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Réalisme/Historique
macaron : Igor y dort ! [concours]
 Publié le 18/03/14  -  9 commentaires  -  10698 caractères  -  66 lectures    Autres textes du même auteur

Une embrouille dans le petit monde interlope de la peinture parisienne.


Igor y dort ! [concours]


Ce texte est une participation au concours n°17 : On connait la chanson ! (informations sur ce concours).





C’est Ilbarbouille au bigophone, Pablo Ilbarbouille mon daron. Et pas commode avec ça, une Kalachnikov dans la voix :


– Igor a disparu, qu’il me dit là tout sec, tout pétaradant.

– Comment disparu, que je lui réponds, dans un rade, à s’biturer à la vodka ?

– Disparu, pour de vrai ! Et mon Gauguin avec !

– Un Gauguin, pas un Picasso à prix cassé !

– Triple buse ! Marre-toi un bon coup pendant que tu y es. Écoute-moi bien Crispoil. Tu me fais Paname de la cave au grenier, mais tu me le ramènes ce cochon de Ruskof. Et mon Gauguin avec !


On fait une belle équipe Pablo, Igor et moi. Pablo Ilbarbouille, c’est un seigneur, toujours tiré à quatre épingles, rasé de frais, le geste large, la voix tonitruante. Et un sens des affaires ! Dans son atelier-galerie, il faut voir comment il manœuvre son petit monde. Lui son idée c’était de vivre de son art, de peindre à perpète, de faire son gras avec sa gouache. Mais –comme il dit – avoir un p’tit talent ce n’est pas suffisant, faut penser aux jours mauvais, alors il est devenu commercial, directeur commercial.

Comment ils se sont rencontrés avec Igor, cela reste un mystère pour moi. Je la verrais bien dans un troquet cette entrevue, et Pablo payant un coup à Igor, peut-être même une tournée générale. On peut dire qu’il est né un pinceau dans la main Igor, une paluche en or massif. Pour la reproduction d’œuvres célèbres il n’a pas son pareil, Ilbarbouille l’a tout de suite repéré. Il pourrait même se faire une bonne place dans le gotha de la profession avec sa peinture personnelle, seulement il y a sa nature… russe et l’alcool !

Ce ne serait pas me vanter de dire que je connais Paris comme ma poche à force de courir après Igor, nuit et jour. Cafardeux, pessimiste, religieux et… amoureux : rien que des défauts cet homme-là ! Alors quand ça tourne mal, que le pope lui a dit ses quatre vérités, qu’une donzelle s’est tirée en loucedé, il va noyer sa peine et c’est Bibi, Crispoil qui cavale après le Moscovite. Je ne vais pas me plaindre c’est mon taf, je me souviens du jour de mon embauche, au « P’tit Parisien » chez Françoise. « T’es pas bien malin, qu’il m’a dit Pablo, mais t’as l’air d’un gars honnête, j’te prends comme factotum. » Moi qui n’ai travaillé que comme fort aux halles, à décharger des camions, parlez d’une promotion ! Depuis, j’ai revu mon évolution sociale à la baisse. Homme à tout faire, ça veut bien dire ce que ça veut dire : toutes les corvées à temps complet, larbin quoi !


Puisqu’il était introuvable, pas présentable dans sa cambuse Igor, je me suis lancé à sa poursuite, à faire la tournée des grands ducs. D’ordinaire, quand ça n’allait pas très fort, il se pointait d’abord au « Bœuf Strogonoff », un restaurant de spécialités, tout ce qu’il y a de convenable. Là, il dépensait sa thune dans le caviar et un flot de vodka, s’abrutissant de vieux airs folkloriques joués par une beauté slave. Il glissait à la belle après chaque morceau un billet sous les cordes du violon. Un petit jeu qui peut vous coûter cher ! Je connais bien Dimitri, le commis de cuisine.


– Ils étaient là tous les deux, Katia et Igor, et tu parles d’une java ! Champagne, caviar et des baisers à chaque bouchée, les yeux dans les yeux. Heu-reux ! Ce n’est pas si souvent chez Igor.

– Et pour la maille…

– Pas de problème, il en sortait des billets comme s’il avait gagné à la loterie. Demande à Svetlana, elle doit changer les cordes de son violon.

– Et Katia, t’en penses quoi ?

– Oh Katia, une très jolie fille… pas vraiment pour Igor.


Je voulais annoncer la nouvelle à Pablo, tout allait pour le mieux, Igor était heureux. Je suis passé au « P’tit parisien », mon rade de référence. C’est mon Sacré-Cœur à moi la patronne Françoise. J’y resterais des heures à la regarder, à mater ses miches quand elle sert le client, à zyeuter ses loches au comptoir. J’appelle Ilbarbouille, un mastiff hargneux me gueule dans le combiné.


– Bougre d’âne, t’as rien compris ! Tu piges pas qu’il nous arsouille l’Ouralien, qu’il va nous doubler avec sa jolie Katia. Mon Gauguin c’est pour mes clients, des Amerloques, payé rubis sur l’ongle. Manquerait plus qu’il le fourgue à ces nouveaux riches du Caucase et qu’on l’retrouve estourbi au fond de la Seine. Je veux savoir où il est Igor, qu’est-ce qu’il a fait avec la Katia en sortant du « Bœuf Strogonoff ».


En sortant du Strogonoff, il est préférable pour la digestion un club à la lumière tamisée où siroter pépère un cocktail délectable. Avec la Katia, embarqués comme ils étaient sur les chemins de l’amour et de l’ivresse, j’imagine plutôt un dancing bruyant, avec déhanchements frénétiques et suées assurées. J’ai une liste de night-clubs longue comme la clientèle de Ilbarbouille, à le filer à longueur d’année. Ce soir, je mets mon billet qu’ils sont allés au « Jackson’s », refait à neuf, DJ nouvelle vague. J’ai un pote à l’entrée, plus très jeune mais respecté. Bouboule, on ne passe pas si votre bobinette ne lui revient pas. Il les a vus rappliquer, l’éternel rapin et sa fausse ingénue.


– Chauds, ils étaient chauds. J’ai hésité à les faire entrer. Bon, je connais Igor, c’est pas la cogne qu’il cherche, et la p’tite ben… on ne refuse pas les beaux morceaux.

– Et ça collait entre eux ?

– Igor était aux anges, la môme, elle m’a semblé comme irritée, un brin gênée. Et puis, ils ne sont pas restés. Un p’tit quart d’heure et hop, ils étaient dehors. Une grosse bagnole les attendait.


– Je n’en reviens pas ! Alors là, si on m’avait dit un jour que je nagerais dans ce genre de carambouille… Ah non, franchement ça me dépasse…


Depuis dix minutes je l’écoute se plaindre ; il tourne dans sa carrée, son atelier-galerie. Je m’attends à ce qu’il se foute en crosse, mais non il ne me voit pas, vraiment j’entrave que dalle. Enfin :


– Je n’ai pas chômé depuis que tu es parti en balade à la recherche d’Igor. J’ai fait quelques trouvailles, eh ben mon pauvre Crispoil on est dans la mouscaille jusqu’au cou. Figure-toi, la jolie Katia, son vrai blaze c’est : Yvette Lescieux ! La nièce de Malgouache, l’Alphonse de la rue Bouchardon. Et là, je pige plus. Vingt ans au service de l’art, lui les Flamands, nous les Contemporains. Pas un accroc, pas une entourloupe, et puis d’un coup il kidnappe Igor, il me barbote mon Gauguin. Qu’est-ce que je dois en penser, dis-moi ?


C’est bien la première fois qu’il me demande un avis Ilbarbouille. Je n’ai pas dit un mot qu’il se dirige vers le tiroir de son bureau, en sort un calibre.


– T’emballe pas, qu’il me fait devant ma mine ahurie, mon flingue c’est pour au cas où.


On est partis rue Bouchardon. Je peux l’avouer, je pétochais sec.


C’est bien calme comme endroit, et reposant, pas le barouf incessant de la circulation. Une petite bicoque, arrangée comme il se doit, plutôt un bon rapport les Flamands. Pablo, il n’a pas tergiversé, il est entré sans frapper, je le suivais un peu en retrait.


– Salut Alphonse, j’te croyais pas foutriquet, enflure jusqu’à l’os. Il est où mon copiste ? Et mon Gauguin ?


Il n’a pas bougé Malgouache, c’est de la même trempe que Ilbarbouille. Il avait peut-être aussi un pétard dans sa poche ou son tiroir.


– Calmos Pablo, d’accord je n’ai pas été réglo, pour tout dire j’ai déconné à plein. Ton Gauguin, je l’ai vendu. Igor me l’a cédé, je sais, la petite a un sacré talent. Je voulais qu’il bosse pour moi ton Russe blanc, il a refusé, une question de fidélité, tu vois ! Il y a deux mois, j’ai perdu Lee-lee ma « reproductrice », tu te souviens, ma vieille Chinoise, coquette et muette. Elle a calanché un soir en peignant « La jeune fille à la perle ». Si je ne suis pas en déveine !

– Je compatis Alphonse pour Lee-lee, elle mérite notre reconnaissance. Maintenant, et je ne te le redemanderai plus, il est où Igor ?

– Il est où Igor ? Mais j’en sais foutrement rien ! Igor y dort !

– Igor y dort !

– Je les ai ramenés du « Jackson’s », ils étaient bien entamés. Igor voulait rien savoir, il ne peindrait pas pour moi. Par contre, il désirait Yvette comme un fou. Une idée fixe, je peux le comprendre. Il en bavait de voir la môme lui résister, malgré l’arsouillerie – la vente de ton Gauguin – qu’il venait de faire. Excédée par ses empressements, la p’tite lui a mis deux baffes, l’a vite affranchi et laissé sur le carreau. Il a dû picoler toute la nuit, errer une journée ou deux. À cette heure, il est au pieu, il cuve !


C’est en bordel dans sa turne, un capharnaüm pas Dieu possible. J’ai tout nettoyé, arrangé, bichonné trois jours auparavant. Il y tient Pablo. Selon lui, un environnement sain favorise un travail soigné, irréprochable. Je la trouve bizarre son idée, pour moi c’est une question de talent, de génie, le reste… Ça ronfle dans la pièce à côté, un bruit de tuyauteries mal entretenues, de ventilateur enroué. Je passe la tête dans sa piaule, on y voit que ses arpions qui dépassent.


– Fiche-lui la paix, qu’il me dit le dab. Il aura le temps de venir chialer sa trahison. On bavochera une autre fois. Dis-moi, t’es sûr d’avoir fait le ménage ?


Je ne réponds rien. Je ramasse les tubes de couleur, les pinceaux éparpillés, les chiffons encollés ; je redresse le chevalet sur ses cannes. Lui, il s’est mis à farfouiller dans le tas de papiers, cartons, toiles, encadrements au fond de la pièce. Après tout, ce n’est pas si souvent qu’il vient. J’essuie des traces de peinture sur le sol quand j’entends comme un orage éclater.


– Foutre Dieu ! Nom d’une bite enflammée ! Crispoil vise-moi ce chef-d’œuvre !

– C’est la Katia, Yvette quoi !

– Yvette quoi… C’est tout ce que tu as à dire, ignorant ! Regarde-moi cette pureté dans tant de perversité ! La vierge indécente ! J’vois l’intitulé en dessous du tableau…


À regarder de plus près, c’est du travail léché, je ne dis pas. Le portrait d’Yvette, d’une beauté lumineuse, laisse deviner des collines fertiles à travers une poitrine à peine voilée. Moi je préfère la patronne Françoise, la haute montagne, l’abondance. Il n’en finit pas de la reluquer la Katia peinturlurée.


– Elle te fait penser à quoi, il me demande sérieusement.


Je réfléchis deux secondes. Je ne veux pas dire de conneries.


– Ben… je dirais… par comparaison… la Mona Lison !

– Bon, c’est bien ce que je pensais, t’es perdu pour la peinture. Allez, embarque-moi ça ! Elle vaut bien mon Gauguin, sa Vierge indécente !



D'après la chanson de Boby Lapointe : « Ta Katie t'as quitté ». Paroles et musique: Boby Lapointe 1964.


 
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   socque   
18/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai absolument pas reconnu la chanson, mais c'est pas grave. J'ai bien aimé cette balade à la va-comme-je-te-pousse chez les gangsters en faux tableaux ! Marrant... Je ne sais pas si elle va me rester un mémoire, en tout cas la lecture me fut plaisante. Trop forcée peut-être dans l'argomuche ; et à mon sens, "lingue" ce n'est pas "flingue" (calibre, arme à feu) mais "couteau". Je peux me tromper, cela dit, et j'ai la flemme de vérifier.

[EDIT : Entre-temps, le mot a été rectifié.]

   Acratopege   
23/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Joli texte, qui se lit avec plaisir. De jolies trouvailles verbales, un style déjanté qui fait un peu trop penser à San Antonio. J'attendais plus du dénouement, qui m'a laissé sur ma fin. Peut-être parce que je n'ai pas compris, comme le narrateur, à quoi devait me faire penser cette toile. Et que je me suis senti bête.
Quant à la chanson d'origine, aucune idée de ce que ça peut être. Le travestissement est trop réussi ou alors je ne connais pas et je me sens bête encore une fois.

   Mistinguette   
18/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De là-haut Boby Lapointe a dû bien rigoler en lisant cette histoire.
Igor en artiste peintre et Katie en muse, il fallait y penser.

Je suis friande de ce genre de récit et je trouve celui-ci très bien imaginé et parfaitement ficelé.
En lisant les dialogues à la Audiard je visualisais dans les rôles : les Gabin, Ventura, Blier et tous ces acteurs qui, à mon avis, manquent tellement au cinéma français d’aujourd’hui.

Dans l’ensemble ma lecture a été fluide, à part cette phrase : « En sortant du Strogonoff, il est préférable pour la digestion un club à la lumière tamisée où siroter pépère un cocktail délectable. »
Je ne la trouve pas très claire, elle me semble incomplète ?

Merci à l’auteur pour cette lecture, tic-tac tic-tac, et bonne chance pour le concours !

Edit : En Espace Lecture je n’avais pas osé mettre le titre de la chanson ne sachant si c’était autorisé. J’ai juste fait de légères allusions.
C’est donc la chanson "Ta Katie t’a quitté" de Boby Lapointe. Etant fan de l’artiste je l’ai reconnue assez rapidement. C’est certain ça ne date pas d’hier mais je pense que l’œuvre de Boby est indémodable. D’ailleurs, des enfants de mon entourage ont appris récemment "Aragon de Castille" à l’école.

   dowvid   
18/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne connais pas la chanson, à mon grand dam. Je n'ai entendu qu'un ou deux trucs de Lapointe. Une chance que Mistinguette le savait, je poireautais sinon.
La nouvelle m'a plu. Un peu de misère avec le langage utilisé, même si je suis habitué aux argotteries de Renaud, Lavilliers, et confrères. J'aime apprendre de ces expressions.
J'ai un problème aussi avec la phrase "...En sortant du Strogonoff, il est préférable pour la digestion un club à la lumière ...". Des virgules après "préférable" et "digestion" peut-être. Ou un verbe suivant "préférable". Mais bon...
Aussi, j'ai tiqué sur quelques raccourcis qui m'ont forcé à reprendre la lecture pour savoir où on en était. Exemple, après avoir parlé à Bouboule, la transition n'est pas très claire. Je ne sais pas encore où se termine le tableau "avec Bouboule" et le suivant qui est dans le bureau d'Ibarbouille.
Mais en général, j'ai pris plaisir à suivre la petite histoire.
Merci

   Bidis   
18/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte plein de verve qu’on lit très vite. C’est enlevé, c’est plaisant… quoique un peu fatigant pour moi, vu mon grand âge. Un petit manque d’imagination pour la chute quand même.

   fergas   
19/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ça rappellera de bons souvenirs aux vieux, dont je suis. Il y a du Alphonse Boudard là-dedans.
La référence évidente à Boby Lapointe (un presque voisin pour moi) ne peut que nous réjouir, quand on sait le bonheur que ce chanteur/acteur/casse-cou/mathématicien a apporté à toute une génération.
N'oublions pas que si "ta Katie t'a quitté" c'était "quand encor Igor y dort", donc qu'il ne vienne pas se plaindre!
Et une bonne note pour Macaron, une!

   Pepito   
21/3/2014
Bonjour Macaron,

Pourtant habitué à lire du San A, j'ai trouvé que le style était trop ou pas assez, je ne sais pas trop comment le formuler.

Un texte sympa qui se laisse lire sans prise de tête.

Bonne continuation.

Pepito

   Ninjavert   
26/3/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne connaissais pas non plus la chanson de Bobby Lapointe (que je connais finalement assez mal), et je te remercie Macaron pour cette découverte (ainsi qu'à Mistinguette et Fergas qui, eux, connaissaient).

J'ai bien aimé cette balade dans le milieux de la copie, sous ton de gouaille et de gentils gangsters.

L'écriture est réussie, ça se lit bien et je n'ai pas été bloqué par des termes incompréhensibles (bon je ne pars pas de zéro en argot, mais mes derniers San-A sont loin derrière moi).

Par contre, comme Dowvid j'ai un peu galéré au début à faire la part des choses entre les récit qui sont des flashbacks, et le reste. La structure se répétant ça va mieux sur la fin, mais le dialogue avec Bouboule m'a un peu perdu aussi, rien n'annonçant la transition (en entrée, ni en sortie).

Les personnages sont sympathiques, tout est rigolo et personne n'est vraiment méchant, malgré leurs grands airs. Comme dit par Mistinguette, c'est l'époque des grandes gueules, mais des gentils tontons. L'embrouille autour du Gauguin m'a bien accroché. Ca change des usuelles entourloupes de biftons et autres espèces sonnantes et trébuchantes.

Il m'a manqué un peu d'envergure dans le récit pour que je passe plus qu'un bon moment, mais la promenade était colorée et agréable, alors que demander de plus ?

Merci pour cette double découverte !

   senglar   
5/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Macaron,


ça c'est de la langue vernaculaire, toute constituée, et dans un système qui se tient - sans faillir - d'un bout à l'autre (une vraie "Jeune fille à la perle". lol). Bobby Lapointe n'aurait pas renié.

En plus il y a un bondissement à la fin. C'est-à-dire que l'intrigue se tient - elle-aussi - sans pathos dans cette déraison jubilatoire.

De la belle ouvrage !


Fallait y penser, à Bobby, tout de même. C'est pas tous les jours qu'on le rencontre à nager sur les ondes :) Je m'en vais le réécouter Dard Dard.

Merci :)))

brabant


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