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Science-fiction
Jean-Claude : Apollo 9 [concours]
 Publié le 03/10/19  -  10 commentaires  -  15150 caractères  -  58 lectures    Autres textes du même auteur

Apollo 9 n'est pas Apollo 11, bien sûr. Mais, ici, les Russes n'ont pas connu d'échec dans leur programme. Alors, il y a urgence.


Apollo 9 [concours]


Ce texte est une participation au concours n°27 : L'uchronie à la sauce onirienne

(informations sur ce concours).



7 mars 1969


À travers l’une des fenêtres carrées du module de pilotage, James McDivitt regarde pensivement la courbe de la Lune. Le 7 mars 1969 entrera-t-il dans l’Histoire comme une victoire ou un cuisant échec des États-Unis ? Il commande la première mission Apollo en orbite autour de la Lune mais aussi la première avec un module lunaire qui doit se poser dessus. Et tout cela sans test préalable, pas même de décrochage ni d’amarrage. Une folie voulue par Richard Nixon, fraîchement investi président, qui, après avoir tout de suite relancé l’effort de guerre au Vietnam, avait exigé que la première mission spatiale de son mandat aboutisse à un alunissage. Une formidable aventure néanmoins, certes périlleuse et pleine d’inconnu.


Le commandant d’Apollo 9 sursaute. Deux points scintillants émergent de la nuit derrière la Lune pour foncer vers Gumdrop, le module de commande qu’il n’a pas encore quitté. Les Soyouz ? Les Russes sont peut-être déjà en train de descendre vers la surface de la planète. Voilà pourquoi Nixon a mis autant de pression. Les Soviétiques sont sur le point de gagner cette bataille. Mais, quel que soit le résultat de cette confrontation, il ne faut surtout pas que le drapeau rouge flotte seul sur la Lune.


Quelque part, McDivitt envie les Russes. Depuis le sauvetage in extremis de Soyouz 1, ceux-ci ont pris l’habitude d’envoyer les Soyouz par paires, ce qui sécurise grandement leurs vols habités. Leur unité lunaire descend-elle déjà ? Si oui, Vladimir Komarov, le miraculé de Soyouz 1 devenu héros national, est à la manœuvre. C’est le secrétaire général Léonid Brejnev lui-même qui a annoncé sur les ondes qu’on lui confiait le commandement de la double mission. Les communistes manient à merveille les symboles. Et quel plus beau symbole si l’homme grâce auquel ils ont pris une avance considérable sur les États-Unis foule l’astre lunaire avant tout autre ? Une chance que Youri Gagarine se soit écrasé avec son Mig l’année dernière, sinon il serait sûrement lui aussi de la partie.


L’astronaute a un sourire amer. Si la rumeur disait vrai, une variation météorologique aurait pu changer l’Histoire. En effet, le crash de Soyouz 1 et le décès de Komarov auraient flanqué une sacrée claque au programme russe et la course aurait tourné à l’avantage des Américains. Dans ce cas, sans l’urgence de la compétition, la mission Apollo 9 ne procéderait qu’à de simples essais et ne serait peut-être même pas venue jusqu’à l’orbite lunaire.


***


23 et 24 avril 1967


Deux ans plus tôt…


Quand le colonel Komarov informa Baïkonour qu’un des panneaux solaires de Soyouz 1 refusait de se déplier, on décida de hâter le lancement de Soyouz 2 censé le rejoindre le lendemain avec trois cosmonautes dont deux devaient tenter une sortie extravéhiculaire. Par chance, ceux-ci étaient entraînés à la réparation des panneaux solaires. Toutefois, une pluie abondante en empêcha le décollage immédiat.


Malgré le manque de puissance qui perturbait les détecteurs d'orientation, Komarov parvint à manœuvrer son vaisseau pour le maintenir en orbite. Grâce à une miraculeuse et temporaire accalmie, Soyouz 2 put être lancé. Par la suite, Ievgueni Khrounov et Alekseï Ielisseïev réparèrent le panneau solaire avant de rejoindre à bord Komarov pour le retour vers la Terre.


Selon la presse officielle soviétique, le colonel réalisa un exploit hors du commun en pilotant au jugé, empêchant ainsi Soyouz 1 de désorbiter puis de s’écraser sur Terre. Après deux autres missions réussies, Brejnev, conscient de l’avance du programme spatial soviétique, le réorienta vers la Lune, répondant ainsi au défi du président Kennedy.


***


7 mars 1969


Maintenant…


Quand James McDivitt rejoint Russell Schweickart dans le module lunaire, il s’inquiète encore une fois de l’inexpérience spatiale du pilote, un mauvais choix qui s’ajoute au manque de préparation. Lui-même a effectué une mission à bord de Gemini 4 et David Scott, maître du module de commande, à bord de Gemini 8, mais cela paraît bien dérisoire. L’avantage est nettement du côté de ces satanés rouges. Là-bas, au loin, ce sont Soyouz 17 et 18, si sa mémoire ne lui joue pas des tours et si la NASA est bien informée, qui, compte tenu des envois par paires, en sont au même nombre de missions qu’Apollo 9, mais pas au même niveau. Des Soyouz modifiés après les trois rencontres orbitales réussies.


Après s’être solidement harnaché sur son fauteuil, McDivitt prend le temps de méditer. L’Amérique les observe. Le monde aussi même si son regard est plutôt tourné vers les Russes. Le commandant soupire. C’est presque une mission-suicide. Il l’a acceptée en connaissance de cause, Russell et David aussi. Elle représente leur dernière chance d’arriver les premiers sur la Lune, ce qui semble toutefois mal engagé puisque la seconde fusée soviétique avait décollé de Baïkonour dix heures avant leur Saturn V, dix heures de décalage horaire avec Houston, une avance suffisante pour gagner la course à l’alunissage.


Quelle que soit l’issue de cette guerre spatiale qui ne dit pas son nom, les tensions sur Terre n’en seront que plus exacerbées. Juste avant le décollage, Nixon a annoncé en direct à la télévision que des militaires russes se mêlaient désormais aux Vietcongs. Sans surprise, les Soviétiques ont prétendu qu’il ne s’agissait que de simples observateurs, mais le président ne l’a pas entendu de cette oreille. En réaction, il a augmenté le niveau d’alerte au maximum, ce qui tourmente McDivitt. Bien qu’en colère contre les Soviétiques, ce dernier sait qu’un conflit nucléaire entre les deux grandes puissances sonnerait le glas de l’humanité. Pourtant, le climat est encore plus délétère que lors de la crise des missiles de Cuba. Le poids sur les épaules des astronautes américains est immense car la confrontation spatiale pourrait mettre le feu aux poudres. McDivitt se demande si ses coéquipiers et les cosmonautes, comme disent les Russes, ont conscience des enjeux.


Après avoir informé Cap Canaveral, le commandant donne enfin l’ordre tant attendu. Objectif Lune ! Schweickart entame la manœuvre de désarrimage. Tout se passe bien malgré de ponctuels bruits de tôle froissée qui se propagent dans l’habitacle. Pendant que le pilote allume le moteur du deuxième étage, McDivitt espère que ces sons étranges ne présagent aucun problème.


Tout à coup, la Lune disparaît du champ de vision des hublots triangulaires pour être remplacée, brièvement, par le cône de Gumdrop puis par la nuit spatiale. Comprenant tout de suite l’anormalité de la situation, Schweickart coupe le moteur. Trop tard. Dévié de la trajectoire optimale, le module lunaire dérive déjà vers l’espace, s’éloignant de la planète convoitée. Effaré, Schweickart s’aperçoit qu’aucun détecteur d’orientation ne fonctionne, du moins selon le panneau de commande. Après s’être ressaisi, il envisage avec une sérénité quelque peu fébrile l’unique solution qui se présente à lui : piloter à vue pour revenir vers Apollo afin de s’y arrimer à nouveau. Mission pas si impossible que cela qu’il soumet à son commandant.


McDivitt, résigné, accepte la proposition du pilote. De toute façon, il n’a pas le choix puisque, sans capteurs, l’alunissage est impossible. Il doit d’abord informer Scott de leur retour. Cap Canaveral attendra. En bas, ne mesurant pas la gravité de la situation, ils seraient bien capables de leur ordonner de descendre coûte que coûte sur la Lune.


Ici Spider… Ici Spider…


Gumdrop ne répond pas !


Agacé, le commandant s’obstine durant une longue minute avant d’essayer de contacter Houston. En vain. C’est alors que Schweickart lâche une bordée de jurons. La moitié des micro-fusées latérales sont inopérantes !


Après une brève concertation, les deux hommes tentent d’établir un diagnostic. Un défaut du tableau de commandes ? Un câblage défectueux ? Il est peu probable que plusieurs moteurs tombent en panne en même temps, ainsi que la radio. Avec l’accord de McDivitt, Schweickart décide donc de démonter le panneau de commande pour vérifier les branchements.


Tandis que Schweickart s’active, le commandant, fataliste, se rencogne dans son fauteuil et se perd dans la contemplation de la nuit spatiale. La probabilité que son pilote résolve le problème est mince. Perdus dans l’espace. Tel sera leur destin, et leur trépas. Une humiliation pour son pays. Apollo 9 n’aurait dû être qu’une mission d’entraînement et de tests. Il aurait sans doute mieux valu attendre au moins la mission Apollo 11 pour que tout soit au point. Mais l’Histoire en a décidé autrement, le président Nixon plutôt, ou les Russes avec leurs insolents succès. Peu importe. Dans un lointain futur des archéologues retrouveront le module lunaire quelque part dans le système solaire. Très certainement des Soviétiques ou, pourquoi pas, d’autres communistes. Rançon de l’échec américain. Du retard américain ! Si John Fitzgerald Kennedy n’avait pas lancé les États-Unis dans la course à la Lune, les Russes y seraient-ils allés ? Difficile à dire. Cependant, sans ce défi, et les moyens mis en œuvre, les États-Unis seraient encore plus à la traîne.


Une plaque de tôle frôle McDivitt pour flotter vers la paroi. L’apesanteur ! Schweickart devrait faire attention. Sur le point de sermonner son équipier, le commandant se ravise en voyant son expression déconfite alors qu’il retourne se harnacher à son fauteuil. Pas besoin de paroles. McDivitt a compris. Le pilote et lui-même effectueront sûrement d’autres tentatives pour réparer leur fragile Spider mais les chances de réussite sont nulles, ou tout comme. Le pire, c’est qu’ils ne peuvent prévenir ni Scott ni Cap Canaveral. Pas même pour un dernier trait d’humour amer. Ici le vaisseau fantôme…


Ne pas pouvoir informer Houston de ce qu’il se passe réellement ! Voilà tout à coup ce qui effraie McDivitt, bien plus que l’idée de mourir dans l’espace. Après tout, c’est une belle mort pour un astronaute. Mais voilà ! Comment Richard Nixon va-t-il interpréter la dérive et le silence de Spider ? Des généraux belliqueux et un président chatouilleux du bouton rouge… De quoi lui donner des cauchemars pour ses dernières heures et l’empêcher de partir en paix.


*


Sa course l’ayant suffisamment rapproché des Américains, le cosmonaute Vladislav Volkov observe depuis son Soyouz que leur module lunaire tangue anormalement avant de partir dans la mauvaise direction, s’éloignant lentement mais sûrement de la Lune. En ce moment même Viktor Patsaïev et, bien sûr, Vladimir Komarov se posent sur le satellite de la Terre, tandis que Gueorgui Dobrovolski pilote le vaisseau qu’ils ont quitté. Compétiteur dans l’âme et fier de servir son pays, Volkov ne souhaite cependant pas le décès de leurs malheureux concurrents. Mû par cet élan de solidarité propre aux marins de tout poil, il réoriente la trajectoire de son Soyouz vers la capsule visiblement hors de contrôle. Au moins, les procédures de double sauvetage serviront à quelqu’un, à ces pauvres amateurs de capitalistes donc.


Le pilote russe n’en avise ni Baïkonour ni même son collègue à bord de l’autre Soyouz. Le sens du devoir envers un camarade cosmonaute en perdition transcende tout. D’ailleurs, Dobrovolski, qui vient de remarquer son manège, comprend, et acquiesce. Il aurait fait de même. Ce qui ne l’empêche pas de penser ironiquement que Léonid Brejnev va faire un sacré tapage autour de ce sauvetage, histoire de montrer que les Soviétiques vont au secours de tous, indistinctement, et que la technologie russe est la plus fiable. Persuadé que son camarade, trop préoccupé par son objectif, a omis de prévenir Baïkonour, Dobrovolski s’en charge.


*


David Scott n’en revient toujours pas. Il a assisté, impuissant, au lent ballet du module lunaire. Après le désarrimage, celui-ci a viré de bord d’une manière imprévue donnant même l’impression qu’il allait tourner sur lui-même. La fusée du second étage, en prenant de la puissance, a redressé la trajectoire mais en même temps poussé Spider dans la mauvaise direction. Schweickart l’a vite éteinte mais le module s’éloigne toujours, apparemment incapable de faire demi-tour et, plus grave, totalement silencieux. En effet, Spider ne répond pas aux multiples appels de Scott. Pourtant, l’équipage vit encore comme en témoignent les brefs allumages de certaines micro-fusées latérales qu’il ne pourra bientôt plus voir. Quelle est l’origine de leurs problèmes ? Quelle est la cause de la panne des communications ?


Sur le point d’informer Houston de la dramatique situation, Scott sursaute. Une masse brillante, soudainement apparue dans le champ de vision de sa fenêtre, fonce droit sur Spider. Un Soyouz !


Les Russes ! Tout s’explique. Aux yeux de Scott, sans espionnage et sans sabotage, les Soviétiques n’auraient jamais devancé les Américains sur la Lune. Et là, sans aucun doute, ils ont préféré assurer leur victoire par des méthodes déloyales. Que peut-on attendre d’autre de la part de communistes ? Le Soyouz se rapproche de Spider. Il va l’arraisonner. C’est un acte de guerre ! Scott se sent dans l’obligation d’en informer Cap Canaveral. Et il n’attend pas pour le faire.


*


En pleine manœuvre d’approche, Vladislav Volkov se demande s’il devra sortir dans l’espace pour libérer les Américains de leur module. Seul, ce qui n’est pas une perspective réjouissante. Néanmoins, l’autre Soyouz, qui n’est pas loin, pourra le récupérer. Avant qu’il prenne sa décision, un message urgent de Baïkonour sort de son poste : « Abandonnez le sauvetage avant qu’il ne soit trop tard. »


Interloqué mais discipliné, Volkov obtempère et le Soyouz s’écarte vite du module américain. Une fois sa nouvelle trajectoire établie, il interroge la base et obtient une curieuse réponse qui s’éteint dans un crépitement : « Les Américains ne croient pas que vous allez au secours de leur module. »


Quand il demande des précisions, il n’obtient que le silence en réponse. La course du Soyouz sur l’orbite lunaire qu’il vient de rattraper le mène à assister à un lever de Terre derrière la courbe de son satellite, mais vu de l’espace. La planète mère lui paraît moins bleue, mais ce n’est sûrement qu’une illusion générée par son esprit tout à coup angoissé.


Baïkonour ne répond plus. Que s’est-il passé ?


*


Consterné, Scott ressasse les derniers mots émis par Houston. Les Russes ont prétendu que le Soyouz allait à l’aide de Spider. Et si c’était vrai ? Et s’il avait mal compris les intentions du pilote du Soyouz ? Qu’aurait-il fait à sa place ? Sans doute pareil. Scott regrette soudain son message vers la Terre. Et si, sans le vouloir, il avait déclenché une catastrophe ?


Cap Canaveral ne répond plus. Nixon aurait-il osé ?


 
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   ANIMAL   
11/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le sujet ne me parlait pas plus que cela mais j'ai lu cette nouvelle et je n'ai pas regretté. Voilà une histoire bien menée de bout en bout.

J'y ai trouvé en vrac :

- Les problèmes techniques ignorés par le pouvoir,
- La course à la suprématie de l'espace,
- Le devoir de secours que tout humain garde au fond du coeur malgré les différends idéologiques,
- La pensée gauchie des militaires qui voient le mal partout,
- La réaction disproportionnée mais compréhensible de la hiérarchie car c'est le premier qui frappe qui a plus de chances de gagner.

Tout est finement observé.

J'adore la touche finale. Oui, visiblement il a osé. Ce qui met bien dans l'embarras autant les cosmonautes russes qu'américains.

Que vont-ils trouver à l'atterrissage ? L'histoire ne le dit pas mais quelques indices le laissent deviner. La planète mère paraît moins bleue, n'est-ce pas ?

   maria   
20/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Je suis très ennuyée avec ce texte, que j'ai lu, relu, encore et encore.

L'espace, sa conquête, le missions, les engins...tout ça m'est étranger.

Je n'arrive pas à visualiser ce qui est raconté, malgré cette écriture fluide, agréable. Ca devrait être évident, mais non, je coince.

Ce que j'ai compris :

Les Russes projettent d'aider les Américains en détresse.
Génial !
A terre, on croit que la manoeuvre des Russes a un objectif moins louable.
Nixon déclenche alors une guerre atomique !

Non pas pour me faire pardonner mon ignorance sur le sujet, mais pour saluer l'imagination et le travail de l'auteur(e), j'évaluerai positivement ce texte.
D'autant plus qu'il nous rappelle, qu'à l'origine d'une guerre, il y a la décision d'un homme, bien souvent.

Merci pour le partage et j'espère que des initiés apprécieront mieux ta nouvelle.
Bonne chance.

   Donaldo75   
22/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé cette histoire menée rondement, palpitante dans la narration, intéressante dans la vision des rapportes entre les Américains et les Soviétiques. Je trouve cependant la fin moins bien menée, avec une question qui tombe à plat, ressemble à du "si vous n'avez pas compris, voici une forme déguisée d'explication" qui ressemble un peu à un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je crois que c'est à cet endroit que les axes d'amélioration sont les plus visibles. Ceci dit, c'est un concours, avec des règles et des contraintes, alors cette remarque perd un peu de son importance.

En tout cas, bravo, ce défi n'était pas facile à relever; choisir ce thème d'uchronie est courageux parce que sur Oniris il n'attire pas les foules.

   Cristale   
3/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime bien cette histoire où l'homme hors de sa Terre oublie la haine pour porter secours à son ennemi.
Quand l'incrédulité fait soupçonner de vilaines intentions, c'est tout vu : débrouillez-vous sans nous.

Les méchants ne sont pas toujours ceux que l'on croit il faut parfois leur accorder le crédit de bonnes intentions mais ici...le doute, toujours le doute mène à la catastrophe à cause d'une mauvaise interprétation.

Le texte aurait pu se terminer sur : "Baïkonour ne répond plus. Que s’est-il passé ?"

On a déjà tout compris... "La planète mère lui paraît moins bleue..."

Un récit bien mené, une écriture fluide, aérée, facile en lecture.

Bonne chance pour le concours.
Cristale

   Tiramisu   
3/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

L'idée est originale, surtout la solidarité entre astronautes de nationalités différentes, malgré leur compétition à la première place de l'alunissage, solidarité qui nous éloigne des guerres chaudes ou froides terrestres.
J'aime beaucoup moins les détails techniques, et les explications entre les deux parties américains et russes du démarrage et à la fin.
La Terre est moins bleue aurait peut être suffit.
Les attentes du concours sont respectées, un réel changement du cours de l'histoire.
Merci pour cette lecture.

   ours   
3/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Instrumentaliser coûte que coûte les exploits technologiques, avec ou sans communication la fin de votre récit aurait-elle était si différente. Car ce n'est pas qu'une histoire de science fiction avec des heros malmenés aux destins contrariés, il y a une réflexion politique sur les rapports de force entre nations, la course à la technologie, par extension aux armements.

J'aime décidément beaucoup ce concours en tant que lecteur.

   Cairote   
3/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte bien écrit, une intrigue bien imaginée avec juste ce qu’il faut de détails faire entrer dans le jeu sans ennuyer. Et certainement qui remplit les conditions du concours, menant à une totale (et définitive !) réécriture de l’histoire.
Un peu trop toutefois, à mon avis : cette idée répétée qu’un conflit nucléaire majeur « sonnerait le glas de l’humanité » est malheureusement, si je puis dire, erronée. Une horreur, bien entendue, mais dont il resterait bien assez de survivants pour, à court ou moyen terme, recommencer. Mais tout de même, l’hypothèse que même une crapule comme Nixon serait assez fou pour déclencher une guerre nucléaire pour répondre à une fourberie des Soviétiques me paraît difficile à croire. Trump, peut-être…
Une petite erreur aussi : la lune n’est pas une planète (Une planète doit tourner autour d’une étoile).

   Malitorne   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Je n’ai été emballé ni par l’histoire qui abuse de références, ni par le style qui m’apparaît parfois candide. Par exemple la phrase suivante est étonnante de la part d’un chef censé réagir à toutes situations : «  le commandant, fataliste, se rencogne dans son fauteuil et se perd dans la contemplation de la nuit spatiale ».
Malgré l’urgence de la dérive du module l’intensité dramatique est faible, vous n’avez pas su vous concentrer sur l’action. Le désir d’entraide du Russe est une bonne idée mais une fois encore ça reste mou, peu convaincant. Ne le prenez pas mal mais je trouve votre écriture trop superficielle, qui décrit davantage qu’elle n’entre dans le vif.
Quant à l’uchronie en elle-même, comme d’autres concurrents et c’était le piège à éviter, les détails et références submergent le récit. Il ne fallait pas un cours d’histoire mais un scénario inscrit dans un contexte.

   hersen   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai eu un peu de mal à me faire au sujet, il y a tant de références que j'ai un peu attendu l'histoire.
Ceci dit, "l'ennemi" qui va sauver le camp d'en face, dans cette ambiance russo-américaine de l'époque, n'est pas mal trouvée.

Bravo pour avoir participé au concours !

   Jean-Claude   
18/10/2019


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