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Sentimental/Romanesque
Louis : Bille
 Publié le 05/08/14  -  21 commentaires  -  4696 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

Une bille chute dans les escaliers…


Bille


La bille a roulé. Elle a roulé, désormais elle chute. Elle chute dans l’escalier, bondit sur la première marche, provoque une vibration aiguë de l’air dans un choc, engendre une onde qui cogne les murs dans un écho long, retentissant.


À l’étage, la jeune femme ne dort pas. Elle va, elle vient le long du couloir. Elle dévide un fil de mémoire, enroulé dans l’imaginaire, plié dans les songes ; elle tisse le tapis sur lequel elle traverse des contrées déroutantes ; enjambe des lacs de sel aux étendues d’un blanc sale et gris ; survole de grandes coupoles turquoise, met un pied dans les immenses vasques calcaires débordantes d’eau, de lumière. Sa foulée zigzague entre mille variétés de cactées et liliacées : aloès, agaves et scoliopus, candélabres cactus. Elle passe sur des motifs serrés de torsades et entrelacs, de spires et circonvolutions, sur les taches couleur des fleurs fanées. Elle ne quitte pas le chemin qui va, qui vient.


L’homme, en bas, enfoncé dans un fauteuil, immobile, contemple avec attention une photographie prise quand il a flâné de longs moments dans ce lieu, entre les pylônes blancs. Il revoit les collines hérissées jusqu’à l’horizon de mâts verticaux, pales en rotation, hélices tournoyantes à mouliner le ciel enfariné tout blanc ; il se remémore la forêt d’éoliennes, il perçoit encore leur chuintement assourdissant ; au loin, il les entend gémir.


La bille bondit sur la deuxième marche. Onde, choc, vibration de l’air.


En haut, la femme ne dort pas. Va et vient, et pense : « avec ». Ce mot si laid, si beau. Tout sec. Mais il y a, pour être en rime, pour être ensemble, il y a « mec ». « Avec », comme une conjonction, comme « et », comme une liaison. Mots brefs pour l’union. Mais il y a les murs en mouvement qui défilent à toute allure, avec elle en marche à pas perdus, pour toujours suspendus sur la nuit à rebours de tous les jours évanouis, de sa vie, sous ses pas, sur les parois du corridor, et plus d’avec, plus de mec, juste les concomitances des cloisons où se perdent, se rétrécissent, s’amoindrissent tous les horizons. Va et vient et se remémore ce jour si beau. Elle était avec. Les amies et les mecs, et les vastes étendues, les immensités sans frontières, sans murs, sans barrières. Les rires et les conversations, les sourires et les connivences, les passions, les exubérances. Mille soies avaient leur fil pour écrire des « et », pour joindre, pour conjoindre, pour tramer le réseau pivotant, la toile arc-en-ciel des imperceptibles liens, légers, subtils, étirés vers l’autre d’un avec. Et maintenant, si laid. Maintenant est de « sans », anémié, disloqué. Sans vie. Sans horizon. Sans rien. Languissant.


L’homme, en bas, enfoncé profond dans son fauteuil, une bière dans une main, dans l’autre un anémomètre, contemple par la fenêtre la forme des girouettes, installées ces jours derniers. Par-dessus les flèches, pivotent les coqs, virent les voiliers, volent les goélands. En grand manège tournoyant, sous la prise du vent, toupillent les oies, les chevaux, les chandeliers, et les aigles, et les sorcières sur leur balai, et la lune et le soleil. Tout l’univers sur tiges prend l’énergie du vent, tourne, et tourne.


La bille chute sur la troisième marche. Onde. Vibration. Choc.


La femme ne dort pas. Sentinelle, elle attend les assaillants ; elle guette les janissaires tambours battant qui cognent les tempes, tonnent dans les têtes, roulent dans les sangs ; qui, en cortège, flanquent les troupes tortionnaires, pics en avant, à l’assaut des temps apaisés. Ça fera mal et ça passera. Non, ça fera mal, sans carapace, et tout craquera. Tout s’effondrera et puis coulera dans ce tunnel au-delà du couloir, dans le boyau sombre et noir, trou de ténèbres qui absorbe toute lumière, qui aspire la vie jusqu’au dernier soupir.


L’homme, au fond de son fauteuil, s’étire, étend les bras, et les jambes. Il se perd dans une rêverie. Se reconnaît, position de l’homme de Vitruve, au centre d’une rose des vents. Il imagine encore un vieux portulan. Avec force inspire, expire. Il ne boit plus de bière, mais avale des fioles d’autan, des fiasques de tramontane, et, sifflantes, des coupes pleines de brises de mer, de bises débordantes.


La bille a dévalé précipitamment les dernières marches. Elle roule un instant. Interrompt son mouvement. S’immobilise.


L’homme s’est levé, il empoigne un petit bagage, ouvre la porte sous le vent. Il sort, passe droit, trajectoire rectiligne entre les girouettes virevoltantes. S’éloigne.

En haut, à l’étage, la jeune femme se fige un instant. Un courant d’air enfle sa robe. Déjà, son mouvement reprend, elle va, poussée par un souffle, elle va, elle vient.



 
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   widjet   
5/8/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Ah, merde. Dix lignes et, déjà, la fatigue me gagne. Soupir (las).

On ne répètera jamais l’importance des débuts (plus que des fins, je pense) et l’impact de ces débuts (sur le désir de poursuivre ou d’arrêter sa lecture) ; les premiers mots, les premières phrases. Le petit truc qui accroche soudain la rétine, aiguise la curiosité, créé l'appétit, l'appétence.

Ici, après les trois premières phrases (prometteuses et intrigantes) le récit, très vite, s’alourdit, devient confus, personnellement, j’ai beaucoup de mal à visualiser la scène ou seulement la deviner. Non, je croûle déjà sous la charge de la volonté de l'auteur (consciente ou non) de m'épater. C'est re-lou.

Mais bon, je me dis que le texte est court et « Traces » m’avait dans l’ensemble pas déplu, je poursuis donc. Pour déchanter quelques lignes plus loin.

Car, hélas le reste est à l’avenant : opaque, pénible (à lire), assez suffisante (dans sa forme, ça se paluche sévère pardon de le dire)

Un texte qui se veut sans doute sensoriel, hypnotique de par cette longue et lente scène et ses protagonistes dont on sait (et saura) peu de choses (ce qui ne me gêne pas du tout, perso), mais pardon, devant ces phrases très « listings » assez pompeuses, « virgulées » à mort, je n’ai pas pu (su ?) me raccrocher à quelque chose d'un peu tangible et rationnel, un tableau, un instantanée, une émotion, même légère (la forme écrase tellement tout et laisse zéro ouverture). « Traces » m’a semblé largement plus mystérieux et stylistiquement surtout moins surfait, moins artificiel, moins gonflant, en somme.

Nul doute qu’un sens (et une sensibilité, il s'agit de Louis quand même) se cache là-dessous, mais franchement, je n’ai pas la force ni l’endurance (alors que le texte fait moins de 5K de signes) d’y retourner.

Sinon :
Enfariné tout blanc (c’est répétitif non ?)
La femme ne dort pas (répété trois fois sans que je comprenne le sens de cette triple répétition)
« s’amoindrissent tous les horizons » (ça se dit ?)

Sans moi, donc.

W

EDIT : le commentaire d'Uranie, en revanche, est très intéressant. Comme quoi, chacun y trouve ce qu'on veut, que cela y soit ou non, que le texte (volontairement ou non) le dise ou pas. C'est beau la Littérature, quand même.

   Pepito   
5/8/2014
Bonjour Louis,

Forme :
J'ai pas aimé :
Répétition de "Elle a roulé"
"bondit sur la première" rebondit éventuellement
"provoque une vibration aiguë de l’air dans un choc," c'est le choc qui ...
...

J'ai aimé :
"enjambe des lacs de sel aux étendues d’un blanc sale et gris"
"« avec ». Ce mot si laid, si beau. Tout sec."

"Un courant d’air enfle sa robe. Déjà, son mouvement reprend, elle va, poussée par un souffle, elle va, elle vient." voilà un passage qui me rappelle un truc, mais quoi... ;=)


Fond : bon, on est dans le Sentimental/Rom, ma comprenure s'en trouve donc (encore plus) limitée.

Ils se font la gueule et il part en voyage... poussé par le vent.
Encore désolé Louis, mais je n'ai pas été charmé plus que ça.

Mais bon, vu mes goûts, cela n'a pas plus d’importance que ça.

A une prochaine.

Pepito

   Shepard   
5/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Louis !

Un texte court (enfin j'ai cru à un texte court) très long. Le rythme est lent, lourd, presque étouffant, avec la température qui fait en ce moment c'est de saison... Plus concrètement j'ai relu le texte 3 fois pour y capter un moindre sens : Un article sur la physique nucléaire est plus accessible.

Là ce n'est plus de l'écriture, j'ai l'impression d'entendre du freejazz façon Milford Grave ou John Zorn. Certains disent que les contraintes (de la musique ou de l'écriture) font le sens, je suis un peu de cet avis. Ici je vois un enchevêtrement d'images diverses et variées, plusieurs appréciées (liste non exhaustive) :

"candélabres cactus"
"hélices tournoyantes à mouliner le ciel enfariné tout blanc"
"Se reconnaît, position de l’homme de Vitruve, au centre d’une rose des vents"
"des fiasques de tramontane"

Qui finalement donneraient (peut-être) un sens ponctuellement mais qui, agencées les unes aux autres, rendent le sens cacophonique, comme si tout le monde essayait de parler en même temps. Rien qu'au départ je n'ai su déterminer si la "jeune femme" ne dormait vraiment pas ou non. De manière abrégée, il y a trop d'images et trop peu de phrases solides auxquelles se raccrocher : pour saisir une image il faut l'associer à un contexte, si le contexte est lui même une image c'est un méli-mélo difficile à interpréter, on ne sait plus ce qui est vrai ou non.

En parlant de sens, j'ai cru comprendre que ça parlait de rupture ? Mais je ne suis même pas certain... Un instant j'ai cru voir la "jeune femme" comme une girouette parmi tant d'autre ?

De part le mysticisme ambiant de ce texte, je n'ai guère pu m'émouvoir de quoique ce soit (je dois admettre que l'art moderne me passe loin au dessus de la tête également) ce qui est un peu dommage pour un texte classé comme sentimental.

Je note moyen pour les images que ce texte apporte, mais le reste est trop peu structuré : on a les couleurs mais il n y a aucun dessin.

   Uranie76   
5/8/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La bille, et cette rondeur de tout un monde, est presque une bille dans un jeu de roulette, entraînée aléatoirement dans un mouvement de la roue, elle s'arrête lentement jusqu'à s'immobiliser à la fin et le couperet tombe : C'est un monde qui s'écroule lentement depuis là haut, depuis l'étage où la femme est. C'est aussi une résolution qui résonne, un coup de théâtre, où la bille a annoncé les trois coups d'abord, solennellement, lentement, et le couple spectateur passif, à chaque coup s'empressera de répéter en acteurs décidés à la jouer cette fin enfin, d’accélérer la cadence, les pas, jusqu'à la délivrance pour l'un et pour l'autre. N'avait il pas besoin de bière, qu'il tenait à la main, pour y trouver cet éther, cet air, ce vent tant rêvé, alors qu'au final, c'est sans bière il va penser car le vent aura remplacé l'éther, quand la coupe de vent sera pleine à en déborder.

Elle, prend elle une hauteur face à la rupture imminente? Cette hauteur est harmonieusement liée aux mots "imaginaire, songes" au tapis volant, etc.
"Elle ne quitte pas le chemin qui va et vient" et c'en est presque une navette dans un métier à tisser, mais fait elle ces va-et-vient pour faire ou défaire un tissage, peut être même les deux.
Au premier roulement de bille : elle tisse des songes, elle voyage jusqu'au passé, les souvenirs. C'est une perche verticale qu'elle se doit de plier en arrière, pour qu'elle la propulse plus tard loin devant, lui faisant traverser le tunnel obscur de la rupture.

Lui est engoncé dans le fauteuil, une assise qui aurait dû être solide, mais qui est au final bien trop molle, qui l'a happé au fil des jours, l'a emprisonné dedans, si bien qu'il rêve d'éoliennes qui sont debout elles, dignes et fières solides mécaniques métalliques, ancrées dans le sol, mais la tête dans les nuages. il rêve de vent, de départ, rêve de défaire le "et" qui les lie symboliquement, dont elle a la nostalgie elle, et même le mal, dont elle fait le deuil, douloureusement, mais d'une douleur féconde, nécessaire, une douleur de l'acabit de celle qui précède un enfantement, une nouvelle naissance, celle de deux poumons qui se remplissent brutalement d'air.

J'ai tant aimé être déroutée par ce passage "En haut, la femme ne dort pas." qu'il m'a fallu relire plus d'une fois, et dont les sens me sont parus au fur et à mesure des lectures. Ici j'ai aimé visualiser la bille (qui rime avec vie) dans les escaliers (tunnel sombre) qui roule matérialisant l'agonie de ce couple en tant que tel "Tout s’effondrera et puis coulera dans ce tunnel au-delà du couloir, dans le boyau sombre et noir, trou de ténèbres qui absorbe toute lumière, qui aspire la vie jusqu’au dernier soupir."

Durant la lecture, j'ai été incessamment à cheval sur cette frontière exquise entre prose et poésie, le chemin est tracé en pointillés, mais il suffit de s'en égarer un peu pour avoir parfois cette liberté poétique "L’homme, en bas, enfoncé profond dans son fauteuil, une bière dans une main, dans l’autre un anémomètre, contemple par la fenêtre la forme des girouettes, installées ces jours derniers. Par-dessus les flèches, pivotent les coqs, virent les voiliers, volent les goélands. En grand manège tournoyant, sous la prise du vent, toupillent les oies, les chevaux, les chandeliers, et les aigles, et les sorcières sur leur balai, et la lune et le soleil. Tout l’univers sur tiges prend l’énergie du vent, tourne, et tourne."

Il faut que je vous dise Louis qu'à ce stade là je suis comme une môme excitée qui court à en perdre haleine et se perd sciemment dans un jardin tout en découvrant à chaque fois un nouveau sentier bien caché à l'oeil qu'elle n'aurait pas su voir du premier coup, j'en ai le coeur qui palpite de cette exploration, et quoique je valide comme ressenti là, ici, maintenant, je le sais mouvant, tout à l'heure, une autre lecture me révélera d'autres images, d'autres sens enfouis, et c'est ce qui fait la richesse d'un tel texte. Aussi la suite je vais la survoler pour ne pas trop vous perdre dans mes délires :

J'ai aimé la métamorphose en éolienne quand il se lève et déplie ses bras, j'ai aimé l'évolution de l'onde de choc de la première marche à la troisième, puis les autres. Et puis son départ à lui rectiligne, il n'a besoin de rien de ce présent pour construire l'avenir, son bagage en est insignifiant, il s'en va, point, peu importe où, le vent est bon pour lui, bon vent, l'important est de partir, alors qu'elle, le vent dans la robe est comme une voile qui enfle pour d'autres va et vient, incessants, d'autres tissages où l'avenir sera fait avec le fil du présent, et peut être même du passé.

Merci pour cette profondeur aérienne dans l'écriture.

   Robot   
5/8/2014
J'ai cru, je dis bien "j'ai cru" comprendre qu'il s'agissait d'une rupture, ou d'une fin de quelque chose. Mais quoi ?
Je trouve le récit trop... je ne sais pas.. je ne l'assimile pas. Cette bille qui tombe, pourquoi tombe-t-elle ? Qui l'a lancé.
Et puis cet homme et cette femme, comment m'attacher à ces silhouettes dont je ne sais rien, dont au final vous ne me dites rien.
J'ai fait l'effort de relire une seconde fois. Après tout, si on enlève la bille, le récit se lit quand même mais demeure tout aussi difficile à déchiffrer.
Je regrette Louis, Le texte m'apparaît très froid. L'écriture est trop savante pour moi et avec toute la bonne volonté, je n'accroche ni au sens, ni à l'objet, ni aux personnages. Je ne trouve rien qui provoque chez moi une émotion.
Peut-être n'écrivez vous que pour des initiés capable de comprendre. Je n'en fais à coup sûr pas partie... Honnêtement, je ne sais pas sur quoi m'appuyer pour apprécier et je m'en dispense.

   Anonyme   
5/8/2014
Salut Louis

Comme d'habitude, tu écris en funambule entre nouvelle et poésie.
Ici le personnage principal me parait être la bille. C'est du moins la seule à faire quelque chose.;o)
Elle roule, elle tombe et engendre une onde sonore

La femme et l'homme sont perdus dans leurs pensées
Elle, fait dans la délectation morose
Lui, dans le projet

C'est sans doute un ingénieur qui construit des éoliennes
Ou peut-être un marin (à cause des vieux portulans)
En tout cas, le vent, c'est son truc
"il avale des fioles d’autan, des fiasques de tramontane, et, sifflantes, des coupes pleines de brises de mer, de bises débordantes."

Quand il s'en va, c'est par la porte sous le vent, pour suivre la ligne des girouettes
cependant qu'un courant d'air enfle la robe de la femme, portée par un souffle.
"Femme de marin femme de chagrin"

Merci Louis
J'aime le vent, la poésie et les billes qui roulent
j'ai donc bien aimé ce texte

   Brodsky   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bien ennuyé pour mettre un commentaire là-dessus...

Je n'ai pas accroché du tout, attendant avec impatience que la bille finisse de dévaler l'escalier, ce qui a fini par arriver, ouf...

Et pourtant, c'est bien écrit. On sent que tu as un certain talent, de la sensibilité. Ton texte oscille entre la nouvelle et la poésie, sans réussir finalement à vraiment trouver sa voie.

Je ne peux donc pas écrire que c'est nul, au contraire. Mais franchement, je ne suis pas entré dans l'histoire.
La prochaine ?

   RB   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vous savez quoi ? Je n'aime pas lire les nouvelles anecdotiques, Je n'aime pas lire de la poésie narratique (sauf celle de Tizef il y a quelques jours, et sans doute d'autres qui somnolent deci-delà, mais où ?, et encore exceptionellement...)
Etait-ce vraiment de la poésie ? Qu'importe. C'est du jus d'émotions pures. Féminine et masculine. Raconté, avec une précision diabolique de la part de Louis.
Cette robe qui gonfle et cet homme qui s'en va ...
Ici, dans ce texte, je baigne dans ce jus. Les mots assemblés dégringolent, font surgir des images, Dali le refusé de Breton, Picabia, Modigliani, Follon ! cela surgit, qu'y puis-je victime tout à fait consentante du texte ? Juste de l'abandon, salutaire face aux ayatollahs de la technique. Pas d'analyse devant ce beau texte, elle ne peut qu'être, m'envelopper, et c'est cela qui me plaît. Me laisser faire. Sans pénurie d'osmose.

   in-flight   
7/8/2014
Bonjour,

J'ai lu avec un sentiment d'images, de cartes postales qui défilent mais face auxquelles je ne m’extasie pas. Les personnages errent tels des fantômes flottants et moi j'aime bien que il y a un peu plus de "chair".
L'interprétation d'Uranie 76 m'a fait voir la nouvelle sous un autre angle sans pour autant me faire rentrer dans l'histoire. Non cette bille ne m'a pas emporté dans son mouvement.

Bonne continuation.

   Marite   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La lecture du forum ouvert par l'auteur a attisé ma curiosité. Je trouve cette nouvelle très originale par sa présentation et tout à fait compréhensible.
L'image de la bille dévalant les escaliers concrétise très bien les cheminements de pensée des deux personnages quelques instants avant l'éloignement définitif. Pas de heurts, pas de cris, tout se passe dans le silence avec pour le lecteur, le bruit de fond de la bille roulant d'une marche à l'autre.
La différence des ressentis de cette rupture est flagrante :

" Elle dévide un fil de mémoire, enroulé dans l’imaginaire, plié dans les songes ... La femme ne dort pas. Sentinelle, elle attend les assaillants ... "

"L’homme, en bas, enfoncé profond dans son fauteuil, une bière dans une main, dans l’autre un anémomètre, contemple par la fenêtre la forme des girouettes, installées ces jours derniers. Par-dessus les flèches, pivotent les coqs, virent les voiliers, volent les goélands. ... "

Elle ... espère encrore un "peut-être".
Lui ... est déjà en partance vers d'autres horizons.

Tout ceci est assez réaliste je pense. L'écriture se fait oublier , elle doit être de qualité.

   framato   
7/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Louis,

C'est un très beau texte (allégorique) que vous nous donnez à lire...
Une rupture, j'imagine ? Une rupture compliquée déjà, encore. Une rupture horizontale (le va et vient de la femme, l'homme qui fini par se lever et affronter le vent) une rupture immobile (l'homme dans son fauteuil), une rupture en bourrasque (les éoliennes, le vent omniprésent) et une rupture verticale, assourdissante cependant (en raison des ondes produites par une petite bille qui dévale un escalier).

Dans ce texte, le vent emporte tout !

Il ne se passe rien, rien d'autre que le mouvement ou son absence, rien d'autre qu'une fin, sans drame...

J'ai trouvé votre style très intéressant, avec des ellipses parfois difficiles (exemple :avec elle en marche à pas perdus, pour toujours suspendus sur la nuit à rebours de tous les jours évanouis, de sa vie, sous ses pas, sur les parois du corridor, et plus d’avec, plus de mec, juste les concomitances des cloisons où se perdent, se rétrécissent, s’amoindrissent tous les horizons. (elle) Va et vient et se remémore ce jour si beau.) Très joli passage, entre autre, qui rend bien le mouvement, qui commence comme une longue phrase lente et s'accélère et rebondi, comme la bille.

Le texte n'est sans doute pas simple à lire, mais il emporte dans son mouvement.

Je crois bien qu'il aurait eu aussi sa place en poésie en prose, mais il me semble dépasser la poésie et se lit très bien en tranche de vie. La vie du vent qui souffle tout et emporte tout sur son passage, la vie d'une chute lente, la vie d'un va et vient nerveux (mais qui ne reviendra pas en arrière), la vie d'une immobilité parfaite, jusqu'à ce qu'elle décide d'affronter une autre vie...

Un texte qui m'a intéressé aussi dans ce qu'il a de paradoxal : le personnage en haut, la femme est va et vient mais sentinelle (quasi forteresse, qui craquera mais ne rompra pas) et l'homme en bas est assis dans son fauteuil, mais c'est lui qui se met en route et affronte le vent...

Une fin façon Maryline, dans lequel je comprends que le mouvement final n'est plus celui de la femme, mais celui de sa robe, un peu comme si pour elle le monde s'était arrêté quand l'homme est parti et qu'il ne reste plus en mouvement que l'extérieur d'elle même...

Un texte à relire, certainement.

MERCI !

   guanaco   
8/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai pris du plaisir à lire ce texte, d'abord à cause de sa musicalité car il y a de la poésie dans cette courte nouvelle mais aussi à cause de sa sobriété pour raconter - je crois ? - une rupture.
Elle,avec ses souvenirs de voyages (Turquie, l'Amérique Latine avec un lac salé, le désert méxicain...) lui avec son esprit "dans le vent" avec une passion pour Eole et tous les objets qui y font référence, une collection de girouettes comme on collectionne les nains de jardins...

Mais tous ces éléments sont-ils vraiment ce qu'ils sont? Car il y a le mystère de la bille et du choix de l'auteur pour en faire un élément important.
Curieux comme dans ce texte un objet "relie" 2 éléments qui se séparent.
Je cale sur la symbolique de la bille. En revanche, de ce que je sais, je crois savoir que les billes étaient surtout un jeu de garçons car il se joue dehors, et à certaines époques il était malvenu que des jeunes filles s'affichent en public à rire et s'affoler, c'était inconvenant. La demoiselle de cette nouvelle n'a donc pas droit au bonheur?

Pour finir sur un jeu de mots pourri: comme disent les ados, elle s'est pris un "vent"!
Merci pour ce texte.
NB: je n'ai pas lu les précisions et éclaircissements donnés par l'auteur en forum, j'y vais de ce pas.

   socque   
8/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai remarqué ce texte en Espace Lecture et, en ayant identifié l'auteur au-delà du doute raisonnable, me suis abstenue de le commenter dans un "faux aveugle". En même temps, je me suis dit : "Chouette ! Un texte de Louis que j'aime, je vais pouvoir rédiger un commentaire bien élogieux, c'est chouette de pouvoir faire plaisir à quelqu'un qui apporte autant aux autres auteurs..."

En fait, oui et non. J'ai aimé le texte, je le trouve magistralement écrit, notamment ce
"Avec force inspire, expire."
à propos du personnage masculin dont une "petite mort" qui n'a rien de la jouissance est donc annoncée avec son départ dont on ne connaîtra pas les causes, les tenants ni aboutissants.
Et c'est bien là que le bât blesse pour moi. L'écriture est extrêmement soignée et belle, avec une attention sensuelle : le choc de la bille, le visuel omniprésent, l'idée de mouvement, d'impossibilité du repos.
Bon, mais quoi que j'en aie, cela me gêne que tout ce travail ne serve pas à me faire mieux connaître les deux protagonistes. Le fait que je sois amenée à les rencontrer par la bande, quand leur séparation est déjà entrée dans les faits, que je ne les voie pas interagir, que je ne sache même pas leur nom, que leur présence me soit rendue sensible par de menus objets, me fait rater quelquer chose.

Alors, certes, ce n'est ni interdit ni inédit qu'une histoire soit révélée de cette manière biaisée, par l'environnement. Cela peut même fonctionner à merveille, je pense à l'admirable "Les choses" de Georges Perec où même pas y a un dialogue. Mais j'avais plus de temps pour faire connaissance avec les deux jeunes attendant pour toujours de commencer leur "vraie" vie, c'est tout un tableau sociologique qui m'était brossé ! Votre texte, à mon avis, est tout simplement trop court pour que je parvienne à l'empathie avec le mec ou la nana. Peut-être d'ailleurs n'est-ce pas là votre intention.

Je n'ai pas lu le sujet que vous avez ouvert concernant votre texte, ni les commentaires précédant le mien. Je tenais à vous donner mon impression de lectrice sur le texte et lui seul ; mon sentiment est qu'ici vous avez sacrifié l'histoire à l'écriture, et que subsiste un déséquilibre. Que l'écriture ne parvient pas tout à fait à compenser seule, malgré son excellence.

   Coline-Dé   
8/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel beau texte ! On a presque l'impression d'être indiscret, une porte entr'ouverte qui laisse apercevoir la vie de deux êtres à un moment clé de leur parcours ; deux êtres dont on ne sait presque rien, comme on ne saurait rien des deux inconnus entr'aperçus un instant, mais l'intensité de ce qu'ils vivent se répercute en nous et on se prend à espérer que la bille va s'arrêter de choir, remonter ... mais les billes descendent, c'est inéluctable ! Et la femme restera seule sur le chemin.
Il n'est pourtant pas antipathique, cet homme qui a besoin d'air...

J'ai aimé cette écriture poétique, rêveuse, avec sa richesse de vocables et tous les symboles sous-jacents.
Portulan m'a remplie de jubilation ( c'est un mot magique !)
J'ai retrouvé avec plaisir la sensibilité de votre écriture, et aussi le revers peut-être de la médaille : une sensation un peu de fouillis, qui va de pair, je crois, avec la grande richesse de vos textes

   jfmoods   
9/8/2014
Je l'avoue. Ce qui me fascine d'abord, en tant que lecteur, c'est la procédure. C'est la manière dont l'écriture cristallise un certain nombre de procédés qui deviennent plus ou moins des constantes chez celui, chez celle qui écrit. Chaque texte d'un même auteur se présente comme un nouveau puzzle, mais dont l'armature, les ramifications essentielles reviennent, comme une petite musique obsédante dont il/elle ne peut jamais tout à fait se défaire. C'est une petite mélodie interne dont le spectre se dessine au lecteur au fil du temps, au fil des lectures. On remarque ainsi, dans "Bille" - comme dans d'autres textes de Louis lus ailleurs, à une autre époque -, un goût prononcé pour l'amplification. Ainsi, la somme des hyperboles ("mille variétés", "enjambe des lacs de sel", "immenses vasques calcaires débordantes d'eau", "mille soies", "tous les horizons", "tout l'univers", "tout s'effondrera", "toute lumière"), la gradation ("se perdent, se rétrécissent, s'amoindrissent"), les gradations anaphoriques ("sans frontières, sans murs, sans barrières", "Sans vie. Sans horizon. Sans rien."), l'anaphore ("va", "vient"), le penchant affirmé pour les pluriels et les accumulations ("aloès, agaves, scoliopus, candélabres cactus", "des motifs serrés de torsades et d'entrelacs, de spires et circonvolutions", "Les rires et les conversations, les sourires et les connivences, les passions, les exubérances", "les oies, les chevaux, les chandeliers et les aigles, et les sorcières sur leur balai, et la lune et le soleil") confèrent-ils à son texte le caractère débridé d'une épopée. Comme dans "Barcarolle", la vie se présente ici comme une aventure. Cependant, alors que là-bas, les éléments dans leur ensemble participaient de concert à cette avancée prodigieuse, nous avons affaire ici à un inconciliable ménage à trois dont l'ordre d'apparition finit par s'inverser ("la bille", "la femme", "l'homme"/ "la bille", "l'homme", "la femme"), dont l'élément surnuméraire est définitivement relégué hors du cadre, victime d'une guerre impitoyable et déjà perdue ("assaillants", "janissaires", "tonnent", "troupes", "tortionnaires", "assaut", "dernier soupir"). La position physique des protagonistes n'est pas anodine. Elle semble bien se doubler ici d'une position symbolique : la prise de hauteur. A ce stade, il convient de bien délimiter deux champs lexicaux de la courbe qui, tels deux armées, se trouvent en quelque sorte en conflit dans le texte. Le premier, associé à la femme ("coupole", "vasques", "torsades", "entrelacs", "spires", "circonvolutions", "roulent", "enflent") entretient les strates d'un imaginaire fécond qui s'enroule, contenant probablement en germe les enjeux essentiels du couple : la mise en perspective de l'enfant désiré. Le second, porté par l'homme, se confond (à même le sol, à même la fuite) avec l'action et l'appel des diverses formes de l'utopie ("rotation", "hélices", "tournoyantes", "éoliennes", "girouettes" x 2, "pivotent", "virent", "tournoyant", "toupillent", "tourne" x 2, "fiasques", "coupes"). La vie de l'homme est sujette à une poussée récurrente à laquelle répondent dans le texte les champs lexicaux pendants de la verticalité ("pylônes", "mâts", "éoliennes", "flèches", "tiges", "rectiligne", "droit") et du souffle ("air" x 2, "anémomètre", "volent", "vent", "autan", "tramontane", "brises", « bises", "vent", "courant d'air", "souffle"). La construction des phrases participe indubitablement d'une forme d'envoûtement qui saisit le lecteur lorsqu'il s'y trouve arrimé. Ainsi, le gonflement ("La bille a roulé. Elle a roulé, désormais elle chute. Elle chute dans l'escalier, bondit sue la première marche, provoque....") ou le dégonflement ("La bille a dévalé précipitamment les dernières marches. Elle roule un instant. Interrompt son mouvement. S'immobilise.") des phrases. Ainsi, le passage de la phrase verbale à la phrase nominale ("La bille bondit sur la deuxième marche. Onde. Choc. Vibration de l'air.", "La bille chute sur la troisième marche. Onde. Vibration. Choc."). Ainsi , les points virgules qui jettent de la discontinuité dans le grossissement progressif du flux. Le recours sporadique au rythme ternaire ("Elle passe sur des motifs serrés de torsades et d'entrelacs, de spires et de circonvolutions, sur les taches couleur des fleurs fanées .", "cognent les tempes, tonnent dans les têtes, roulent dans les sangs") contribue à accentuer un certain effet de bercement. Un des éléments clés de cet univers, peut-être moins marquant ici que dans d'autres textes, c'est cette vision du langage comme émerveillement, comme association libre de sonorités (rime : "avec", "mec", appel implicite à l'homonymie : ""sans", anémié"), ou association plus contrainte, d'ordre grammatical (conjonction : "avec", "et"), le tout ouvrant comme une mise en abyme, comme un conciliabule, une passerelle, une parenthèse enchantée entre les mots.

Merci pour le partage !

   HELLIAN   
12/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte comme celui-ci se déguste, s'apprivoise. Il vous renifle comme un animal sauvage, puis tantôt s'enfuit ou vous saute dessus, tantôt vous enlace. Oui, c'est vrai, Widjet (je vais me faire gronder puisque, paraît-il, on ne peut dialoguer entre commentateurs, mais tant pis...) oui, pour l'amateur de narration, de conte ou d'histoire, il y a de quoi être dérouté. Et pourtant, il s'en passe des choses ici ! Tout comme socque, j'ai préféré m'abstenir de lire le fil ouvert par l'auteur pour concerner une relation spontanée avec l'écrit qui doit agir (ou pas) au sein du lecteur comme un élixir pur. Ce qui d'abord me touche, c'est le jeu avec le temps, , les temps, cette distorsion entre le temps réel de la chut de la bille dans l'escalier, trois ou quatre secondes tout au plus, celui de la femme, tout d'intériorité, aux proses avec un passé qui l'étouffe et redoutant un avenir de massacre, enfin, le temps de l'homme, tout au présent. Trois plans temporels donc qui se juxtaposent, comme se juxtaposent les plans physiques (rez de chaussés/étage) et les plans personnels à jamais disjoints. On pourrait y ajouter les postures qui s'opposent entre affolement et immobilisme. Bien sur il y a la bille, qui tombe de marche en marche, jetée par on ne sait quelle main intraitable, et qui va frapper les trois coups de la tragédie. Et l'on pense ici au prologue d'Antigone d'Anouilh, ou la mécanique inexorable de la tragédie est identifiée au ressort bandé qui se détend avec la violence de la fatalité imparable. La bille tombe et sa chute est une expression de cette fatalité de la rupture, de la différence, de la divergence des êtres et des destins. En suite, eh bien il y a une écriture, extrêmement travaillée dans un registre poétique, presque psychanalytique, jusqu'à paraître trop, peut-être à certains passages. Aurai-je envie, moi aussi, comme socque envie de connaître un peu plus les personnages ? Je ne crois pas. On n'est pas ici dans le récit d'un histoire, mais dans celui hypertrophié d'une douleur et d'une indifférence qui se jouent en trois secondes. D'où l'indispensable secours de la poésie qui permet cette jonglerie temporelle.

PS : Pardon pour les éventuelles erreurs orthographiques, mais impossible de corriger

   caillouq   
12/8/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
ce texte ne me parle pas. J'ai l'impression de lire quelqu'un qui se regarde écrire. Les images m'apparaissent comme une énumération alors que leur rôle est d'illuminer (enfin, je crois). Je n'ai pas compris qui étaient "cette femme" ni "cet homme" (ce choix de vocabulaire, faussement simple comme en témoigne le reste du texte, m'évoque d'ailleurs la prose lourdement répétitive d'Atiq Rahimi dans "Syngué sabour"), quelles étaient leurs interactions ni ce qu'ils faisaient là. L'auteur a peut-être essayé de s'adresser à mes sens, mais ça ne répond pas. Néanmoins, il me semble percevoir que la mention de l'homme de Vitruve relève d'un tout autre registre que celui du reste du texte, incongrûment intellectuel (oui, ça n'existe pas "incongrûment", mais on a peu de joie dans la vie, laissez-moi celle d'utiliser les mots que je veux dans les commentaires) à cet endroit-là.
L'auteur semble néanmoins être à l'aise dans le maniement des mots, peut-être serait-il fructueux de s'essayer à un peu plus de simplicité, ou juste de raconter une histoire.

   Ram76   
14/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Qui est cette boule (Rouletabille) ? Entre homme et femme séparés. Un lien. Une ovulation possible. Le boule de conscience qui pourrait voyager entre chacun. Neurone. Neutron. Atome... La solitude des deux personnages est touchante. La boule précieuse va faire un carreau... La chance, le hasard d'une connection entre humains. Le lexique ; baroque, chatoyant comme l'agathe. Le style ; roulant, déroulant, fluctuant. Belle allégorie Louis.

   Ellon   
14/8/2014
Bonjour Louis.

Je dois avouer que j'ai eu du mal à lire ton récit. Je pense que tu as voulu peut être en faire trop et du coup on se sent un peu perdu dans cette histoire. Histoire sentimentale ? entre la bille les marches ? L'homme et la femme ? Non. Moi aussi j'ai aimé la phrase: " avec ", ce mot si beau, si laid. Tout sec. Mais ensuite tu enchaines avec le " et " et le " sans " et là...j'ai décroché. Je n'ai pas su où tu voulais en venir. Beaucoup d'énumérations de choses dont je n'ai pas compris le sens également, et qui ont alourdit le texte. Fais plus simple !!

Ellon

   Asrya   
26/8/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'avais lu votre nouvelle juste après sa parution mais après avoir découvert les commentaires détaillés de certains Oniriens, je m'étais abstenu d'en faire, jugeant n'avoir rien à y ajouter.

Et puis, au final, après m'être à nouveau pencher sur votre récit, je me dis qu'un avis supplémentaire reste un avis supplémentaire.

Alors voilà :

J'ai apprécié le rythme de votre récit. Cette "dynamique morte", aidée par la ponctuation, laisse peser une ambiance adaptée à celle que vous racontez. C'est saisissant.
Après, certaines phrases me paraissent un peu lourdes, peu naturelles à vrai dire, ce n'est là qu'une impression.
Je retiendrai malgré tout un passage qui m'a marqué (positivement) :

"En haut, la femme ne dort pas. Va et vient, et pense : « avec ». Ce mot si laid, si beau. Tout sec. Mais il y a, pour être en rime, pour être ensemble, il y a « mec ». « Avec », comme une conjonction, comme « et », comme une liaison. Mots brefs pour l’union. "

Je l'ai trouvé rudement poétique et inspiré, merci.

Il n'y a que cette histoire de "bille" qui m'a gêné en réalité. Je n'ai pas déchiffré le symbole qu'elle représentait et... puisqu'il s'agit du titre de votre récit, j'imagine que cela avait de l'importance.

Merci pour cette histoire, triste, vraie,

Au plaisir de vous lire à nouveau,

Asrya.

   carbona   
15/10/2015
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'avoue ne pas avoir saisi votre texte. Un homme, une femme, âgés me semble-t-il. La bille qui dévale les marches une à une rythme leurs souvenirs, leur nostalgie.

Je n'ai pas réussi à m'imaginer plus profondément la scène et à m'immiscer dans la tête des protagonistes. Leurs pensées, surtout celles de la femme m'ont paru très confuses. Tout ça fut assez impalpable pour moi. Le langage utilisé me met des bâtons dans la roue. J'ai trébuché, moi aussi, dans l'escalier.

Désolée.


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