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| ANIMAL
10/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'aime bien ce texte qui raconte à sa façon le choc des cultures par le biais des joies et aléas de l'auto-stop. Visiter un pays aussi ritualiste que le Japon n'est jamais anodin, surtout quand on en ignore les codes.
Le récit est bien amené et d'une précision sans faille qui maintient l'intérêt au long de l'anecdote. Les personnages sont bien dessinés, les actions plausibles, et j'ai apprécié que tout se termine en douceur, que la contrainte soit subtile et sans violence. Et si les touristes n'auront pas vu la ville, ils auront vécu couleur locale et tout de même gouté au boeuf de Kobé, cette viande très persillée, puisqu'ils sont invités à dîner par le maître des lieux. Le style est simple, aisé à lire et la nouvelle glisse jusqu'à la fin comme un bon saké. |
| Pattie
17/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai beaucoup aimé ce texte, parce qu'on attend une histoire qui n'est pas racontée, au profit d'une histoire qui semble gêner celle qu'on croyait être la vraie histoire.
Cependant, il y a des choses que je trouve améliorables : - la désignation des personnages pourrait être plus claire (sauf si c'est la volonté de l'auteur qu'elle soit floue). Les deux Japonais, par exemple : le colosse est nommé le yakuza, mais c'est juste un surnom de la part des touristes, ou bien c'est un vrai mafieux ? Et si c'est un vrai comment le savent-ils ? C'est lui aussi, le samouraï ? Autre surnom ? L'autre est nommé le chauffeur et le maître, les deux à la fois, ce qui fait que je les ai confondus sur une partie de ma lecture. - Google traduction ne veut pas me dire ce que signifie la phrase en japonais. J'aurais vraiment apprécié une traduction en bas de page. - Au temple, je n'ai pas compris non plus. Tel que c'est dit, ils vont au temple puis au temple de sa famille. Mais il me semble plutôt qu'ils vont seulement au temple de la famille. - "Il lui glissa deux billets" : qui il ? Dans le sens grammatical, c'est le prêtre. Mais je suppose que c'est le yakuza ? - Et ici une répétition pas très agréable : "Kobe nous narguait par-delà les montagnes. Je pense que c’est précisément à cet instant que je perdis tout espoir de me diriger vers Kobe." Mais même si ça a gêné ma lecture, ça n'a pas gêné mon plaisir à découvrir cette histoire. |
| papipoete
23/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour GLOEL
Après le mur de Berlin, que je franchis sous votre houlette, je marche dans vos pas, puis suis assis à vos côtés dans cette berline qui " pourrait " vous emmener à Kobe. Le voyage est des plus distrayants, avec par moments des - où nous emmènent-ils ? n'est-on pas tombé dans un traquenard ? et juste à temps, la suite efface ces craintes passagères. Le point de chute, s'il n'est pas celui désiré, apporte bien des péripéties, où l'on sourit ( plus que le héros ) NB un road movie sans cadavres ( ils purent être exquis ) qui montre des personnages, que des impressions et préjugés purent teinter du sombre d'un super caïd, mais point de sabre ni katana ensanglanté, ni entourloupes, que des instants mémorables pour les auto- stoppeurs qui se rappelleront du Japon. j'aime bien ces lignes au vocabulaire simple, mais imagé ; la scène de la petite fille de soie m'attendrit particulièrement. |
| Corto
30/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai beaucoup aimé le style d'écriture de cette nouvelle. Elle est truffée d'expressions originales qui font vibrer le récit.
" Dans ce pays, même le vide est propre. " "la neige qui lissait les rizières ". " Le trajet fut une apnée de silence. " " C’est là, dans la buée du bain brûlant, que mes doutes commencèrent à s’évaporer. " Il y a ainsi de nombreuses expressions qui, l'air de rien, créent une ambiance précise et mystérieuse autour d'un centre de narration assez simple. C'est là qu'on saisit la qualité du style et... qu'on en redemande. Bravo. |
| Donaldo75
15/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour GLOEL,
Eh bien, ce texte m'a embarqué ! Je ne m'attendais pas du tout à ça. Ma lecture est partie vers je ne sais quoi de mystérieux, du genre thriller, peut-être à cause de la mention du yakusa. En tout cas, je suis rentré dans le récit, très bien personnalisé par l'usage de la première personne du singulier. Le Japon semble en effet bien mystérieux. La fin va dans ce sens. Je trouve que c'est globalement bien vu de terminer de la sorte, parce que ça enrichit la perspective et donne envie de refaire le film dans un tout autre mode. Et c'est ça aussi, la littérature, provoquer le changement, briser la mer gelée en nous comme disait Franz Kafka. Bravo ! |





