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Réalisme/Historique
liryc : Modus vivendi
 Publié le 25/07/09  -  17 commentaires  -  6648 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Cette journée laissera sa trace dans l'histoire...


Modus vivendi


Ce jour avait commencé comme les autres.


Près du Temple de Jupiter, la vie citadine se déployait avec son flot d'activités humaines sur la voie de l'Abondance.

Cabarets, lupanars, officines, teintureries et auberges émergeaient de la lumière rasante de l'aube estivale. Quelques cumulus à des milles de là plus haut berçaient sous un ciel d’azur les Dieux. Plongés dans un ennui profond, ces derniers attendaient la prochaine bacchanale.


Aux annonces publiques des commis de l'empereur succédèrent les échanges de mille négoces, les livraisons de marchandises, le cahotement des chars, les coups rythmés des bâtisseurs, des exclamations aux fontaines... Le tout dans un chahut complet de gaieté et de retrouvailles.


L'enfant s'arrêta dans l'ombre couchée d'une silhouette immobile et, sous le regard complice de sa mère, glissa une pièce dans l'amphore placée au sol.


L'homme, qui semblait de pierre, sortit de sa posture figée en s'inclinant pour les remercier d'un geste poli et amical, avant de reprendre en silence sa pose. Puis relevant la tête il fixa à nouveau la montagne en face qui, colossale et couverte de vignes, abreuvait telle une mamelle vigoureuse la cité.


Toute expression de vie s'effaça des traits de son visage.


Une mêlée de curieux venue du forum s'approcha dans un début d'agitation. Jongleurs et acrobates étaient coutumiers, tout comme le goût des fêtes en ces lieux. Mais nul ne connaissait une telle attraction.

La toge aux pans maintenus de la main gauche et le teint de l'homme s'unifiaient dans le voile couvrant d'un mélange poudré de tuf et de pigments concassés. Veinules de marbre et craquelures imitées avec savoir-faire ajoutaient respectivement à l'ensemble effets de matières et usure du temps.


- Pourquoi fais-tu la statue ? demanda l'enfant.

- Es-tu vraiment fait de pierre, qui es-tu ? demanda un vieillard.


L'homme ne répondit pas.

Ce mutisme souleva l'intérêt général mais aussi celui des Dieux qui à l'affût de divertissement commandèrent l'envol d'une guêpe pour effrayer l'homme.


Ce dernier sursauta à l'approche du bourdonnement et bien plus encore lorsque le dard s'enfonça dans son oreille gauche. Ce spectacle le rendit un instant grotesque mais fit beaucoup rire Bacchus et Isis.

D'un geste l'insecte fut chassé et l'homme, malgré la douleur, reprit sa pose comme il l'avait laissée, pour gagner son pain.

Les yeux mi-clos et les veines palpitant à un rythme effréné, il lutta sans bouger contre les lancements de la piqûre. Mais le venin agissait maintenant dans tout son corps, sans obstacle dans son immobilité pour y parvenir. La masse du public s'était entre-temps agrandie et des pièces glissaient encore dans l'amphore, avec régularité.


Ceci stimula à nouveau les Dieux.


Près des thermes un cheval se cabra soudain alors que deux chiens cessèrent sur le champ leur jeu, tous crocs saillants. Des moineaux se barbouillant dans une flaque prirent un envol précipité, tandis que lapins et lézards quittaient les chauds rayons du soleil pour des recoins ombragés. Que se passait-il ?


Mars, comme Isis de passage dans la région, rejoignit les Dieux présents et rentra dans le jeu. Ils scrutèrent ensemble la cohue grandissante, à la recherche d'une nouvelle inspiration.

Celle-ci leur vint d'un marchand qui déplaçait avec grand-peine sa cargaison chargée d'épices dans les effluves de ce mois d'août. Girofle, cannelle, muscade, piments, origan, sauge, vanille se mêlaient en senteurs éparses et soufflaient en mélanges sans cesse renouvelés des évocations toutes exotiques et colorées aux narines des passants.


Une petite brise légère suffirait à soulever quelques bribes du poivre d'orient dominant un monticule et, sous l'insufflation divine, à prendre la direction du système olfactif et respiratoire de l'homme.

Ce dernier, sans prendre garde à l'agression poivrée, respira à pleins poumons l'air vivifiant. Le feu des joues jaillit à travers le fond de teint. L'homme suffoqua, le regard éperdu, éternuant et reprenant en vain sa posture, les bras balayant sans prise le vide.


Des gens se précipitèrent pour secourir le malheureux. Une cruche d'eau lui fut tendue. Des mains le redressèrent avec peine.

Mais la colère prit le dessus.

Elle était en lui proportionnelle à tout l'art déployé pour offrir la magie du rêve, du trompe-l'œil et du théâtre.

Magie qui s'écroulait à l'instant.


Inexorablement, les Dieux devaient payer !


Devant une foule médusée, il sortit du drapé des tissus une fronde, y glissa un éclat de basalte acéré, la fit tournoyer, encore, et encore, toujours plus vite, les yeux rivés vers les cieux. Comme un fou.

Le projectile disparut au zénith... Et ne retomba nulle part ! Il avait visé juste.


Mars le reçut de plein fouet !


Un tonnerre terrible s'ensuivit. Puis un frisson qui bientôt gagna le sol, et toute la ville. Les gens fuyaient, le dernier séisme encore vif en mémoire. La montagne gronda, elle aussi, en soubresauts répétés, crachant des nuées ardentes, libérant des écoulements de lave incandescente, détruisant toutes les cultures sur ses sols fertiles.

Les rues étaient envahies par des commerçants, paysans, notables, familles, esclaves et animaux rendus à leur liberté.

La plupart d’entre eux se précipitaient vers la porte d'Herculanum pour regagner la mer. D'autres couraient se cloîtrer à domicile, calfeutrant toutes ouvertures dans l'attente et l'espoir d'accalmies.

Cependant une traînée noire et épaisse s'empara du jour, effaçant peu à peu tous repères, avant de poursuivre le funeste destin de la ville.


La suite de cette histoire est plus connue. Elle retrace l'éruption du Vésuve et la fin de Pompéi en cette année 79. Durant dix-sept siècles, la ville restera enfouie sous plusieurs mètres de cendre et de terre.


Il y a pourtant aujourd'hui encore deux points ignorés.


Tout d'abord, les premiers archéologues en herbe, des pillards, découvrirent sur l'estrade du Temple de Jupiter une amphore toute préservée des assauts du volcan. Quelle ne fut pas leur surprise : elle était pleine de pièces d'or frappées à l'effigie de Mars, Bacchus et Isis !


Secundo, des millions de touristes aujourd'hui défilent devant une vitrine où semble reposer un homme de pierre, enseveli lui aussi lors de la catastrophe. La paume de sa main repliée épouse parfaitement le galbe d'un éclat de basalte logé entre ses phalanges... Jusqu'à la nuit des temps.


********************


Modus vivendi :

1. expression latine qui désigne un compromis trouvé entre deux parties.

2. traduction littérale : « mode de vie, manière de vivre. »


 
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   pedroparamo   
25/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
1- j'ai lu un "texte».
Après lecture je me suis demandé si le "texte" que je viens de lire rentre bien dans la catégorie de ce qu'on pourrait bien appeler une "Nouvelle", au sens basic du terme et telle que je connais et lu la NOUVELLE ; avec un noyau centrale appelé le nœud, des événements ou des descriptions liés au nœud ou qui s'en démarquent pour l'expliquer ou le dynamiser, puis une chute où souvent on trouve le dénouement. Évidement que le titre devrait déjà être d’un aimant qui se précise au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans la lecture…C'est selon ma modeste vision des choses...
2- Aussi à ma modeste vision des choses, ce « texte » est tout sauf pareil à ma modeste description au quelle je crois fermement.
3- En lisant depuis « près du temple de Jupiter… (Jusqu’à)… la montagne en face qui, colossale et couverte de vignes, abreuvant telle une mamelle vigoureuse la cité. » j’ai bien cru que le « texte » va verser dans un nœud et que la démarche littéraire va l’emporter... Mais hélas le « texte » a pris une autre tournure bravant des mots archéologiques (tuf, pigment concassés, veinules de marbre, craquelures imitées, thermes …) des mots qui ne sont pas liés à des fonctions subtiles pour amadouer le texte paraissent comme des blocs de pierres posés pour bien marquer un territoire de fouilles avec des matériaux d’archéologue…
4- la présence des Dieux (Bacchus, Isis…) puis des astres stellaires ( Mars , Jupiter…) puis les épices ( girofle, cannelle, muscade piments, origan,…) puis les volcans ( Vésuve, Pompéi) sans aucune fonction sociétale ou lien de sentiments ENTRE EUX dans un espace de vie humaine donne au « texte » la vertu d’une énigme céleste qui à mon avis est loin d’emporter la sensibilité littéraire du lecteur dans ce monde magique que créent les mots une fois bien agencés avec des images et des métaphores proche de l’humain… ou loin de lui mais répondant à ses préoccupations dans la détresse ou la joie.
pedroparamo

   florilange   
25/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Quelle amusante façon, après observation de certains "restes" exposés dans les ruines de Pompéi, de reconstituer l'histoire!

J'aime beaucoup l'idée de l'homme se vengeant des dieux qui se sont moqués de lui et la colère de Mars qui s'ensuit et détruit la ville. Pourquoi pas? C'est + poétique qu'1 simple éruption volcanique.

Je suis juste étonnée de voir Isis avoisiner des dieux romains? Et ce n'est sûrement pas du fond de teint que cet homme a étalé sur sa peau pour imiter la pierre, plutôt 1 couche d'argile blanche.

Cette nouvelle me paraît en général bien écrite, je l'ai lue avec plaisir. Merci,
Florilange.

   Anonyme   
25/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Très originale comme manière de revisiter la catastrophe ! J'aime particulièrement le rôle donné à l'ennui des dieux dans l'affaire.

Le texte est globalement bien écrit à part quelques phrases qui auraient pu être tournées un peu autrement pour plus de fluidité.

J'ai apprécié cette lecture.

   ANIMAL   
25/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien cette nouvelle traitée à la façon d'une tragédie antique, ce qui colle parfaitement au sujet.

Amateur de mythologie, je retrouve ici les ingrédients classiques (ennui des Dieux à la recherche d'une mauvaise farce à faire aux hommes, ceux-ci ne se laissent pas faire et les Dieux, mauvais joueurs, se vengent).

Sur la forme, quelques lourdeurs, surtout dues au manque de ponctuation ou à des phrases un peu longues, n'enlèvent rien à l'ensemble du texte, très visuel. Et la chute évoquant le drame de Pompéï m'a bien plu.

Un bon moment de lecture.

   brabant   
26/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé. Vous m'avez mené par le bout du nez jusqu'au dénouement inattendu... aux deux tiers du récit. Petites causes, grands effets. Bien , cette rebellion de l'homme qui était probablement effective à cette époque de l'histoire. Peut-être vos dieux facétieux ont-ils cependant un comportement plus grec que romain, encore que... . En outre, si je puis dire, c'est bien écrit; ce qui ne gâche rien.

   solidane   
26/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Agréable ce pompéi revisité. un décor bien planté, une foule que l'on voit, tout comme la vie alentour. Ca, c'est réussi, tout comme la fable. Comment explique-t-on que l'homme en fin de texte tienne un éclat de basalte alors qu'il 'a lancé. S'apprêtéit-il à un second tir ?
Légèreté du contraste entre la punition des Dieux et leur réponse définitive tonituante. Agacés et impitoyables c'est bien trouvé.

   Anonyme   
27/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Beaucoup de précision dans la description, on attend parfois la narration avec impatience. Lorsqu'il a été question de dieux grecques, je n'ai d'abord pas compris ce que Isis venait faire là-dedans. Heureusement la fin de la nouvelle m'a rasséréné et surprise, je me croyais en Grèce et me voila spectatrice de l'éruption du Vésuve à Pompéi. Je félicite l'auteur pour ses recherches, ainsi que le résultat qui a découlé des 2 objets.

   liryc   
27/7/2009
NB : Isis dans la Rome antique.
extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isis#Rome_antique

"Rome adopta Isis officiellement à l'époque impériale. À Pompéi, elle était adorée avec Osiris-Sérapis et Anubis. L'empereur Caligula était un dévot d'Isis. Dans sa villa à Tivoli, Hadrien fit construire un temple dédié à l'époux de la déesse, Osiris-Sérapis ; Caracalla édifia un temple d'Isis à Rome même."

liryc

   Anonyme   
27/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

j'aime bien l'idée de base, ça me rappelle les séries "contes et mythologies" que je lisais dans mon enfance.
J'ai été un peu gêné dans ma lecture par quelques tournures de phrases qui me sont apparues maladroites ainsi que le temps choisi parfois "les rues furent envahies" me semble plus juste que "les rues étaient envahies" pour rendre l'effet de panique soudaine.
Et je n'ai pas compris la raison du paragraphe "Près des thermes.................que se passait-il ?" Je suppose que tous ces micro-événements sont dus aux dieux qui tentent de déstabiliser notre brave homme mais ça me semble assez confus et mal exploité car, à lire la suite, on se demande si ce n'est pas l'arrivée du dieu Mars qui provoque cette agitation. De plus, on ne voit pas leur incidence sur le comportement du héros.
Une lecture sympathique cependant.

   aldenor   
28/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle idée que ce rapprochement entre les mimes qu’on voit parfois dans les rues, jouant à paraître statufiés, et la fin de Pompéi.
Et la nouvelle est bien construite et imaginée. Mais certains passages me dérangent au niveau de l’écriture :
« Quelques cumulus à des milles de là plus haut berçaient sous un ciel d’azur les Dieux. Plongés dans un ennui profond, ces derniers attendaient la prochaine bacchanale. »
Lourd : il aurait fallu en faire une seule phrase pour éviter « ces derniers… ». « De là plus haut » me dérange. Au dessus de là, non ? Autrement, c’est fin comme image.
« Ce dernier sursauta […]. Ce spectacle le rendit un instant grotesque... » Un spectacle ne rend pas grotesque.
« Mais le venin agissait maintenant dans tout son corps, sans obstacle dans son immobilité pour y parvenir. » Je ne saisis pas bien la deuxième partie de la phrase.
« … regagner la mer » devrait être gagner la mer je crois, puisqu’ils n’y étaient pas plus tôt.
J’ai quelques doutes aussi sur la pertinence de l’utilisation de « coutumiers », de « proportionnelle », de « inexorablement »…

J’aime le ton posé, pesé, charpenté, qui s’accorde bien au sujet. Mais il survient des passages qui rompent ce ton à mon sens :
« Que se passait-il ? »
« Comme un fou »

J’ai bien aimé :
« Ce jour avait commencé comme les autres. »
« Le projectile disparut au zénith... Et ne retomba nulle part ! Il avait visé juste. »

L’explication de « modus vivendi » est superflue. Je sais que ça se fait sur Oniris de fournir ce genre d’explication, mais je ne suis pas d’accord. L’expression est suffisamment connue, et puis à quoi servent les dictionnaires ?

   widjet   
28/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bizarre, je crois avoir déjà lu ce texte il n’y a pas si longtemps…Est-ce une seconde mouture lyric ?
En tout cas, l’écriture est plutôt plaisante – parfois un peu trop précieuse - et si le thème (légende mythologique) ne rentre pas dans mes préférences, cela reste une lecture agréable (grâce à la fluidité de l’ensemble) et non dénuée d’intérêt.

Widjet

   Marite   
28/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me souviens aussi de la première version présentée en apprentissage je crois. A mon humble avis, celle-ci est nettement améliorée. L’écriture a été allégée et les images n’en sont que plus claires. Si des petites imperfections d’écriture subsistent, soulignées dans les précédents commentaires, cela ne gêne en rien l’originalité du récit que j’ai « relu » d’un trait avec plaisir. Ces histoires, réelles ou imaginées, qui nous font faire un bond dans le passé à partir d’un objet ayant traversé les siècles ont toujours eu ma sympathie. Donc, merci Lyric pour ce voyage à Pompeï…

   Flupke   
29/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Liryc,

Quelques cumulus à des milles de là plus haut berçaient sous un ciel d’azur les Dieux. Je trouve que cette phrase manque de virgule.
Il lutta sans bouger contre les lancements de la piqûre. Tu veux dire les élancements ?
Des moineaux se barbouillant dans une flaque prirent un envol précipité. Tu veux dire se débarbouillant, faisant leur toilette ?
Elle était pleine de pièces d'or frappées à l'effigie de Mars, Bacchus et Isis ! Vérifier ce point auprès d’un numismate.
L’or étant une valeur refuge, ses fluctuations sont moindres que les autres commodités. Une pièce d’or devait valoir son pesant d’or. Il y avait d’autre métaux pour les pièces.
Pour un simple artiste de rue je trouve que c’est beaucoup. Et même si j’ai fait l’aumône en Inde, je n’ai jamais donné l’équivalent d’une pièce d’or.

Pour les mendiants, il serait intéressant de voir comment ils opéraient dans l’antiquité. J’imagine qu’une écuelle serait plus appropriée. Les gens voyant qu’on a déjà donné sont plus enclins à donner. Une amphore ? On ne peut pas voir ce qui a déjà été donné. De plus, penser au symbolisme. Si je vois deux mendiants, un mendiant à l'aide une assiette et un avec une chope de bière, de par mes préjugés je serais plus tenté de donner au premier.

A part ces quelques détails, j’ai trouvé ton histoire divertissante. Une explication amusante, voire farfelue d’un événement célèbre, narré à l’aide de phrases parfois très bien ciselées. L’ambiance antique est bien rendue et cela donne une plus-value très agréable à la lecture. De plus je me souviens de l’original en apprentissage et c’est tout à ton honneur de retravailler et de peaufiner ton texte.
Bravo.

Amicalement,

Flupke

   Anonyme   
22/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Liryc. J'ai bien aimé ce récit aux riches images. Egalement le jeu des Dieux qui scrutent la cohue grandissante à la recherche d'une nouvelle inspiration. Et, cet homme qui avec sa fronde glisse un éclat de basalte acéré, la fait tournoyer, encore, et encore, toujours plus vite, les yeux rivés vers les cieux pour défier les Dieux. Par contre, une phrase trop fournie : Les rues étaient envahies par des commerçants, paysans, notables, familles, esclaves et animaux rendus à leur liberté. J'ai été surprise par la chute, l'éruption du volcan à Pompéi...

   BAMBE   
20/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je me suis beaucoup amusée avec ta description des aléas de l'homme statue, l'intervention des Dieux, la colère qui dégénère: je me suis laissée prendre avec curiosité par l'humour et les images. Seule la fin m'a déçue: mèler l'Histoire à ton histoire n'était pas, à mon sens, une très bonne idée, une irruption volcanique m'aurait suffit.

   Togna   
1/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ta façon de placer parfois le sujet en fin de phrase, d’utiliser souvent des participes présent, me laisse penser que tu as voulu rester un peu dans l’expression traditionnelle des récits mythologiques. Personnellement, je trouve cela un peu dommage, car l’histoire est intéressante et peut-être aurais-tu pu la développer différemment de façon à la rendre plus attrayante encore. En faisant dialoguer les dieux entre eux par exemple, en variant aussi plus encore les types de phrases et les structures syntaxiques, en ajoutant un peu d’humour…

Dommage aussi que tu ramènes le lecteur brutalement à la réalité à la fin. Peut-être pourrais-tu l’y amener avec plus de malice. En faisant parler l’homme de pierre, lui faire dire un commentaire sur son amphore volée, le faire s’adresser aux dieux en leur promettant cet éclat de basalte qu’il tient dans sa main, pour leur faire comprendre que malgré les siècles passés, le modus vivendi est toujours rompu…
J’ai apprécié le vocabulaire précis des scènes qui les rend très visuelles.

Bon, ma façon d’appréhender ton texte n’est pas obligatoirement meilleure que la tienne. La projection de nos visions dans l’écriture en fonction de tellement de paramètres…
Bonne continuation Liryc.

   Anonyme   
12/3/2010
- Près du Temple de Jupiter, la vie citadine : virgule inutile.

- j'aime bien : L'enfant s'arrêta dans l'ombre couchée...

- Puis relevant la tête il fixa à nouveau la montagne en face qui, colossale et couverte de vignes, abreuvait telle une mamelle vigoureuse la cité.

pour des raisons de fluidité à la lecture, de rythme : Puis relevant la tête il fixa à nouveau la montagne qui, en face, colossale et couverte de vignes, abreuvait telle une vigoureuse mamelle la cité.

Quand je lis la phrase à voix haute, je trouve qu'elle "sonne" mieux (c'est ma perception). La musicalité d'une phrase est aussi importante que son contenu (Cf . Flaubert et son gueuloir).

- Toute expression de vie s'effaça des traits de son visage.

Expression eut suffit ou alors forme de vie, ou bien : il reprit son attitude hiératique.

- Jongleurs et acrobates étaient coutumiers,...

coutumiers de quoi ? habituels, familiers peut-être...

tenez, un cadeau : j'utilise ce site pour très complet (le meilleur de mon point de vue) : http://www.cnrtl.fr

- Mais nul ne connaissait une telle attraction.

Provoquait (bon, je sais ; je suis em....dant).

- La toge aux pans maintenus de la main gauche et le teint de l'homme s'unifiaient dans le voile couvrant d'un mélange poudré de tuf et de pigments concassés.

De la main gauche il maintenait les pans de sa toge. Son visage poudré d'un voile de tuf et de pigments concassés fusionnait (?) avec elle.

- des Dieux : dieux alors (sans parti pris car je suis athée).

- alors là les virgules me semblent nécessaire (c'est subjectif bien sûr) : Ce mutisme souleva l'intérêt général mais aussi celui des Dieux qui, à l'affût de divertissement, commandèrent l'envol d'une guêpe pour effrayer l'homme.
suscitèrent ou provoquèrent à la place de commandèrent.

- Il y a malheureusement beaucoup de lourdeurs dans ce récit.

N'ayant aucun espoir de monter au pinacle je cesse ma lecture.


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