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Policier/Noir/Thriller
Lariviere : Vie binaire
 Publié le 08/08/07  -  26 commentaires  -  5323 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

Exercice de style mettant en parallèle deux existences tristounettes sur un rythme binaire qui s'y prête bien...


Vie binaire


Zéro


Première sonnerie. Le sommeil. Une déchirure. Deuxième sonnerie. Troisième sonnerie. Un œil. Un réveil. Cinq heures. Se lever. S’arracher. Trouver courage. Aucune envie. Sixième sonnerie. Torture mentale. Ça serre. Dixième sonnerie. Cinq heures. Pourtant encore. Se lever. Un pied. Puis deux. Toujours éternellement.

Moquette chaude. Dernière chaleur. Marche somnambule. Itinéraire tracé. Les toilettes. La douche. Eau glacée. Un rideau. Toujours troué. Les anneaux. En plastique. S’habiller. Une salopette. Et dessous. Une chemise. Des chaussettes. Par terre. Du plâtre. Se dépêtrer. Du plâtre. Des rêves. Une chaussure. Puis deux. Des lacets. À nouer. Un estomac. À dénouer.


En perspective.


La plâtrière. Travail harassant. Motivation zéro. Corvée intérimaire. Réveil impossible. Contrat actuel. La merde. Le plâtre. La fabrique. La galère. Journée merdique. Journée crevante. Journée perdue. Toujours éternellement. Le boulot. Du plâtre. Les visages. Du plâtre. Les sentiments. Du plâtre. Là encore. Du plâtre. Décidemment partout.

Carrelage froid. Les marches. La cuisine. Un café. Les yeux. Clos encore. Première cigarette. Les ongles. Le cerveau. Encore plâtrés. Idée fixe. Deuxième café. Deuxième cigarette. Une biscotte. Du beurre. La confiture. Jujube papaye. Ananas mangue. Citron mandarine. Du soleil. S’évader. S’engluer. Des voyages. Les tropiques. Pour bientôt. Se mentir. Un peu. Travailler beaucoup. Travailler plus. Gagner plus. Un salaire. Trouver courage. Le prendre. Troisième cigarette. Enième tentative.


Six heures.


Premier Ricard. La routine. Une fatigue. Très compacte. Comment dire. Du plâtre. Là encore. La plâtrière. Se dépêtrer. Pas possible. La fourmilière. Un cauchemar. La poisse. Le plâtre. La vie. Tout simplement. Et rêver. Le soleil. Les tropiques. Les voyages. S’arracher. À nouveau. Se dépêtrer. Se débarrasser. De tout. Du réveil. Du plâtre. Des intérims. Des fabriques. Des salopettes. Du somnambule.


Enième Ricard. Quatrième cigarette.


Premier rire. Nerveux sûrement. Un ramollissement. Une couche. Enfin percée. Et demain. Tout refaire. De nouveau. Tout recommencer.


Reprendre tout.


La sonnerie. Le somnambule. La torture. Le plâtre. La douche. La vie. À zéro.


Tout recommencer.


Le café. La cigarette. Le Ricard. Le soleil. Le plâtre. Un révolver.


..........................................................................................


Un.


Trentième sonnerie. Le sommeil. Une déchirure. La tête. Le crâne. Ça serre. Un réveil. Onze heures. Merde merde. Onze heures. La tête. Le crâne. Un étau. Hier soir. Trop bu. Trop fumé. Trop sniffé. Toujours éternellement.

Enième sonnerie. Onze heures. Beaucoup plus. Un pied. Puis deux. Ça bouge. Tout tremble. Se rasseoir. Les murs. La chambre. L’hôtel. Ambiance grise. Murs glauques. Formule un.

Motivation zéro. Ça vrille. Tout autour. Un écran. Du flou. Moquette gluante. Cerveau pressurisé. À tâtons. Se lever. Se retrouver. Les toilettes. La douche. Eau glacée. Torture providentielle. Un rideau. Toujours troué. Des anneaux. En plastique. La crasse. Se dépêtrer. Des rêves. Des cauchemars. Le cerveau. Le vernis. Les sourires. Grand sud. À prospecter. Cadre commercial. Journée difficile. Commence mal. Commence tard. Le vernis. S’habiller. Le sourire. Un costume. Et dessous. Une cravate. Une chemise. Du vernis. Une chaussure. Puis deux. En cuir. Qui brille. Du vernis. Là encore. Des lacets. À nouer. Des malaises. À dénouer.


En perspective


Journée difficile. Commence tard. Toujours éternellement. Le job. Du vernis. Les visages. Du vernis. Les sentiments. Du vernis. Encore toujours. Des sourires. En prime. Et maintenant. Quelques pas. En titubant. Un café. Les yeux. Gonflés encore. Première cigarette. Les ongles. Le cerveau. Encore vernis. Idée fixe. Deuxième café. Deuxième cigarette. Premier rail. Prendre courage. Rêver pactole. Troisième cigarette. Contrat mirobolant. Tout commence.


Onze heures. Cinquante minutes. Trente secondes.


Premier whisky. Deuxième rail. Troisième cigarette.

En perspective. Le lointain. Petit déjeuner. Les caraïbes. Une passion. La mer. L’évasion. Un voilier. Le brésil. Des voyages. Du soleil. Un jour. Peut-être. Même sûr. Un effort. À fournir. Travailler plus. Gagner plus. Toujours possible. Le challenge. Le deal. Des contrats. Pièce mécanique. Médicaments génériques. Des livres. Du braille. Des portables. Du Ricard. Des armes. Du vernis. Peu importe.


L’essentiel.


Des ventes. Des contrats. Du chiffre. Des commissions. Du vernis. Des dizaines. Des centaines. Des milliers. Une overdose.


Enième whisky. Enième cigarette. Troisième rail.


Premier rire. Nerveux sûrement. Être prêt. La bataille. Vernis opérationnel. Sourire chargé. Rythme épuisant. Malgré tout. Un jour. Une vidange. Un décrassage. Pour bientôt. Un dévernissage. Du vent. Des voiliers. Du soleil. Mais demain. Ce soir. Tout refaire. À nouveau. Tout recommencer.


Reprendre tout.


La cuite. Ce soir. La sniffette. La fumette. L’alcool. L’hôtel. Le réveil. L’étau. La douche. La cravate. Les malaises. Les rails. La vie. Formule un.


Tout recommencer.


Le café. La cigarette. Le whisky. La coke. Le vernis. Une corde.


 
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   guanaco   
8/8/2007
Impossible, pour ma part en tout cas, de lire ce texte sans penser au précédent.
Joli pied de nez mon cher Larivière: des groupes de mots, des ellipses (je crois?) mais plus de phrases longues ;)
J'ai eu l'impression d'être dans une boite de nuit avec une personne que je ne voyais que par flashs à cause des stroboscopes et dont je ne parvenais pas à saisir la confession de malêtre (juste des bribes) en raison de la trop forte musique...du coup, j'ai vraiment cru que c'est moi qui tenait la corde finale.

J'avoue que j'ai moins accroché dans la construction et le style.
Après le chat noir, maintenant la corde...tu m'inquiètes Larivière

   Anonyme   
8/8/2007
C'est du pas de deux. Bon je préfère l'ancien Larivière à ce nouveau cru

   Leo   
8/8/2007
Très original dans la construction, mais trop d'originalité tue l'originalité. Et l'intérêt. J'avoue avoir un peu décroché après quelques lignes.
Moins d'items, plus condensé, et on aurait eu l'équivalent en écriture de "The Typewriter" de Leroy Anderson (la tite musique rendue célèbre par Jerry Lewis), en version "cadre dynamique dynamité".

   Ama   
8/8/2007
J'applaudis parce que j'aime toutes les tentatives de "nouvelle écriture". Un reproche : l'impression que provoquent des mots hachés c'est plutôt un mechanisme et un rythme militaire. A mon avis, la drogue et lalcool provoquent plutôt un chaos intensif et un tourbillon de choses. Enfin ptetre que ya que moi qui le ressent comme ca... ? ^^ A part ce ptit décalage qui peut se justifier par le fait que le drogué fait pas de phrases entieres, j'ai trouvé ca bien. J'ai hate de lire un autre texte de toi =)

   Anonyme   
9/8/2007
Superbe! Bon je sais, ça ne suffit pas comme commentaire. Faut justifier
J'adore le style. Phrases courtes. Un deux trois mots. Des pointillés. Une cascade. Une pluie. Mousson d'été. La vie perle à travers le verbe court.
La vie n'est-elle pas faite de ces précipitations, des ces averses, qui sans cesse détrempent nos espoirs pour en faire une boue brunâtre dans laquelle nous pataugeons?

   Ninjavert   
9/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Lol, mon commentaire est un peu perturbé par le fait qu'Ama vient d'avouer publiquement son penchant pour la drogue et l'alcool.

Allez.

Se ressaisir.

Un texte un peu déroutant. Comme Léo, j'ai fermement accroché au début, mais j'ai eu du mal à tenir ma vitesse de croisière. Autant dans "chat noir..." les phrases longues, spongieuses, halletantes, malmenaient un peu mon rythme respiratoire, autant ici, (même si évidemment c'est l'inverse qui est visé) ma lecture en a été un peu perturbée.

L'idée de fond me plaît bien, ton point de vue désabusé et pessimiste contribuant fortement à la chose. J'ai quand même moins accroché.

Réfléchir. Argumenter.

Première cigarette.

Je dirai que c'est moins décalé. Ce côté burlesque du chat noir, ne se retrouve pas ici, et le rythme binaire saccadé n'a pas suffi à sublimer à mes yeux un propos de fond sur la lassitude / déshumanisation de l'homme dans une société matérialiste qui se révèle, la forme mise à part, assez banal.

J'attends la suite avec impatience, "monsieur surprise" ^^

Ninj'

   Cyberalx   
9/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Lorsque j'ai écrit la première version de "Poudre", ça ressemblait un peu à ça et je me suis dit, à la relecture, que c'était peut être trop indigeste.

Ici, je crois pourtant que cette façon d'écrire est justifiée par le titre :" Vie binaire".

Le rythme colle au personnage englué dans ses vices et routines, évidemment, il faut avoir envie de tout lire, mais c'est loin d'être pénible, il y a une connaissance des mots et de leur sens qui transparait dans le texte, une volonté de faire apparaitre quelque chose dans la somme de ces répétitions saccadées.

En ce qui me concerne, ça fonctionne, en tant d'exercice de style directement lié au thème abordé, même si je n'en lirais pas trois pages.

   oxoyoz   
12/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Waw, c’est space. Psychédélique comme l’a dis l’autre. La structure extra courte détonne, c’est un outil que je trouve judicieux pour exprimer la perte de repère, de motivation, etc. des personnages. J’ai lu les trois premières lignes assez aisément, puis ça à commencé à devenir dur de suivre. Mais après, j’ai pris le rythme, et je l’ai gardé, si bien qu’a la fin je me suis sentie aussi désorienté que les personnages, j’avais moi-même l’impression d’être englué dans cette mécanique sans fin et sans logique. Si bien même que j’ai mis un temps à comprendre pourquoi le manège c’était arrêté. Raison presque logique et bien dramatique.

   Anonyme   
13/8/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est bien barré.
L'énumération trainspottingienne, c'est pas du tout neuf mais ça peut s'utiliser à bon escient, la preuve.

L'aspect reprise de la narration me plaît bien. Les termes sont globalement bien choisis.

Je pense que tu dois remercier ta folie, elle te fait faire des choses assez intéressantes.
Ce n'est pas toujours le cas.

Par contre, tu t'es laissé aller dans la facilité de la rupture en boucle, ça se sent.
Le concept est exploité sans vergogne et parfois sans intelligence, d'où la note.

   Anonyme   
13/8/2007
j'aime beaucoup les histoires noires, limites tristes. on ressent les deux personnages. les phrases courtes, la suite de mots, font vraiment qu'on a l'impression d'être dans leurs pensées, voire même que celles-ci nous appartiennent. on est emporté dans un tourbillon, où la vie va à 100 à l'heure, répétitive, sans qu'on puisse la rattrapper, avec inévitablement une fin tragique et magnifique.

   Pat   
13/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup ce rythme. Chaque mot résonne et fait un tout... Pas besoin finalement de faire des phrases. Bien. Evocateur. Style efficace. Variété. Créativité. Tout est dit. Plaisir de lecture... Ah Larivière ! Continue !

   Bidis   
24/8/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
J'ai d'abord trouvé ça génial. Puis j'ai décroché. Fatigant : je suis une vieille femme...
Puis j'ai lu les commentaires des autres. Ca m'a donné envie de continuer la lecture.
Après, je suis arrivée à la fin avec regret. J'ai trouvé ça trop court.
C'est peut-être bien génial.

   Anonyme   
22/9/2007
premièrement : curieux, deuxièmement : destabilisant, troisièmement : lassant, finalement : dommage !

   Togna   
27/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
L’art de se priver du verbe.

Style original à la banalité voulue. Ces deux existences tristounettes m’ont fait penser une fois de plus à la sempiternel question, souvent dramatique pour ceux qui se la pose sans pouvoir y répondre : Être ou avoir ? Avoir pour être est souvent avoir peu et ne pouvoir être, ou avoir beaucoup sans parvenir à être.

   jensairien   
30/10/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je dois dire que je trouve ce texte admirable. Ici rien n'est à jeter. Chaque mot est à sa place. On aime ou on aime pas mais on ne touche pas. Le rythme métronomique qui s'accélère jusqu'au point final en fait toute la force. Un texte résolument poétique.

   Anonyme   
24/12/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une tourmente d'éclairs jaillissent en de brèves visions.

Bref. Tourbillons. Semer des images. Dormir. Jeter le sommeil.
Bref. Illusions. Briser le film. Dormir. Jeter le sommeil.

   clementine   
11/2/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ouf, lorsqu'on sort du récit, effectivement le strombinoscope s'arrête et on se sent mieux bien qu'encore un peu ivre.
J'ai adoré ce style auquel je ne m'attendais pas de vous, Monsieur Larivière.
Je dis comme Jensairien que pas un mot de trop, que tout est martelé exactement comme il faut pour nous faire ressentir ce malaise liquoreux; celui de l'incroyable inutilité des choses, de la solitude immense des êtres.

   Anonyme   
20/2/2008
Idée très intéressante (les deux vies en parallèle et le style très court), même si je n'ai pas accroché sur la distance. Comme il est écrit dans un des commentaires, j'ai eu aussi l'impression d'être aveuglé par un strombinoscope, d'avoir des difficultés à respirer.

Mais j'ai apprécié le crescendo du paragraphe final.

   Anonyme   
14/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bon, du coup jm'en suis fais une cht'iotte deuxième...Moi. Aussi. J'. Aime. Le. Ricard. L'écriture. Hachée. Moins. Surtout.
Sur. Putain. De. Clavier. C'est. Pas. Facile. J'arrête. J'ai. Des.
Crampes.

En fait cette écriture sert bien le propos. C'est désespéré à souhait, l'ambiance est bien rendue. Du bon donc, du bon mais moi je préfère tes phrases interminables...

Edit: Tiens un truc qui m'avait échappé à la première lecture. A un
moment tu mets "premier rail", et avant tu parlais de sniffer...
Tu voulais pas dire "premier RAÏ" Enfin faut ptète pas chercher
à comprendre, avec le père larivière on sait jamais.

   Anonyme   
14/3/2008
Bonjour,

J'ai commencé à lire puis j'y ai renoncé. J'ai pris alors connaissance des commentaires pour une deuxième plongée dans ces lignes... avec envie de déclarer forfait avant la fin. Longueur ne rime pas forcément avec valeur et cette suite de mots sans phrasé et sans construction me paraît un peu facile.

Je suis perplexe.

   widjet   
25/3/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Un peu expérimental et très "clipesque" comme les films de Guy Ritchie ou en effet le "Transpotting" de Danny Boyle. Séduisant au début, mais je peux conprendre que ça peut agacer à la longue.
Globalement j'ai bien accroché car les mots ne sont pas mis dans n'importe quel ordre et c'est ce qui fait la différence entre ce texte, travaillé à coup sûr et un autre qui ne proposerait que de la "frime".

Un exemple parmi tant d'autres :

Le job. Du vernis. Les visages. Du vernis. Les sentiments. Du vernis

Rien n'est laissé au hasard. L'impact n'en est que plus fort.

Enfin, ce soir je suis optimiste, allez savoir pourquoi et entre cette vie robotisée et ces gestes mécaniques, j'ai voulu y voir le rêve (le voyage, les îles, mer, soleil...). Cette fois ci j'ai décidé de croire que le héros ne se tuerait peut-être pas.... même si Larivière semble tendre vers le contraire.

Un texte au style innovant (en tout cas sur Oniris), presque étouffant comme si votre respiration elle même était saccadée. J'achète.

W

   Menvussa   
10/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pas grand chose à dire, scotché. ces tranches de vies au stroboscope, ces répétitions, la lassitude, ce temps perdu, ces rêves point commun.

Très bon.

   Anonyme   
25/2/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le rythme me dit quelque chose. Je connais cette chanson, c'est celle du temps qui passe. Non, sérieux, y'a un air là-dessous. J'ai la rate. Qui s'dilate. Je meurs de rire et pourtant, ce n'est pas très gai. Le pire c'est que je ne m'en lasse pas et que le rythme, les mots, je suis sûre que j'y penserai demain quand je me lèverai. Je le vois ce p'tit bonhomme. C'es toi, c'est moi, c'est nous.
Merci pour ça ! Vraiment merci.

   PetiteMarie   
25/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Au début, j'ai vraiment embarqué, c'est le genre de texte que j'ai déjà essayé d'écrire mais qui n'aboutit jamais à rien avec ma plume. J'ai aimé le plâtre qu'on retrouvait tout au long de cette triste description d'une existence. Petit fait cocasse : j'ai cru que la sonnerie était celle du téléphone, et je me demandais pourquoi le personnage ne répondait pas... Mais c'est difficile de tenir la route avec des phrases de deux mots, j'ai fini par me lasser et j'ai commencé à avoir du mal à suivre à la deuxième journée. Quant à la fin, je l'avais vu venir, mais je l'ai tout de même appréciée. Dans ma tête ça a fait "Boom! : La corde."

   Anonyme   
1/7/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Pas d'essentiel dans la première vie, je suppose que c'est absolument voulu, mais j'arrive pas à percer le pourquoi du comment.

C'est amusant comme les deux vies me parlent... j'ai aimé les parallèles les antinomies... nomes?... 'fin les oppositions quoi.

Je me suis reconnue dans la seconde, étonnant?

J'ai apprécié le plâtre qui s'insinue partout... la coke qui s'insinue partout...
J'ai un peu moins aimé Ricard/Whisky mais je pense que l'envie de soleil/les ventes s'y prêtent...alors je t'absous...

J'ai adoré l'exercice (auquel je m'essaie souvent et que j'adoore) de narrer en phrases méga courtes, en demi-phrases, à demi-mots.
Ce qui donne un rythme énervant de fluidité et impossible à lâcher. Le lecteur veut (parce que le lecteur a déjà pensé comme ça) savoir où ces bribes le(s) mène(ent)...

J'aime bien les touches de couleurs qui ponctuent la première vie (les mangues, la papaye...) et le vide qui troue la seconde (à l'image du rideau de douche)...

Bref, une fois de plus je trouve qu'il y a un désespoir, une tristesse à laquelle je m'identifie dans l'écriture... une forme épurée de vide, un trop plein d'emotions qui sort en mots percutants, en pseudo folie (ça a l'air comme ça de couler mais y a un travail dingue sur la logique dans les oppositions et les constructions de paragraphes... les mots placés de la même manière, les parallèles... c'est percutant, je trouve pas d'autre mot)...

Je pourrais prendre chaque phrase une à une et mettre en avant ce qui m'a marqué mais ça va prendre des plombes (à tapuscriter, merci Leo^^, pour moi et à lire pour toi)...

Tout ça pour dire que j'ai beaucoup aimé. Peut-être parce que c'est si court. Peut-être parce que ça claque (et que j'aime ça les claques). Sûrement à cause de tout ce que je lis entre les mots. Dans les points.
Les espaces...

Merci... Lari...

by Estelle2L

   placebo   
19/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bon métaphore qui vaut ce qu'elle vaut, mais j'ai suivi ce texte un peu comme un robot : pour chaque paragraphe de l'étonnement, mise en branle de la machine. je prends le rythme, ça y est je cours le regard levé et à la fin la machine se dérègle un peu, je regarde les mots sans les lire. petite pose. respiration profonde.

de la même manière le thème me fait penser au théâtre de l'absurde. Camus disait je crois que si on mettait une vitre en nous et des personnes qui parlent, leur attitude, l'absurdité de l'existence serait révélée. Là c'est pareil, le style fait que je me vois un peu machine suivant des yeux des machines qui ne parlent pas, qui ont leur rêve dans le coin de la tête et qui avancent, absurdement, entre le travail et le dérivatif.
Je n'ai pas aimé ce point là, je l'avoue.

tiens robot et vie binaire je viens de me rendre compte ^^ c'était voulu par l'auteur nous entrainer vers les machines? ou juste la succession du une-deux?

et puis le platre et le vernis, qui s'insinuent partout... non j'ai peur d'étouffer, désolé -hum il y a une corde en plus, je viens de me rendre compte-. la forme me convient, bien qu'un peu harassant, mais j'ai du mal avec l'histoire.

palcebo


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