Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Sentimental/Romanesque
hersen : chemindetraverse.com
 Publié le 01/06/17  -  21 commentaires  -  15869 caractères  -  116 lectures    Autres textes du même auteur

Le voyage n'est-il pas une vue de l'esprit ?


chemindetraverse.com


Guy s'était préparé avec soin.


Il avait choisi une chemise claire, un pantalon beige, léger. C'est déjà presque l'été.


Il avait dû rouler un peu vite. Il ne manquerait plus qu'il arrive en retard !


Il se demanda, en cherchant une place pour se garer, s'il faudrait qu'il joue à être Ziguane ou bien s'ils seront chacun d'emblée dans leur vraie peau. Car enfin, sa position pourrait être un peu délicate : il a un peu exagéré sur les pseudos.


Il faut dire qu'il aime bien d'une part se mêler de ce qui ne le regarde pas et d'autre part jouer, avec tout ce qu'il trouve de jouable.


Internet est de ce point de vue un terrain de jeux exceptionnel.


Quand il a découvert le site chemindetraverse.com, il s'attendait à des freaks traînant leur peau de pays en pays, plus à la charge des autochtones déjà pauvres que réellement intéressés par la façon de vivre de ces derniers. Mais il se trompait et il le reconnaît aujourd'hui bien volontiers, d'autant que l'histoire tourne à son avantage.


Sous pseudo Ziguane, le voilà un beau matin qui fait son entrée sur le site où l'on vient pour partager ses voyages, ses expériences, les bonnes comme les mauvaises. Lui qui n'a jamais réellement voyagé se met à inventer des tas de situations abracadabrantes et il devient vite une sorte de vedette. Toujours un avis sur tout, toujours un bon plan sous le coude, jamais un mot plus haut que l'autre. La coqueluche du site. Seulement, s'il n'est pas voyageur, il entend bien s'amuser quand même. Rien de plus facile pour lui, il s'habille d'autres pseudos et jouent ainsi à diriger des débats, inexistants dans la réalité. Tequila et Zorba, surtout, sont ses deux autres pseudos actifs. Zorba lance un débat, les inscrits partagent leurs points de vue et Tequila c'est le troll énervé. Il fait monter le ton, insulte modérément, prend Zorba ouvertement pour un abruti et Ziguane, en grand seigneur, vient calmer tout le monde et rassurer ceux qui n'ont rien compris que ce qui compte c'est de s'aimer, on pardonne les dérapages.


Syenne est la plus pénible de tous ceux qui montent au créneau. Elle réfute quasiment tout, demande des preuves de ce qui est avancé et ne croit rien sur parole. Il faut dire qu'elle a l'air d'avoir roulé sa bosse et qu'elle a plus emprunté les chemins de montagne que les boulevards des capitales du monde.


Guy sent tout de suite que c'est une emmerdeuse. Mais c'est plus fort que lui, il n'a pas pu s'empêcher d'établir un contact plus privilégié. Et puis, juste pour le plaisir de la voir réagir, il envoyait Tequila balancer un truc bien lourd, sur tel pays, telle région, peu importe, tout était bon. Zorba entretenait tout ça, Syenne réagissait à des énormités souvent à la limite, il sait bien faire ça, Guy, toujours à la limite. Le repli toujours possible. Puis Ziguane arrivait, le bon Zorro qui calmait tout le monde en mettant Syenne dans sa poche. Un contact virtuel en a découlé, des échanges d'impressions de voyages, de lieux, ils se racontaient ce que l'une avait vécu et que l'autre happait in extremis pour le recaser dans les échanges sur chemindetraverse.com


Sauf qu'un jour, Guy a merdé.


Mais aussi, pourquoi elle l'a ramené avec le lac Titicaca ? Et en insistant sur des posts et des posts. Guy n'en pouvait plus d'écumer tous les sites qui pouvaient lui donner des détails, même infimes, pour broder autour. Il a découvert Taquile, île sur le lac. Activité principale : le textile artisanal.

Il a expliqué que les femmes tricotent une laine très fine en faisant des dessins compliqués, vantant cet artisanat à n'en plus finir. Seulement voilà, Syenne a débarqué et lui a dit, un peu sèchement, que ce sont les hommes qui tricotent sur Taquile. En gardant les troupeaux de moutons dont, justement, ils exploitent la laine.


Guy n'avait qu'un mot à dire pour expliquer que oui, bien sûr, c'est ce qu'il voulait dire puisque les femmes travaillent sur les métiers à tisser. Mais non, il a voulu s'amuser un peu et il a envoyé Tequila et Zorba à la rescousse, qui renforcèrent l'affirmation. Les inscrits ne comprenaient pas trop cette joute verbale. Certains, en connaisseurs de ces îles, soutenaient Syenne qui, elle, était remontée. Et c'est au milieu d'un post de Zorba, qui disait que le tricot c'était bon pour les gonzesses puisqu'elles n'ont rien de mieux à faire que la voyageuse a eu le déclic.


Ziguane, Zorba, Tequila : une seule personne. À cause de cette histoire de tricot. Une fois le doute instillé dans son esprit, même si Guy a mis Zorba et Tequila à couvert, pour calmer le jeu, Syenne a refait le chemin inverse et trouvé alors une foule de détails qui venaient lui donner raison. Elle avait souvent eu des doutes mais les avait balayés car enfin, pourquoi des personnes venant échanger sur leurs voyages seraient-elles malhonnêtes, cela n'avait pas beaucoup de sens, il n'y avait rien à gagner. Mais là, devant cette découverte, la colère l'a prise, elle a commencé à attaquer un peu tout le monde, elle ne supportait tout simplement pas de ne pouvoir faire confiance à personne. Ziguane, lui, avait changé d'attitude, il chargeait Zorba et Tequila de tous les maux et continuait de se repaître de la colère de Syenne ; car c'était bien cela, le but de son jeu, s'amuser, même et surtout aux dépens des autres inscrits sur le site.


Puis un jour, Syenne s'est calmée, elle est devenue moins agressive et se remit à parler de ses voyages, ses rencontres, ses expériences. Ziguane, curieux, a tenté une approche. Qui a marché. Il en fut le premier surpris, supposant qu'elle pouvait l'assimiler à Zorba et Tequila.


Alors Ziguane lui a proposé de se rencontrer. Parce que, dit-il, ce serait bien aussi de parler de tous ces voyages magnifiques autrement qu'au moyen d'un clavier.


Guy a réintroduit Zorba et Tequila, mais les a faits discrets. Ils redevenaient eux-mêmes de temps en temps, créant accessoirement la confusion, histoire de donner confiance à Syenne. Mais elle ne sembla pas le remarquer. Elle raconta même qu'il y avait, près de sa ville, une carrière de sarcophages de l'époque mérovingienne. C'était à son avis hautement intéressant et elle comptait s'y rendre dans deux semaines. Pourquoi ne pas se rencontrer pour y aller ensemble ?


Guy n'a pas su imaginer que Syenne à son tour avait décidé de s'amuser. Il était juste soulagé qu'elle n'ait pas proposé par exemple une rando de trente bornes en terrain vierge avec boussole, lui qui ne décollait guère de son ordinateur.


Il se trouva que leurs villes respectives n'étaient distantes que de deux cents kilomètres. Ce serait donc facile. Guy la rejoindra au Jardin du Mail, un peu à l'écart du centre-ville. Il lui avait demandé son numéro de téléphone, au cas où ils se rateraient, mais elle avait dit non, ce n'est pas la peine, je porterai une chemise à carreaux, un jean et des tennis bleus. Je lirai Ouest-Matin et je serai assise sur un banc à côté d'une statue, près de la petite grille. Quand il s'apprêta à lui donner un signe de reconnaissance le concernant, elle lui dit, non, ce n'est pas la peine, je saurai que c'est toi. À samedi. Et elle ne se reconnecta plus sur le site.


********


Guy venait de garer sa voiture, il en pestait encore tant la tâche lui avait pris du temps. Il a dû marcher sur une assez longue distance et il faisait déjà chaud. Mais il se pressait car il avait peur d'être trop en retard et n'était pas sûr que Syenne l'attendrait longtemps.


Le Jardin du Mail était plutôt petit, ce serait facile. Il avait pris soin de regarder sur Internet avant de venir pour en étudier le plan. Il entra par la petite grille, un peu essoufflé et passablement en sueur, ce qui ne fait jamais grande impression pensa-t-il. Il s'essuyait le front avec son mouchoir lorsqu'il la vit. Assise sur un banc, près d'une statue, habillée comme elle avait dit. Il s'arrêta. Quelque chose à l'intérieur lui souffla de laisser tomber. Mais voilà, la curiosité d'une part, et puis l'idée d'une rencontre avec cette femme sur le banc, qui avait l'air à l'aise, nature, le convainquirent. Il s'approcha doucement, et lorsqu'il fut assez près pour lui parler, sans qu'elle l'ait entendu venir pensa-t-il, il s'aperçut qu'elle n'avait pas Ouest-Matin. C'était tout simplement un dépliant publicitaire. Il fut surpris d'en éprouver du dépit. Il passa devant elle qui ne le regarda pas. Elle semblait perdue dans ses pensées, pas du tout comme quelqu'un qui attendrait un inconnu et tournerait la tête à droite, à gauche, de façon un peu impatiente.


Guy continua donc sa marche plus avant à l'intérieur du jardin public.


Il y avait deux marches de pierres pour accéder au jardin proprement dit, qui en fait n'était qu'un grand carré avec un bassin doté d'un jet d'eau au milieu. C'est seulement une fois franchies ces deux marches qu'il vit, sur un banc près d'une statue, une femme aux signes de reconnaissance complets : les chaussures, le jean, la chemise et le journal, bien étalé sur ses genoux en première page, aucun doute possible. La femme était un peu forte, très blonde et assez maquillée pour qu'on remarque cet artifice d'un peu loin. La chemise, évidemment à carreaux, était de couleur criarde. Pour tout dire, Guy hésita. Après tout, se disait-il, je n'ai pas de signe de reconnaissance, je peux passer comme je veux sans me faire remarquer. Pas trop futée, la Syenne, de ne m'avoir rien demandé comme signe !


Il ralentit son pas afin de se donner un temps de réflexion. Et il se dit que non, il devait essayer quand même. Après tout, il devait bien admettre que Syenne avait su l'intéresser par son esprit, ses réparties spontanées et aussi son sens de l'humour. Donc il s'approcha de cette dame et c'est alors qu'il vit, sur le banc en vis-à-vis, une jeune femme... tennis bleus, jean, chemise à carreaux, plongée dans la lecture de Ouest-Matin qu'elle tenait grand ouvert devant elle, à hauteur de ses yeux.


Guy se figea ! Bon sang, se dit-il, j'allais faire une belle bévue ! Car pas un instant il ne douta de son erreur envers la dame blonde, qui maintenant lui lançait un regard noir. C'est d'un pas pressé qu'il vint se planter devant cette jeune personne. Celle-ci d'abord ne réagit pas. Puis baissa son journal et lui dit, impatientée, « ôte-toi de mon soleil, tu veux ? »


Il allait lui dire « mais je suis Ziguane, voyons ! » quand une petite fille, courant avec son chien en laisse, vint le heurter. Elle lui dit « oh, pardon, monsieur ! » Déjà assez énervé par l'accueil de la jeune femme, il répondit vertement à la gamine qu'elle ferait bien de dégager. Il la regarda s'enfuir et seulement alors il remarqua qu'elle portait... les tennis, le jean, la chemise. Et le journal ? Plié en chapeau pour se protéger du soleil.


La jeune femme le regardait curieusement et la grosse femme blonde faisait déjà mine de se lever. Il pensa que le mieux était de partir, quelque chose qu'il n'arrivait pas à cerner ne tournait pas rond. Arriva alors un homme à grandes enjambées. Il avait l'air méchamment en colère. Tennis bleus, jean, chemise à carreaux, Ouest-Matin sous le bras. Il héla Guy « dites donc, vous, je ne vous permets pas de parler comme ça à ma fille ! » Guy répliqua aussi sec, non mais on se connaît ? Non, alors fais comme ta gamine, dégage ! Et il tourna le dos, bien décidé à partir. En colère, sacrément en colère !


– Hé, Ziguane !


Guy se figea, et mit plus de temps qu'il ne fallait pour se retourner. On l'avait appelé par son pseudo. Une voix masculine. Il se retourna lentement pour voir un monsieur d'une quarantaine d'années, très soigné, une tenue irréprochable. Tennis bleus... et tout le reste.


Là, c'en était trop. Guy soudain comprit qu'il était au centre d'un traquenard. Pour la seconde fois, il se dit qu'il n'avait qu'à partir, rien ne l'obligeait à continuer à faire marrer Syenne qui, il n'en doutait pas, avait manigancé tout ça, l'enfoirée.


Et Tequila prit le dessus. Il s'avança vers l'homme qui allait en prendre plein la tête, non mais ça commence à bien faire, cette histoire. Mais un enfant, en courant, vint à la rencontre de celui qui, en fait, semblait bien être son père et avant que Guy ait pu dire quoi que ce soit, s'exclama :


– Alors, mon Zidane, t'as perdu ton ballon ?


Et le garçon se mit à rire. Il donna la main à son père et tous les deux s'en allèrent, le ballon coincé sous le bras du garçon.


Oh là, Guy commença à perdre le contrôle. Syenne se foutait de lui, ni plus, ni moins. Hors de lui, il regarda autour, pivota pour découvrir des promeneurs du parc... dont la plupart étaient habillés selon le code correspondant à celui que Syenne avait établi. Il bouillonna de colère et ne contrôla plus ses réactions ; il s'approcha tantôt de l'une, tantôt de l'autre de ces personnes portant les vêtements adéquats. Et il commença à les insulter, à vociférer tandis que ces gens restaient imperturbables.


Il s'arrêta soudain au milieu d'une phrase, les bras ballants. Il sut, sans doute aucun, que Syenne était ici, dans ce parc, à le regarder. Il se sentit tellement floué, tellement roulé, qu'il en oublia de continuer ses insultes. Il resta ainsi un instant, sans réaction, parmi tous ces gens qui le regardaient de travers. Son regard fut alors porté vers un mouvement entre la petite grille et le boulevard, il entrevit une silhouette bleue se dirigeant vers l'arrêt de bus. C'était elle, il le savait, la première femme qu'il avait vue sur le banc, assise, semblant ne rien attendre. Il courut pour la rattraper, mais elle sauta dans le bus prêt à partir, in extremis. Il eut juste le temps de se rendre compte qu'elle s'était tournée vers lui et le regardait, à travers la vitre du bus qui démarrait déjà.


Il fut surpris de ne pas éprouver de colère. Il était désorienté. Sans y penser vraiment, comme mû par son inconscient, il se dirigea vers le banc où elle était assise il y avait peu. Il vit un journal, plié en quatre, à la place qu'elle occupait. Il s'y assit à son tour. Ce qu'il ne comprenait pas, c'est pourquoi il était si touché de la tournure des événements. Ce n'était qu'une blague, c'est ainsi qu'il le prenait depuis le début. Aurait-il pu imaginer qu'elle lui rendrait la pareille ? Certainement non.


Alors il se saisit de son smartphone et se connecta sur chemindetraverse.com. Sous l'impulsion du moment, il voulait lui laisser un message dans sa boîte. Sans idée aucune de ce qu'il écrirait. Quand il arriva sur la page de Syenne, il lut :


Membre désinscrit il y a 10 min.


Il fut décontenancé. Car il se rendait compte maintenant que sans un numéro de téléphone, il n'était tout simplement plus en mesure d'entrer en contact avec elle. Mais le voulait-il, en fait ? Son aplomb se fissurait, Tequila et Zorba ne lui seraient plus d'aucun secours.


Il prit le journal plié en quatre et sans savoir pourquoi, machinalement comme on le fait quand on a un journal dans les mains, il le déplia. Le gros titre alors lui sauta aux yeux, ni plus ni moins.


Conférence du Professeur


ROSY ENNECOURT


Ce soir, sur le lieu même de la découverte

des sarcophages de l'époque mérovingienne


Suivait un article expliquant l'origine de cette fabrique de sarcophages, comment ils étaient acheminés par bateau naviguant sur la Loire toute proche et livrés jusqu'en Orient, on expliquait qu'ils étaient fabriqués dans des troglodytes de falun et enfin, que le professeur Rosy Ennecourt, originaire de la région, s'était passionnée pour ce site archéologique dont elle en dirigeait les travaux.


RoSY ENNEcourt. Message ne pouvait être plus clair.


Avait-il envie de se rendre, lui l'habitant accroché à sa vie citadine, dans un hameau perdu d'Anjou ?


Finalement oui, se dit-il, il serait temps que je voyage un peu.



 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   plumette   
8/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé, version moderne et finaude! peut-être spécialement inspiré d'Oniris et de ses joyeux échanges...

Internet permet imposture et fantasmes et le sympathique Ziguane qui s'invente une vie d'aventurier va sortir du virtuel pour se confronter dans le réél à une aventure plutôt bien imaginée.

cette histoire a égayé mon après-midi!

Elle aurait pu se terminer avec la phrase " Son aplomb se fissurait, Tequila et Zorba ne lui seraient plus d'aucun secours."

Dans l'ouverture de la fin, je vois la marque d'un sentimentalisme qui affaiblit la "morale" de l'histoire.


Plumette

   socque   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
je saurai que c'est toi. À samedi. Et elle ne se reconnecta plus sur le site.
Là, je me suis dit : ouh, ça va chauffer pour lui ! Je l'ai même trouvé peu malin sur ce coup, le Guy, et ai pensé qu'il voyait tardivement la lumière :
Guy soudain comprit qu'il était au centre d'un traquenard.

Ce qui m'étonne le plus, c'est que "Syenne" se donne tant de mal pour faire comprendre à Guy sa trollerie et lui laisse même un indice pour la retrouver, elle (pas la trollerie de Guy). Elle semble avoir mieux à faire de sa vie, être engagée ailleurs que sur un clavier ; pour preuve, d'ailleurs, le fait qu'elle ait pu enrôler autant de personnes pour sa blague.

En gros, pour moi, Guy n'en vaut pas la peine et Syenne a une vraie vie qui lui permet de rencontrer des gens : elle n'a pas besoin de récupérer un gars de ce tonneau. Mais bon, mystère de l'intérêt humain. Soit.

L'idée est assez marrante sinon, servie par une écriture factuelle un peu terne à mon goût pour l'histoire. C'est mon goût.

   Tadiou   
1/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

’ai beaucoup ri intérieurement. Bel imbroglio, belles manipulations qui existent sans doute dans le monde des pseudos. C’est raconté de manière vive. La « réalité » montre le bout de son nez et notre Guy est tout de même à la recherche d’une authenticité. J’ai adoré les chemises à carreaux, jeans etc…

Belle fin (je m’attendais à un truc dans le journal, mais plutôt une phrase manuscrite).

On lui souhaite une belle rencontre non virtuelle.

   Dupark   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une démarche tordue dans un environnement technologique. Il y avait peu de place pour une écriture lyrique.
L'intrigue est magistrale. Voilà une histoire comme j'aimerais en écrire. Avec une bien belle chute.
Un modèle !
La psychologie retorse du protagoniste est bien décrite.
À aucun moment n'est évoqué une quelconque pathologie de Guy. "Histrionique" ou "pervers narcissique" auraient fait l'affaire. Comme cela, la porte reste ouverte à une fin optimiste.
Si les lecteurs mettent "passionnément", cette nouvelle sera plagiée, c'est sûr.
Ai-je le choix ?
Désolé.

   Pouet   
1/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Assez surréaliste comme truc. Surtout la scène au Jardin du Mail. J'ai pas vraiment compris d'où provenaient tous les "complices" à chemise à carreaux. Mais bon Syenne a bien le droit d'avoir des amis joueurs hein...

Quant à savoir pourquoi Rosy veut tout de même rencontrer Guy l'affreux Jojo en l'invitant à sa conférence après s'être désinscrite du site et avoir refusé de lui filer son numéro...???

Sinon on peut y voir une réflexion sur les apparences, l'envie d'exister aux yeux des autres, l'ennui, la futilité, la manipulation et la naïveté. (rien que ça...)

Je n'ai pas lâché ma lecture et j'ai passé un bon moment, c'est, comme d'habitude, très bien écrit.

Un jeu de piste sur fond de nouvelles technologies et de métaphysique.

Un chemin de traverse qui, ma foi, vaut bien le détour.

   vendularge   
1/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Hersen,

On peut dire que tu mets le doigt sur une des facettes du net qui provoque chez moi une très vive exaspération. On se demande quand même pourquoi elle lui laisse un indice pour la retrouver, non seulement il est parfaitement malhonnête mais en plus il pense naïvement qu'elle va l'attendre sur un banc....un vrai primate. Bon, ces multipseudos sont fréquents, tu disparais et tu reviens avec un nouveau nom...sur le même site....vierge de tout passé un peu houleux..la renaissance façon trou noir, avant c'était pas toi mais aujourd'hui non plus..qu'est-ce qu'on s'en fou de l'autre en face qui te souhaite le bonjour le plus honnêtement du monde..tiens, aujourd'hui je me divise et je fabrique un autre moi, je partogène, j'exulte, je m'aime!

Bon, je suis très en colère et bien sûr tu n'y es pour rien, donc c'est bien écrit, comme d'habitude.

Le sujet est intéressant, l'histoire est bien construite...

merci
vendularge

   vb   
1/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
quel beau petit texte. Très agréable à lire. Bien écrit. Amusant. J'ai passé un bon moment. Je suppose que c'était le but. Il est atteint. Merci.
A plaisir de vous relire.
Vb

   Cat   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Thème actuel par excellence, le Net et ses divers sites où les pseudos règnent en maîtres.

Pour le coup toute l'histoire m'est familière (j'ai des noms ^^).

Nul besoin de fréquenter cent sites pour savoir que quelle que soit sa spécialité, on rencontre partout les mêmes spécimens.

Le personnage de Guy est celui qui me file allègrement de l'urticaire. Trop facile de jouer les pseudos gigognes dans un monde où mentir sur quasiment tout est le fondement même du système.

Ici, je ne déroge pas à mes valeurs. Je le trouve abject, ce personnage, et tellement pitoyable.

Alors je ne comprends pas l'attitude de Syenne. Du moins, je ne la comprends pas en partie. Qu'elle soit exaspérée, OK ! Qu'elle cherche à lui donner une bonne leçon, OK aussi ! Mais qu'elle développe tout cet arsenal pour se foutre carrément de sa poire, donne, à mon sens, trop d'importance à cet abruti qui n'en mérite pas autant.

Les cons de son espèce, on les modère, on les met out of de nuire sans aucun état d'âme, et surtout, on les I.GNO.RE ! Puisqu'ils ne cherchent qu'une chose : attirer l'attention, on ne rentre pas dans leur jeu.
Bon, j'arrête là, car je m'emballe, je m'emballe tant le sujet me fait bouillir le sang. ^^

Tu me diras, que tu t'es laissée séduire par la situation pour laisser jubiler ton écriture. Et tu as bien fait, car j'ai passé un excellent moment à te lire. Comme d'hab ! ^^

Merci, et à la prochaine nouvelle/poésie


Cat

   GillesP   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir Hersen,
L'idée est bonne, je trouve. La fin, avec la multiplication de ces personnes portant la même tenue, m'a fait penser à la fin du film L'Affaire Thomas Crown (la version avec Pierce Brosnan), dans laquelle le voleur de tableau, grâce à de nombreux complices qui portent comme lui un costume noir et un chapeau melon, rend la police complètement folle et finit par réussir son coup.
Deux choses m'ont un peu gêné:

- Tout d'abord, je ne comprends pas bien le personnage de Syenne: pourquoi se donner tant de mal pour se venger de ce minable? Ne suffirait-il pas de l'ignorer? N'est-ce pas ce que l'on fait quand on tombe sur ce genre de personne, dans le monde virtuel? C'est justement l'avantage des contacts sur des sites. On n'est pas obligé de croiser les gens qui nous insupportent. Et surtout, pourquoi donne-t-elle à Guy les moyens de la retrouver, alors même qu'elle s'est désinscrite du site, sans doute pour ne pas qu'il la retrouve?

- L'utilisation des temps: je trouve que la nouvelle est écrite d'une manière plutôt fluide, mais j'ai tiqué devant la non concordance des temps: on trouve, dans ta nouvelle, du présent, du plus-que-parfait, de l'imparfait, du passé simple, du passé composé. C'est peut-être voulu de ta part, mais pour moi ça ne fonctionne pas. Quelques exemples:
"Guy s'était préparé avec soin. Il avait choisi une chemise claire, un pantalon beige, léger. C'est déjà presque l'été": pourquoi pas "c'était déjà presque l'été"?
"Il se demanda, en cherchant une place pour se garer, s'il faudrait qu'il joue à être Ziguane ou bien s'ils seront chacun d'emblée dans leur vraie peau. Car enfin, sa position pourrait être un peu délicate : il a un peu exagéré sur les pseudos": pourquoi pas "il avait un peu exagéré", pour respecter la concordance des temps?
"Puis un jour, Syenne s'est calmée, elle est devenue moins agressive et se remit à parler de ses voyages, ses rencontres, ses expériences. Ziguane, curieux, a tenté une approche. Qui a marché. Il en fut le premier surpris": pourquoi mélanger passé composé et passé simple?
"Il se trouva que leurs villes respectives n'étaient distantes que de deux cents kilomètres. Ce serait donc facile. Guy la rejoindra au Jardin du Mail, un peu à l'écart du centre-ville": j'aurais mis "la rejoindrait" pour respecter la concordance des temps (conditionnel avec valeur de futur dans le passé).
Tu me diras, ce sont des détails, et j'en suis bien conscient. C'est mon côté prof de lettres qui ressort :-)
Ou alors, ce sont des effets de style, mais dont je ne comprends pas la portée.

Au plasir de te relire.
GillesP

   Cristale   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Jeux de rôles, drôles de jeux, tel est pris qui croyait prendre...voici une nouvelle fort bien écrite dont le temps ne faiblit pas en cours mais au contraire s'accélère jusqu'au fatal : "Membre désinscrit il y a 10 min"
Et paf !

Mais quand même, elle lui laisse une sorte de rendez-vous dans ce journal, la fin ne nous dit pas tout mais laisse sous-entendre une suite probable entre les deux protagonistes.
Futée cette Rosy. Cela servira-t-il de leçon à Guy ? va savoir...

Merci Hersen pour ce petit moment de détente à te lire.

Au plaisir d'autres lignes et mots de ta plume claire et limpide.
Cristale

   Ludi   
3/6/2017
Bonjour hersen,

Le côté surréaliste des ectoplasmes dans le Jardin du Mail aurait pu me séduire, mais j’avoue m’être ennuyé dans cette histoire, en tout cas beaucoup plus que dans les péripéties oniriennes. En fait je n’ai eu d’empathie pour aucun personnage, et ça c’est rédhibitoire.

Cette anecdote inachevée entre cette Rosy Hennecourt, spécialiste du pré-Moyen-âge, et ce grand dadais insupportable de Guy/Ziguane-Zorba-Tequila, ne m’incite pas à m’abonner sur chemindetraverse.com pour savoir ce qu’ils deviennent. Le fait d'anticiper qu'un néant romanesque va sans doute se mélanger à un autre pour accoucher d'un troisième, me donne une idée plus précise de ses dimensions. Heureusement, Oniris semble avoir des ressources pour ne pas s’autodétruire :)
Le fond de cette histoire m’a probablement échappé, mais j’avoue ne pas être suffisamment motivé pour la relire.

Le style Courrier des lecteurs est en phase avec cette péripétie des temps modernes. Il m’a permis d’aller jusqu’au bout.

Merci tout de même pour ce moment de vérité si proche de nous.

Ludi
trop clean pour être Net

   PierrickBatello   
3/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne me suis pas ennuyé jusqu'au dénouement. Et là, quel étonnement! Impossible de comprendre la motivation de Syenne à créer un tel piège, piège qui reste bien fade au vu des moyens déployés! L'idée de base était excellente. La finalité m'est passée au-dessus de la tête.

   Henri22   
3/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je trouve assez amusante la fin de votre nouvelle. Une utilisation originale et détournée de la toile pour pousser Guy à regarder le monde d' une manière plus directe que derrière son ordinateur.

Cependant, cette histoire est peu probable, et même beaucoup trop facile. Guy est - il fou ? Quel genre d' homme est - il pour ainsi se comporter ? Syenne a - t - elle assez de temps à perdre pour entrer dans le jeu du personnage principal ? Où sont donc passés les modérateurs du site ? D' ailleurs, à lire votre oeuvre, j' ai ressenti une sorte de dégoût, sinon de pitié, envers Guy. On croirait que sa vie tourne autour d' un site, ce qui met le lecteur mal à l' aise. Pourquoi ne pas avoir choisi Syenne comme personnage principal ? Cela aurait été beaucoup plus " vendeur ".

Enfin, ce qui est, à mes yeux, le plus important, est négligé. La langue. Un auteur écrit pour faire passer un moment agréable à ses lecteurs et, si le fond est important, la forme l' est aussi. Je n' aime pas trop la manière dont est écrite cette nouvelle. Les temps sont très mal utilisés. Peut - on vraiment mélanger dans un même paragraphe du conditionnel, du présent, du passé composé et de l'imparfait ? Je parle du 8e paragraphe, mais ce n' est qu' un échantillon. À mon goût, il aurait fallu rendre plus fluide la lecture de votre écrit, avec une utilisation classique des temps, une ponctuation mieux respectée et des phrases plus joliment tournées, sinon plus courtes. Dernier détail que je me permet de relever : de trop nombreuses répétitions ( telles que " il " ) à remplacer pour embellir votre ouvrage.

Le reste est bien et j' apprécie l' originalité de chemindetraverse.com. par contre, il aurait fallu changer votre titre : .com signifie commercial, et votre site ne vend rien du tout, je crois.

   hersen   
4/6/2017

   widjet   
5/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'idée est ingénieuse, mais l'auteur a trop tendance à nous tenir la main pour qu'on pige ce qui se trame. Ce "chaperonnage" du lecteur nuit au mystère, c'est dommage.

J'ai bien aimé le début assez réaliste (des gars qui se créaient des compte multiples, tu crois qu'on en a sur Oniris ? Pas impossible) moins la suite (même si j'ai un peu pensé au jeu de piste amoureux entre Kassovitz et Tautou dans "Amelie Poulain") à cause encore du procédé et de l'écriture trop orienté.

Bon, je trouve le gars hyper perspicace sur la fin (le code avec le nom dans le nom).

Cela reste une nouvelle légère et assez divertissante.

W

   Grifon   
5/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
l'idée de cette nouvelle est bien trouvée. Je dirais très dans l'air du temps, avec tous ces forums existants, tous ces échanges virtuels (et plus si affinité...).
J'aime bien aussi le côté : "Tel est pris qui croyait prendre" et la déconvenue de Guy dans le jardin public.
Pourtant quelque chose me laisse sur ma fin. Peut-être une fois ce cadre installé, j'ai trouvé le style et l'enchainement de l'histoire et des situations un peu trop lourds.
Et puis, cela me parait trop irréaliste qu'en voyant les 2 femmes en vis à vis, sur l'espace après avoir monté les 2 marches, de plus avec tous les indices attendus, il ne se soit pas douté dès cet instant qu'on se riait de lui. C'est un peu "gros".
Donc un avis mitigé, même si j'ai pris plaisir à suivre les déconvenues de Guy jusqu'au bout. Souhaitons lui toutefois que son premier vrai voyage soit le bon !
Grifon

   Donaldo75   
5/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour hersen,

C'est une histoire très intéressante que tu nous racontes là. J'ai beaucoup aimé la progression du récit:
* D'abord, la fine observation des mœurs de certains sur les sites et forums de discussion; effectivement, ça rappelle des souvenirs, et pas des meilleurs.
* Ensuite, le passage dans le monde réel; Guy est balloté par le piège mis en place dans le parc. Le rythme est soutenu, on sent la moutarde lui monter au nez au fur et à mesure qu'il se rend compte de son impuissance. Parce que c'est ça, le nœud du problème, chez Guy. Contrôler.

La fin est, à mon avis, inutile. Pourquoi Rosy laisserait-elle à un gars aussi malhonnête que Guy l'opportunité de l'approcher, de la connaitre dans la réalité ? Quoiqu'il en soit, c'est ton choix, mais je trouve qu'il édulcore l'histoire et la parachève sur une touche de guimauve.

Je suis assez d'accord avec d'autres commentaires qui te reprochent de trop expliquer; je fais partie de celles et ceux qui pensent le lecteur suffisamment intelligent pour comprendre par lui-même, pour interpréter voire reconstruire l'histoire. Mais, comme pour le point précédent, chacun sa vision de l'écriture, alors je ne peux pas décemment critiquer ton choix plus longuement.

C'est une lecture fort sympathique, je l'avoue. Je t'en remercie.

Donaldo

   Bidis   
5/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En définitive, après m'avoir amusée, cette nouvelle m'a... impressionnée. Je trouve l'épisode du parc troublant. Comme si ça correspondait à quelque chose qui grouille au fond de l'inconscient.
Je ne regrette donc pas du tout cette lecture.
Deux petites choses :
- "un contact plus privilégié" : non seulement ce n’est pas joli, mais je me demande si ce n'est pas un pléonasme. Ou plutôt, un non sens. Privilège vient de « lex », loi et « privus », privé. Une loi ne peut pas être plus ou moins privée. C’est une loi spéciale.
- "Syenne réagissait à des énormités souvent à la limite, il sait bien faire ça, Guy, toujours à la limite." répétition du mot « limite »

   Cox   
7/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Etonnant !

Assez amusant dans l'ensemble. J'ai bien aimé le début avec ce mec bizarre qui confine à la schizophrénie. Ses façons de faire sont bien trouvées et assez drôles. J'aurais quand même bien aimé savoir un peu plus pourquoi il fait ça, avoir quelques clés sur sa psychologie.

La deuxième partie est marrante également quand on comprend ce qui se passe, mais quand même trop farfelue. Pas un mot d'explication sur la façon dont Syenne arrive à monter cette gigantesque farce ? J'ai raté quelque chose ? Quand même je suis perplexe... Jusqu'ici on n'était pas spécialement dans le merveilleux, et là on plonge d'un coup dans un grand délire... Et puis les réactions du type, toutes en gradations théatrales, sont un peu trop rodées. Et puis pourquoi Syenne laisserait-elle une seconde chance au mythomane, à la fin ?

Bref cette fin, quoique rigolote sur le coup me paraît un peu trop vite emballée... D'ailleurs, je pense que pour le côté comique, on aurait gagné à "voir" la scène de manière plus cinématographique, avec cette scène hallucinante pleine de gens accoutrés de la même manière.

Mais ça reste sympathique à lire :)


Bzz.

   Isdanitov   
8/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire surtout du fait du jeu des longs échanges entre les membres. L'intrigue me semble plate et est rattrapée par les cheveux dans la dernière partie, s'accompagnant d'un chassé-croisé entre les candidats susceptibles d'être la personne à rencontrer pour finalement avoir la révélation. Désolé.

   Gouelan   
13/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si l'on transpose les personnages, cachés derrière leur pseudos et leur écran magique, dans la réalité, ils se sentent bien démunis.

J'ai bien aimé cette histoire, qui garde certains mystères concernant la mise en scène dans le parc, et la motivation finale de Syenne.

Peut-être pense-t-elle, que cet homme qui s'amuse aux dépens des autres sur le site, n'est pas si malhonnête qu'il en a l'air, il a seulement besoin de sortir un peu de chez lui, de ne pas voir la vie qu'en "net".

Une réflexion intéressante et racontée de façon amusante. On ne lâche pas le récit de cette aventure.


Oniris Copyright © 2007-2015 | Oniris est une propriété de l'association « Oniris - AILA »  | Support Xoops  | Thème inspiré de 7dana.com |  référencement