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| Marite
3/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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A travers ce récit, c'est bien difficile de "revivre" ces moments de guerre vécus par nos anciens ... combien d'ailleurs en reste-t-il encore en vie pour simplement "dire" ce qu'ils ont traversé. Notre environnement actuel, souvent sécurisé de toutes parts, rend pratiquement impossible de s'attarder sur ce genre de scènes qui étaient bien ancrées dans la réalité de l'époque et pourtant, ces soldats étaient vivants, obéissant aux réquisitions et aux ordres sans plus penser, devenant des robots, amassant dans leur mémoire des instants qu'ils ne pourraient même pas partager avec les leurs, s'ils revenaient vivants de ce chaos.
Le titre "la ligne grise" rend compte de ce qui reste après l'assaut qui a été repoussé mais à quel prix ? |
| Passant75
3/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une ligne et des points, c’est ce que dessinent des stratèges sur une carte, les hommes sur le front, quant à eux, ne voient que de la boue et les cratères des bombes. Le message est réaliste, les descriptions rendent la guerre présente et la souffrance des hommes très palpable. La nouvelle montre des hommes envoyés défendre une simple ligne sur une carte, comme des pions dans une stratégie qui les dépasse. Le personnage d'Octave m'a touché, car il représente le soldat ordinaire qui ne sait pas ce qu’il fait là et qui cherche seulement à survivre. La question « Et tout cela, pourquoi ? » résume parfaitement l'absurdité de cette bataille.
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| moschen
5/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Sur la forme
Le canon… presque mécanique. Que voulez-vous dire en utilisant cet adjectif ? Mécanique par opposition à autre chose ? Octave savait quand un de ses hommes allait disparaître dans ce silence intérieur… Je m'attendrais à ce que cette affirmation soit explicitée. Le lecteur ne prenant pas ce genre d'affirmation, pour le moins “essentielle”, pour argent comptant. Pour avoir lu d'autres textes de combats qui finissaient dans les tranchées, j'ai pensé que l'assaut s'achèverait à la baïonnette. Une idée sans plus. Autre point qui m’a interpellé, un obus qui tombe, probablement tiré par la ligne adverse, au moment où l'assaut allemand parvient à la tranchée. Ça m'interpelle. Une erreur de l'artillerie allemande alors ? Une masse de bruits… je trouve cette association d'une masse (kilogrammes) et de sons (décibels) à la fois originale mais aussi un poil perturbante. Bon, le mot masse peut aussi designer une forme d'agrégats. En conclusion J'ai bien aimé ce récit, épuré, sans fioritures. Les descriptions sont parfaites. La tension monte lentement. Pourtant j'ai ressenti une légère frustration. J’aurais voulu en savoir plus, comme par exemple des illustrations de la vie dans la tranchée ou des manifestations de la camaraderie, et bien entendu un exemple de l'un de ces compagnons qui verserait presque dans la folie comme cette capacité que semblait posséder Octave et qui nous avait été présentée au début du texte. La question de verser son sang, ou de donner sa vie pour un bout de terre de France a été posée. Comme si la réponse n'était pas évidente. |
| Lebarde
10/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Bonjour MAC3
Le hasard aidant, il se trouve que le 129éme RI dans lequel vous faites évoluer vos héros est le régiment dans lequel j’ai été incorporé il y a une soixantaine d’années bien après évidemment ces évènements tragiques que plus personne de vivant n’a connu. C’était la grande guerre, la der des ders, la plus jamais ca …c'est du moins ce qu'on espérait tous, pourtant on connait la suite qui se poursuit sans fin encore aujourd’hui. Ces scènes meurtrières et sanglantes des tranchées dont on a du mal à imaginer les horreurs pour ne pas les avoir vécues ,ont donné lieu à tellement de récits, de films, de romans, qu’ils ont fini par imprégner tous les esprits y compris ceux des plus jeunes générations. Encore fallait il en parler comme vous l’avez fait. Je félicite l’auteur(e) sans doute jeune, pour avoir su s’intéresser, s’informer et décrire avec autant de précision, de réalisme, ces scènes d’une extrême violence et dureté qui se concluent par des interrogations sans réponse ou d’impuissance, « Octave et Morel rejoignirent les autres Personne ne demanda ce qui s’était passé. Personne ne demanda où étaient les autres » Une histoire sans parole dont il serait inhumain de raconter aux autres les détails qui n’appartiennent qu’à ceux qui les ont vécus…la pudeur de l’horreur. J’avais été bluffé par la première nouvelle de MAC3 parue il y a peu et je retrouve sur un sujet pourtant tellement différent, une écriture réaliste, directe, percutante, faite des mots simples, de phrases courtes et fluides qui rendent le style d’une vivacité et précision remarquables. Un sujet sombre, dans un texte sans emphase,que j'ai pris plaisir à lire Un grand bravo. Continuez sur ce registre, c’est superbe. |
| Cyrill
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bjr Mac3.
Une tranche de vie, une tranche de mort, la vie ordinaire dans les tranchées. Désolé pour cette mauvaise blague. J’ai bien aimé votre nouvelle. Votre écriture est déjà identifiable, dans cette deuxième nouvelle que vous publiez, avec ses nombreux retours à la ligne. Elle est maîtrisée, la plume est affirmée. Que ne dépensez-vous pas davantage d’encre pour commenter ! Il le faudra pourtant si vous souhaitez durer sur Oniris. Et puis je vous assure qu’il y a ici des textes qui valent le coup de la lecture. Fin de la parenthèse, je parlais de cette écriture aérée. De nombreuses phrases très courtes et qui avancent par anadiploses, comme pour se donner le temps de trouver le mot juste. Ici par exemple : « Maintenant, il ne restait rien. Rien qu’un paysage de cendres. » « Puis, soudain, le silence. Un silence brutal, presque violent. » Également par anaphores : «Il appela Morel. Pas de réponse. Il appela Bourdin. Rien. Il appela Giraud. Silence. », « Personne ne demanda ce qui s’était passé. Personne ne demanda où étaient les autres. » Ça amène de la tension dramatique dans la narration, ça donne du poids aux mots, mais je trouve que vous en abusez un peu, on n’est pas loin du procédé systématique. Quoi qu’il en soit, j’ai apprécié ma lecture. Le choix du sujet, et son traitement. La guerre comme une absurdité, un non-sens. À ce titre, les pensées d’Octave qui concluent la nouvelle le disent avec habileté et l’auteur derrière avec talent. Merci pour le partage. |




