en chaleur, subit une accélération tonitruante en allumant le deuxième étage de propulsion, puis il vint s’encastrer dans la gueule du dominaute qui fut aussitôt rasé de la carte. L’impact fut détecté par l’accélérotoumètre, mettant à feu une bonne grosse charge de graulaunium. L’instant d’après, une pluie de feu s’abattit sur la horde démoniaque, à la façon d’un holocauste nucléaire de poche.


De loin, Brossard contempla son œuvre et poussa un « gnark » à la limite du sadisme, les gants soudés par la chaleur sur son fusil. Mais, loin de les arrêter, le tonnerre de feu rendit les bestiaux encore plus fous furieux. C’était donc à une armée de saloperies déchaînées et foutant le feu à tout sur son passage qu’ils allaient maintenant avoir à faire. Brossard émit un triste « ‘chec » pour la circonstance, se dit que Wall-ID aurait sûrement sorti un bon gros « mo ka pa savé » dans la même situation, puis il se remit à courir comme un con vers le vaisseau, les paluches toujours scotchées sur le canon. Les dominautes étaient décidément de sacrées saloperies, pensa-t-il en se pulvérisant une burne contre la crosse de son fusil.


À bord de l’Amérion, Klebz passait en revue pour la douzième fois la checkeuliste, pendant que Lumi mettait en marche les paires de pôles du compresseur. L’ordinateur de bord continuait de déclamer son oraison funèbre à l’aide de sa voix synthétique, affirmant que tout était perdu. Mais Klebz avait décidé de ne pas se laisser faire. Il vérifia la pression dans la chambre de combustion du propulseur avant droit, mais constata qu’elle n’avait pas encore atteint les mille livres par pouces carrés nécessaires à la mise en eau du condenseur. Même si Tipek et les autres se magnaient le train – ce dont il ne doutait pas, vu le bordel au dehors – ils ne pourraient pas encore décoller avant plusieurs minutes. Bien décidé à se battre, Klebz défit son harnais, dégagea sa queue, puis courut se mettre aux commandes du Bamak. D’un coup de truffe rageur, il fit commuter la diode du viseur, qu’il pointa en direction de la forêt, là où ses potes avaient disparu. Là où ils devaient réapparaître. Eux, ainsi que toute une chiée de saloperies, à n’en pas douter. Klebz n’avait pas la moindre idée de ce qu’il allait bien pouvoir découvrir, mais il n’allait pas se laisser marcher sur la queue sans faire parler la poudre.


Lorsque, quelques instants après l’irruption de l’équipe en sortie, la horde de bestiaux fit son apparition, le seconde classe Klebz (aux états de service irréprochables) pressa la détente du Bamak sans même y réfléchir, tant il était concentré et tendu à l’extrême. L’énaurme canon fut agité de soubresauts et vomit son flot de mort en direction des enneumis. Composés à 93% de positons à spin différentiel et à 5% de matière sombre (les 2% restants sont encore un mystère), les projectiles crachés par le Bamak faisaient mal. Très mal. En fait, ils téléportaient tout ce qu’ils touchaient dans une autre dimension, et étaient conçus pour ne jamais toucher dans son ensemble une cible. Tipek et ses compagnons furent pour le moins soulagés en entendant le bourdonnement bref et sourd de chaque salve tirée par Klebz, et Brossard eut même le courage de jeter un coup d’œil en arrière. Des bouts de volatiles restaient, interdits, car brusquement privés qui d’une moitié de corps, qui d’une tête ou d’une aile. Mais ils vont où les autres bouts ? se surprit à penser Brossard, vaguement amusé. Doit y’avoir une autre galaxie où depuis des années on envoie de la viande hachée… Hélas, plus Klebz envoyait du gros, plus la masse monstrueuse, morbide et maléfique se mouvait, semblant mêler mépris et menaces de mort à l’encontre des infortunés fuyards.


Arrivés à la passerelle d’embarquement du vaisseau, Tipek, Brossard, Von Dutch et Yababoua ne se firent pas prier pour monter à bord. Yababoua actionna d’un coup de poing sec le bouton pousseuhar de fermeture d’urgence, et Von Dutch eut tout juste le temps de se glisser à l’intérieur, non sans insulter copieusement l’extraterrestre au teint olivâtre qui avait l’espace d’un instant sérieusement compromis ses chances de survie. Prenant vivement le combiné du téléphaune intérieur, Tipek se mit au courant de la situation.


- Klebz, vous avez bien fait. Vous aurez un susucre. Lumi ? Enclenchez la procédure de démarrage et tenez-moi au courant. Bah d’ailleurs en fait non, j’arrive sur le pont supérieur. Enfin dans le cockeupit, quoi !


Un peu désœuvré, Brossard se cala dans un coin du sas d’entrée, se sangla, et ne bougea plus. Si le capitaine avait besoin de lui, il n’aurait qu’à le dire. Yababoua et Von Dutch suivirent Tipek, et, arrivés dans le cockpit, s’installèrent chacun dans un siège de commande. Ça va chier, se dit Yababoua, peu coutumier pourtant du langage familier.


- Lumi, on en est où de la procédure ?

- Bah vous savez mon capitaine, les procédures…

- Oui bon mais concrètement on décolle dans combien de temps ?

- Dans quatre minutes environ.


Et comme dans tout bon film à trois kopecks, le capitaine lui rétorqua :


- Vous en avez deux ! Faites l’impossible, Lumi ! Hal, envoyez les images externes de plusieurs gammes de fréquences sur l’écran principal, je veux savoir où nous en sommes. Klebz ?

- krrrrrr oui -kr- capitaine ?

- C’est quoi ce bordel avec l’intercom ?

- C’est -kr- le Bamak ca-kr- taine, il génère des-kr-interféren-kr-es, rien de-kr- grave.

- Bah non mais bon c’est chiant quand même… Bon bref tenez bon mon vieux, on va décoller !


À cet instant précis un bruit terrible rappelant une vague se brisant sur un récif en haute mer par temps de pluie (un lundi matin) fit trembler le vaisseau. La carlingue était attaquée par des milliers de griffes, et les champs de confinement semblaient inopérants. Tout le monde se mit à baliser grave sa mère. Le décollage devenait urgentissime, car l’enveuloppe externe de l’Amérion n’était pas conçue pour se passer des champs de confinement à dérailleur cocyclique.


- Lumi, que se passe-t-il, bon sang ?

- Je ne comprends pas capitaine, ces foutus bestiaux neutralisent peu à peu le système de protection… Klebz essaie de défendre le vaisseau, mais il ne peut pas tirer dedans, vous comprenez ? expliqua Lumi, étrangement calme.

- Alors, décollez ! hurla Tipek.

- C’est impossible. Les ennemis ont bouffé les propulseurs. Je suis navrée, capitaine. C’est fini.

- Non ! interrompit-tout-le-monde Hal.


Tin tin tiiiiiiiin ! Saut de ligne et chapitre suivant.


 
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   nico84   
22/2/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Vraiment trés bon, l'action et un peu d'humour au rendez vous, élément essesntiels pour plaire à vos fans ! (moi et calouet, non ?)

J'aime et attend avec impatience la suite ! Quelle imagination et maitrise du rythme.

   calouet   
16/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Imagination, maitrise, humour... Pas que ça d'ailleurs, mais c'est vraiq que ces trois inégrdients sont là depuis le début. Bon l'imagination, dans un délire à deux, si vous ne l'avez pas, faut arrêter d'écrire... Mais c'est bien quand même !!! :)

Perso j'ai bien rigolé en lisant ça "Et ce qu’il vit lui écartela le fion à travers sa combinaison"... ou encore le terrible processus d'enclenchement de l'arme de Brossard.

Par contre, je trouve que vous dérapez de plus en plus sur la pente des grossièretés. Moi, ça ne me dérange pas, mais c'est bizarre, car avant, les saillies vulgos surprenaient le lecteur, et ça en faisait tout le charme.

Euh sinon, la partie 11, elle est où? C'est quoi ce foutage de gueule de lecteur? hein? (edit : ah c'est malin de l'avoir changée de section, pour que j'aie l'air d'un guignol!)

Et la 13? hein? (edit : en SF ok... c'est n'imp' votre système de mise en ligne!!!)

C'est fait exprès? Ok.

   jaimme   
26/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Que plus personne, pendant deux ans au moins, n'utilise devant moi le terme: "se brêla"!! ou: "se contrôlant la gueule comme une merde"! ou "C’était la louze"! ou "ce qu’il vit lui écartela le fion"!
J'arrête ma lecture à la fin du premier paragraphe!!!
Trop c'est trop. Cela n'a rien de comique. Et encore moins de la littérature comique!
Je connais des enfants de 10 ans que ça ferait rire. Pas moi.

edit: et là, incroyable. Sauvé par le gong! Je reprends mon courage à deux mains (au moins), je me traîne jusqu'au second paragraphe. Une lumière s'allume, clignote. S'éteint. Une seconde s'allume. Je me redresse dans mon siège (à turbo propulsion inertielle et frigo intégré) et... c'est reparti. Si, si le loufoque revient. Est-ce un ultime sursaut avant l'agonie finale? Je le saurais en lisant... le chapitre suivant.
La note est une moyenne entre le premier paragraphe, les suivants et la vitesse de chute d'un cafard sur Jupiter (dans un congélateur à prion).


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