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Fantastique/Merveilleux
CyrilRodriguez : Les lys
 Publié le 05/03/19  -  10 commentaires  -  7653 caractères  -  98 lectures    Autres textes du même auteur

Un jeune homme réussit de justesse à échapper à la police dictatoriale de son pays et embarque clandestinement dans un train de marchandises. Plongé dans ses souvenirs, il prend des notes sur son vieux journal intime en attendant d'atteindre l'avenir dont il rêve depuis toujours.


Les lys


J’ai couru à en perdre haleine, petite sœur. Mais je n’ai pu éviter le tir de fusil d’un soldat qui a surgi face à moi. Une explosion de douleur a traversé mes côtes, m’arrachant un cri de désespoir. Cependant, malgré le supplice, j’ai réussi à attraper la poignée vibrant sous le tressautement régulier des roues avant de laisser choir mon corps ensanglanté.

À l’horizon, le soleil disparaissait à peine sous les montagnes de l’Ouest. Une salve de munitions a rebondi sourdement sur les parois du train qui, à ma grande joie (car j’ai eu peur un instant qu’on l’arrête pour m’attraper), a continué sa course effrénée dans le désert. Les insignes dorés et cliquetants disparaissaient dans le crépuscule rougeâtre, la peur de la mort s’estompait alors.

Bien sûr, petite sœur, je sais ce que tu me dirais si tu étais à mes côtés. Que le risque que les soldats estiens me retrouvent n’est pas écarté, et même très présent. Au chef-lieu, ils ont déjà dû prévenir leurs collègues qui opèrent dans l’Ouest et qui chercheront à me débusquer au terminus. Crois-moi, je garde cette possibilité malheureuse bien ancrée à mon esprit… Mais je garde espoir. Dès mon arrivée, j’observerai une précaution infinie, je me cacherai, je réussirai à sortir de la gare. Là seulement, je les aurai coiffés au poteau. Je ferai officiellement partie des réfugiés de l’Est et ta nouvelle patrie me défendra avec ses lois comme elle protège ses enfants.

As-tu bien lu, petite sœur ? Je serai bientôt libre car j’arrive ! Actuellement, je suis assis cheveux au vent à la porte du train qui m’amène à toi. J’imagine déjà ta tête lorsqu’on se croisera d’une manière totalement inattendue. Tes yeux qui pétilleront. Ton sourire et ta fossette que j’adore… Comme tu as dû grandir ! Je parie que tu me dépasses désormais d’une tête !

Combien de temps que tu es partie, hein ? À mes yeux, une éternité ! Pour le reste du monde, un an… Pourtant mes souvenirs sont déjà brouillés… J’aperçois seulement quelques fragments, sans savoir bien distinguer les traits de ton visage. Ton regard azuré déversait des perles salées tandis que s’échappaient de ta bouche d’incontrôlables gloussements étouffés de bonheur. Tu étais heureuse, et triste à la fois. J’étais si fier de toi, tu t’en doutes. Ma petite sœur jugée selon son intelligence utile aux scientifiques ouestiens !

D’ailleurs, je tenais à te le dire sur le moment en voyant les regards désolés que tu me lançais, mais je n’en ai pas eu le temps : tu n’as absolument rien à te reprocher si ton frère, cette petite cervelle, n’est bon qu’à assembler des pièces d’engins dans l’Est. Tu comprends ? C’est uniquement de notre faute, à ma mémoire médiocre et moi, si je suis plus stupide qu’un bras articulé de machine. Il existe des personnes qui ne sont pas faites pour l’activité cérébrale, et je suis de celles-ci. Et puis, est-ce que quiconque, à l’Ouest, se soucie de notre sort à nous, les travailleurs (esclaves) estiens ? Pas du moment que leur patrie reçoit avec joie les joujoux que nous fabriquons — jeux vidéo, téléphones, télévisions, etc. — et dont ils raffolent. Et qu’on les autorise à prendre nos savants. Dans notre société, c’est un marché, la vie, tu comprends ? Tu acceptes de fermer les yeux sur quelques horreurs en échange des bons traitements qui te permettent, à toi, de vivre dans l’opulence, même si pour ça, à deux pas de là des gens sont sacrifiés dans ce but. Voilà la clé de voûte de la non-culpabilité et de la réussite. Toi aussi, tu dois penser ainsi pour surmonter toute tristesse ou appréhension.

À l’horizon, j’aperçois enfin l’imposant grillage de la frontière. Le doux vent printanier bat mon visage de son agréable tiédeur. Le désert de sable ocre court sous mon pied ballottant. La somptueuse verdure arrive à toute allure, j’ose déjà sentir son parfum fruité. Par moments, les nuages laiteux se déchirent et dévoilent la toile saignante du firmament.

Ce paysage pittoresque me rappelle les soirées qu’on passait, à cette période de l’année, face à la frontière, les mains dans le sable chaud. Assis sur la dune, notre grosse dune au ventre bombé, nous contemplions la végétation qui ployait sous le souffle divin du vent, de l’autre côté de la frontière. Et, naïvement, on s’imaginait que les fleurs se penchaient sous la main d’un aimable esprit qui caressait ces têtes au garde-à-vous, en leur murmurant de profiter de cette douce et si courte vie. Tu t’en souviens ? En vérité, je me remémore ces images car cette poésie me manque. Mes rêves étaient tout autres sans ta présence à mes côtés. Plus de douceurs, je concoctais méthodiquement mon plan d’évasion.

Mais parlons des lys, ces échalas à la figure blanche. Ils se tenaient droit devant nous, majestueux, cent mètres après la clôture, formant un paquet de tiges qui s’élevaient au-dessus des brins d’herbe comme pour régner sur eux. Parfois, j’avais l’impression qu’ils régnaient aussi sur nous, les hommes. Peut-être était-ce à cause de leur étrange existence, paisible, sans conflit, sans jalousie, sans domination, sans guerre, qui semble si inaccessible à notre race…

Nous trouvions dans leur compagnie de véritables amis. Muets, ils ne portaient aucun jugement sur nous. Qu’avaient-ils à fiche de nos guenilles, de nos peaux sales et de nos cheveux emmêlés noir de suie ? Rien. Ils tournaient vers nous leur enveloppe fuchsia longue et gonflée, sur la protubérance supérieure de laquelle on se persuadait de voir sortir deux petits yeux indéfinis, comme s’ils nous surveillaient. Quel spectacle grandiose !

C’était le début du printemps. Cette saison où les plaines de l’Ouest reprennent doucement leur souffle, renaissent des nuits froides de l’hiver, s’éveillent après leur long sommeil. Dix jours plus tard, les lys déployaient leur enveloppe pour donner la liberté aux étamines à tête rouge et aplatie et au pistil protubérant. Alors, toute la grandeur de la vie, toute la grâce de l’univers s’offrait à nos regards !

Main dans la main, nous observions le spectacle en espérant qu’un jour, le temps d’un soupir, on pourrait nous aussi être dignes tel le lys au printemps. Et tu me susurrais à l’oreille que, comme tu l’avais lu dans un livre, si la fraîche exhalaison de ces fleurs avait pu nous atteindre avec un coup de vent, si elles n’étaient pas si loin, un parfum exquis et sucré aurait enivré nos narines, déversant en nos âmes des flots de ce nectar de vie qui coule dans ses tiges.

Aujourd’hui, petite sœur, les lys s’allongent sous mon pied. Et tu avais raison : leur fragrance me fait me sentir grand, infini, vivant. Et le train court dans ta nouvelle patrie, sifflant de temps à autre, supportant mon âme fragile dans ses bras. Et bientôt, nous serons réunis pour toujours. Et je suis heureux, je souris à la vie comme jamais je n’ai souri auparavant.



La note s’arrêtait là, négligemment, avec un point grossier qui semblait avoir été gratté plusieurs fois au stylo noir. Dans son dos l’interpella le collègue qui fouillait le wagon précédent. Il voulait savoir s’il avait trouvé quelque chose, le voyant inactif depuis cinq minutes. Mamet Frizz, recrue de l’Est déployée à la gare de l’Ouest six mois plus tôt, froissa dans sa poche le petit carnet qu’il avait trouvé et se tourna sereinement vers son coéquipier.

— Ce bâtard est là, mort, annonça-t-il en affichant un sourire victorieux. Les copains l’ont pas loupé, en plein dans le poumon gauche. Viens m’aider à le ramasser, ça fera de la bouffe pour les chiens.

Affichant soudain un air hargneux, les sourcils froncés, il cracha ses glaires à la figure inanimée du jeune homme qui souriait niaisement à la vie.


 
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   Sylvaine   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Texte au fantastique subtil, qui joue sur l'ambiguïté entre la réalité crue (la mort brutale du jeune homme atteint au poumon) et une autre réalité fantasmatique, probablement son rêve tandis qu'il agonise, dans laquelle il atteint la liberté..et les lys. Entre ces deux réalités, un lien, le carnet adressé à la "petite sœur".
La nouvelle est émouvante, toute la première partie consacrée à ce que j'appelle faute de mieux le "rêve" est empreinte d'une vraie poésie, avec une écriture soutenue (il n'y a que la mention des "insignes dorés et clinquants que j'aime moins. Le dernier paragraphe tombe comme un couperet, l'effet de rupture engendre une vraie surprise, on se demande un moment si on a bien lu...et on est amené à relire, preuve de la subtilité du texte. L'ensemble est une belle réussite.

   Neojamin   
8/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai été d'abord un peu ennuyé par les longues phrases et les figures de style à répétition... tout ça m'a empêché de rentrer proprement dans l'histoire. Il est vrai que je suis plutôt adepte des style direct et concis, mais n'empêche qu'ici, je pense que vous en faites un peu trop. ci-dessous quelques exemples de métaphores et autres qui n'ont pas fonctionné pour moi :
- "Une explosion de douleur"
- "vibrant sous le tressautement régulier " un tressautement peut difficilement être regulier, voir définition du terme. Et ça fait un peu bizarre pour un train
- "Une salve de munitions a rebondi sourdement "
- "Ton regard azuré déversait des perles salées tandis que s’échappaient de ta bouche d’incontrôlables gloussements étouffés de bonheur."

J'arrête là, pour le reste, je trouve que le style est un peu trop léché pour la circonstance. N'est-il pas une "petite cervelle" ? Je n'ai pas réussi à m'imaginer le personnage tenant un tel langage et ça m'a gâché la lecture. J'ai du mal à voir autre chose qu'une incohérence... mais c'était peut-être voulu.

J'ai quand même apprécié le passage sur les Lys... là encore je trouve que vous en faites un peu trop, mais bon, question de goût, c'est à partir de là que j'ai commencé à m'attacher au personnage.
La chute est bonne est efficace.

   plumette   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour CyrilRodriguez

je ne vais pas spontanément vers le fantastique/merveilleux mais je dois dire qu' Oniris m'aide à découvrir des "genres" avec lesquels je ne suis pas familière.

De plus, tu viens d'arriver et à ce titre, je trouve important que ton premier texte publié recueille des commentaires ( pour te donner l'envie de rester!)

Pour moi, ce texte a plusieurs dimensions: une politique, une poétique, une sentimentale et tragique. ce qui est beaucoup pour un format si court.

la dimension politique avec cette opposition est /ouest: à l'est on est plus ou moins esclaves de ceux de l'ouest, et à l'ouest, on concentre les "cerveaux" les gens prometteurs qui permettent à l'humanité de se développer.

Le narrateur tente de passer à l'ouest pour retrouver sa petite soeur.
C'est la dimension sentimentale qui m'évoque la magnifique relation frère/soeur décrite dans le dessein animé japonais " le tombeau des lucioles".

la dimension poétique est dans la lettre écrite par ce frère qui agonise dans le train, à travers cette description des lys. Cette partie là du texte est à la fois étrange et belle.

D'une façon générale, à part dans ce passage où il y a une sorte d'envolée lyrique, j'ai eu un peu de mal à accrocher avec le style que j'ai trouvé presque trop travaillé pour exprimer la voix de cet homme ( je l'imagine jeune) qui se qualifie lui-même de "petite cervelle".

certaine phrases m'ont parue un peu ampoulées. un EX: Le doux vent printanier bat mon visage de son agréable tiédeur.


la fin est terrible avec ce contraste violent entre la poésie de la vision des lys qu'on vient à peine de quitter et la bouffe pour les chiens.

j'enlèverai le mot "niaisement" dans le dernière phrase. ce qualificatif ne me parait pas utile, il sonne un peu comme un jugement de l'auteur qui semble pourtant bien aimer son personnage!

très bonne continuation, et à te relire

   Donaldo75   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour CyrilRodriguez,

J'ai énormément aimé cette narration très poétique, sous couvert d'un journal personnel. Le verbe est beau, aérien parfois, terrien d'autre, jamais ennuyeux. Sous cette poésie, il y a de quoi se poser des questions sur notre réalité, celle des immigrants, celle de l'Est et de l'Ouest d'antan, de la guerre froide, de quand les méchants étaient forcément du côté oriental et les gentils du côté occidental d'un mur construit sur des gravats et des bouts de ferraille. Et la suite, jusqu'à la fin, sordide et dégoûtante, nous rapproche de notre époque délivrée de ce clivage Est-Ouest pour en créer un autre, entre les pauvres et les riches, les opprimés et les privilégiés, parce que le monde des humains ne peut s'empêcher de demeurer binaire.

Que dire de plus ?
Je suis sur le cul.

Bravo !

Don

   hersen   
6/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La poésie prime dans cette nouvelle, la naïveté est désarmante et me donne envie d'être lys, pour générer un tel espoir.

Tout est très bien vu dans ce texte, sans l'once d'une quelconque rébellion, tout est porté par l'espoir, menacé de toute part.

Les Estiens, les Ouestiens, les uniformes clinquant de leur métal, la main-d'oeuvre pas chère, les cerveaux au service des pays riches...tout est là.

la construction de cette nouvelle est excellente, car nous ne comprenons qu'en toute fin que le narrateur est déjà mort, que l'espoir qui le portait n'a plus lieu d'être.

Je vois aussi la "soeur" non pas seulement comme une soeur biologique, mais plus comme un symbole, tous frères et soeurs, ayant tous droit à la même vie.

Si le texte m'a porté tout du long par sa narration empreinte de tant de poésie, de tant de vérité, aussi, la dernière partie, terrible de ce qu'un frère peut faire à un frère, me laisse penser, mais c'est fou sans doute, que Mamet Frizz a lu le carnet. Qu'il sait. Qu'il a touché les lys, l'espace d'un instant. Mais combien de temps faudra-t-il pour que cette conscience affleure, qu'il comprenne à quoi il participe ?

Mais nous y participons tous, n'est-ce pas ?

Un grand merci Cyril.

   senglar   
6/3/2019
Bonjour CyriRodriguez,


Je vois des appréciations plus que flatteuses de commenta/teurs/trices sérieu/x/ses, j'espère que vous me pardonnerez d'avoir un avis différent. N'y voyez pas offense :)

Bon, ben je me suis dit : C'est du premier degré à fond ça, ça m'a semblé du Pierre Pelot à ses débuts (Il a très bien réussi en tant que romancier hein et publie encore aujourd'hui) bien franc, trop naïf pour moi.

Le lys, comme symbole de liberté, c'est toute une symbolique héraldo-monarchique renversée.


Peut-être la chute est-elle venue sauver quelque peu ce texte trop extravagant à mes yeux, aux phrases trop longues qu m'ont semblé rutilantes (lol).
Et puis aussi j'ai pensé par moments au soldat mort et au décor foisonnant de Rimbaud.
Ben oui Enfin !

Je choisis de pas évaluer. M'en vais lire les autres com. maintenant :)


senglar brabantien

   Iktomi   
7/3/2019
Oh là là ! me suis-je dit dès les premières lignes. Ça va pas le faire…
Le récit en lui-même ne manque pas de sens ni d’intérêt mais vous avez réussi à plomber votre narration en l’ensevelissant sous des tombereaux d’adverbes et d’adjectifs plus emphatiques les uns que les autres.
Expliquer en même temps que décrire est un parti littéraire des plus ardus : à l’évidence vous n’auriez pas dû vous y risquer. Claude Simon et Karl Ove Knausgård peuvent se le permettre, mais nous ne jouons pas dans la même catégorie qu’eux, vous êtes bien d’accord ?
Néanmoins c’est un premier texte, il y en aura d’autres j’espère, je me garderai donc bien de tout jugement définitif.
À une prochaine fois ?

   Malitorne   
8/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une dénonciation de la condition des migrants à travers un texte imaginaire emplit de poésie. Le résultat, il me semble, aurait été plus efficace avec moins d'envolées lyriques. J'ai du mal à imaginer une personne agonisante s'épancher ainsi. Vous jouer sur deux registres et votre histoire en pâtit, plus de réalisme aurait renforcé l'aspect dramatique. L'idée est bonne pourtant, mais enrobée d'un habillage excessif qui freine mon adhésion.
Ceci dit l'écriture est bien tournée, inadéquate je le répète pour ce type de récit mais néanmoins plaisante à lire.

   isa   
9/3/2019
Commentaire modéré

   CerberusXt   
28/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Etrange le partie pris narratif d’adresser directement le texte à sa petite soeur car personne n’écrit à des proches comme un narrateur écrit un roman. Du coup, les passages les plus descriptifs du texte m’ont semblé un peu « faux », chose qui ne m’aurait pas choqué du tout dans le contexte d’une narration plus classique. Les passages plus direct avec la fameuse petite sœur, comme en tête à tête, fonctionnent bien mieux.

Ceci étant, le retour brutal à la réalité à la fin est une chute comme je les aime, du genre qui fait bien mal. Au final, la surenchère descriptive du début du texte paye vraiment lorsque la narration retombe dans le factuel et l’efficace à la fin.

Bref, une lecture agréable.

   Blitz   
24/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'histoire est bien construite et la chute interessante. Je rejoins par contre Neojamin pour le style. C'est un peu trop ampoule et certains adjectifs sont ''faciles''. Vous en faites un peu trop et on a du mal a s'imaginer quelqu'un utiliser ce vocabulaire un peu pompeux, surtout un ouvrier estien... Mais il y a de l'idee dans la progression du recit. Rebrosser le texte et l'epurer et on devrait avoir un bon resultat.


Desole, je tape ce soir sur un clavier sans accent....


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