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Sentimental/Romanesque
embellie : Un air de liberté
 Publié le 15/04/19  -  7 commentaires  -  11297 caractères  -  48 lectures    Autres textes du même auteur

Cette nouvelle est inspirée par le tableau « La bohémienne » de Frans Hals.


Un air de liberté


Octobre 1616. Monsieur Frans Hals annonce à son entourage qu'il se marie. Les épousailles entre Frans et Lysbeth ont lieu à Spaarndam, hors des bans de Haarlem, car la jeune femme est déjà engrossée de quelques mois. Frans n'a pas perdu de temps. Et il peint. Beaucoup. Son talent est reconnu.

Il réalise le premier portrait de groupe de la milice de Saint-Georges. En même temps, il est très demandé par des personnes des classes aisées, appartenant à différentes catégories : membres de familles hollandaises distinguées, personnages illustres ayant brillé au service de la République, gens de lettres, professeurs et savants.

Lysbeth s'intéresse peu au travail de son époux. Elle est tenue à l'écart de ses relations. Elle sait qu'à côté de la peinture il travaille comme restaurateur d’œuvres ; il est aussi marchand de tableaux et expert dans le domaine des impôts sur l’art, auprès des conseillers municipaux. Mais malgré tout, l'argent manque au foyer. Elle déplore, en silence, le comportement égoïste et dispendieux de cet homme pas très rangé. Il n'est pas question d'avoir une servante. Elle doit faire des prouesses pour nourrir sa famille nombreuse, courir au marché chercher les produits les plus avantageux. Elle n'a pas le temps d'être coquette. Elle sort souvent sans sa coiffe et en sabots, au grand dam de Frans qui lui fait remarquer de sa voix aigre souvent avinée qu'elle ne vit plus dans la poissonnerie de son père ! Toutefois, le jour où il doit s'absenter hors de Haarlem pour une semaine, il demande à sa femme de se rendre chez son fournisseur d'ocre. Il lui confie la clef de l'atelier afin qu'elle y dépose le produit dont il aura besoin dès son retour. La jeune femme obéit, enfile ses uniques chaussures pointues, brodées, aux petits talons bobines, glisse soigneusement ses cheveux blonds sous sa coiffe blanche bien empesée, jette un châle de laine sur sa robe grise et, malgré une fine bruine, se rend chez le marchand de couleurs. Le trajet lui paraît long et fatigant. Ses mollets se crispent à chaque pas, de peur de glisser sur le pavé humide avec ces souliers de ville qu'elle porte rarement.

Enfin de retour, elle rentre dans cet atelier qu'elle connaît si peu, dépose sa livraison et s'octroie quelques instants de repos. Titillée par une curiosité bien naturelle, elle décide de regarder les œuvres de son mari. Plusieurs toiles sont immenses, la plupart inachevées. Elle est impressionnée par ces hommes aux tenues noires et chapeaux aux larges bords, aux énormes fraises et manchettes en dentelle blanche. Il s'en dégage une telle impression de solennité, d'austérité... Elle fait le tour de la pièce, découvre quelques portraits individuels sur fond sombre, chaque personnage tenant un objet ‒ crâne, épée, livre, fleur ‒ insolite pour elle qui ne comprend pas la portée métaphorique de ces choix.

Certains de ces visages ne sont pas mornes, ils sourient, ils rient même comme les « Fêtards du Mardi Gras », mais la palette du peintre reste bien sombre.


Une toile de dimension raisonnable, posée au sol face contre mur, attire son attention. Au dos est accrochée une feuille blanche qui l'intrigue. Lysbeth se penche et lit :

Pour mon ami Hals :

Énigmatique est son sourire et son regard enjôleur.

Avec effronterie, mêlée de joie de vivre,

partie pour une ronde ou bien le tour du monde,

vibre en elle l’audace des grands voyageurs.

Provocatrice avec malice,

au milieu du sentier elle est tombée des nues,

comme une apparition, innocente sans vice,

pour offrir aux passants ses rondeurs ingénues.

Séductrice avisée ou accorte servante,

fille des grands chemins ou danseuse aux pieds nus,

seul le peintre le sait. Il a voulu montrer,

sous des formes plaisantes, un air de Liberté

chez sa très belle amante,

et notre œil étonné s’en trouve épanoui.

Pieter Corneliszoon Hooft – Muiden 1629.


« Que veulent dire ces mots ? » Elle retourne le tableau et reste stupéfaite.

C'est un éblouissement. De la couleur, vive et franche, de la chair fraîche un peu dénudée ! Une fille en cheveux, resplendissante de santé, de gaieté, souriante, au regard en biais malicieux...

« Dieu qu'elle est belle ! Cela existe des créatures pareilles ? » Elle pose ses mains sur sa coiffe mouillée, baisse la tête, regarde avec consternation sa longue robe d'un gris terne tachée de boue, s'assoit enfin pour mieux réfléchir. « Ces couleurs, cette lumière sont merveilleuses et si différentes de ce que Frans peint habituellement ! Je n'ai jamais vu de portrait si éclatant de vie... Mais que fait cette peinture ici ? » Elle la retourne à nouveau pour relire le poème. De petits hochements de tête rythment sa compréhension de chaque phrase. Finalement, ses yeux ne peuvent se détacher de l'avant-dernier vers : chez sa très belle amante. « Oui, le poème décrit bien le portrait. Cette très belle amante est cette bohémienne, et c'est l'amante de celui qui a peint le portrait. C'est donc... Mon dieu, est-ce possible ?... Frans... Sa très belle amante... Est-ce que je mérite un tel affront ? Et voilà où passe l'argent qui manque pour nos enfants. À choyer une fille de rien, une fille des grands chemins qui appartient à qui veut. Faut-il qu'elle lui plaise pour lui avoir inspiré un style si différent ! »

Le dépit, la colère, se mêlent à une atroce souffrance inconnue jusqu'à ce jour. Dans ses yeux, remplis de larmes, un grand désarroi. Elle retourne encore la toile et cherche la signature de son mari, en vain. « Si c'est lui qui a peint ce portrait, pourquoi ne l'a-t-il pas signé ? S'il est vrai que cette jeunesse est son amante, où l'a-t-il rencontrée ? » Elle trouve soudain à la belle un petit air narquois qui semble lui dire : « Mais cherchez madame, cherchez donc... »

Ah oui, elle va chercher ! Elle se redresse, essuie ses yeux, ses joues avec son châle. Un peu perdue, elle tourne en rond, va vers un secrétaire au fond de l'atelier, ouvre tous les tiroirs, fouille dans les papiers, espérant trouver un indice, un croquis portant peut-être un nom, une adresse... Des images surgissent dans son esprit : elle a pu voir quelquefois son mari se laisser aller à des gestes plutôt déplacés envers des dames pas trop farouches ; elles riaient, avaient l'air de trouver ça normal, et ces éclats de rire lui vrillaient le cœur.

Des paroles aussi, comme le jour où les amis de Frans, Asselyn et Post, invités à leur table, se glorifiaient de leurs conquêtes et où Frans avait assuré, goguenard, en jetant un coup d’œil vers sa femme : « Pour ma part, si je n'étais pas marié, mon attirance irait vers des étrangères. Elles ont plus de tempérament que nos hollandaises, savez-vous ? » La pauvre Lysbeth avait baissé le front en rougissant.

Pour l'instant, il faut absolument qu'elle trouve cette bohémienne. Elle connaissait la renommée du poète Hoost mais ignorait cette relation d'amitié avec son mari. Elle sent confusément qu'elle devrait demander où il habite, aller le voir, le harceler de questions, mais elle sent simultanément qu'elle n'osera jamais. La fille d'un poissonnier ne saurait vraiment comment se comporter face à un homme aussi haut placé dans la société hollandaise. Elle décide de chercher seule, bien déterminée à trouver cette beauté et lui demander des comptes. Elle se doute qu'elle ne la trouvera pas dans les beaux quartiers de la ville, dans ces rues aux maisons étroites, aux briques rouges avec pignon, dont les cours intérieures fleuries sont si jolies. Là ne vivent que des bourgeois. Elle pense sortir du centre de Haarlem, se diriger vers Overveen où elle sait que se trouvent des campements de tziganes.

Elle ferme l'atelier et part d'un bon pas le long du canal, passe devant l'Oudemannehuis, non sans frémir car cet établissement étant l'hospice des vieillards elle a souvent vu en pensée son mari finir là ses jours, complètement ruiné. Elle marche avec détermination. La voici dans la rue Kleverlaan, ce n'est plus très loin. Elle arrive à la place du grand marché, qu'elle traverse avec réticence. Elle n'apprécie guère la lourdeur des marchands qui n'hésitent pas à haranguer les clientes avec des plaisanteries, des suggestions souvent déplacées, soulignées de rires gras...

Soudain, couvrant le brouhaha général et les appels des marchands, une voix féminine l'interpelle ; c'est sa belle-sœur Anieta. Les deux femmes sont très liées d'amitié, quoique les deux frères ne se côtoient guère. Dirck est également peintre, mais ne mène pas la vie débridée de Frans. Toutefois, ils font partie tous deux de la chambre de rhétorique de Haarlem dénommée « Les sarments de vigne » ce qui les a quelque peu rapprochés.


Lysbeth veut raconter sa déconvenue. Elle parle vite, veut tout dire à la fois : le portrait, le poème, les couleurs, le poète, l'absence de signature... Anieta ne comprend rien :


– Calmez-vous Lysbeth. Il s'agit d'un portrait ? Du portrait de qui ? Pourquoi vous mettre dans un état pareil ? Expliquez lentement.

‒ Venez donc voir, c'est bien plus simple !


Elle prend Anieta par le bras, l'entraîne jusqu'à l'atelier, épuisée par les émotions et les pas glissants sur le sol bosselé. Sitôt la porte ouverte, elle quitte ses petits souliers à talons et court pieds nus jusqu'au maudit tableau qu'elle prend dans ses mains et brandit devant les yeux de sa belle-sœur.


– Oh, Lysbeth ! Je comprends ce que vous avez imaginé, mais ce n'est pas ça du tout. Assoyez-vous. Écoutez-moi. Vous savez que chaque année un peintre de la ville est désigné par la société littéraire « Les sarments de vigne » pour représenter en peinture leur devise qui est « L'amour par-dessus tout ». Cette année, Dirck a eu cet honneur et cette charge. Il a cru bien faire en exécutant le portrait de cette tzigane peinte en plein air, du côté d'Overveen, car pour lui « elle est l'incarnation même de l'amour libre » disait-il. Mais le jury n'était pas de son avis. Il a été obligé de proposer une œuvre plus « convenable ». Il a donc remplacé la « Bohémienne » par « Musikunterricht », ce couple ridicule où un homme au chapeau largement emplumé apprend à une grasse bourgeoise vêtue de satin blanc à jouer du pipeau. Vous vous rendez compte ? Un scandale pour lui. Il a été si vexé qu'il n'a plus supporté de voir son tableau. Il en a fait cadeau à Frans, avec autorisation de le signer à sa place, ce qu'il n'a pas encore fait je crois. Mais vous n'avez pas reconnu les couleurs de Dirck ? Elles sont tellement plus belles et plus gaies que celles de Frans, et cette lumière...


Depuis quelques secondes Lysbeth n'écoute plus. Dans son esprit naissent des évidences : « Mais alors, c'est Dirck qui est un ami de Pieter Hoost, et le poème... chez sa très belle amante... oh, là là, pauvre Anieta !... »

D'un geste vif elle arrache le papier, le déchire et le glisse dans son décolleté.


– Mais qu'est ceci ?

‒ Rien Anieta, je vous assure. Une feuille sur laquelle j'avais noté les divers lieux où je pensais retrouver cette fille de mauvaise vie, et j'étais partie à sa recherche quand je vous ai rencontrée.

Allons n'y pensons plus, je vous en conjure. Ni moi... ni vous !


 
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   hersen   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sans connaître bien les peintres hollandais, je sens que l'auteur connait bien son sujet.Donc, premier point, j'apprends !

Le déroulé de la nouvelle n'a rien de surprenant,mais on le lit gentiment. J'ai aimé surtout la partie un peu mic-mac entre les peintres qui se refilent leurs tableaux, pour qui ils peignent, les gens qu'ils côtoient. Qu'ils peuvent être talentueux et pingres pour faire vivre leur famille, aussi, même en ayant de riches clients.

le personnage de Lysbeth est touchant. Elle semble tellement décalée par rapport à la vie de son mari qu'elle n'est pas vraiment en mesure de comprendre son art.

C'est une anecdote agréable à lire, bien écrite, sans chercher à faire plus que nécessaire, mais peut-être que ce sujet qui traite de l'art aurait mérité un peu plus de recherche dans la présentation de l'intrigue.

   Corto   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une belle aventure à l'ancienne, qui place les personnages dans l'ambiance et les convenances de 17ème siècle aux Pays Bas.

On prend plaisir à s'immerger dans cette époque en suivant les inquiétudes de Lysbeth qui se voit déjà trompée (au moins picturalement) jusque sous son propre toit.

Sans connaître vraiment les lieux on n'est pas gêné par des noms imprononçables qui participent au dépaysement du lecteur qui finit par participer à l'aventure.

Un texte bien réussit qui capte l'attention jusqu'au dénouement final.

Bravo.

   GillesP   
15/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'anecdote est plaisante. J'ignore si elle est vraie, mais l'auteur a l'air de bien connaître son sujet. L'écriture est agréable et au service de l'histoire.
Deux détails:
1. Le poème est en vers libres, même s'il y a quelques alexandrins, ce qui ne se faisait pas au XVIIe siècle. En même temps, on peut considérer que c'est une traduction d'un poème hollandais, donc ça tient, finalement.
2. Il y a une phrase qui me semble inutilement alambiquée: "elle passe devant l'oudemannehuis, non sans frémir, car cet établissement étant l'hospice des vieillards, elle a souvent vu en pensée son mari finir là ses jours". Pourquoi pas, plus simplement : elle passe devant l'oudemannehuis, non sans frémir car elle a souvent pensé que son mari allait finir ses jours dans cet hospice de vieillards, complètement ruiné".
Au plaisir de vous relire.
GillesP.

   senglar   
15/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Embellie,


Frans Hals ! Un peintre que j'aime beaucoup au départ mais j'étais bien moins informé que vous quant à sa vie, pour ce... un grand merci :), je connaissais avant tout ses tableaux et, à tort et à ma totale confusion, je le prenais pour un peintre de genre, un sous-peintre pour l'époque quoi alors que c'est tout le contraire, c'était un peintre d'apparat, un peintre d' "Histoire" quoi n'ayons pas peur des mots ni des catégories officiellement admises et ainsi nommées, le "genre" ne lui étant qu'occasionnel, grâce à vous je peux rectifier le tir et mon optique :) Bon ce long préambule pour vous dire qu'au départ du récit j'étais déjà conquis.
Quels détails ! Quelle érudition dites-moi ! Où êtes-vous donc allée chercher tout ça ?... C'est un travail d'encyclopédiste, à tout le moins de bibliothécaire ; un petit reproche ici : peut-être toute cette documentation - restituée plus que suggérée - empèse-t-elle un peu le récit ici et là telles les fraises de ces notables de Haarlem. Mais j'ai engrangé et cela ne m'a pas déplu, voilà toute une recherche que je n'aurai pas à faire si j'ai de nouveau à faire avec ce peintre.

"La bohémienne" dites-moi Embellie, vous qui savez tout à son sujet, n'est-ce pas une copie de ce tableau que Samantha a suspendu dans l'entrée de sa coquette demeure de Sorcière bien-aimée (ou bien était-ce Malle Babe, la sorcière de Haarlem ?...) ? Selon mes réminiscences en tout cas et puis vous me faites souvenir d'Elizabeth Montgomery et de son nez mutin qui m'ont toujours ébloui, la sorcière bonde et son joli nez staccato.

Et si vous nous troussiez une histoire avec Hille Bobbe, une vraie sorcière celle-là ?

Dites-moi, comme elle est amoureuse Lysbeth, simple et sublime à la fois, quel idiot ce Frans ! Je ne savais pas que le tableau n'était pas signé. Où êtes-vous allée chercher ça ?

Permettez-moi une pirouette pour conclure : un tableau canon qui ne respecte pas les canons ! Je sais... j'ai honte ! Mais dans la vraie vie c'était quand même une sacrée beauté canon de l'époque non ! lol


senglar de Brabantie

   Donaldo75   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour embellie,

J'ai apprécié l'écriture maitrisée de cette nouvelle, et sa narration. Il y a un côté « old school » dans le style qui finalement va bien avec le cadre de l'histoire, cette austère Hollande du Nord du dix-septième siècle.

Je n'ai pas rêvé mais je suppose que ce n'était pas le but. Le lecteur découvre Frans Hals. Je me souviens qu'il avait, quand je vivais dans le coin il y a vingt ans, son musée à Haarlem et qu'il représentait la fierté des habitants du cru. Est-ce toujours le cas ?

Merci pour le partage.

Donaldo

   maguju   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Etant une grand fan de l'oeuvre de Vermeer- j'ai eu l'occasion de séjourner à Delft à plusieurs reprises- j'ai beaucoup aimé votre nouvelle. Vous avez su trouver un style qui colle parfaitement au contexte de votre histoire. Celle-ci est plaisante et bien menée, sans surenchère. Bravo à vous.

   plumette   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai beaucoup aimé l'atmosphère de cette nouvelle. Il y a une jolie progression dramatique, très bien menée avec cette Lysbeth pour laquelle on se prend immédiatement d'affection.

Le style maîtrisé, précis, rend très bien compte de l'univers du peintre,avec ses tableaux de commande et sa vie dissolue sans beaucoup de respect pour son épouse.

Les sentiments par lesquelles Lysbeth passe sont des sentiments intemporels qui nous la rendent très actuelle.

L'histoire est-elle réelle? ( substitution de peintre pour cette oeuvre) ou est-elle le fruit de l'imagination de l'auteure qui connait bien toute l'oeuvre de Frans Hals?

Et cette incise du poème, en voilà une bonne idée!

vous avez su piquer ma curiosité et capter mon intérêt avec cette histoire venue d'un autre temps.

Merci pour la lecture


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