Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réflexions/Dissertations
gujot : Altérations musicales
 Publié le 21/05/15  -  15 commentaires  -  4479 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

Un mélomane est convaincu qu'il manque un demi-ton dans la gamme.


Altérations musicales


D’abord, ce fut une simple variation anormale, un léger affaissement de la note, un amenuisement. Imperceptible pour le néophyte, mais perturbant pour une oreille sensible. Décidément, le sol dièse nécessitait une attention particulière.

Je l’ai entendu, la première fois, dans mon salon, à l’écoute de la neuvième de Beethov. Dès la trente-deuxième mesure, une inquiétude m’a pris et à la soixante-deuxième, le doute s’est approfondi : la note avait perdu de sa consistance, elle semblait plus vaporeuse, moins incarnée. Je réécoutai attentivement, plusieurs fois en boucle, pour dissiper mes appréhensions, pour me convaincre de ma compréhension du phénomène, mais plus j’écoutais, plus la confirmation se faisait présente. Difficile à expliquer, mais il y avait une faiblesse dans la vibration, un voile qui masquait sa franchise et qui n’était pas dû à l’interprétation magistrale menée par la New York Philharmonic, interprétation dont je me suis régalé des milliers de fois. Non, ce soir-là, le sol dièse paraissait incapable de se tenir par lui-même.

Et les jours suivants, le phénomène s’est poursuivi en dehors de mon salon : à la radio, à la télévision, dans les conversations, dans les chicanes de ménage, dans ces sons qui seuls sont insignifiants, mais qui juxtaposés fondent la base de toutes communications orales. Eh bien, dans ces communications, depuis plus de quarante-cinq jours, je n’ai plus entendu de sol dièse, pas même un seul tout petit début. Il a disparu complètement sans laisser de trace, évidemment, et sans que personne ne note sa disparition, comme les téléphones à roulette ou les coiffures crêpées. En fait, comme un pan de l’histoire qui sombrerait dans l’oubli, remplacé par un souvenir proche, similaire, mais pas tout à fait de la même couleur. Parce que la transformation s’est effectuée de façon parfaitement subtile et à présent, au lieu des fréquences habituelles qui formaient sa vibration originale, le sol dièse se situe désormais à quelques hertz de moins, un peu plus vers l’aigu, dévié vers le la qui lui demeure bien en selle sur ses oscillations originelles, pour l’instant.

J’ai vérifié, pris des notes, revérifié.

J’ai demandé aux spécialistes, je leur ai montré les preuves, les faits, et me suis fait répondre que j’investissais trop de temps sur un problème qui n’existait pas. « Ce son est parfait », qu’ils m’ont dit. Non, il n’est pas parfait, non, il n’est plus ce qu’il était. Ce son a changé. J’ai persisté.

Je ne regrette rien. Il faut que je tienne bon. Je sais reconnaître quand les sons ne concordent plus avec leur origine, quand le monde lui-même dérape vers un gouffre et c’est ce qui s’est confirmé à mesure que j’ai approfondi mes recherches. Ils ne veulent pas me croire. Il manque un demi-ton dans la gamme, un demi-ton qui a disparu.

Je ne dois plus dire cela. C’est ce qui m’a amené ici. Mais écoutez. Écoutez autour de vous, regardez et munissez-vous d’accordeurs, épluchez les partitions à sa recherche, accrochez les pages à vos murs jaunis et étalez-les sur le carrelage froid de votre logement. Parcourez les lignes, une à une, pour trouver la mesure où il se cache.

Écoutez.

Cherchez ce demi-ton, je vous mets au défi. Allez-y et dites-moi ce que vous voyez. Dans Chopin, dans Bach, dans Rachmaninov, il est là, imprimé par l’encre dans la page, oui, mais le son n’est plus. La vibration s’est atrophiée. Bientôt, ils vous diront qu’elle n’a jamais existé. Bientôt, éventuellement, ils vous diront que la gamme est parfaite alors qu’elle ne sera plus qu’une seule et unique vibration qui envahira tous les espaces sonores disponibles, une grande plainte monotone présentée comme un chef-d’œuvre. Non, les sons existent, ils ne demandent qu’à être entendus et le sol dièse, qu’à reprendre de sa force. C’est moi qui le retrouverai, qui le secourrai, je l’ai presque, je sens que je me rapproche, que j’y arrive. Ils veulent me faire taire, certes, comme les autres consciences avant moi, mais ma voix peut conserver un patrimoine. Je ne fais pas mes vocalises, je fais de la recherche fondamentale et cela demande un effort constant, une volonté de faire. Je l’ai presque, presque, il suffirait qu’ils cessent de m’affaiblir avec leurs potions qui me retardent, qui m’amenuisent, qui m’atrophient moi aussi et m’empêchent de chercher toujours, chaque jour, plus fort, constamment, malgré l’incompréhension de tous, de tous, de tous et, surtout, de cette bruyante majorité aphone et sourde.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
26/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Belle démonstration que ce texte pour nous apprendre que quelque chose de nos existences a disparu ( j'ai bien aimé l'analogie avec le téléphone à roulettes: pas facile aujourd'hui de coller ce genre de mécanisme à nos portables, et qui serait d'ailleurs d'une utilisation bien peu pratique...).
C'est une écriture plaisante, sans grande envolée stylistique, mais très efficace néanmoins pour exprimer son sujet. On y sent bien ce désespoir d'être un incompris, perdu au milieu de "cette bruyante majorité aphone et sourde".
Nous sommes là dans une réalité cruelle, le monde en perte de valeurs, ces petits détails de l'existence qui s'effacent lentement de nos décors et qui transforment ainsi le "magnifique" en "passable". C'est un constat semblable que l'on peut faire pour une quantité de choses. La perte des sens est une tragédie en marche.
Bravo de nous interpeller ainsi, même si tant de potions (fadasses d'ailleurs, elles aussi) essayent d'amoindrir notre pouvoir de réflexion.
J'ai adoré.

   in-flight   
27/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Dès le début, J'ai hésité à lire. Je me figurais un texte pour initiés dans lequel je n'aurais pas eu ma place. J'ai été pris d'un à priori comme nous en avons parfois lorsque nous ne maitrisons pas un sujet. Mélomane moi même mais dans un registre pop/rock. Le classique je ne maitrise pas.
Et finalement j'ai apprécié ma lecture. La chute est sympathique car notre ami narrateur est un parano qui fait une fixation sur un demi ton. On se figure un musicien professionnel au début, et puis arrive "les potions qui retardent".

Sur la forme, un récit plus aéré donnerait plus d'entrain au texte; j'allais dire plus de rythme, de musicalité.

Merci

   Neojamin   
3/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour!

J'ai beaucoup aimé l'idée. Il manque un demi-ton dans la gamme...et cela peut signifier la fin du monde. Excellent...dommage que vous n'ayez pas profité de cette idée lumineuse pour composé toute une oeuvre ! Je n'ai aucune critique à faire sur ce début de texte (qui est un début de texte pour moi)...si ce n'est qu'il manque la suite !
"comme les téléphones à roulette ou les coiffures crêpées." J'ai adoré ça !
Bonne continuation et au plaisir d'en savoir plus sur cette disparition...

   Asrya   
3/5/2015
 a aimé ce texte 
Pas
L'idée est originale ; c'est un bon point.

Après, pour être franc, je me suis carrément ennuyé.
Pourtant votre texte est court, c'est pour dire.
C'est peut-être aussi son défaut. Cette concision (qui ne l'est pas tellement dans les phrases) mériterait peut-être d'être élargie, plus développée, de sorte à entraîner le lecteur avec plus de conviction.
Que savons-nous de votre personnage ? Rien. Comment s'y attacher ? Comment avoir envie de suivre son aventure ? Est-ce que la poursuite du "sol dièse" suffit à intriguer le lecteur ? (probablement, mais pour moi, ça n'a pas pris).
Je cherche à comprendre pourquoi ; à vrai dire, je ne sais pas réellement.
J'étais plutôt interloqué par les perspectives que vous nous livrez avec cette "disparition" du "sol dièse" (enfin pour votre personnage). Où est-elle passée cette satané note ?
Au final, plus vous développez, plus l'intérêt de cette quête s'est dissipé.
A priori, seul votre personnage distingue cette "disparition" ; puisque même "les spécialistes" n'en sont pas témoins. Où voulez-vous en venir ?
Est-ce votre personnage qui débloque ? Est-ce lui qui perd ses facultés ? Est-ce le reste du monde ? Est-ce un complot pour séquestrer les sons un à un afin d'empêcher tout communication orale ? (ok... je vais loin, mais je cherche !)
Je n'ai pas compris où est-ce que vous vouliez en venir.
Une autre fois peut-être.

Merci en tout cas pour ce partage,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   bigornette   
21/5/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour gujot,

J'ai été enchanté par l'idée de la disparition d'une fréquence, quoique j'eusse préféré la voir disparaître d'un coup, et non progressivement. Cela aurait renforcé la folie du narrateur. Car c'est justement ce qui m'a intéressé. De toute évidence, il est seul au monde à avoir remarqué la disparition. Mais parfois, un homme a raison contre tous. La majorité peut ne pas voir ce qu'un homme a vu... ou entendu... ou plus entendu... enfin, bref. J'ai repensé à ces récits qui évoquent la solitude d'un personnage qui connaît un terrible secret, mais que personne ne croit.

Cela dit, j'ai été un peu déçu par le développement de l'idée. Je suis même carrément resté sur ma faim. Quid des instruments de musique ? Des chanteurs ? Des chefs d'orchestre ? J'aurais souhaité lire un peu plus ce subtile et implacable glissement vers la prise de conscience du narrateur, d'une part, et vers l'incertitude pour le lecteur quant à savoir si le narrateur est sain d'esprit ou s'il a basculé dans la folie, d'autre part. J'aurais apprécié en savoir un peu plus sur la raison qui lie le destin d'une note et celui du monde... ou, au contraire, sur la déraison qui conduit le narrateur à le croire.

Je reste persuadé qu'à partir de cette très bonne idée, vous pouvez faire mieux que ça. Merci.

   MARIAJO   
21/5/2015
Gujot bonjour,

A la lecture de l'incipit j'ai pensé: peut-être la classique c'est le sujet.
Puis Beethov. Alors j'ai continué parce que j'adore la musique classique. D'abord j'ai cru lire une réflexions sur les interprètes actuels. Une sorte de critique. Type manque de respect pour le patrimoine musical laissé, en exemple, par ceux que vous avez cité.
Puis j'ai compris, c'est une métaphore. Il manque une note, quelque chose disjoncte mais le monde insensible s'en fout royalement. Mais il y a une personne sensible qui tente d'ouvrir les yeux du monde sur ce danger et il et pris pour un fou, il n'est pas compris.

J'ai aimé ce texte et je voudrais apprendre d'avantage sur le sort de ce personnage. Est-ce qu'il deviendra fou à force de chercher à se faire comprendre que quelque chose ne joue plus dans la musique que l'on joue, dans la musique que l'on danse, dans la musique que l'on écoute. Est-ce que les grands chefs d'orchestres vont comprendre qu'un danger nous menace. Est-ce qu'ils vont pouvoir changer le cours des choses à temps.

A bientôt!

   hersen   
21/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De mon point de vue, la grande originalité de ce texte est que ce demi-ton disparu pourrait être autre chose en fonction du lecteur :
une nuance de couleur, un son linguistique, qu'importe, ce qui compte c'est que petit à petit, à l'insu de tous, disparait un détail faisant partie du fondamental. Seul un halluciné ( ou perçu comme tel ) peut s'en rendre compte et en faire une obsession qui rendra sa quête infinie dans le temps. Et le fait basculer dans la folie. Parce que c'est ce qu'on dit de quelqu'un quand il est seul à percevoir quelque chose.
Je trouve ce texte intéressant.
Pour un rendu plus exacerbé de cette angoisse, certaines phrases auraient pu être plus courtes.
Merci pour ce texte.

   gujot   
21/5/2015
Commentaire modéré

   Pepito   
22/5/2015
Bonjour Gujot,

Forme : bonne écriture
Pour chipoter :
"simple variation anormale" difficile d'etre simple et anormale, "faible" peut etre ?
"me convaincre de ma compréhension du phénomène" j'ai pas saisi, vous avez tout bien comprendu ou pas ?
"plus la confirmation se faisait présente" une confirmation "progressive"... hmmm
"un voile qui masquait sa franchise et qui n’était..." je suis allergique aux "qui", surtout quand ils sont inutiles.
De menus détails donc...

Fond : Voilà un sujet pour spécialiste, ce que je ne suis pas. En plus, j'avais "Bémol de Victhis0" dans un coin de la tête en vous lisant. Même sujet avec un autre traitement. Vu mon gout pour le délirant comique, il vous était difficile de tenir la comparaison !

Une autre fois surement, merci pour la lecture.

Pepito

   Pussicat   
23/5/2015
Je viens à pas feutrés, la nouvelle est comme un Graal chez moi, quelque chose qui reste coincé quelque part dans un coin de ma tête, suffirait de se jeter dans le bain... pas si facile.
C'est avec prudence que je vous livre mes impressions de lecture.
Le sujet est intéressant. Le développement un peu rapide et la fin prévisible.
Le hic, je trouve, est le personnage. Qui est-il ? Que fait-il ? il manque de chair, de vie, de vivant. On dirait qu'il n'existe pas...
Tout ce que le lecteur sait de lui c'est qu'il est mélomane et qu'il a un salon : "Je l’ai entendu, la première fois, dans mon salon,...", on imagine un appartement, une maison...
Même ici : "dans les chicanes de ménage...", le lecteur ne sait pas de quelles "chicanes" il est question. Est-il en ménage ?

Bref, on ne sait rien de lui et c'est bien dommage, parce qu'un "Je" sans chair est un fantôme pour moi.
Et puis la fin est trop rapide. Trop elliptique...

Je n'ai pas accroché, désolée,
à bientôt de vous lire
EDITION : un oubli, j'aime bien votre écriture, c'est ça qui est rageant.

   boudune   
28/5/2015
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé l'idée, originale et bien "vue", ce demi-ton manquant, cette vague dissonance obsessionnelle. L'image d'une maison lézardée, de ces changements insidieux qui signent que tout change, quand rien ne change ou si peu... L'écriture est dépouillée, presque chirugicale, et l'angoisse sourd, c'est le verbe qui s'impose. Dans le style, certaines redondances ou adjectifs abondants m'ont gênée, mais ça n'a pas nui au plaisir de lire.

   Mauron   
2/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle idée, mais pas vraiment neuve non plus, assez bien développée, mais qui pourrait l'être bien plus encore. J'ai bien aimé le style, pseudo spécialiste, assez froid et chirurgical au début mais révélant peu à peu une certaine paranoïa. "Prendre des notes" sur la note et la "noter", cela me gène. Puisqu'il s'agit de "note" j'aurais effacé tous les mots de la même famille. (Ps comme il me semble que la 9ème de Beethoven est en ré majeur, c'est le fa dièse qui aurait manqué davantage encore dans cette symphonie)... A mon sens, c'est un texte à peaufiner et à poursuivre.

   mouthpiece   
10/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Belle description de ce qui peut se passer dans la tête de celui qui perd la raison. C'est du moins ainsi que j'ai compris le texte. Je me trompe?

   aldenor   
11/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le son a-t-il changé ou bien disparu ? J’y suis : il a disparu puisqu’il a changé !
Vraiment, ça se tient fort bien. L’idée est ingénieuse : un son manque dans l’Univers. La musique, le discours, tout est faussé.
Le prétexte final d’une forme de folie auditive n’était pas nécessaire. Disons qu’il me gâche le plaisir. Je préférerais être embarqué jusqu’au bout dans un scenario de « fin du monde », pour cause de dérèglement universel du son.
Des qualités dans l’écriture, mais il faudrait à mon sens rafistoler certains passages :
« Je réécoutai attentivement, plusieurs fois en boucle, pour dissiper mes appréhensions, pour me convaincre de ma compréhension du phénomène, mais plus j’écoutais, plus la confirmation se faisait présente. » Pourquoi « de ma compréhension » ? Il me semble qu’il veut seulement se « convaincre du phénomène », du moins à ce moment du récit. « plus la confirmation se faisait présente » me parait lourd ; plus j’en étais convaincu ?
« ... le phénomène s’est poursuivi [...] dans ces sons qui seuls sont insignifiants, mais qui juxtaposés fondent la base de toutes communications orales. » L’idée est valable, mais je trouve que la phrase qui l’amène n’est pas l’endroit où le dire.
Le son a disparu « ...comme un pan de l’histoire qui sombrerait dans l’oubli, remplacé par un souvenir proche, similaire, mais pas tout à fait de la même couleur. ». Là aussi, le fond de l’idée semble intéressant, un parallèle entre les sons et les fragments de l’Histoire, mais le mécanisme est confus : je ne comprends pas ce « souvenir proche » qui vient remplacer le pan disparu, ni l’introduction de la notion de couleurs...

   carbona   
10/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé. J'ai eu peur au début en me disant que je n'allais pas m'y retrouver, n'ayant aucune connaissance musicale et puis non c'est à la portée de tous. Les mots sont simple, l'écriture, agréable.

La disparition de ce demi-ton est bien expliquée, bien imagée et suscite l'intérêt.

On oscille entre la folie officielle du personnage et la métaphore induite : la perte des valeurs, des choses, du patrimoine, de la culture.

Un bon moment de lecture.

Merci pour votre texte.

   singuriel   
14/4/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le sujet est magique. Une obsession à la Süskind. Belle trouvaille.
Pourquoi s'être arrêté en si bon chemin ? J'aurais voulu vous voir rechercher cette variation dans d'autres instruments, dans d'autres styles musicaux. Une recherche obsessionnelle qui mette progressivement en lumière le glissement psychologique du héro.
Je vous déteste d'avoir eu cette idée avant moi (ton amical)
C'est de l'or en barre. Reprenez votre plume pour nous extraire une véritable pépite s'il vous plait...


Oniris Copyright © 2007-2018