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Humour/Détente
NICOLE : Odile
 Publié le 22/05/09  -  20 commentaires  -  8457 caractères  -  164 lectures    Autres textes du même auteur

Ou un cambriolage peut se changer en opportunité...


Odile


Julien m'avait pourtant bien dit quoi faire si ça devait se produire un jour : ne pas pénétrer dans l'appartement, sous aucun prétexte.


Je sais donc parfaitement ce que j'aurais dû faire : redescendre chez le pharmacien et appeler la police depuis chez lui, voilà tout. Au lieu de quoi je suis en train de pousser la porte le plus silencieusement possible, le cœur battant la chamade, les jambes flageolantes, mais contre toute logique décidée à pénétrer dans l'appartement.


Aujourd'hui, en revenant du marché comme tous les mercredis, j'ai trouvé ma porte légèrement entrouverte. J'ai soixante-cinq ans, mais je ne perds pas encore la tête, je l'avais bien fermée en partant, et là elle est ouverte, sans aucun doute.


On entre dans notre appartement par le séjour. Il est parfaitement en ordre, comme Agathe l'a laissé hier soir, après avoir fait le ménage. Au-delà, on aperçoit la cuisine, rangée, comme à l'ordinaire. Nous habitons un duplex, les deux chambres et le bureau de Julien sont au-dessus. Je pose le panier à provisions et la brassée de jonquilles achetée au marché, sur le sofa de l'entrée, et j'attaque la dernière volée de marches nerveusement.

Je connais ce silence, c'est celui qui m'accueille chaque jour, Julien part toujours travailler tellement tôt. Pas de doute, les intrus sont déjà partis.


Dans notre chambre, mon coffret à bijoux est béant, et un rapide coup d'œil suffit : il est vide.


Vide comme il ne l'a pas été depuis ce dimanche de fête des mères où Marie me l'a offert. Le couvercle présente un angle inhabituel, inquiétant, et je m'étonne d'être à ce point soulagée de le trouver en parfait état. Un sourire me monte aux lèvres, c'est ridicule, les bijoux coûteux offerts par mon mari ont disparu, et moi je souris aux anges parce que le couvercle de leur contenant est resté en parfait état.


Je fouille, incrédule, la "rivière de diamants" a disparu aussi. Merci mon Dieu. Je détestais tellement ce collier.


Pour moi, il a toujours été synonyme d'humiliation.


Julien me l'a offert pour mes quarante ans. Un anniversaire surprise ! Délicate attention du mari plébiscité par toutes les amies de l'heureuse épouse. Sauf que...


Maintenant imaginez-vous rentrant chez vous fatiguée, un vendredi soir comme les autres (à cette époque-là je travaillais encore), et trouvant votre salon plein de gens hilares, en tenues de soirée, qui crient "surprise !" avec conviction.


Toutes les femmes présentes ont passé la moitié de la journée à recréer l'illusion de la jeunesse, à grand renfort de cosmétiques, mais pas vous. Parce que vous, vous n'avez pas été prévenue, c'est le principe de la fête surprise. En plus, ce matin-là, vous vous êtes réveillée avec un timide orgelet, que vous avez décidé de soigner en limitant le maquillage à sa plus simple expression. De toute façon, vous avez la mèche en berne, et le rendez-vous chez le coiffeur n'est pris que pour le lendemain... Je pourrais continuer longtemps comme ça, mais malgré les années, le malaise reste intact.


En plus, j'ai éprouvé une franche aversion pour ce collier prétentieux à la minute où je l'ai vu. J'avais passé le mois précédent mon quarantième anniversaire à laisser traîner des catalogues d'agences de voyages dans toute la maison. Moi, ce qui m'aurait fait vraiment plaisir, ça aurait été de faire enfin un beau voyage. Mais ça n'a jamais été possible. Julien est notaire, à la tête d'une grosse étude. Partir n'a jamais été envisageable, et ça ne le sera probablement jamais, puisqu'à soixante dix-sept ans il est toujours en activité, et qu'il n'a aucun désir de s'arrêter.


La bague s'est envolée aussi. J'ai toujours dit "la" bague, jamais "ma" bague, puisqu'elle n'était pas vraiment à moi.


Elle m'a été solennellement remise à l'occasion de mes fiançailles. À ma mort, elle ornera le doigt d'une autre femme de la famille, puis d'une autre... C'est du moins ce qui se serait produit si ce cambriolage n'était pas survenu pour changer l'ordre des choses.


C'était une émeraude énorme, montée en marquise, comme plus aucun bijoutier n'oserait le faire à présent. Une pierre imposante, d'une couleur qui ne s'harmonise avec aucune de mes tenues, puisque j'ai le vert en horreur. Je ne la portais pas aujourd'hui parce qu'avant d'aller au marché, j'étais à la piscine, seule circonstance où je suis encouragée à sortir sans elle (pour ne pas risquer de la perdre, avais-je expliqué à Julien des années plus tôt).


Il y a quarante-cinq années, lorsqu'il l'a glissée à mon doigt sous le regard attendri de toute sa famille, j'ai eu la vision macabre de la longue lignée de femmes mortes qui avaient porté cette affreuse bague avant moi. J'ai ensuite vaguement avancé l'idée de la faire moderniser, suggestion vite abandonnée devant la déception évidente de mon jeune fiancé.

Je me suis donc résignée à porter pendant toutes ces années "la bague des mortes" à mon doigt.


De toute façon, même différente, et moins chargée d'histoire, je ne l'aurais probablement pas aimée davantage : j'adore avoir les doigts libres de toute contrainte, légers et nus, même mon alliance me gêne parfois.


La boîte est miraculeusement vide.


Quarante-cinq ans de gages d'amour envolés, un par an, reçus à chaque anniversaire de mariage, comme autant de couronnes sur l'autel de mes rêves.


Chaque année, j'ai attendu le billet d'avion qui n'est jamais venu, invariablement remplacé par un objet de plus à ranger dans la boîte.


Je me sens si légère devant cette boîte vide. J'ai à nouveau dix ans, l'âge des possibles. Je n'ai plus de bagages à traîner derrière moi, je suis libre comme jamais. Je bondis sur mes pieds, portée par une excitation de petite fille.


J'accroche au passage le guéridon qui me sert de coiffeuse depuis que j'ai vingt ans. Un meuble fragile, à la marqueterie assez bien conservée, pour qui aime la marqueterie, évidemment. Moi, je ne l'aimais pas beaucoup ce petit meuble trop fragile, enfin, je ne le détestais pas non plus... du moins pas davantage que tous les meubles de famille qui constituent la quasi totalité de mon environnement.


À l'époque de nos fiançailles, je passais le plus clair de mon temps libre à visiter les magasins de meubles. Je voulais pour nous un intérieur dépouillé, minimaliste. Mais Julien montait son étude, et ça n'était pas le moment de dépenser inutilement, surtout quand on a comme nous la chance de pouvoir disposer de meubles anciens accumulés par plusieurs générations de Pontillac. C'était temporaire, bien entendu, mais tout est toujours là quarante-cinq ans plus tard. Un intérieur bourgeois, le décor idéal pour un notaire et son épouse, à présent d'un certain âge tous les deux.


Je chausse mes lunettes, pour bien évaluer l'étendue des dégâts : ils sont importants. Celui des pieds qui tenait mal a cédé, provoquant la chute du meuble... et donc celle de la vilaine lampe ramenée de Murano par la mère de Julien. Je pousse le cadavre de la lampe du bout du pied. Les cambrioleurs l'auront cassée, le guéridon aussi, voilà tout.


Par mesure de précaution, j'utilise le pied cassé du meuble pour crever le plateau en marqueterie. De nos jours, les restaurateurs de meubles anciens sont capables de tout !


J'étouffe un éclat de rire en croisant dans le miroir le regard pétillant d'une petite fille farceuse de soixante-cinq ans.


J'ai encore près de moi la statuette de bronze attrapée dans l'entrée pour me rassurer, au cas où les voleurs n'auraient pas encore quitté les lieux. Mon regard va très vite du miroir aux dorures imposantes, à la lourde statuette en bronze. Mon cœur se met à battre plus vite. Franchement, quelle probabilité y a-t-il pour qu'une telle occasion se présente à nouveau ?


Le rire gonfle dans ma poitrine, violent, jubilatoire, libérateur. Il balaie tout sur son passage. Depuis quand n'ai-je pas ri comme ça ?


Mon amie la statuette fait des merveilles. On n'imagine pas comme les liens qui nous entravent peuvent être fragiles parfois.


Une heure plus tard, mes jambes ne me portent plus, je contemple le champ de bataille depuis le fauteuil du salon, fatiguée mais heureuse. Odile Pontillac, tu as bien travaillé ! Les objets ont perdu, définitivement. Je suis à nouveau aux commandes, sereine et maîtresse de ma vie.


Maintenant, je peux appeler l'étude de Julien, et s'il me demande si au moins je vais bien, je pourrai lui répondre : "bien, merci", et pour une fois, ça sera parfaitement vrai.



 
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   solidane   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
C'est bien et ça fait du bien, au poitn d'avoir eu envie de l'aider. Probablement même cela aurait-il gagné avec plus de détails du massacre. La longue introduction sur le ressenti face à la rivère de diamants ou la bague me semble tout à fait adaptée.
Une écriture par ailleurs sans surprise, mais simple et efficace.

   horizons   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Effectivement on aimerait faire pareil avec le plat à poisson offert par la belle-mère à Noël...mais pas de cambriolage, alors le plat restera dans l'armoire pour plusieurs decénnies...
Un joli tour de force d'éviter les récriminations et d'arriver à transformer la lassitude de ce vieux couple en farce légère et joyeuse. On voudrait en savoir plus sur cette grand-mère bien sympa, car on la croit capable de bien d'autres forfaits.
A bientôt, donc
H

   Azurelle   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Alors je ne sais pas si j'ai bien compris le texte, le voleur c'est Odile Pontillac c'est cela? Ou elle a contribué à ce cambriolage? J'ai bien aimé la longue explication portant sur les bijoux, je l'ai trouvée bien argumentée. Ce qui m'intrigue est qu'Odile ne fait même pas tout le tour de la maison, comme si elle savait que les bijoux étaient les seuls objets à avoir disparu, néanmoins elle es heureuse que le couvercle de la boîte à bijoux soit intacte... Non pour moi c'est quelqu'un qui connaissait Odile qui est rentré. Enfin bref, le mystère est toujours complet. ^^
Merci pour ce texte

   Maëlle   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai vraiment apprécié ce texte, cette façon, à travers un petit fait, de raconter toute une vie, et plus encore. Qu'elle est réelle, cette petite dame gentille qui ne veut pas faire de vagues, mais rêve d'une autre vie. Et comme je la vois bien, cette malice dévastatrice qui se déclare, à 65 ans...

   Anonyme   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bravo !
Merci pour ce moment de plaisir frais, intense, agréable et tellement VRAI !
Pour toutes les femmes qui portent THE family ring au doigt, pour toutes celles qui vivent dans le souvenir d'autres, pour toutes celles qui ... franchement, même dans les films, quand le fiancé remet à sa future (ex) fiancée la bague de sa grand-mère ou de son aïeule par alliance, j'ai toujours trouvé ça... limite choquant et (un peu) facile.
Un bémol peut-être la répétition de la phrase "la boite est miraculeusement vide" et peut-être aussi pour cette image de femme sage, pondérée, femme de notaire qui plus est, "qui bondit comme une petite fille de dix ans", oui, jolie, mais je sais pas, peut-être un peu trop vis à vis des circonstances : un cambriolage quand même. Surtout que la femme de 65 ans reprend vite le contrôle quand elle imagine l'appel anxieux de son notaire de mari...
Un autre aussi peut-être, à la réflexion, sur la certitude basée sur la qualité du silence... et s'ils étaient là quand même... et s'il en restait un... ? un soupçon, frissonnant d'inquiétude aurait été (amha) bienvenu.
Autrement, un pur plaisir que cette lecture !
Bravo et excellente continuation !

   nemson   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
belle idée. bien que le style ne soit pas ma tasse de thé, lecture agreable dû à la finesse du developement.

   calouet   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est tout à fait jubilatoire, très bien trouvé, bravo! L'écriture est simple, mais efficace, fluide et plaisante. J'ai passé un très bon moment, j'imagine donc que ça vaut un "très bien"!

   aldenor   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Original. Drôle. J’ai été de surprise en surprise.

   widjet   
23/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une senior qui se refait un bain de jouvence grâce à un cambriolage ? Pourquoi pas. L’idée est amusante, mais l’intrigue en elle-même est surtout un prétexte pour autre chose de plus léger, de plus espiègle. Le personnage enfin libéré de ce carcan fait de mondanités et de rites familiaux obsolètes va pouvoir revivre une seconde jeunesse.
Peut-être l’occasion d’écrire une suite ?

Ecriture correct pour un ensemble sans prétention aucune.

W

   Flupke   
25/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Nicole,
J'ai éclaté de rire quand elle casse le guéridon. Une vision intéressante des choses, servie par un humour subtil.
Bien aimé cette phrase : On n'imagine pas comme les liens qui nous entravent peuvent être fragiles parfois. Délicate touche de morale philosophique qui résume bien la teneur de la nouvelle.

Je me suis bien régalé et j'en redemande. Merci.
Amicalement,

Flupke

   Anonyme   
20/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour NICOLE. J'ai bien aimé cette nouvelle et cette solide petite femme qui est ODILE. Enfin, elle peut respirer et reprendre les rennes. Elle n'aime pas les faux-semblants, les mondanités et espérait simplement pendant toutes ces années un simple et beau voyage. Quelque chose de concret qui pourrait la faire rêver et s'évader enfin de cette vie, qui a mon sens ne lui convenait pas. Elle n'est pas matérialiste, ce n'est pas important dans une vie..."La rivière de diamants " a disparu. Merci mon Dieu. J'aime...

   florilange   
23/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé, bien que... pour avoir été victime de cambriolage, moi, je ne serais pas entrée. Comme le lui avait sagement recommandé son notaire de mari, c'était la dernière chose à faire.

Or justement, elle en a assez d'être sage, de suivre ses conseils, de se conformer à son milieu. Donc, au lieu de paniquer, elle saisit l'occasion qui fait le larron. Tant mieux pour nous. Ça nous vaut 1 lecture agréable, fluide, rafraîchissante. Cette mémé de 10 ans d'âge est tout à fait dans la lignée d'1 Mme Pollifax, imprévisible, capable de tout mais gardant son expérience à l'esprit, qu'elle a vif.Merci,Florilange.

   leon   
29/6/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une belle écriture et une chûte extra ! C'est parfait !!!

   Anonyme   
6/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une excellente nouvelle vraiment.

C'est très ironique, suffisamment mordant et j'aime vraiment l'héroïne.

Après la crédibilité est elle au rendez vous? Peu importe je crois! On est dans quelque chose de drôle et humain, un brin philosophique...

Vraiment un bon moment de lecture.

   jaimme   
23/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah, franchement j'ai aimé!
Odile tu veux un coup de main ? J'ai une soupière....
Je crois avoir tout lu de Nicole à ce jour. Et l'auteure a des qualités indéniables. Et surtout la principale: des idées!
Vivement la prochaine!

   Anonyme   
23/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

j'ai bien aimé cette courte nouvelle, l'idée est plaisante d'une mamie ravie de l'occasion pour se débarrasser (enfin !) de tout le fatras indigeste accumulé ou hérité au cours de sa vie.
j'aurais aimé peut-être un peu plus de nuances. Elle n'a quand même pas pu détester chacun des cadeaux offerts ! Le mari aurait pu, au moins dans les premières années, répondre aux voeux d'évasion de sa jeune épouse, avant de céder sous le poids de l'héritage familial (sinon je ne vois pas ce qui a pu la séduire à l'origine dans ce triste personnage)
J'aurais été ravi aussi que cette affreuse bague réapparaisse à la toute fin de la nouvelle (tombée du sac des voleurs et retrouvée par un mari euphorique sur une moquette d'un vert aussi atroce que celui de la bague par exemple), ça aurait donné une conclusion que Maupassant n'aurait pas désavouée je pense.
autre chose, il est un peu étonnant qu'une femme si soumise décide d'entrer dans son appartement au mépris du danger...tu es sure qu'elle les a pas fumées les jonquilles ??!

   Faolan   
18/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une situation cocasse bien servie par une agréable écriture, sans fioritures. C'est simple, sans prétention, j'ai apprécié.

   Anonyme   
23/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« Chaque année, j'ai attendu le billet d'avion qui n'est jamais venu, invariablement remplacé par un objet de plus à ranger dans la boîte. » : tout ça pour finir soi même dans la boîte !
Je n'ai pas eu besoin de « grand renfort de cosmétiques » pour lire cette nouvelle, mais cette phrase m'a achevé : « …, j'utilise le pied cassé du meuble pour crever le plateau en marqueterie. » ; pourtant, je ne fais pas partie des meubles ?

   caillouq   
14/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Emouvant et roboratif.
Mais que j'aurais bien vu ailleurs qu'en "humour/détente", histoire qu'on ait le plaisir de sentir la malice monter.

De toutes façons, cette catégorie, faudrait la supprimer, ou la jumeler avec autre chose ...

   Anonyme   
6/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est un texte cohérent basé sur une bonne idée de départ. Il manque à mon goût de folie. L'écriture est suffisamment fluide. Agréable donc mais pas totalement abouti ( pour moi s'entend ).


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