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Fantastique/Merveilleux
geob : Portrait de Josébio en homme saoul
 Publié le 24/03/10  -  9 commentaires  -  9681 caractères  -  68 lectures    Autres textes du même auteur

Drame de l'imagination qui se lasse de tout, mais laisse des traces.


Portrait de Josébio en homme saoul


C'est une table crasseuse. La scène se passe là, entre les miettes du déjeuner, les cendres d'une gitane et le visage remarquable de Josébio, la joue collée contre le formica. Ses yeux pétillent sous des paupières closes. Il est immobile. Tu te demandes où est la bouteille ? Le jeu est éculé mais il manque une bouteille. Comme pour asseoir sur du liquide l'état d'hébétude dans laquelle on se figure Josébio. Comme pour troubler le décor, faire couler la peinture, et que des "parce que" ponctuent les "pourquoi". Pourquoi est-il étalé sur cette table, Josébio, pourquoi a-t-il le col relevé jusqu'aux oreilles et le souffle dur ?


La bouteille est sous la table. Josébio est saoul comme un marin polonais, pour le dire prosaïquement. Et ça fait un barouf dans sa tête...


Autour de l'homme ronronnant, qu'un fragile filet de bave unit inextricablement à la table, s'étire une vaste pièce qui semble sans fin. Un parquet abîmé, si souvent foulé, des murs sombres, une lampe qui descend maladroitement du plafond, comme pour rappeler qu'il y a un plafond, et le bruit cadencé d'une machine infernale dans la pièce voisine. On dirait une de ces peintures réalistes du XIXe siècle qu'on voit dans les musées, et censées figurer la misère du monde. Sauf que Josébio n'a pas du tout envie de figurer la misère du monde. Et puis en a-t-il seulement la carrure, l'éloquence ? Ah ! mais tous ces gens qui passent et qui l'observent, indifférents, apitoyés, contemplatifs, subjugués. Il y en a même un qui prend des notes. Josébio se demande ce qu'il fait là, dans ce tableau. S'il se lève pour sortir, ses jambes vont le trahir, il va chanceler, s'étaler par terre et il vont se moquer. Il sent bien que, sous le vernis dramatique, l'ironie est dans l'air, suspendue à ses mouvements empruntés. Alors il préfère rester immobile.


Mais bientôt, une voix le tire de sa torpeur.


- Remue-toi !


Il colle une main sur son oreille dégagée. Il voudrait être sourd, disparaître comme une autruche en plongeant sa tête dans l'épaisseur ensablée de ses pensées. À quoi il pensait au juste... Il était sur le point de s'endormir sur l'opulente poitrine de sa tante Zéphilia, la bouche en cœur. Mais voilà que cette voix de piaf l'asticote encore.


- Allez remue-toi. Fais-nous un petit numéro, un tour de magie !


Cette fois ce sont plusieurs voix qui reprennent en chœur :


- Oui ! Un tour de magie !


Un tour de magie ? Il en connaît quelques-uns mais... il ne veut pas se faire remarquer. Il n'est pas du genre à se donner en spectacle, Josébio, pas du genre à laisser aux autres le confort de se sentir sobres, à côté de lui. S'il est fou, il est de ceux qui n'aiment pas que ça se sache.


- Une pirouette !


Une pirouette ? et puis quoi ! Ils le prennent pour un chat savant, une femme à barbe ? Josébio est un philosophe et même beurré, il ne se laisse pas aller aux errements des corps saouls dans leur vaine polémique avec la gravité. Mais puisqu'ils ne veulent pas le laisser cuver peinard, il va se griller une cibiche.


Sans bouger de sa position initiale, il allume une gauloise. L'assistance est circonspecte. Josébio disparaît derrière les volutes de fumée. Mais quand il rouvre les yeux, il distingue les visages menaçants de ceux qui l'observent, tel un jury de cire molle, à travers le brouillard carbonique qui se dissipe. C'est un curieux conciliabule. Le ministre des Affaires sociales pointe un doigt en l'air. Une bande de communiants patibulaires le dévisagent, la main sur le crucifix, prêts à lui faire son affaire dans la ruelle. Le juge d'application des peines mange un sandwich aux crudités en ruminant son verdict. Josébio reconnaît même un animateur de télévision qui sourit et n'arrête pas de lui faire des clins d'œil en agitant ses petites fiches. Chacun argumente pour savoir quelles couleurs sont le mieux à même de rendre la misérable tribulation de Josébio dans toute sa profondeur larmoyante.


Un communiant : On pourrait le crucifier, ça serait du meilleur effet.


Le juge d'application des peines (Il parle la bouche pleine.) : Il faut lui tailler la barbe, il a l'air d'un communard ! Faisons-lui un postiche républicain, l'État le lui rendra...


Le ministre : … En bons alimentaires !


L'animateur télé : Tout cela manque cruellement de couleurs vives. Un peu de sang peut-être ? Rien qu'un filet, au coin des lèvres, montant d'une vilaine quinte de toux...


Le juge : Hum... un tuberculeux ?


Un communiant : Un phtisique ! c'est plus catholique.


Josébio souffle fort pour les chasser tous, laissant échapper un rot sonore. “Pardon”, murmure-t-il, alors que les sculptures fumantes se dispersent. Puis il ferme les yeux, prêt à sombrer dans un sommeil oublieux. Enfin.


L'opulente poitrine de sa tante Zéphilia.


L'odeur du café.


La tapisserie fleurie de la cuisine.


Son nez qui le chatouille.


Son nez qui le chatouille. Encore.


- Hé, Josébio, tu me remets ?


Josébio écarquille difficilement les yeux, comme s'il avait dormi tout un hiver, résolu à en découdre avec les stupides avatars de son delirium. Mais il doit loucher pour aviser l'importune ailée qui se tient debout sur la table, et joue avec les poils de son nez.


- Tu me remets ?


Josébio (Il soupire.) : Tu es une mouche qui parle.


La fée : Je ne suis pas une mouche, je suis une fée. Et je suis venue te tirer les vers du nez, si j'ose dire. Je vais faire de toi le poète que tu es.


Josébio (lascivement) : Repasse demain alors, pour les vers et tout... (Il ferme les yeux à nouveau.)


La fée : Demain et maintenant c'est tout comme ! Tu es figé Josébio. Figé sur la toile. Le temps qui passe, tu t'en es tellement moqué qu'il n'était pas rare de te confondre avec un siècle entier, quand tu marchais à l'envers dans la foule pressée.


Josébio (les yeux toujours fermés) : Le temps, il a laissé quelques traces...


La fée : Caprice d'artiste ! Un visage sans âge. Des souvenirs ?


Josébio : C'est que... Je bois trop.


La fée : C'est que tes souvenirs sont pareils à des craquelures dans la peinture. C'est qu'ils s'étalent en surface. Regarde-toi, bariolé comme une toile surréaliste, sapé comme un Picasso. Le portrait craché d'un soir de brume à Anvers ! Mais il te manque encore quelque chose... C'est pour ça que je suis là, pour chasser la poussière. Moi, je suis un peu comme le sourire de la Joconde, la perle de Vermeer...


Josébio : Le cul de Madonna ?


Elle le frappe légèrement de sa petite baguette que l'on croirait sortie tout droit d'un conte de fées, ou d'un magasin de farces et attrapes.


La fée : Ne te moque pas. J'ai des pouvoirs magiques...


Josébio : D'accord.


La Fée : Tu sais, à chaque fois que tu souffles dans ta bière, quelque part, il y a une fée qui meurt.


Cette fois, il ouvre les yeux et la scrute un instant. Elle a les mains dans le dos et un petit air malicieux. On dirait une pin-up des années 50, enfin, sans les seins. Ou peut-être qu'il hallucine, après tout...


Josébio : Tu dis n'importe quoi.


La fée (Elle regarde ses ongles comme pour vérifier son vernis.) : Mouais, peut-être bien... Mais tu ne le feras plus d'accord ? (elle s'arrête un instant, ils se regardent.) Bon, faut que je file.


Josébio : Déjà ?


La fée : Je ne voudrais pas que tu me voies mourir, les fées ne vivent pas longtemps tu sais.


Josébio : C'est comme les mouches.


Elle a l'air un peu vexée, pas longtemps. Tout semble aller très vite sur son petit visage de fée.


La fée : Oui, si tu veux. Tu penseras à ce que je t'ai dit ? Tiens, et pour que je sois sûre que tu ne vas pas t'endormir (Elle claque des doigts.), tu ne peux plus fermer les yeux maintenant.


Elle lui fait un clin d'œil – mais lui ne peut évidemment plus répondre – avant de disparaître dans son dos. PFUIT.


Josébio reste là, à se demander s'il préfère le rêve à la réalité, et s'il peut encore faire la différence entre les deux, et surtout s'il reste de ce liquide brûlant dans la bouteille. Une fée. Une invention de son esprit embué oui ! N'empêche qu'il ne peut plus fermer les yeux. De grands yeux d'un noir lumineux qui éclairent maintenant la scène. Josébio pourrait se lever maintenant. Dire tout ce que ses yeux ont vu, et déformé, réécrire le monde avec sa petite touche personnelle, en aiguisant les angles. Ça serait inutile. Josébio n'est pas vraiment un bavard, et puis, dans ses yeux, pareils à deux curieuses mappemondes, tout est dit.


De grands yeux noirs.


Dans lesquels se reflète bientôt la figure tutélaire et loqueteuse d'un homme, en caleçon sous une robe de chambre, tenant un pinceau dans la main. L'artiste, avec dans son sillage, le déluge.


L'homme au pinceau (Il parle fort, fait de grands gestes.) : Tu es encore là toi ?


Mais Josébio est bien incapable de répondre à la question.


L'homme au pinceau (qui s'en fiche pas mal et ne semble pas vraiment attendre de réponse) : Je t'ai sacrifié six putains de journées, tu sais. Autant que Dieu pour fabriquer ce foutu monde. Et hier soir, j'ai bu comme un sagouin, j'ai déblatéré, gesticulé, j'ai fait semblant d'aimer des femmes qui faisaient semblant de m'aimer. J'en ai même payé quelques-unes. Aujourd'hui je suis fatigué et je vois tout à l'envers. (Il plonge son pinceau dans un bocal.) Et puis, tu m'ennuies. (Il agite le pinceau en l'air.) Tu voudrais prendre ma place c'est ça ? Tu as cru que le monde pouvait se passer de moi ? (Il hoquette.) Tu vas voir...


Josébio disparaît sous une couche de bleu.


 
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   florilange   
5/3/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Histoire de la naissance d'1 personnage dans 1 tableau & de sa disparition, après 1 nuit de soulerie.
Dès le début on comprend bien qu'il s'agit d'1 tableau. Mais les divagations sont apparemment celles du peintre.
Le style est inégal, les dialogues aussi.
Je n'ai pas trop aimé cette histoire, 1 peu fumeuse, comme les vapeurs de l'alcool & de la cigarette.
Florilange.

   Perle-Hingaud   
22/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Voici un texte sur lequel je suis partagée :

L’auteur lève très vite le suspens, on entre dans le fantastique : nous sommes dans un tableau. La catégorie Fantastique ne serait-elle pas préférable ?

Sur la forme :
Je regrette quelques points :
Le choix de certains adjectifs ou images, parfois étonnants. Par exemple :
- premières phrases :
« C'est une table crasseuse. La scène se passe là, …» Je visualise bien la table, mais comment une scène peut-elle s’y passer ?
« Ses yeux pétillent sous des paupières closes » : désolée, cette image ne me parle pas.
« Le jeu est éculé » : de quoi parle l’auteur ?
Des adjectifs étranges : « Un souffle dur » ?
La variation de registre du vocabulaire : parfois recherché, puis argotique : « un barouf », « laisser cuver peinard » sans que l’on identifie clairement si c’est le personnage qui pense (l’argot peut alors se comprendre) ou la suite de la narration (dans ce cas il y a un changement de registre peu adapté).


Sur le fond, il me semble que l’auteur dévie de sa ligne directrice sans que je comprenne où il veut en venir, dans le passage relatif aux voix, puis aux spectateurs :
« remue-toi » : qui intervient ? Plusieurs voix : donc ce n’est ni le peintre, ni le narrateur, mais sans doute les spectateurs. Ce qui laisse supposer que le tableau est exposé. Ce fait est pourtant contredit dans la suite de l’histoire.
Dans la même logique, l’auteur part sur une piste qu’il abandonne ensuite : la description des spectateurs : On a alors deux niveaux de fantastique, car non seulement le personnage du tableau est vivant, mais les spectateurs sont, eux, totalement absurdes, irréels.

Donc à mon sens, l’histoire effleure différentes pistes, et aurait gagné en puissance avec une ligne directrice plus marquée.

Pourtant, je trouve des qualités à ce texte :

Certains passages sont à mon sens poétiques, ou bien trouvés. L’effet est malheureusement gâché par la suite :
« Autour de l'homme ronronnant, qu'un fragile filet de bave unit inextricablement à la table » : ça, j’aime beaucoup. La suite : « une vaste pièce qui s’étale sans fin », beaucoup moins.

J’aime le dialogue avec la fée : je le trouve absurde et souvent poétique. Dans la mesure où la fée est DANS le tableau, son intervention reste dans la logique initiale (intérieur onirique, extérieur réel), mise à mal par l’intervention des spectateurs.


La fin est décevante, à partir de l’arrivée du peintre : on tombe dans le déjà vu, toute la poésie, l’extravagance, se sont envolées. Dommage.

Un texte original, mais qui, à mon avis, pourrait être plus abouti.
Je suis curieuse de lire cet auteur dans une autre nouvelle.
Bonne continuation,

   Anonyme   
7/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Texte bien écrit.
Des idées originales : comme décrire l'homme dans un tableau et lui donner vie, une mouche-fée etc ...
L'échange avec la fée est le moment le plus vivant, et le plus rythmé du texte, et le plus humorisitique..
Des parties pas très claires : qui lui parle, qui est l'assistance ?
"Tu te demandes où est la bouteille ?" ce "tu" est adressé par qui dans le premier paragraphe ? pas par le peintre comme dans le dernier paragraphe.
Globalement, je trouve qu'il y a un manque de rythme, impression qui peut être liée à l'incompréhension des premiers paragraphes...

   Anonyme   
24/3/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Un texte de bonne qualité narrative, mais qui souffre d'un défaut majeur: pourquoi tous les dialogues sont un mix entre le dialogue théâtral et le dialogue romanesque? C'est franchement dommage et je pense que l'auteur devrait absolument choisir entre l'un ou l'autre.

Parce que le texte y gagnerait en force, en facilité de lecture et de texte correct, il deviendrait un bon texte, vraiment.

EDIT

A la relecture et avec la mise en page en gras je trouve que c'est encore pire. Ca voudrait être du théâtre sans en être et là franchement j'ai du mal. Le fond qui n'est à priori pas mauvais est totalement desservi par ça.

   Anonyme   
14/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour

Une toile assez burlesque avec bcp de personnages n'ayant rien à voir les uns avec les autres réunis au même endroit. Si je devais repeindre selon le schéma j'obtiendrai : un bouge dans lequel un ivrogne-magicien-poète-pirouettiste cuve entouré de plusieurs communiants (sans oublier le crucifix) ; d'un juge d'application des peines (?) d'un ministre des affaires sociales (?) d'un animateur de télévision (?) et pour finir d'une fée... cherchez l'intrus !
En fin de compte vu comme ça, c'est amusant.

J'ai eu du mal avec cette phrase : "Tu te demandes où est la bouteille ? Le jeu est éculé mais il manque une bouteille." Perso, je ne me suis pas posé la question. Ce qui me gêne c'est "il manque une bouteille" alors qu'elles ne figurent pas dans le tableau, hormis celle qui est sous la table. Pour moi il ne manque pas de bouteille : elle est sous la table. Pourquoi devrai-je la chercher puisque je la vois ? Et de quel jeu parle-t-on ? L'auteur m'invite à contempler une toile, donc je la regarde. J'ai pas compris le jeu... si ! à l'instant où j'écris, je pense à ces jeux où n'importe qui et n'importe quoi sont réunis et où on doit retrouver des objets cachés... je quitte donc la toile pour me retrouver face à une image, dommage.

J'aime bien le côté absurde du texte. L'écriture est agréable et le tout se lit facilement. Le titre est bien trouvé.
Ce que j'aime le plus c'est la fin, lorsque le peintre (homme pinceau, très joli) entre en scène.

Bonne continuation et bon courage pour la suite

   Margone_Muse   
25/3/2010
...
Je ne noterai pas un texte que je n'ai pas compris.
Moi qui me fait mes "films" en lisant, là, je n'avais que des mots devant les yeux. Impossible de faire disparaître les phrases au profit d'images tant c'était... je sais pas... le bordel (pardon).
L'idée de départ est bonne je trouve, originale, mais un peintre ne peux pas "changer" les choses de la toile comme ça... A la rigueur, on pourrait avoir toujours quelque chose qui s'ajoute à chaque fois mais pas un truc qui apparait, disparait... Et je n'ai pas compris les premiers dialogues.
Bref, je ne me représente pas grand chose de ce texte mais ça mérite sans doute une seconde lecture... un autre jour.
Mais je répète que j'aime l'idée de départ. Pour moi, il aurait juste fallu faire autrement.
(facile à dire de la part de qq'un qui n'écrit pas ou très peu)
Bon courage en tout cas,
M_M

   Anonyme   
26/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Rien que ce qui suit mérite le détour :
« qu'un fragile filet de bave unit inextricablement à la table, une lampe qui descend maladroitement du plafond, comme pour rappeler qu'il y a un plafond, en plongeant sa tête dans l'épaisseur ensablée de ses pensées, errements des corps saouls dans leur vaine polémique avec la gravité, mange un sandwich aux crudités en ruminant son verdict »
Ah ! L'hypocrite : « Un phtisique ! c'est plus catholique. », comme on dit un SDF ou un dommage collatéral.
Le dialogue avec la fée m'a fée rire (« Repasse demain alors, pour les vers et tout... . »). Et puis j'aime beaucoup cette fée qui veut chasser la poussière : pourriez-vous me donner son adresse SVP ?
Et cette répartie : « Le cul de Madonna ? » Josébio est vraiment un poète !
« La Fée : Tu sais, à chaque fois que tu souffles dans ta bière, quelque part, il y a une fée qui meurt. » : je me repends et j'arrête la bière dès aujourd'hui... Promis... jusqu'à demain.

Bravo pour ce délire éthylique.

   Anonyme   
26/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé; j'ai pas tout compris mais j'ai bien aimé;
c'est original, vivant, bien écrit, avec de très jolis passges ("Josébio est un philosophe et même beurré, il ne se laisse pas aller aux errements des corps saouls dans leur vaine polémique avec la gravité. Mais puisqu'ils ne veulent pas le laisser cuver peinard, il va se griller une cibiche.")

Le choix des personnages est savoureux et leurs dialogues sonnent justes;

Et puis la mouche qui parle, euh pardon la fée => excellent !

J'ai ri et me suis laissé porter par un style que j'ai apprécié.

Merci.

   Anonyme   
27/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai vraiment bien aimé ce texte original et inventif.
La description du début de Josebio est fort bien écrite à mon goût, une "ambiance" est crée ici.

Entre délirium tremens et personnages d'un tableau, ce texte tangue sur les embruns de la poésie et de l'absurde.

J'ai pas trop aimé les mots en gras pour la forme, les dialogues pourraient être améliorés aussi à mon avis.

J'ai suivi avec un réel plaisir les aventures extraordinaires de Josebio, poète aviné disparaissant sous le pinceau de la folie...


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