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Fantastique/Merveilleux
gizebre : Les achats de Noël
 Publié le 19/05/09  -  7 commentaires  -  17975 caractères  -  32 lectures    Autres textes du même auteur

Mamita manque d'entrain à la perspective de courir les magasins pour acheter tous les cadeaux de Noël. Elle va trouver un chauffeur pour l'accompagner et en même temps l'occasion de redonner tout son sens à cette belle fête.


Les achats de Noël


Aujourd’hui, Mamita est fatiguée. Son fils, que tout le monde surnomme Jojo, vient d’arriver, il l’a embrassée et s’est installé dans un fauteuil. Tout en discutant des derniers petits événements du jour, il sort de sa poche un papier : c’est la liste qu’elle lui a réclamée pour les cadeaux de ses enfants. Car c’est bientôt Noël !


Mais décidément, Mamita manque d’entrain…


- Cette année, ça ne me dit rien d’aller courir les magasins, pour trouver le sabre Machin, la console Bidule et la poupée Truc…


Son fils la regarde, un peu inquiet de la lassitude qui perce chez sa mère toujours si dynamique habituellement :


- On n’est qu’en novembre, il te reste encore plusieurs semaines, et tu peux répartir tes achats sur plusieurs jours pour ne pas revenir trop chargée dans le tramway… Mieux encore, tu peux même faire les achats sur Internet : tu peux ainsi comparer les prix, les modèles, et te faire livrer ! Voilà une bonne occasion d’utiliser cet ordinateur qui ne me semble pas servir bien souvent !

- Commander sur Internet ? Non, ça, jamais !


Son fils est surpris de la vivacité du ton et de l’air soudain farouche de sa mère. Il se tait un moment, songeur…


- Ah oui, tu trouves qu’acheter sur Internet retire une partie du plaisir des cadeaux…

- Une partie seulement ? Non, acheter un cadeau pour mes petits-enfants sur Internet, juste avec un écran devant moi, ça me retirerait TOUT le plaisir ! J’ai besoin de toucher, d’examiner en détail le jouet, j’ai besoin de me représenter ma petite-fille ou mon petit-fils avec ce jouet-là. Tu comprends, je ne prends pas un jeu ou un livre standard. Tiens, tu te souviens des albums que j’ai offerts aux jumeaux pour leur anniversaire ? Eh bien, j’étais restée plus d’une heure à la librairie, tu m’avais pourtant suggéré quelques titres, mais il avait fallu que je lise les résumés, que je feuillette les ouvrages, que je regarde tous les livres présentés à côté pour « comparer », et j’avais même interrogé le libraire sur d’éventuels échos concernant ces livres…


Jojo regarde sa mère, un peu rassuré : l’évocation d’Internet l’a visiblement hérissée mais lui a redonné une énergie féroce !


D’ailleurs, Mamita reprend :


- Tu vois, Jojo, c’est mon Noël avant l’heure, d’aller dans les magasins fouiner à la recherche des cadeaux de mes petits-enfants. Le plaisir d’offrir, c’est là que je le trouve, bien plus que le jour où ils sont tous là à déballer leurs paquets, passant au suivant sans prendre le temps de regarder vraiment celui qu’ils viennent de sortir. Alors, si je passe commande sur Internet, comme tu dis, je perds ce plaisir, et là, les cadeaux se réduisent vraiment à une liste de courses ; dans ce cas, j’aimerais autant faire un chèque pour chacun, ce serait plus rapide et plus simple pour moi !

- Ne te fâche pas, Mamita, je voulais simplement te proposer de te faciliter tes achats, au moins en partie ; tu sais que tu peux comparer aussi sur Internet…

- Oh, je sais bien ce que tu penses, ce serait bien moins fatigant pour moi… Je te remercie de penser à ma santé, comme ta sœur qui m’a d’ailleurs fait la même suggestion de passer par ce fichu ordinateur, mais je vais bien, je t’assure, je suis encore vaillante et ce que je ne veux pas, c’est justement me contenter de passer commande à une machine !


Pourtant, au fond d’elle-même, Mamita entend une petite voix lui murmurer que ses enfants ont peut-être raison car elle est vraiment fatiguée. La perspective des courses de Noël l’effraie même un peu.


Soudain, c’est le déclic !


- Jojo, je crois que j’ai une idée ! Je vais faire appel à mon ancien voisin. Tu te souviens de ce couple de jeunes gens charmants qui habitaient en face, avec leurs deux enfants ? Le père travaillait dans une entreprise de la ville, jusqu’à ce qu’un plan social le licencie il y a quelques mois, avec aussi quelques autres salariés. Pas longtemps après, toute la famille a déménagé pour aller s’installer à quelques rues d’ici, dans un logement au loyer moins élevé. Depuis, je croise parfois le père des enfants, qui se promène visiblement pour occuper son temps. J’essaie toujours de parler avec lui, de le faire rire un peu, mais je vois bien qu’il est triste et démoralisé ; il n’a pas encore trouvé de nouveau poste, j’imagine qu’il commence à s’inquiéter vraiment et son épouse avec lui. Mais il a une voiture ! Il pourra m’emmener et me ramener avec mes courses, je lui ferai la causette et je lui paierai très correctement ce service, qu’il sera sûrement content de me rendre.


Jojo est un peu surpris. Il se rappelle bien les anciens voisins de sa mère, avec qui elle avait sympathisé. Il lui revient en mémoire que, le mois dernier, Mamita lui avait raconté sa dernière rencontre avec cet ancien voisin, Yvon, et qu’elle se demandait alors comment faire pour l’aider, lui et sa famille. Il se dit que, maintenant qu’elle a cette idée-là en tête, qui lui permet de ménager sa santé en lui offrant la possibilité d’aider des gens qu’elle aime bien, elle va s’y accrocher coûte que coûte.


Alors Jojo renonce tout de suite à discuter :


- Pourquoi pas, si tu penses qu’il acceptera. Veux-tu que je l’appelle ? Si c’est moi qui le lui demande, ça passera davantage pour un vrai service à te rendre, justifiant pour cela une vraie rémunération. Car telle que je te connais, Mamita, tu as l’intention de rétribuer très généreusement le service rendu, non ? Peut-être même que tu songes déjà à dénicher deux cadeaux supplémentaires, pour les enfants d’Yvon ?


Aussitôt dit, aussitôt fait, sauf que c’est quand même Mamita qui parle au téléphone : c’est son idée, n’est-ce pas ?


Yvon est là, c’est lui qui décroche et il écoute la drôle de proposition de cette dame un peu têtue, qui se dit poussée par son fils Jojo dans cette démarche. Jojo sourit quand il entend sa mère déclarer le plus naturellement du monde.


- C’est une idée de mon fils qui insiste tellement que j’ai fini par vous appeler. Il se fait beaucoup trop de souci pour moi !


Yvon tarde à répondre, laisse la vieille dame se perdre un peu dans ses explications. Finalement, il retient finalement qu’on lui demande un service ; il donne donc son accord :


- Pourquoi pas ? Comme je n’ai malheureusement rien de bien intéressant à faire en ce moment, je serais heureux de pouvoir vous rendre service.


Mamita est ravie ! Pas pour longtemps, car son fils a le mauvais goût de saluer cette réussite par une proposition saugrenue :


- On va se cotiser tous pour t’offrir ce service. Combien envisages-tu de payer Yvon pour ses trajets, car il y aura plusieurs trajets, non ?

- Ah non, moi qui étais si contente de ma trouvaille, voilà que tu me gâtes mon plaisir ! Décidément, Jojo, tu m’agaces ! C’est mon affaire, c’est comme un autre cadeau que je vais offrir. Alors, tu ne t’en mêles pas et tu t’en vas, je suis sûre que ta femme t’attend pour éplucher les légumes !


En tout cas, Jojo est rassuré, sa mère a retrouvé tout son dynamisme et même un peu de tyrannie !


En effet, Mamita est tout excitée de son idée. Voilà des cadeaux de Noël imprévus, car elle compte bien en ajouter quelques-uns à sa liste pour ses protégés. Elle marmonne pour elle-même :


- Bien sûr que c’est moi qui vais payer Yvon, sinon, est-ce que j’aurais l’impression de faire des cadeaux ? Ce cher Jojo ne comprend rien !


Le lendemain, son plan est prêt, elle a retrouvé un peu de son dynamisme d’autrefois maintenant qu’elle se sait soulagée des transports. Elle téléphone à Yvon qui vient la chercher.


Les voilà partis vers le centre-ville. Yvon n’est pas loquace, il est un peu mal à l’aise malgré tous les efforts de la vieille dame pour détendre l’atmosphère. Brusquement, il dit à Mamita :


- Vous savez, je préfère vous le dire tout de suite pour qu’on soit bien d’accord, je ne veux pas que vous me payiez pour cela, vous paierez juste mon essence quand on ira faire le plein.

- Ah, c’est cela qui vous tourmente, je voyais bien que vous aviez quelque chose à dire. Pas de problème pour l’essence, mais comme je vais mobiliser votre temps aussi, cela m’ennuie de ne pas faire quelque chose. Peut-être un jouet pour vos enfants… ?

- Non, il n’en est pas question, juste le plein d’essence.

- Pas même un paquet de bonbons ou de chocolats ?

- Si, car vous en auriez acheté un de toute façon, comme l’an dernier et l’année d’avant. Alors, le paquet de friandises et le plein d’essence, et c’est tout.

- Comme vous voudrez, mais cela m’ennuie quand même.


Yvon dépose Mamita devant les Grandes galeries ; il reviendra la chercher dans deux heures.


Elle commence à examiner les jeux mais son esprit est un peu ailleurs. Elle s’était imaginée faisant des cadeaux à Yvon et sa famille et elle n’est plus sûre d’y parvenir. Mais elle a plusieurs jours et plusieurs trajets pour trouver une solution…


Deux heures plus tard, Mamita est devant les Grandes galeries, avec un premier paquet sous le bras et quelques idées précises pour les prochains achats. Tout en attendant Yvon, elle jette un regard aux vitrines joliment décorées. L’une d'elles présente une immense crèche, avec des automates et des magnifiques animaux en peluche. Elle est contente de voir cette jolie crèche, qui rappelle aux passants la dimension initialement chrétienne de cette fête de Noël.


Mamita est tellement charmée de cette crèche qu’elle n’entend pas tout de suite les klaxons de la voiture d’Yvon et des voitures derrière qui s’impatientent. Confuse, elle s’engouffre dans la voiture :


- Pardon Yvon ; je regardais la jolie crèche dans la vitrine et j’étais plongée dans mes pensées ! Il faut dire que cette splendide crèche est assez inattendue à l’entrée d’un temple de la consommation.


Dans la conversation qui s’ensuit, elle note une petite phrase d’Yvon, qui déplore que leur petite crèche qu’ils installaient à Noël se soit perdue au moment du déménagement :


- On l’a cherchée partout la semaine dernière, mais elle a vraiment disparu. C’est d’autant plus regrettable que les enfants grandissent et que la crèche aurait désormais une vraie signification pour eux.


Yvon est plus à l’aise maintenant, il parle davantage ; Noël est un sujet qui l’inspire visiblement puisqu’il explique à la vieille dame combien toutes les publicités pour les cadeaux et les réveillons l’agacent :


- Et le côté religieux dans tout cela ? Noël, c’est d’abord la célébration de la naissance de Jésus, non ?


Yvon dépose Mamita devant chez elle et ils conviennent d’un nouveau rendez-vous.


Le surlendemain, Yvon dépose à nouveau Mamita dans le centre. À l’heure dite, elle est devant les Grandes galeries et elle a la surprise de découvrir Yvon planté devant la vitrine où est exposée la grande crèche.


- J’ai trouvé une place où me garer et je suis venu vous attendre devant le magasin de façon à jeter un coup d’œil à la crèche. C’est vrai qu’elle est magnifique, je suis content qu’elle soit exposée là, tout le monde peut l’admirer et penser à Noël autrement qu’en termes de cadeaux !


Mamita sourit : cette fois, elle l’a, son idée !


Il faudra encore trois allers-retours avec Yvon pour terminer les achats. À deux reprises, elle l’entraîne dans les magasins pour lui confier les paquets les plus encombrants. Suivant les conseils de sa femme et sous la houlette de Mamita, il en profite pour acheter lui aussi quelques petits jouets pour ses enfants. Mamita lui propose alors d’acheter elle-même un jouet, mais comme elle s’y attendait, Yvon refuse catégoriquement. Mamita n’est même pas déçue : qu’à cela ne tienne, elle a prévu son cadeau !


Au fil des trajets, Yvon se met à parler davantage. Peu à peu, il raconte son enfance, les Noëls qu’il a passés avec ses parents, ses rêves, et maintenant sa tristesse de ne pas retrouver de travail et de sentir sa femme inquiète. Il finit par confier sa propre angoisse, celle qui le prend parfois lorsqu’il pense à ses enfants : Et si un jour prochain, il n’y avait plus assez d’argent pour les nourrir correctement ? Mamita cherche à le rassurer. Elle le fait parler encore et encore et à plusieurs reprises, elle réussit à lui redonner de l’énergie et de l’espoir.


C’est aujourd’hui la dernière expédition dans les magasins. Mamita se demande si elle ne va pas « oublier » un achat pour justifier un nouveau trajet, mais Yvon interrompt le cours de ses pensées :


- Vous en aurez acheté des choses, et ça vous aura pris bien du temps ! Heureusement que je n’ai pas de travail pour vous conduire en voiture et vous ramener, sinon vous auriez été bien fatiguée de toutes ces courses !


Le ton est gentil, mais Mamita sent qu’Yvon en a assez de faire le chauffeur et que ces débauches d’achats l’agacent un peu, d’autant que ces paquets lui rappellent que lui est obligé de faire attention à ses propres dépenses.


- C’est vrai que je suis fatiguée d’arpenter les magasins et de rester longtemps debout, dans la cohue et la chaleur. Il est temps d’arrêter toutes ces courses. Ça vous ennuie de passer une dernière fois regarder la crèche ?


Bien sûr que non, ça n’ennuie pas Yvon ! D’un commun accord, lui portant les derniers paquets, elle s’efforçant de leur frayer à tous deux un passage à travers la foule, ils se dirigent vers la vitrine des Grandes galeries. Ils contemplent une dernière fois la jolie crèche. Puis, sans même se concerter vraiment, ils traversent la rue pour entrer dans le café en face. Ils ont envie de se réchauffer mais surtout de prolonger cette dernière « sortie » commune. Ils bavardent comme de vieux amis, de tout et de rien.


Sur le trajet du retour, ils s’arrêtent à la pompe à essence et la vieille dame paye le carburant comme prévu. Yvon dépose ensuite Mamita devant sa porte et, au lieu de lui serrer la main comme d’habitude, il l’embrasse sur les deux joues. Un peu émue, elle promet d’aller le voir bientôt chez lui pour apporter aux enfants la boîte de chocolats promise.


Aujourd’hui, ses courses de Noël sont terminées et les paquets sont entassés chez elle. Mamita en a posé un sur le dessus, bien emballé dans un papier doré. C’est le seul à qui elle n’a pas collé une petite étiquette avec un nom de destinataire. À chaque fois qu’elle le voit, elle sourit.


Mais il faut maintenant qu’elle y aille sans plus tarder, sa visite est annoncée et elle ne doit pas être en retard. Le paquet est encombrant mais pas très lourd. Elle le met dans un grand sac de voyage pour le transporter plus facilement.


Un peu essoufflée, elle arrive devant la porte, mais n’a même pas le temps de sonner, la porte s’ouvre sur Yvon et ses enfants.


Pendant qu’elle boit à petites gorgées le thé qui lui a été préparé, elle se demande comment sortir son précieux paquet et surtout comment le faire accepter facilement.


Le plus jeune des enfants lui vient en aide : il a bien vu que le grand sac de voyage de la dame contient autre chose que le paquet de chocolats qu’elle a sorti en arrivant. Comme elle s’est assise et a commencé à discuter sans paraître vouloir montrer ce qui reste caché dans ce sac, il décide de l’interroger.


- Dis, Madame, qu’est-ce que tu as dans ton sac ?

- Eh bien, j’ai un joli paquet, que tu peux ouvrir si tu veux car il est pour toi, pour ton frère et pour tes parents aussi.


Yvon et sa femme froncent les sourcils, contrariés.


Mais le gamin a déjà ouvert le grand sac de voyage et s’est emparé du paquet au beau papier doré. Avec son frère, ils enlèvent précautionneusement ce papier, pour laisser apparaître une grande boîte. Et dans la grande boîte… il y a une crèche, avec une étable en bois peint, Marie, Joseph, Jésus, un âne et un bœuf. Les enfants poussent des cris de joie, bousculent la crèche qu’ils avaient réalisée eux-mêmes avec des boîtes à œufs et posent à sa place cette crèche, magnifique et inattendue.

Mamita ramasse cette crèche enfantine et la pose sur un meuble. Elle est jolie aussi, la crèche faite par les enfants !


Elle attend maintenant la réaction d’Yvon. Les enfants se sont brusquement tus, avertis par une voix intérieure que cette si belle crèche ne leur est peut-être pas acquise.


Mamita ose un timide


- Ce n’est pas un cadeau commercial, c’est un cadeau symbole, un vrai cadeau de Noël. La contemplation de cette crèche dans la vitrine des Grandes galeries, au milieu de mes trajets bien commerciaux, était aussi un merveilleux cadeau. Yvon, vous qui déplorez tant le côté mercantile de Noël, ne voyez pas cet aspect-là, c’est juste Jésus qui s’installe chez vous. Il est normal que ce soit moi qui vous l’amène, j’ai été tellement contente de faire mes courses avec vous et de partager votre émotion devant la crèche des Galeries.


Yvon hausse les épaules, résigné. Résigné, mais heureux ! Son sourire de joie détend l’atmosphère, sa femme s’approche pour examiner de plus près les personnages et les fines décorations et les enfants essayent différentes positions pour les personnages.

Yvon s’approche à son tour et revient ensuite vers Mamita.


- Vous avez de la suite dans les idées ! Cette crèche est splendide, et pas seulement par son aspect extérieur. J’en suis vraiment touché car elle porte un vrai message d’amitié. Je souhaite à tous vos petits-enfants de pouvoir ressentir une telle émotion en découvrant leurs cadeaux ! Dites-leur bien que Noël, c’est ça aussi, de sentir son âme se remplir d’une joie intense, riche d’espoir, de partage et d’amour.


Mamita se sent bien maintenant. Elle est soulagée d’avoir fait le bon choix, et surtout elle a à nouveau une belle image de Noël et de sa force symbolique. Il ne reste qu’à souhaiter que la perspective d’un poste pour Yvon, dans l’entreprise où travaille son fils Jojo, devienne réalité. La veille, Jojo a dit à Mamita qu’il allait recommander Yvon à son directeur pour le nouveau poste qui se libère. Ce sera, pour Yvon et sa famille, un cadeau bien moins chargé de symbole et plus pragmatique, mais il leur fera sûrement très plaisir aussi !



 
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   Anonyme   
19/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé le personnage de Mamita ainsi que l'écriture, jolie, très agréable, sans heurt, facile, bref, un petit plaisir. l'histoire est paisible et elle est même parfois touchante.
Peut-être y a-t-il quelques longueurs, mais c'est juste parce que j'étais pressée de savoir si ça finirait bien (Mamita étant fatiguée) ou dramatiquement.
Désolée, pas très constructive je suis. J'ai bien aimé. C'est une très jolie histoire de Noël.

   Perjoal   
19/5/2009
L'histoire est belle et simple. Pourquoi toujours vouloir faire des miracles pour Noël alors qu'un vrai présent a plus de valeur que des trucs commerciaux....

Bon coté style, j'aime nettement moins. Je trouve le ton trop naif. Je ne parle pas du vocabulaire ou de la construction des phrases, mais du déroulement des actions.

   xuanvincent   
21/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Après une lecture rapide, sans m'avoir passionnée, j'ai trouvé cette histoire assez touchante * et le personnage de la mamie sympathique.
* peut-être un peu naïve à mon goût mais c'est justement cela qui pourrait plaire à d'autres lecteurs.

Le message de l'auteur m'a plu.

Peut-être aurait-il été préférable de mieux marquer le passage du temps - le récit commence en novembre et semble se finir à l'approche de Noël, en créant des chapitres * ou sinon des signes de séparation (tels que des astérisques) ?
* scinder le récit au moins en deux (le couper à l'endroit où le plus grand laps de temps s'écoule) m'aurait facilité la compréhension du texte.

Il m'a semblé voir quelques répétitions ici et là. Sinon, le récit m'a paru assez bien écrit dans l'ensemble, et se lire facilement.

Détails :
. "ce n'est pas un cadeau commercial" : cette réponse de la grand-mère à ses petits-enfants ne m'a pas trop plu même si je pense comprendre le message de l'auteur.
. Le fait que les petits-enfants puissent ainsi délaisser leur crèche, faite de leurs propres mains * et s'extasier ainsi sur celle de leur grand-mère m'a étonnée.
* (ils ont donc eux aussi déjà une crèche ? Il m'aurait paru préférable que ce ne soit pas le cas car il m'a paru que le cadeau de la grand-mère faisait double emploi, doublon).

Merci à l'auteur pour ce joli conte de Noël !

   Anonyme   
21/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une jolie petite histoire, qui se veut porteuse de valeurs simples et humaines.
Le style est effectivement un brin naïf, mais il s'agit d'une nouvelle classée en "merveilleux", et d'un récit à l'ambiance assez américaine (le côté merveilleux de Noël, les nombreuses allusions à Jésus etc.), donc le style habille bien l'histoire et l'intention.

En tout cas, l'écriture est fluide est facile à lire.

J'ai été un peu surprise par la fin. Cette perspective d'aider Yvon à trouver du boulot grâce à un pistonnage familial semble tomber un peu comme un cheveu sur la soupe, après une histoire complète à nous parler des valeurs de Noël, du désintéressement etc. Je n'ai pas bien compris ce que ça venait faire là, en fait.

   Robin   
23/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
En effet, c'est un joli compte de Noël, j'aime l'idée de la grand-mère qui veut faire plaisir, c'est une image stéréotypée que je trouve amusante. Le langage est souple, le texte aéré du point de vue du contenu, facile de compréhension, en revanche un peu candide pour la grand-mère. J'ai par contre moins aimé un ou deux passages que j'ai trouvé longs, comme celui où on parle de payer les services d'Yvon ou le passage devant la crèche.

(Avis personnel à ne pas prendre en compte: étant donné que c'est un compte de Noël, j'aurais bien vu de la neige vers la fin de l'histoire, qui aurait accompagnée l'image de la grand-mère adorable. Et aussi, comme il est expliqué au début, j'aurais bien vu un passage où la grand-mère passe dans un magasin et on voit ses réactions quant aux jouets, parce qu'au final on ne connaît pas les cadeaux de ses petits enfants.)

En somme, un bon petit conte de Noël à lire devant sa cheminée! Bonne continuation!

   FIACRE   
23/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Le décalage de Noël en plein mai est charmant. Le ton agréable pour peindre cette série d'achats en crèche qui n'est pas sans rappeler les nombreux pas inutiles que l'indifférence pillera.

   florilange   
26/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est la 2nde fois que je lis ce conte, que je n'avais pas noté la 1ère fois.
En fait, j'avait été gênée par ces personnages tellement stéréotypés. Tout le monde il est beau, gentil & tout. Bon, dans 1 conte de Noel, c'est peut-être normal.
Pour le reste, c'est assez bien rédigé.
Florilange.


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