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Policier/Noir/Thriller
macaron : Du thé noir et brûlant
 Publié le 22/06/13  -  6 commentaires  -  14768 caractères  -  146 lectures    Autres textes du même auteur

Une enquête du lieutenant Kevin Fechner.


Du thé noir et brûlant


À venir et partir sans raison, il l’avait rendue dingue. Elle ressemblait à quoi, sa vie ? Jenny prit dans ses mains la tasse de thé noir brûlante, souffla sur le liquide fumant comme pour dissiper ses illusions, posa ses lèvres sur la porcelaine, les retira vivement. Un jour, il ne reviendrait pas. Elles finissaient toujours ainsi ses histoires d’amour bancales. Ce n’était pas faute d’y mettre du sien. Elle prenait les choses trop à cœur, lui serinait depuis des années sa mère : elle faisait fuir les hommes !

On sonna et on toqua à la porte. Quelqu’un de pressé ou autoritaire. Un uniforme empêcha la lumière de ce petit matin sans âme d’entrer dans la maison.


– Madame Nodier, Jennifer Nodier ?

– Oui, si tôt… que se passe-t-il ?

– Nous avons retrouvé le corps sans vie de monsieur Pisani. Un de vos proches, n’est-ce pas ?


Jenny ne put contenir la vague houleuse la submergeant, une eau salée glissa le long de ses joues.


– J’aurais quelques renseignements à vous demander. Cela est-il possible ?


Le lieutenant Kevin Fechner se saisit du rapport de l’institut légal pour apprendre que Richard Pisani était décédé des suites d’une hémorragie interne causée par trois coups d’une arme tranchante au niveau de l’estomac. Un drôle de type ce Pisani, un indécis chronique, mi-voyou, mi-monsieur tout le monde. Une moitié de mari et d’amant aussi d’après ce que lui avait confié cette brave madame Nodier. Il posa l’exposé du médecin légiste devant lui, partit dans une réflexion vite terminée : il n’avait nulle part où aller !


– Perdu devant le choix innombrable de suspects ? lui demanda un rien taquine Coline Touchard, sa jeune collègue.

– Mieux que ça ! Je n’ai rien, aucun indice. Un meurtre en pleine ville, et pas un témoin, pas un badaud, pas un voyeur.

– Et sa copine, tu n’en as rien retiré ?

– Une femme sensible, touchante même, mais qui n’avait aucune prise sur ce gars.


Coline s’éloigna, un sourire canaille et un déhanchement savant pour souligner tout son intérêt. Il soupira en dodelinant de la tête. Il avait d’autres soucis pour les jours à venir.


Jenny ferma la porte de sa maisonnette. Elle allait être en retard encore une fois, et monsieur Blanchet de ne pas la rater avec ses remarques désobligeantes. Jusqu’à la boucherie, elle en avait pour dix minutes à pied, pas le bout du monde !

Elle entra, fit le tour derrière le comptoir, s’insinua dans une pièce de l’arrière-boutique. D’abord chauffer de l’eau, un couscous à préparer pour ce week-end, et puis cette pièce de bœuf à désosser. Elle posa sa veste, enfila un tablier blanc maculé de sang, coiffa une charlotte. Elle n’avait pas un instant à perdre.


Coline et Kevin attendaient devant le domicile de Jennifer Nodier. Elle l’avait convaincu de retourner voir la « veuve » puisqu’ils étaient sans la moindre piste. En la pressant un peu il en sortirait peut-être un détail exploitable. Elle arrivait enfin, un sac plastique à la main droite. Coline ne put s’empêcher cette remarque :


– Putain ! Pour une femme fragile, tu as vu un peu son gabarit ?

– Je ne t’ai pas dit fragile, s’irrita Kevin, mais sensible. Par contre tu as raison, je ne la voyais pas aussi grande. Madame Nodier, nous voudrions vous parler ?


Ils entrèrent dans la maison. Une impression de froideur tétanisa leur ardeur à commencer un questionnement, pourtant le plus neutre possible.


– Je me fais un peu de thé, je vous en sers une tasse ?


Elle disposa sur la table de la cuisine trois vieilles tasses en porcelaine d’une capacité supérieure à celles employées communément. Deux d’entre elles étaient ébréchées.


– Vous vivez seule madame Nodier, je veux dire en dehors de monsieur Pisani ? commença laborieusement la jeune policière.

– Ma mère réside ici quand elle n’est pas à l’hôpital. Elle est impotente et souffre du cœur. En ce moment je suis seule. C’est mieux ainsi.

– Nous voudrions revenir sur vos derniers moments avec monsieur Pisani. Un détail qui vous serait revenu et nous aiderait dans notre enquête.


Elle versa le thé dans les tasses, et Coline fit un appel discret à Kevin sur la main ferme et puissante de leur interlocutrice.


– Richard, je vous l’ai dit, voyait toute une faune qui traficotait. Quelques noms : un certain Wesley, un prénom que je ne connaissais pas, et plutôt original. Qui d’autre ? Rigobert et Camélia, un jeune couple. Je ne les ai jamais vus, c’est leur prénom…

– Nous comprenons madame Nodier. Comment définiriez-vous votre relation avec monsieur Pisani ? continua Coline sans retenue. Était-il un ami, un frère, un amant… puisqu’il n’était pas un conjoint ?


Un silence terrible s’imposa. Jennifer leva les yeux de sa tasse de thé, fixa la jeune policière d’un regard vide et étrange.


– J’ai déjà tout dit à votre collègue.


De retour à l’hôtel de police le lieutenant engagea une recherche dans le fichier central avec les prénoms récupérés. Pas simple, mais une adresse suffisait pour démarrer l’enquête. Il attendait devant son ordinateur une réponse pour un certain Wesley Debève quand Coline s’assit sur le coin de son bureau.


– Tu en penses quoi Kevin, de la veuve Nodier ?

– Perturbée. Je crois qu’elle a pris un coup sur la tête.

– Et physiquement, elle te plaît ?

– Hum ! Elle est athlétique, sans doute des fesses bien fermes, et un visage pas désagréable.

– Et par rapport à moi, s’amusa Coline en défilant comme un mannequin.

– Je crois que ça remue un peu trop mais bon…

– Enfoiré ! répliqua-t-elle en lui jetant quelques feuillets posés sur le bureau. Moi, je ne la trouve pas nette la mère Nodier. Je vais fouiller un peu de ce côté. Je ne serais pas étonnée d’y dénicher quelques singularités !


Les matins avaient sa préférence, le soir parfois… Jenny, en chemise de nuit, mit à chauffer l’eau pour le thé. Des trois tasses, elle reconnaissait sans hésitation la sienne, ébréchée comme celle de sa mère mais avec le fond légèrement brunâtre. Elle regardait encore, de temps en temps, la décoration ancienne : une scène galante d’un autre siècle avec une balançoire. Personne ne l’avait jamais gentiment poussée en lui faisant la cour. Et certainement pas ce crétin de Richard ! Tout compte fait, elle en était débarrassée, rien de bon ne serait advenu. Elle passa dans la minuscule salle de bains, se dévêtit. Son grand corps musclé sous une peau légèrement mate lui paraissait toujours étranger. Elle n’aimait pas se regarder. C’était cela qui attirait le regard des hommes, cette puissance, cette masculinité. Lui revenait quelquefois le souvenir de onsieur Blanchet, lui pelotant les fesses en soufflant des incongruités. Elle lui avait saisi l’avant-bras et avait levé la feuille dos cintré. Un geste, un mot de plus, elle lui tranchait la main !


Quelques jours passèrent, très vite, qui laissaient des traces de fatigue à nos deux enquêteurs. Le regard bleu intense de Kevin se voilait par moment le soumettant à fermer les yeux quelques instants. Coline perdit de son humeur le côté séducteur et provocateur pour préserver une puissance de travail et un flair quasi animal. Ils avaient bien avancé. Richard Pisani apparaissait effectivement comme ce petit escroc dessiné par Jennifer Nodier. À Wesley Debève, il avait proposé un arrangement pour la vente de sa voiture. Un réseau qui alimentait l’Afrique du Nord. Pour Rigobert et Camélia, il était question de cartouches de cigarettes. Très intéressant à ce prix, mais attention : le lot de vingt cartouches ou rien. Malgré tout, à ce stade de l’enquête, nulle trace de discorde ou de conflit qui pût suggérer la triste fin de cet énergumène. Et puis, hier, en recoupant certaines informations, ils rendirent une petite visite à Odilon Régnié, personnage louche à la moue circonspecte. Il cachait mieux sur son visage ses manigances que dans son studio étroit. Kevin retrouva, bien rangés, enveloppés dans leur emballage, une dizaine d’iPod dernier cri. Il connaissait Pisani, il ne s’en cachait pas. Il l’avait vu récemment, il savait ce qui lui était arrivé. Il lui avait pris la marchandise à contre-cœur, trop tôt, trop risqué, mais l’autre était paniqué :


– Mec ! C’est une question de vie ou de mort !


Jenny s’apprêtait à quitter la boucherie, les dernières commandes préparées. Le jeudi, elle finissait un peu plus tôt en compensation du week-end où elle ne comptait pas ses heures. Elle appréciait cette journée : rentrer de bonne heure, savourer un thé noir et brûlant. Elle pensait parfois à sa première journée chez monsieur Blanchet, son père vivait encore. C’est à cette époque qu’il avait rapporté les tasses, chinées dans une brocante. Il leur avait imposé : « La mienne est la "pas cassée". Normal ! C’est moi qui les ai ramenées. »


Kevin et Coline s’étaient octroyé un peu de repos. Une nuit d’entente cordiale quand les corps s’entremêlent pour mieux se régénérer. Elle caressait, ce matin-là, le torse velu de son policier préféré :


– Tu sais que ça n’est plus au goût du jour. Tu ferais pas mal de te raser.

– Je t’en prie, pas si tôt le matin…

– Ah ! Ce que tu peux être sérieux, la déconnade chez toi…

– Au fait, l’interrompit-il brutalement, tu as trouvé quoi sur Jennifer Nodier ?

– Rien ! Tu ne m’en as pas laissé le temps. J’ai appelé les hôpitaux de la région, pour l’instant pas de maman Nodier à l’horizon.

– Commence par là aujourd’hui, il faut en avoir le cœur net.


En prenant leur service un peu plus tard, deux informations importantes les plongèrent dans la frénésie de l’action. Un camion avait été détourné et vidé de son chargement de matériels multimédia, trois semaines auparavant, du côté de Poitiers soit environ à trois cents kilomètres. La deuxième nouvelle était la découverte d’un squelette au fond d’un puits. Un jeune couple restaurait une petite maison abandonnée, rue du Chêne vert. À quelques pas du domicile de Jennifer Nodier !


Jenny craignait les soirées, seule, devant sa tasse de thé. Elle regrettait l’absence de sa mère, même si parfois… À l’âge adulte, il n’est pas facile de se faire des amis ; déjà enfant, on ne peut pas dire qu’une bande de copines venait la chercher ou envahir la maison. Il y avait Carine avec qui elle s’amusait et se confiait un peu. Elle l’avait perdue de vue depuis longtemps. Les gens disparaissaient ; un jour, on ne les voyait plus. Son père aussi avait disparu, mais bien sûr elle s’en souvenait. Oh oui ! Elle s’en souvenait !


Kevin attendait la confirmation par la PJ de Poitiers des soupçons pesant sur un certain Wilfried Kamel. Il avait été arrêté et interrogé pour le braquage du camion de matériels multimédia, mais il présentait une attitude si déroutante que les policiers pensaient à un autre forfait. Cette affaire prenait le chemin du règlement de compte. Pisani devait une montagne de fric à tant d’intermédiaires… Coline arriva, détendue et déterminée, son arme à la ceinture.


– On y va ?

– Attends ! Juste un coup de fil et c’est bon.


Il regarda sa montre.


– Il est un peu tard. On tente quand même.


L’interlocuteur de Poitiers leur résuma les aveux de Kamel, l’effondrement et le soulagement du suspect. Il n’avait pu supporter les mensonges et les non paiements de Pisani une fois de plus. La dispute qui s’ensuivit dégénéra vite ; Kamel était malheureusement armé. De ce côté les choses étaient claires et presque terminées.

Ce qui les faisait sortir ce soir était d’une tout autre nature. Une histoire comme on en rencontre rarement dans une carrière de policier. Coline avait fini par retrouver la trace de maman Nodier : Edwige Nodier était décédée depuis plus d’un an ! Paradoxalement, dans la grande jungle tentaculaire de nos services informatisés, où nous sommes pourtant fichés pour un oui, pour un non, l’on pouvait échapper à une recherche utile, nécessaire. Coline avait fait marche arrière, travaillé au corps l’administration des hôpitaux proches pour enfin obtenir l’information. La seconde raison qui précipitait une visite chez Jennifer Nodier était le nom du locataire du puits de la maison, rue du Chêne vert : Arthur Nodier ! Les services de l’identification en avaient la certitude, l’homme avait été jeté dans le puits dans une période allant de quatre à six ans. Ils connaissaient également les causes de son décès.

Kevin et Coline se garèrent pas très loin de la maison de Jennifer Nodier. La rue, à cette heure de la soirée, respirait enfin ; des trouées dans la file de voitures auguraient d’une pause bienvenue après l’agitation de la journée. Ils se sentaient un peu nerveux. Par où commencer ? Ils s’approchèrent de la porte d’entrée, Kevin allait sonner quand un bruissement étrange se fit entendre. Ils se regardèrent, inquiets, Coline porta la main à son arme. Alors, Kevin, dans un réflexe plutôt que pour une simple vérification, baissa la clenche, ouvrit la porte. Ils étaient dans le couloir et le son devint audible, reconnaissable. Une voix haut perchée, amère semblait ne pas vouloir s’arrêter. Elle disait des choses terribles sur un ton autoritaire et méprisant :


– Il ressemblait à ton père à s’y méprendre, ton beau Richard ! Toujours parti, et une petite affaire ici, et une magouille par là. Ah, ah, ah ! Un bon à rien ! Et avec le temps, crois-moi ma petite fille, mauvais comme une teigne, à vous imposer ses quatre volontés, à vous réduire en esclavage.


La voix cessa quelques instants. Elle venait de la cuisine. Kevin apercevait une partie de la pièce éclairée. Le monologue reprit avec ce son aigrelet qui sifflait dans les oreilles.


– Bon sang Jenny ! Laisse-les donc tranquilles les mâles et leurs bas instincts. Ils ne nous méritent pas. Tu as vu ce que j’ai dû faire pour nous défendre, pour nous débarrasser de cette charogne puante.


Les deux policiers s'avancèrent jusqu’à l’entrée de la cuisine. Le spectacle était saisissant. Sur la table étaient disposées les trois tasses, pleines d’un thé noir et brûlant. Le père devait avoir sa place sur la droite, la tasse intacte attendait son propriétaire. Jenny, assise seule, les yeux grands ouverts, le regard vide, resta hébétée quelques instants. Puis, elle reprit avec la voix de sa mère :


– Toute grande et forte que tu es, si je n’avais pas été là, tu l’aurais senti passer, à te tournicoter autour. Et te livrer aux autres alors ! Il en était capable. La strychnine de l’hôpital, la tête qu’il a faite pour le goût amer du thé malgré le sucre ajouté, le puits chez les voisins : la belle affaire ! Il n’y a pas à avoir de regrets. Il a eu ce qu’il méritait.


Un silence emplit enfin la maisonnette. Jenny reprenait ses esprits. Elle s’étonna à peine de la présence des policiers. Ils s’approchèrent d’elle.


– Il va falloir nous suivre madame Nodier. Vous avez énormément à nous raconter.


 
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   socque   
15/5/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est dommage, parce que je trouve astucieuse et "sonnant vrai" cette idée d'un crime qui mène à un autre... sauf que le "locataire du puits", eh bien il a été découvert indépendamment de l'enquête sur la mort de Pisani. Ou alors je n'ai vraiment pas compris. Du coup, pour moi, la coïncidence est trop grosse puisqu'il s'avère que madame Nodier n'est pour rien dans la mort de Pisani. Deux crimes sans rapport autour de la même femme et découverts à peu près en même temps, non, pour moi ça ne marche pas ; alors que j'aurais vraiment apprécié si l'enquête sur la fin de Pisani avait "déterré" directement le père Nodier.

Dans l'ensemble, le texte me paraît présenter de bonnes idées (les dialogues ne sont pas très naturels, selon moi), mais juxtaposées, pas bien articulées. J'ai une impression générale de "bancal". Dommage, oui.

   alvinabec   
22/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Macaron,
Comment dire, ce texte me laisse un goût d'exploitation "ratée" d'une pourtant fort bonne entrée en matière avec la Jenny qui, de trop sensible et que l'on imagine fluette, devient un fort des Halles version féminine. Les personnages de Pisani et de la mère manquent de contours, en revanche les deux enquêteurs sont plus réels même si leurs dialogues ne me causent pas.
La construction du récit oublie le liant entre les §, surtout en début d'écriture. J'ai eu à revenir en arrière à plusieurs reprises pour savoir qui parlait, de Kevin, Coline ou Jenny, la petite phrase d'enchaînement n'y était pas, là, juste là quand on passe de la petite maison aux couloirs de l'hôtel de police.
Le "j'ai déjà tt dit à" rompt de façon brutale un interrogatoire original de la part de l'enquêtrice.
Pour pinailler "perso louche à la mine circonspecte", euh, lu 10000 fois, " il cachait mieux...studio étroit", ça c'est drôlement plus finaud...
J'ai beaucoup aimé la scène devant les tasses fumantes et Jenny habitée par sa mère au point d'en prendre la voix et les mots.
A vous lire...

   brabant   
22/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Macaron,


Où une piste conduit finalement à une autre et où la vérité se trouve au fond du puits (comme il se doit) avec une tasse de thé très noir comme fil conducteur, ébréchée comme l'esprit tourmenté de Jennifer qui n'a vraiment pas de chance avec les hommes (tous les hommes !).

Un personnage qui se met à parler avec la voix d'un autre (trouble de la personnalité multiple ou trouble dissociatif de l'identité) est sans doute le procédé le plus efficace pour faire peur en psychiatrie policière ou satanique. Je me suis souvenu d'un détraqué massif quasi obèse que l'on faisait parler avec une voix d'enfant fluette, un filet de voix aigu et haut perché, pour dire des choses horribles dans je ne sais plus quel film (brrr ! Terrifiant contraste !) mais surtout je ne me suis toujours pas remis de Pazuzu vociférant par le truchement de la bouche grimaçante et vomitoire de Regan dans l'Exorciste, or cela fait quarante ans que j'ai vu ce film pour la première fois !

De bons outils donc... et toute ma sympathie qui va à Coline, la très sexy enquêtrice :) Si vous pouviez me refiler son numéro de portable Macaron ?... Vous me combleriez d'aise. Bref... :)))

Pisani quant à lui m'a un peu gêné car il me renvoie à un alter ego qui fut ministre de l'agriculture sous Debré, puis de nouveau ministre, de l'équipement cette fois sous Pompidou et enfin ministre de Fabius. Lol

Pour Nodier, je ne sais pas si c'est voulu mais c'est le nom d'un écrivain très prolifique de la première moitié du XIXè, qui écrivit d'ailleurs (1834) "Du langage factice appelé macaronique*". ("factice" n'est bien entendu pas péjoratif :) ). C'est fou ce que le monde est petit ! :D :D :D
* langue inventée... pour écrire des poésies... utilisée notamment par Raymond Queneau dans un de ses exercices de style. Bon, ben maintenant, ... vous reste à publier un poème Macaron. Lol

:D

   widjet   
23/6/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Première incursion dans le polar...Pourquoi pas, c'est bien de varier ses plaisirs...

Mal fichu, voilà ce que je peux dire. Que ce soit les dialogues (complètement ratés, eux), l’enquête expédiée (comme elle n’avance pas son enquête, l’auteur la résout tout seul en enfilant les révélations comme pour en finir avec son texte, surtout que si le personnage souffre d'une forme de schizophrénie, je doute que Jenny puisse donne une quelconque explication) et la relation guère approfondie qui unit les deux personnages flics (si Kevin doit devenir un personnage récurrent, il serait bon de nous le présenter un peu mieux).

L’écriture, peu inspirée, finit d’achever l’ensemble.

Où est le suspense, l’ambiance, la subtilité dans l’imbrication des évènements entre eux. En 15K signes, ce n’est certes pas évident, mais quand même…

Première enquête d’une longue série à priori…J’attends la prochaine pour voir comment ça va évoluer.

W

PS : message aux correcteurs : un "M" a été oublié à "onsieur Blanchet"

   Palimpseste   
23/6/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai été gêné par une histoire et un style qui ne collent pas ensemble. L'histoire est un polar et on y parle d'assassinats, tandis que le style est primesautier et léger...

Je sais qu'on écrit parfois des polars comme ça, mais j'ai toujours du mal avec ce cocktail.

Si les dialogues manquent de naturel, il y a de bonnes idées, dont ces trois tasses à thé qui servent un peu de fil conducteur.

   Pepito   
25/6/2013
Forme : oups, çà coince pas mal aux entournures : "Le regard bleu intense se voilait par moment le soumettant à fermer les yeux"... aïe !

Fond : là, par contre, je peux faire la musique : hi ! hi ! hi ! ... manque plus que le rideau de douche et Hitchcock gagnera un procès pour plagiat.

Bon, sans rancune et à une prochaine fois.

Pepito


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