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| ANIMAL
14/11/2025
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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C'est bref, comme l'indique la catégorie, mais tout de même un peu trop. J'ai dû lire deux fois pour être sûre que Bigbad n'était pas la vieille bique car je croyais que deux femmes avaient dévalisé une vieille dame et enterraient une partie d'un butin. D'autant qu'au début on parle d'un sac et plus loin des autres sacs. Dos puissant, nuque épaisse et mains énormes pouvaient s'appliquer aussi à une femme corpulente, seuls les bras velus et musclés m'ont collé un doute.
Mis à part ce petit manque de clarté qui serait facile à éviter (en donnant à Bigbad un nom masculin sans équivoque et/ou en précisant le corps ou les sacoches) ce méchant petit texte est bien ficelé. Mais j'aurais au moins aimé savoir ce que trafiquait la vieille. Quelques mots de plus suffisaient. Donc pour moi bien vu mais insuffisant. |
| Donaldo75
23/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Enfin une brève littéraire qui ne ressemble pas à un début de nouvelle ou à un résumé. Ici, la narration est condensée, pas de chichis ou de pacotille juste du visuel. La fin est bien vue. C'est du direct, pif paf boum et voilà le résultat, tout en restant écrit afin d'imprimer une tonalité à l'ensemble. Cette catégorie n'est pas des plus faciles à réussir et je trouve que dans le cas présent le récit coule de source. C'est raconté, vécu, écrit.
Que demander de plus ? Merci pour le partage. |
| papipoete
28/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour EtienneNorvins
Des sacs de biftons plein l'auto ; le tueur de la vieille peau aura vite fait de creuser le trou, et la jeter au fond... Ah, tout ce blé ! fais chier de partager...pendant qu'il y est au-dessus du trou, suffirait de pas grand chose, pour qu'y tombe le Gros Bigbad , - oh mince, mon pétard... le coup est parti tout seul...Bigbad a trébuché dans l'trou ! NB je dois avouer que ce millier de caractères m'a tiré à lui ; j'ai lu, vu le trou et le gros Bigbad qui pourrait être, après le cadavre à planquer, un idéal bouche-trou ! ni vu ni connu ; d'ici qu'on vienne chercher les deux macchabés ici, y'a longtemps qu'il n'y aura plus la moindre trace ! ni vu ni connu, que j'vous dis ! une histoire amorale, que celle-ci où la sauvageonne débarrassée de cette " peau de vache de bonne-maman " n'est guère reconnaissante envers son sauveur !! mais j'ai pourtant bien souri... PS je ne maîtrise pas tout l'anglais, alors la traduction réelle de " small hood, sharp teeth " m'irait bien dans cette " petite raie rouge " |
| Robot
28/11/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une nouvelle "éclair" ! Au moins, cette brève à un début, un développement court, et un final.
Au quatrième alinéa je me suis douté de ce qui allait arriver, sans cependant avoir deviné qui serait la victime. Vite lu mais avec plaisir. |
| Louis
1/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Cette brève littéraire constitue une variante du conte bien connu : le petit chaperon rouge.
Mais il ne s’agit pas ici d’un conte pour enfants, le récit s’adresse plutôt à des adultes. On retrouve dans cette brève histoire la triade des célèbres personnages : la mère-grand, le loup et le petit chaperon rouge. Si la structure triangulaire du conte traditionnel est conservée, la personnification des places subit une variation, de même que la position de ces places. Ainsi, la « bonne-maman » se substitue à la Mère-grand. On ne peut s’y tromper : elle n’est « bonne » que par ironie. Aucun des personnages, en effet, n’est moralement "bon" dans cette histoire, où seule l’efficacité importe, nullement la moralité. La « bonne-maman », victime d’un assassinat, est désignée comme une « peau de vache ». Une femme "méchante" donc, malgré des apparences de bonne mère. Une femme malhonnête, qui s’est enrichie par une « combine ». Une femme cupide, avare, qui dissimule son « magot » comme le personnage de Molière dissimulait sa "cassette". Une inversion par rapport au conte de Grimm est opérée. Le Chaperon rouge n’apporte pas de « galette », mais celle-ci est faite par la « bonne-maman », et le sens du mot glisse de la pâtisserie vers la fortune en pièces d’argent. Le mot : « beurre » subit lui aussi ce même glissement : « la rosse en avait fait, du beurre ». Le chaperon rouge vient donc, dans cette nouvelle version, dérober la "galette" et s’emparer du "beurre", et non les offrir. « Bigbad » tient la place du loup ; personnage du grand méchant, comme son nom en anglais l’indique suffisamment. Il est perçu par la jeune fille en rouge clairement : « Cupide… Machiavélique. Et impitoyable ». Sa démarche, pour en finir avec « la vieille bique », se fait « à pas de loup ». Il apparaît, dans « le faisceau des phares » d’une puissance animale : « des bras velus et musclés » ; des « mains énormes » ; « une nuque épaisse » ; un « dos puissant ». La jeune fille, elle, porte « un bonnet rouge à pompon ». Chapeautée à la fois de douceur (les pompons) et de violence (la couleur rouge sang de son bonnet). Complice de Bigbad, elle a participé au crime crapuleux de la vieille dame. Elle sait cependant que Bigbad, une fois le cadavre enfoui, "ne fera d’elle qu’une bouchée". Il est resté un compère tant qu’il a eu besoin d’elle, besoin de ses lumières pour découvrir le "magot", mais désormais en possession du "trésor", il n’hésitera pas, tant il est « cupide » et « impitoyable », à se débarrasser d’elle. Il lui faut donc ruser, et le "flinguer" avant qu’il ne lui "fasse la peau". Elle le sait, parce qu’elle personnifie l’art qui triomphe de la dissimulation, dans une capacité à démasquer, mettre à jour, révéler ce qui est caché ou travesti. Elle sait voir et percevoir, et "lever les masques", elle sait "loup-voyer", elle est "loup-voyante" ; personnifie la ruse, l’intelligence rusée, la sagacité. L’ensemble du texte se fonde sur l’opposition entre dissimulation et découverte ou révélation, grâce aux vertus de sagacité, de pénétration d’esprit, de clairvoyance du "chaperon rouge". La « bonne maman » a dissimulé argent et bijoux, acquis par ruse ( « sa combine »), mais la jeune fille a su, par sa sagacité, par sa pénétration d’esprit, le découvrir : « le magot était bien là où elle pensait… » Bigbad se présente comme le champion de la dissimulation. Il sait comment dissimuler le cadavre dans la forêt, pour qu’il ne soit pas repéré. Il sait feindre aussi. Se présente en être de confiance : « Fais-moi confiance, petite… ». Il sait, dans sa duplicité, masquer sa fourberie. Mais la jeune fille est clairvoyante. Elle parvient à lire dans l’adresse et l’efficacité manifestées à tuer, dans son manque de scrupules, dans son habileté à camoufler les crimes, qui témoigne d’une expérience acquise, la brute impitoyable révélée par ces dispositions, et qui joue le rôle du complice qui la trahira. L’apparence de chacun recouvre une animalité dépréciative : « vache ; bique ; rosse » pour la dame ; apparence "bestiale" de Bigbad, son nom et sa démarche de loup. Chaque personne masque un animal. La jeune fille aussi sait jouer de la dissimulation, autant qu’elle sait la déjouer, ainsi elle cache une arme, « flingue caché sous sa pelisse ». Elle cache une puissance violente, sous l’apparence d’une frêle jeune fille. Elle aussi s’apparente à l’animalité, mais dans une moindre mesure ; il y a chez elle du limier par son "flair" ; du renard par sa ruse. Mais elle sait repérer les animalités cachées en chacun. Jeune fille faible, elle ne peut se "débrouiller", ne peut s’en sortir, ne peut survivre que par sa grande sagacité, par cette intelligence rusée que les Grecs anciens dénommaient la "métis", et dont elle est ici une incarnation. Le contraste entre la force physique de Bigbad et la jeune fille que l’on devine frêle et menue, mais très rusée, oppose deux forces distinctes. Alors que la moralité est laissée de côté, dans le rapport des personnages, pour ne laisser agir que des rapports de puissance, des rapports de force. Puissance de la "métis" contre force physique. Cette force, physique et brutale, manque à la jeune fille, sa puissance ne peut donc résider que dans sa clairvoyance, dans son pouvoir de percer ce qui est dissimulé, dans sa "métis". Elle joue aussi de la force violente, avec la dissimulation de son « flingue » ; manifeste la perspicacité du lieu et du moment dans la forêt où Bigbad et la « bonne-maman » disparaîtront, expression de son intelligence du moment favorable. Mais il a lui a fallu d’abord percevoir clairement les manigances des deux autres, et se montrer plus rusée qu’eux, pour l’emporter sur le terrain même de la feinte et de la ruse, et assurer sa survie. Sa "métis" apparaît comme la revanche du plus "faible" dans une lutte sans pitié pour l’existence. Merci Etienne pour ce texte court, mais intéressant. |




