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Réalisme/Historique
Donaldo75 : Louis XXX
 Publié le 14/07/20  -  7 commentaires  -  12614 caractères  -  46 lectures    Autres textes du même auteur

Uchronie ?


Louis XXX


Louis le Trentième, maître incontesté du Royaume de France et de Navarre, se réveilla au son de la Garde nationale comme tous les matins que Dieu faisait. Il regarda son épouse Marie-Beatrix allongée à ses côtés, l’imagina en train de rêver tranquillement des moulins et des tulipes de sa jeunesse, quand elle était encore une comtesse batave libre des mariages arrangés et d’une monarchie européenne en quête de renaissance, puis décida de la laisser dormir encore une heure. Après une toilette orchestrée par son Petit chambellan et prodiguée par une armada de serviteurs, il se dirigea vers la salle du petit déjeuner, en se demandant si ses quatre enfants étaient déjà levés, une question forcément inutile au vu du strict protocole établi par le ministre de l’Éducation sous le prétexte d’une famille royale obligatoirement exemplaire aux yeux des petits Français d’en bas.


Sa descendance n’échappait pas à la règle vérifiée depuis des décennies chez les adolescents nés avec une cuillère en or dans la bouche. Ses trois garçons et sa fille s’amusaient avec la nourriture, faisaient enrager les domestiques par des demandes inconsidérées et souvent impossibles à satisfaire, se comportaient de manière indigne pour de supposés futurs gouvernants de la France éternelle. Le monarque observa sa progéniture tel le berger devant un troupeau de moutons anémiques. Il aboutit à la triste conclusion, malheureusement quotidienne, qu’il n’avait pas touché le gros lot lors du tirage génétique : aucun de ses enfants légitimes n’avait l’étoffe pour lui succéder. « Avec de tels bas du front à la tête du royaume, c’est garanti sur facture, les communistes, ou pire, vont prendre le pouvoir », ne cessait-il de répéter à la reine. Pour cette raison et aussi parce qu’il n’avait pas encore le droit de reconnaître ses nombreux bâtards, fruits d’amours illégitimes avec des stars de la télé-réalité, d’obscures actrices de cinéma ou des mannequins pour lunettes de vue, il pensait abdiquer en faveur de Wilfried, l’un de ses neveux néerlandais, le fils d’un cousin éloigné de Marie-Beatrix et baron du comté de Friesland dans le nord des Pays-Bas, un grand gaillard un peu taiseux mais à la rigueur morale sans failles et au sens des affaires confirmé.


Le roi pensa alors à ses pairs, les autres membres actifs de l’aristocratie européenne, consacrés par la presse populaire comme les derniers garants de la survie des lettres brodées sur l’alphabet cyrillique, de la victoire des valeurs chrétiennes sur la barbarie bolchevique. Au Royaume-Uni, dans cette ancienne Angleterre impériale vidée de ses plus belles colonies par des révoltes successives et de lourdes erreurs de casting, seules les femmes daignaient accepter le sceptre royal et perpétuer la tradition de Buckingham. Les mâles préféraient de loin fricoter avec des célébrités médiatiques, entre galas de charité et festival de Cannes, à dépenser sans vergogne l’argent du contribuable et alimenter les gazettes locales de leurs excès en tous genres. Dans les pays scandinaves, la parité était de mise : un mandat de dix ans établi dans la constitution du pays, alternant une reine et un roi, quelle que soit la majorité au Parlement. Pour cette raison, les autres têtes couronnées ne se précipitaient pas au portillon pour épouser une duchesse suédoise ou un prince danois. Leur contrat à durée déterminée ne sentait pas vraiment bon la rente monarchique et encore moins le droit divin.


Plongé dans ses pensées, Louis le Trentième délaissa l’envol de ses quatre enfants vers leurs écoles respectives. Il se retrouva assis sur sa chaise à porteurs, en partance pour sa promenade matinale dans les somptueux jardins du château de Versailles, la huitième merveille du monde selon la propagande française mais une rubrique à part entière dans le budget de l’État. Heureusement pour les petits épargnants et l’économie hexagonale, le Grand chambellan, un ancien de la maison H.E.C, avait signé un juteux contrat de parrainage sur cent ans avec une compagnie aérienne du Qatar et des investisseurs de Dubaï, dans le but premier de respecter le fair-play financier instauré par les technocrates de Bruxelles entre les différentes monarchies européennes. Avec les demeures royales de Vaulx-le-Vicomte, Vincennes, Fontainebleau et Chambord, le roi de France avait fière allure en face de ses rivaux et collègues anglais ou espagnols, pourtant bien dotés en matière de résidences secondaires. Il en allait du prestige national, du patriotisme ancestral et d’un zeste de chauvinisme gaulois, bien ancré dans toutes les strates de la société.


Le monarque se remémora ses jeunes années, quand son père Louis le Vingt-Neuvième lui avait cédé la charge.


— Fils, il vous faut désormais régner sur cent millions d’âmes perdues sans leur guide séculaire.

— Père, pourquoi moi ? Je suis de loin le plus jeune des princes.

— Parce que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, selon un adage populaire maintes fois vérifié. Je vous ai eu à soixante-dix ans avec ma troisième épouse. De plus, vos frères et sœurs sont désormais trop âgés pour incarner le changement après mes cinquante années de règne sans partage.

— Est-ce la seule raison ?

— Oui. Vous êtes vif d’esprit, un fin politique. La preuve : vous emballez les duchesses comme personne tout en faisant croire au reste de la Nation que vous représentez la droiture incarnée. Jamais je n’ai vu autant de cocus vous célébrer sans arrière-pensée. De la finesse, il vous en faudra pour surnager dans cet univers politique où les sociaux-démocrates à tête de fromage invoqueront votre statut pour trahir leur électorat de base, où les conservateurs droits dans leurs bottes vous demanderont de signer des déclarations de guerre contre des pays africains, où les centristes de droite comme de gauche vous baiseront la main pour obtenir des hochets bleu-blanc-rouge, où les réactionnaires scanderont votre nom dans des manifestations contre tout ce qui n’est pas grenouille de bénitier, où les xénophobes défileront au pas de l’oie en agitant votre bannière. Et je ne parle pas de ces barbares de communistes, la lie de l’Humanité, les assassins des Romanov.

— Mes frères le pourraient également.

— Non, vous les surestimez. Ils sont juste bons à parader dans les couloirs de Versailles avec les sénateurs, de vieux birbes déconnectés des réalités du moment. C’est à cause de ce comportement puéril que notre ancêtre Louis le Seizième a fini la tête dans une corbeille en osier. Il a fallu deux cent cinquante années de traversée du désert avant de revenir aux affaires, sur un coup de chance digne de la Loterie Nationale. Depuis, nous symbolisons l’union nationale aux yeux des Français fatigués des querelles intestines entre les roses, les verts, les bleus et les kakis. Ne gâchons pas leur plaisir avec des pratiques venues d’une autre époque, quand nous étions les seuls à décider pour nos sujets, au nom du Christ et contre les hérétiques. C’est terminé, pour le bien de tous. Désormais, nous jouons la carte du glamour, de la justice sociale et de la fierté citoyenne, laissant les parlementaires gérer l’administratif et le gouvernement balayer dans les coins.

— Un peu comme à Monaco ?

— C’est ça, les soupçons d’évasion fiscale en moins. N’oubliez pas que vous avez le pouvoir ultime, celui d’appuyer sur le bouton rouge et déclencher le feu nucléaire. Vos équivalents anglais ou espagnols doivent signer des formulaires en quatre exemplaires avant d’obtenir les codes de lancement, le tout sous la supervision d’un psychothérapeute, d’une bonne sœur et d’un quarteron de généraux cacochymes. Seul le président américain vous est comparable en la matière.

— Je suis un demi-dieu alors ?


Le jeune prince avait alors usé de l’ironie parce qu’il savait son père fanatique des joujoux militaires, des armes de destruction massive et des jeux de stratégie en grandeur réelle. Selon les politologues assermentés, cette passion venait d’une peur profondément ancrée dans la conscience collective des aristocrates français : les bolcheviques, des tueurs de têtes couronnées, des empêcheurs de régner en toute impunité. Son père n’échappait pas à cette lubie dépassée. Il voulait ériger des lignes Maginot, parsemer le territoire de silos pointés sur Moscou, chasser les communistes jusque dans leur terrier, bouter les idées collectivistes en dehors des cervelles françaises.


Le monde réel ramena le roi sur terre. Le Premier ministre l’appelait sur sa ligne sécurisée. Il devait probablement s’agir d’un fait important pour oser le déranger de bon matin, en pleine promenade bucolique dans les jardins du château.


— Votre Majesté, nous, le gouvernement, la France, avons besoin de vous, déclara l’énarque promu premier de la classe par ses pairs lors d’une séance de chaises musicales.


Louis le Trentième se surprit à imaginer la tête du chef de gouvernement rouler dans une corbeille en osier sous les hourras d’une foule délirante, place de Grève. Il se rehaussa sur son siège, chassa ses pensées impures puis répondit à l’impétrant.


— Qu’en est-il, Charles-Henri ? Vous savez à quel point je tiens à ma tranquillité, en particulier le matin. Je pense au destin de notre belle patrie pendant ces rares moments de quiétude.

— Je suis désolé mais il y a urgence, Votre Majesté.

— De quoi s’agit-il ?

— Du partage de la Lune.

— En synthèse, quel est le problème ?

— Les Américains ont négocié dans notre dos avec les Cubains pour leur affecter un de nos cratères d’impact, tout ça parce que Luis Castro a permis l’ouverture d’un vingtième casino Google Games à La Havane. Vous vous rendez compte ? Il est vital de réagir !


Le monarque soupira. Depuis que le Parlement avait modifié la Constitution, supprimé le poste de président de la République, rétabli le suffrage censitaire et instauré de larges prérogatives au roi de France en matière de diplomatie et de guerre, les Premiers ministres se précipitaient à Versailles à la moindre contrariété. Pourtant le monde était devenu simple, encore plus avec l’exode programmé des Chinois et des Indiens vers les satellites des planètes géantes, dans une sorte de Far-West spatial où des hordes d’affamés se précipitaient vers toutes les terres à conquérir, même si elles ressemblaient à des mouroirs cryogéniques. Les Américains avaient gagné le droit de préemption sur la colonisation de Mars, qu’ils allaient probablement transformer en Texas géant avec ses tempêtes de sable et ses derricks, tandis que les Soviétiques se lançaient dans le projet suicidaire et halluciné de terraformer Vénus, parce que le Premier secrétaire avait vu un futur glorieux dans le marc de café de sa tendre Mamouchka. La Terre représentait presque le passé, un sanctuaire pour les has-been en mal d’herbe à brouter. Il y avait d’un côté la Première Ligue, avec ses locomotives yankees et ses milliardaires pékinois qui décidaient du climat planétaire, de la largeur du trou dans la couche d’ozone, de l’enterrement des déchets nucléaires au Nigéria, de la fonte des glaces arctiques et de l’avenir des baleines à bosse. De l’autre côté, il existait des divisions inférieures, pratiquant un simulacre d’affaires étrangères avec les moyens du bord et des diplomates aux faux airs de couteaux suisses. La France et ses voisins européens en faisaient partie, éternellement en quête de strapontins auprès des professionnels de la manipulation de masse et de la destruction programmée d’un écosystème vieux de quatre milliards et demi d’années.


Louis le Trentième régla le problème en moins de trente minutes, promettant d’appeler le président des États-Unis, un de ses plus proches partenaires de golf. Il enverrait aussi un porte-avions dernier cri au potentat cubain, histoire de le protéger d’un éventuel débarquement des pirogues haïtiennes. Le Premier ministre remercia le roi sous un déluge de superlatifs, de coups de langue et de cirage de mocassins. « Il faut que je pense sérieusement à dissoudre l’Assemblée nationale, ça ne peut plus durer ! » se surprit à penser le monarque, avant de se diriger lentement vers la cuisine où l’attendait probablement un bon déjeuner avec son épouse batave, ses enfants indignes de régner, sa tripotée de domestiques, son service de sécurité et deux ou trois soubrettes prêtes à le soulager de ses contrariétés matinales. Il remercia le Ciel, les parlementaires français et un peuple trop peureux d’avoir rétabli une monarchie confortable à qui savait en user intelligemment. Sur ces dernières pensées, il fouetta ses porteurs pour accélérer la cadence. La faim le tenaillait.


 
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   ANIMAL   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
A propos de la difficulté à trouver un héritier à la hauteur... lorsqu'on est un souverain d'envergure.

Voici une sympathique uchronie dans laquelle la royauté a su s'adapter à l'ère moderne en pratiquant la finesse politique. La main de fer dans le gant de velours est toujours à la mode. L'esprit de soumission des courtisans tout autant que du peuple a permis a une monarchie "éclairée" de perdurer, du moins tant que demeure un roi à l'esprit de meneur d'hommes. Cynisme ou sagesse, Louis le trentième est de ceux-là et songe à sa succession en portant un regard sans illusion sur son entourage. Chacun en prend pour son grade.

Cette nouvelle présente un futur qui n'a rien d'impossible étant donné le goût de bien des gens pour les titres de noblesse, les ors et l'apparat. Je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt. L'écriture est agréable et sobre, adaptée à ce sujet.

Une uchronie bien imaginée.

en EL

   placebo   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Le texte se lit bien. Des phrases parfois un peu longues avec comparaison multiple, mais ça tient.
"Est-ce la seule raison ? - Oui" : il veut dire "non" ?
"Mes frères le pourraient également" : les références "le pourraient" ne sont pas très claires après la tirade du père.

Sur le fond j'ai bien aimé l'humour présent tout du long. J'ai trouvé le texte assez explicatif par moment : dans le dialogue, l'avant-dernier paragraphe. En même temps, c'est difficile de ne pas donner d'explication. Manque un poil de narration pour moi.

Bonne continuation,
placebo

   IsaD   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire qui fait froid dans le dos. Ainsi, l'homme sera-t-il à jamais prisonnier de son besoin de pouvoir et de domination, ? De se mirer dans l'étang de son égo ? Ou de poursuivre la valse de l'esclavagisme ? Car, dans votre nouvelle futuriste, avec ou sans monarchie, la vie, les rapports sociaux, les pensées sont identiques à ce que nous vivons depuis des millénaires. C'est à désespérer que l'homme finisse un jour par apprendre...

Ce sont les réflexions qui me sont venues à la lecture de votre récit, par ailleurs très bien écrit, foisonnant de détails, de phrases ou de situations qui m'ont parfois fait sourire.

J'ai lu quelques une de vos nouvelles et le moins qu'on puisse dire, c'est que vous avez une écriture dynamique, visuelle et charismatique.

Cette histoire est finement racontée et, même si c'est un sujet qui ne me parle pas forcément, j'ai apprécié ma lecture. Merci donc pour ce partage.

   hersen   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Mais enfin, qui as-tu soudoyé pour que ta nouvelle paraisse le 14 juillet ? les correcteurs ? la publicatrice ? les commentateurs EL ? Nico ? Paris-Match ? mdr

Bon. parlons peu, parlons bien (ou l'inverse):

Notre bon Louis XVI donc a perdu la tête, mais le royaume n'a pas perdu la sienne et perdure. Oubliée la Terreur, oubliée la place du peuple dans la société, autre que celle de tireur de charrette à bras.

Et donc, cela fait-il une grande différence ?
Est-ce la question désabusée sous-entendue, que moi j'entends ?

Qu'est-ce qu'être roi ? Plus une histoire de blason, ou bien de privilèges ?
Mais mon dieu, je vois le mal partout ! Qui aurait des privilèges dans une démocratie ? on n'a jamais entendu parler de ça !

Une nouvelle atypique, étonnante. je ne peux pas dire que ce fut un environnement lectuel (oui, je sais, ça n'existe pas, mais j'aime bien !) qui me procure un réel plaisir de lecture, mais un côté "historique" qui laisse... qui laisse... rêveur ? nan. Qui laisse... glacé ? oui, c'est mieux. mais pas encore tout à fait ça. Qui laisse... désabusé. Ah, oui, c'est ça, désabusé.

Merci, Don, pour être capable de mener à bien ce genre de texte. Si on y réfléchit bien...

   Alfin   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Don,
Voilà un texte qui déménage ! la langue n'est pas en poche et les descriptions de la situation internationale, particulièrement savoureuse. Très heureux de voir que les baleines à bosse sont toujours de la partie au 22e siècle (23e ?). La narration est mise un peu de côté pour moi dans ce texte, il décrit l'évolution de la société de façon très amusante (et donc l'ensemble me plait beaucoup) mais j'aurais aimé vivre plus en profondeur cette journée.

Comme le dit très justement Hersen, le jour de parution est parfait, d'autant que c'est le 14 juillet le moins patriotique depuis 231 ans... Merci pour ce très agréable moment de lecture de comédie de science-fiction

Au plaisir de lire Napoléon IV :-)

   maria   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Donaldo,

Pas de remarques particulières sur le style, lecture sans accrocs.

Sur le fond :
- La "peur des barbares communistes...cette lubie dépassée", l'idée que malgré la fin de la guerre froide (1991), on cultive chez les monarques le souvenir de l’assassinant des Romanov par les bolcheviques, de génération en génération, de Louis XX à Louis XXX, m'a bien amusée.

- Beaucoup moins le "Far-West spatial où des hordes d'affamés se précipitaient sur toutes les routes à conquérir même si elles ressemblaient à des mouroirs cryogéniques".
Est-ce dire qu'il y aurait des gens qui n'auraient pas à manger sur Terre et qu'on on aurait recours à "un
exode programmé" pour qu'ils aillent mourir ailleurs !
Tu rigoles, hein ?

Merci du partage et bravo pour l'imagination.

   FlorianP   
4/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donaldo,

j'aime le ton humoristique que tu emploies dans cette uchronie où la monarchie est rétablie (malheureusement pas "confortable" en raison de "parlementaires [...] et d'un peuple trop peureux").
Petit à petit tu élargies notre vision sur le futur que tu dépeint.
D'abord la famille du monarque avec une progéniture "trop bas du front", puis la condition de la monarchie européenne qui ressemble au football d'aujourd'hui (elle se fait financer par "une compagnie aérienne du Quatar et des investisseurs de Dubaï" pour respecter le "fair play financier") et enfin la place de la France dans l'échiquier européen. Après avoir donné l'impression que notre pays s'en sortait plutôt bien, on se rend contre qu'il joue en division inférieur. J'ai trouvé que cela fonctionnait très bien et la description de la situation internationale particulièrement savoureuse (même si elle fait froid dans le dos).
Au final une vision assez noire d'un monde où chaque pays reste prisonnier de ses travers d'aujourd'hui.
En effet, peut-être pas si uchronique que cela...

Merci pour le partage et les réflexions.
Florian


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