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Sentimental/Romanesque
M-arjolaine : La crème de Maman
 Publié le 30/04/11  -  17 commentaires  -  3736 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

Sans doute ai-je été une enfant perturbée.


La crème de Maman


Maman avait une crème extraordinaire, qu'elle se passait tous les matins sur le visage pour ne jamais mourir. Elle me laissait la renifler lorsque je me blottissais contre elle à mon réveil, et j'étais alors rassurée de savoir que j'aurais toujours ma jolie maman à mes côtés.


- Quand je serai grande, je pourrai te prendre un peu de cette crème ? lui demandais-je régulièrement.


Elle hochait la tête en diagonale, et je ne savais pas vraiment si ça voulait dire oui, ou non. Je n'insistais pas trop. Elle me portait jusque dans le salon-télé, et allumait le poste. Je m'allongeais sur le tapis, le papa de Simba mourait. Je ne pleurais pas : les papas ne mettent jamais de crème, ils sont forcés de mourir un jour.


- Tu ne trouves pas triste la mort de Mufasa ? me demandait mon père.

- Les papas meurent toujours. Pourquoi je devrais être triste ?

- Alors tu ne seras pas triste quand je mourrai ?

- Bien sûr que non ! Tu n'as qu'à demander de la crème à Maman !


Il rigolait.


- Tu me vois mettre de la crème ?


Je haussais les épaules, je lui disais que s'il mourait, ce serait de sa faute parce qu'il était trop fier. Il partait les épaules toutes secouées de rire.


- Si je mettais de la crème, j'en aurais plein la moustache ! me disait-il. Comme quand je mange du gratin !


Cette histoire de pilosité me laissa perplexe : les poils tuaient.


Maman finit par commettre l'irréparable, car toute mère fait des erreurs. Le rituel du dessin-animé du matin lui fit mettre la cassette de Bambi dans le magnétoscope.


- Qu'est-il arrivé à la maman de Bambi ? demandai-je à l'auteure de mes jours lors de la scène fatidique.

- Elle s'est fait tirer dessus par un chasseur.

- Mais les mamans ne peuvent pas mourir ! C'est parce que c'était une biche ? Elle aussi, elle avait trop de poils, comme les papas ?


Je réalisai l'absurdité de mes paroles. Je réalisai en même temps l'absurdité de tout ce que j'avais cru jusqu'alors.


- Maman, la crème pour ne pas mourir n'existe pas ?


Cette fois ci, la tête de Maman alla clairement de droite à gauche. Elle me prit par la main, m'emmena dans la salle de bain, et me montra sa crème anti-rides, dont l'odeur me plaisait tant.


- Ça ne marche pas très bien, m'avoua-t-elle, on ne peut pas empêcher le temps de laisser des marques.


Ma maman allait mourir, et le ciel me tombait sur la tête. J'entendais mes parents se disputer dans la cuisine :


- Tu n'aurais jamais dû commencer à lui raconter cette histoire de crème pour ne jamais mourir !

- Elle me demandait tout le temps quand est-ce que ça allait m'arriver, je voulais juste la rassurer !

- Tu imagines la déception maintenant ?


Je les laissai hurler dans la cuisine. Et je dormis.


Douze ans plus tard, nous voilà mes frères et moi, attablés devant un rôti sur la terrasse, au retour des beaux jours, parlant de mon enfance et de mes peurs irrationnelles.


- Le pire chez Marjo, c'était sûrement sa peur de la mort des parents ! affirme Mathieu.

- Elle pleurait tout le temps à cause de ça ! confirme Grégoire.

- C'est normal, appuie ma mère, je l'ai eue à trente-sept ans, j'étais déjà vieille, pour une maman !

- Tu te rappelles de ton histoire de la crème pour ne pas mourir ?


On me regarda sans comprendre.


- Je ne t'ai jamais raconté ça ! dit Maman. Tu es sûre de ne pas l'avoir inventé ?


Mon père non plus n'avait gardé aucun souvenir de cette fable. Mes frères se moquèrent bien de moi : quelle imagination j'avais, déjà !


Je n'ai toujours pas eu le dernier mot de cette histoire : a-t-il une importance ? À présent que j'ai dix-sept ans, et que j'approche de mes dix-huit, penser cela m'attriste toujours : de toute manière, ma maman mourra un jour.


 
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   Margone_Muse   
12/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les premières lignes de ce texte m'ont renvoyée tout de suite à un souvenir où je me tiens dans un magasin à 20 ans, que j'ouvre un pot de crème "Nivea" et que je lance "Oh, ça sent Maman". Une crème qu'elle ne met plus depuis des années mais dont l'odeur s'est ancrée dans ma mémoire lors des "bisous de bonne nuit".
Rien que pour ça, je remercie l'auteur :)

Pour ce qui est de l'histoire maintenant, j'ai aimé les "absurdités" que pense l'enfant, bien réalistes et c'est toujours amusant. Du coup, déçue qu'à la fin on apprenne que c'est un faux souvenir, même si en soi j'aime la mise en lumière de la complexité du cerveau mais je ne pense pas que ça soit le sujet ici :)

J'ai souri à plusieurs reprises (le coup des poils, retranscrit à la mère de Bambi...), mais l'écriture, notamment dans les dialogues, ne me semble pas très maîtrisée. J'ai buté parfois, même si c'est pas méchant.

J'ai beaucoup moins aimé la dispute des parents, qui sonne faux pour moi et qui tranche du coup avec le naturel des pensées de la narratrice.

Texte léger qui relate plus une anecdote qu'une "vraie" histoire mais dont j'ai apprécié la lecture.

   Coline-Dé   
13/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai adoré la première moitié de cette histoire, la crème pour ne pas mourir est une merveilleuse trouvaille, et il y a quelques petites perles comme le salon-télé, le hochement de tête en diagonale et les poils qui tuent dont l'humour discret me ravit. Mais la deuxième moitié n'est pas dans le même registre, elle nous fait revenir aux réminiscences d'une réalité banale et l'histoire perd sa saveur pour finir sur une phrase assez mièvre.

   Jagger   
13/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un petit texte agréable qui effleur la façon dont les enfants peuvent voir un monde d'adulte, avec un morale que j'apprécie: En voulant protéger, on fait parfois plus de mal.

Le style, assez sobre, est correct et facile à lire. Les réflexions de l'enfant sur "les femmes ne peuvent pas mourir grâce à leur crème" sont assez drôle et touchante.

Un bon texte qui pourrait être éventuellement étoffé mais il s'agit peut-être d'une volonté de l'auteur

Bonne continuation

   Pascal31   
14/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une petite histoire tendre, comme une anecdote que l'on se raconte en hiver au coin du feu...
C'est bien écrit, ne serait-ce le changement de temps incompréhensible durant le dialogue avec les frères (pourquoi subitement les faire parler au présent, alors que tout le texte est au passé ?)
C'est une gentille histoire, qui se lit facilement, mais un peu trop courte pour se faire une idée précise des qualités d'écriture de son auteur.

   jaimme   
20/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Beaucoup aimé cette histoire grâce à son fond: oui le "petit" mensonge est une facilité, mais surtout un non-dit qui peut avoir de graves conséquences, surtout quand il s'agit de la mort. L'étape de la mortalité des parents est inhérent à toute enfance, mais ici la gestion en est catastrophique. J'aime beaucoup la fin car, justement, ce qui est "petit" mensonge pour les parents, oublié même par la suite, devient un point d'ancrage du développement.
La peur de la mort se transmet, je l'ai vu autour de moi et en voici encore un exemple.
La forme est un peu trop gentille, surtout pour la dernière partie où on aurait dû sentir que la jeune fille en avait souffert, qu'elle avait grandi. Elle devrait s'exprimer autrement.
Merci pour cette lecture qui a su s'accrocher à quelque chose d'important.

   Anonyme   
30/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un texte pas désagréable du tout pour quelqu'un comme moi qui aime ces instants d'enfance.

J'ai adoré le criant de vérité: "Ca sent Maman." ça c'est l’enfance dans toute sa splendeur...Comme les madeleines de Proust en fait.

Par contre ce texte a quelques défauts rédhibitoires pour moi. La chute notamment. Elle est plate et fade d'évidence. Inutile selon moi et elle dessert le texte tellement elle est téléguidée. Quand je dis fin ce sont les deux dernières lignes en fait.

J'aurai arrêté à la ligne d'avant.

Et ce reproche fait que votre texte qui jusque là baignait sympathiquement dans les souvenirs avec les incongruités etc...tombe trop dans un réel d'adulte.

Bref il faut faire gaffe à ce genre de chute très casse g*** dans une nouvelle assez sympathique ma foi!

   toc-art   
30/4/2011
bonjour,

j'ai bien aimé le début, l'anecdote de la crème et l'appréhension du monde à hauteur d'enfant. ça se gâte après "maman allait mourir et le ciel me tombait sur la tête".

tout le reste est raté pour moi : la dispute, factice, excessive ("hurler", vraiment ?), le retour au présent pour la discussion familiale et puis, le passé qui reprend le dessus, on sait pas trop pourquoi.

en revanche, l'idée que la petite fille a (peut-être) inventé le mensonge de sa mère et la dispute, je trouve ça intéressant, mais pas abordé comme ça, de cette façon trop maladroite et infantile pour moi, à ce moment-là (puisque la narratrice est désormais une -très jeune, c'est vrai- adulte).

En gros, soit je me contenterais d'une anecdote amusante sur l'enfance (en évitant le retour à une réalité mal abordé selon moi), soit je reverrais le texte de fond en comble. Mais c'est bien sûr une attente de lecteur et je comprends tout à fait que ce ne soit pas l'intention de l'auteur. Mais en l'état, le récit perd tout son charme dans la deuxième partie, et c'est dommage.

bonne continuation

   socque   
2/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fable douce-amère, plus amère que douce, que je trouve très plaisante, servie par une écriture limpide, brève. Une réussite, pour moi.

   Charivari   
30/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte m'a beaucoup touché, pour des raisons personnelles.

Je trouve l'idée très bonne, les peurs et les affabulations enfantines très bien rendues. Le thème est grave, traité avec beaucoup de poésie et d'humour. Bravo.

Cependant, la fin du texte n'est pas au même niveau : je trouve que ce "flash-foward", plusieurs années plus tard, parfaitement inutile, gâche le texte. En plus, il y a quelques maladresses de style (par exemple : le terme "fable", mal employé, abus de termes très vagues, comme "cela", "je dormis" -> ce verbe au passé simple m'a un peu choqué) : ces maladresses n'ont pas beaucoup d'importance pour l'époque de l'enfance, par contre, elles sont gênantes pour la fin du texte.

   Douve   
30/4/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
L'idée est très mignonne, la forme cependant m'a moins convaincue.

J'admets avoir tiqué sur "l'auteure de mes jours", qui m'a cruellement rappelé Amélie Nothomb.

Dans l'ensemble, la nouvelle m'a évoquée des souvenirs, la naïveté de l'enfance, les mensonges des parents, source d'amères désillusions lorsque l'enfant grandit.

Mais je n'ai pas accroché sur l'écriture, qui m'a semblé un peu trop terne, excessivement sobre.

Je trouve dommage que la "scène fatidique" n'ait pas été davantage développée. Le récit m'a paru un peu trop précipité, et je n'ai pas su réellement y goûter.

   widjet   
30/4/2011
 a aimé ce texte 
Pas
« La petite roublarde » m’avait plutôt amusé. En revanche, les autres textes je n’ai pas du tout adhéré. Et celui-là non plus.

Rien contre le sujet, les souvenirs d’enfance, c’est un trésor à raconter. Mais pour ça, il faut savoir mettre un peu d’épice dans la forme pour que ce genre de texte puisse interpeler, sortir des sentiers battus. Ici, l’écriture, pardon de le dire, est fade et plate.
La première phrase pourtant est intéressante, mignonne dans sa naïveté. Même le verbe « renifler » colle assez bien au vocabulaire enfantin de la gamine. Mais hélas, l’auteur s’est un peu oublié ensuite et la crédibilité de l’enfant en prend un sacré coup côté langage (quel enfant âgé de 5 ans ? - utilise le mot « pilosité », « commettre l’irréparable », « rituel » ou « perplexe » ? et faire assez d’esprit pour qualifier sa mère « d’auteure de mes jours » ?)

L’échange entre les parents sonne faux (dans le dialogue) et la scène est disproportionnée compte tenu de l’enjeu. J’ai trouvé ça, un peu exagéré.

La suite (12 ans plus tard) semble expédiée et ne débouche sur rien ou pas grand-chose.

W

   aldenor   
1/5/2011
J’aime bien l’idée de cette crème magique. A mi-chemin entre le regard de l’enfance, innocent et crédule, et celui de l’adulte pas toujours forcément moins crédule en matière de jeunesse éternelle. Je trouve le début, jusque la tête qui va en diagonale entre le oui et le non, poétique et bien écrit.
Le dialogue entre la fillette et son père évolue de manière convaincante, avec des détails inattendus qui s’enchainent bien : la tristesse, la crème, les poils, le gratin, jusque son départ les « épaules toutes secouées de rire ».
Tout les questionnements de l’enfant s’articulent sur un dessin animé (j’avoue avoir du aller sur google pour savoir qui était ce Simba). Le moment du passage de l’imparfait au passé simple me dérange : on a l’impression qu’elle regardait Mufasa mourir tous les jours (imparfait) et découvre un jour subitement (passé simple) l’épisode de la mort de la mère de Simba. Il y’a contradiction puisqu'il s'agit du meme dessin animé.
Le dialogue entre les parents est figé et outré.
La fin m’a déçu. La qualité de l’écriture se relâche, et puis ca ne mène qu’à une interrogation sans intérêt : la fillette a-t-elle inventé tout ca ? Comme si il s’était agi d’événements extraordinaires alors que ne sont rien que de petits détails de la vie quotidienne.

   victhis0   
2/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
affreusement plat : rien dans le style, d'une triste banalité. Aucun (ou si peu) de recul sur les souvenirs d'enfance que le texte n'en tire aucune épaisseur. Il y a bien les deux premières phrases, bien faites. Le reste n'est qu'une suite mièvre de phrases passe partout sans le moindre trait d'esprit...Je passe avec pudeur sur les références Disney, inutiles et décevantes.
J'aurais aimé, à partir de cette vraie bonne idée de crème de jouvence, plus d'humour, plus de distance et plus de recherche dans les formules car, sur une trame mince, le style est primordial.

   Anonyme   
2/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Quel dommage !

Un demi-demi texte, je dirais.

Demi, parce qu'après "les poils tuaient", je ne trouve plus rien.
Demi-demi, parce que dans la première partie, j'aurais bien aimé un petit peu plus de développement.

Mais j'aime malgré tout beaucoup l'idée et je serais ravi de voir écrit un texte à partir de cette ébauche.

   littlej   
3/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est autobiographique ?
En tout cas, le texte a soulevé chez moi d'abord beaucoup de curiosité, puis de la déception.
En fait, j'ai cru au début que c'était un texte un peu surréaliste, donc je me demandais au fur et à mesure quel était le message que voulait passer l'auteur à travers cette crème permettant d'être immortel. Et surtout, j'ai bien aimé cette scène avec Mufasa, ça ancrait davantage le texte dans une ambiance surréaliste. Je trouve que ça aurait mieux aller - de faire de ce texte un texte surréaliste, - parce qu'il y a un côté très enfantin je trouve dans le surréalisme.

Passons. La suite m'a moins emballée, justement parce qu'elle dissipe cette magie que j'ai rencontré au départ. C'est devenu trop réaliste, trop explicatif, les dialogues nous prennent par main et nous disent "voilà, lecteur, l'explication...". Avec cet éclairage du coup j'ai moins aimé ensemble, et de plus, l'écriture n'est pas extraordinaire, même si la construction est bien foutue (surtout au début). Par ailleurs, j'ai senti comme un relâchement vers la fin, une envie de finir rapidement sans doute.

Merci pour cette lecture néanmoins.
j

   Anonyme   
29/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
J'y crois, moi, à votre petite histoire. Qu'elle soit vraie ou fausse, dans le fond, on s'en fout un peu et même beaucoup.
L'autre jour, une dame me demandait s'il y avait un moyen d'empêcher les mamans de mourir. La sienne a 93 ans et elle prend l'avion deux fois par mois pour vérifier qu'elle est toujours là, cette maman. Le père, curieusement, tutoie les 97 ans, je crois, mais elle ne s'inquiète pas pour lui. D'ailleurs, j'ai cru comprendre qu'il buvait et chacun sait que l'abus d'alcool est contraire à la longévité. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que c'est vrai, d'abord et, ensuite, parce que l'on trouve l'anecdote intéressante ou pas. Je crois à votre histoire mais pas trop à votre façon de la raconter. Cependant, c'est bien écrit, avec soin, à part des broutilles... trop bien pour un souvenir d'enfance ?
Peut-être fallait-il en faire toute une histoire, de cette histoire, pour en faire une histoire véritable...
Cordialement,
micdec

   souchys   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé me retrouver dans la tête d'une petite fille qui pense que sa mère ne mourra jamais. (Et qu'elle ne sera pas triste quand son père décédera car c'est la nature des choses).
Jusqu'au jour où elle réalise l'absurdité de ses croyances.
J'ai lu dans un commentaire que la dispute sonnait faux... Je la trouve au contraire logique. Je ne vois pas ce qui clocherait...

Bref,
j'aime.


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