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Sentimental/Romanesque
Marite : Juste le temps d'un rêve
 Publié le 20/04/09  -  19 commentaires  -  13526 caractères  -  157 lectures    Autres textes du même auteur

Lorsque rêves et réalités s'entremêlent, l'heure est venue de voguer sur l'océan du temps sans compas ni boussole...


Juste le temps d'un rêve


Il fait nuit. À gestes lents, dans un silence absolu, je me déplace à la surface d’une immense étendue d’eau. Je distingue à peine les bords de ce lac. Aucun effort, juste un ciseau des jambes et je glisse sur le côté, le bras droit étendu en avant, le gauche écartant l’eau vers l’arrière. La masse sombre s’ouvre devant moi, à peine quelques rides, aucun clapotis. Je pourrais nager ainsi l’éternité. Tout est si calme. Un son étouffé me parvient. Je m’arrête et flotte comme un bouchon de liège sur cette eau épaisse et douce. En tendant l’oreille je distingue une voix. Qui appelle ainsi ?


- Mamie… Mamie…


Une main touche la mienne. J’entr’ouvre les yeux, il fait jour. Un battement de paupières et le visage de Ndomé, mon arrière-petite-fille âgée de sept ans, remplit mon champ de vision. Elle secoue ma main, un soupçon d’inquiétude au fond du regard. Ah ! oui c’est vrai, il faut revenir sur terre. Je me redresse et lui sourit :


- Mon petit cœur, je m’étais endormie, je rêvais.

- Je pars à l’école, Mamie. C’était quoi ton rêve ? Tu me raconteras ?

- Oui ma chérie, je te raconterai. Allez, va vite, sinon tu seras en retard.


Un sourire pétillant, un baiser sur ma joue et dans un tourbillon elle court rejoindre Wonjé qui l’attend au portail. Je me redresse. Il doit être 14 h passées car l’école commence à 14 h 30. Comme ce n’est pas très loin Ndomé et son amie s’y rendent chaque jour à pied, sautillant et devisant comme savent le faire les fillettes de cet âge. Dans la rue, quelques voitures et motos passent, si peu, ce sont les heures chaudes. Ce n’est que vers 17 h que le quartier va commencer à s’animer.


Le vieux manguier me protège de la chaleur tout en me donnant juste ce qu’il faut d’air pour être parfaitement bien. Installée entre ses racines tortueuses qui sortent de terre, je me laisse vivre, dans un cocon, au rythme qui me convient. Près de moi sur une table basse, une carafe d’eau, un verre, une revue et un crayon car je m’essaie encore de temps en temps aux mots fléchés mais cela me fatigue de plus en plus. En fait je n’en ai plus envie. Je préfère laisser mon esprit vagabonder au gré de ma fantaisie et des souvenirs. C’est curieux comme parfois tout peut revenir à la mémoire, avec les couleurs, les bruits et même les odeurs. J’ai une astuce pour tout retrouver : les albums photos…


Les enfants n’ont rien compris. Ils pensent que c’est par nostalgie ou tristesse que je tiens à les avoir à portée de main, chaque jour, lorsqu’ils m’installent dans la cour après le repas. C’est en réalité tout autre chose. Quand tout le monde est parti au travail, dans la torpeur du début d’après-midi, le temps et l’espace m’appartiennent. Ma main se pose alors sur l’un ou l’autre des albums. Je le prends sur mes genoux, l’ouvre et les souvenirs affluent vers moi. Il ne reste qu’à leur faire de la place pour qu’ils me tiennent compagnie.


Aujourd’hui, c’est le plus ancien que ma main a choisi. La couverture est en cuir, des poissons en relief de couleur vert foncé garnissent sa surface et un lien de cuir rouge borde les côtés. L’intérieur est formé de feuillets noirs très épais. Entre chacun, du papier cristal blanc, translucide, protège les photos placées dans des onglets triangulaires adaptés à leur taille. C’est un album qui me vient de mes parents.

Je tourne les pages : photos jaunies en noir et blanc, visages souriants ou sérieux, figés pour l’éternité. Inexorablement, ces éclats de vie s’enfoncent dans la nuit des temps. Ah ! voici celle que j’aime souvent regarder. Au premier plan, deux jeunes enfants assis sur le bord d’un puits. Le garçon c’est Louis, mon frère, la fillette c’est moi, Marilou, trois ans et à l’arrière-plan, notre maison à l’ombre d’immenses tilleuls. Je ferme les yeux et me laisse aller…


Cette maison était en réalité une baraque. Les éléments préfabriqués, en bois et panneaux de carton compressé, parfaitement ajustés, venaient des États-Unis. Toute la région de Lorient avait été occupée par les Allemands qui avaient construit, en un temps record, une base sous-marine et un terrain d’aviation. De nombreux blockhaus à demi-enterrés étaient disséminés dans la campagne environnante ainsi que sur le bord de mer. Il subsistait même sur le littoral, des vestiges de murs épais bétonnés et des chevaux de frise émergeaient du sable à marée basse sur quelques plages. Les bombardements avaient fait rage et beaucoup de personnes avaient fui. Avec l’assistance du Secours Populaire, ma mère et mon frère, né en mars 1940, avaient pu trouver refuge dans la Mayenne chez des religieuses.


Fin 1945, avec le retour des réfugiés et des prisonniers rescapés des camps, il manquait des toits pour les familles qui se reconstituaient. Les cités de baraquements poussaient comme des champignons. Mon père, blessé au poumon et prisonnier dès le début de la guerre, avait réussi à obtenir un logement dans la cité du Patronage, proche du centre du bourg. C’est ainsi que, début 1947, quelques mois après ma naissance, nous étions venus habiter cette baraque dans laquelle j’allais passer seize années.


Cet abri précaire était confortable. La conception moderne américaine de l’époque mettait à disposition de l’eau courante dans la cuisine ainsi que dans la salle de bain équipée d’un lavabo et d’une baignoire. Un bac, en zinc je pense, placé en hauteur dans un placard, permettait d’avoir de l’eau chaude en hiver lorsque nous faisions du feu dans un poêle bas placé entre les deux chambres. Un puisard, creusé du côté de la cuisine, recueillait les eaux usées et tout autour une portion de terre, délimitée par des piquets de fer et du grillage, servait de jardin et de cour pour les jeux des enfants. Seules les toilettes étaient regroupées au centre de la cité et trois robinets collectifs distribuaient de l’eau.


Et nous, les enfants, étions nombreux en ces lendemains de guerre. Le monde des adultes était tout à fait en dehors de nos préoccupations qui étaient les jeux et l’école. Je me souviens surtout des interminables vacances d’été. Nos journées étaient très remplies et je n’ai pas souvenir de m’être ennuyée.


Le champ du Patronage qui longeait la cité offrait un espace de liberté qui nous convenait parfaitement. L’un des parents avait installé à l’un des tilleuls une balançoire avec une grosse corde de marin et une planche de bois, tout le monde l’utilisait à tour de rôle. Combien de fois n’avons-nous pas fait le tour du champ, juchés sur des vélos d’adultes ? Entre les jeux de cartes, de billes ou de ballon, les acrobaties sur les couvertures étendues sur l’herbe…, nous étions toujours occupés, garçons et filles regroupés par affinités, sous l’œil attentif de l’une ou l’autre des mamans qui, par les fenêtres des cuisines, avaient toujours un œil sur nous et pouvaient intervenir à temps pour prévenir les débordements dès qu’ils s’annonçaient.


À la fin du mois d’août, nous partions en petits groupes avec des pots à lait en aluminium cueillir des mûres dans les chemins creux et les bois. Nous revenions de ces expéditions, les jambes griffées par les ronces, les habits parfois tachés et le ventre rempli de ces fruits sucrés et parfumés auxquels nous avions ajouté des pommes chapardées au hasard des pommiers qui se trouvaient sur notre chemin. Puis le soir, par les fenêtres ouvertes, s’échappait l’odeur des confitures qui cuisaient. La cité entière baignait dans ces effluves…


Assez souvent à cette période, des femmes de pêcheurs, sillonnant la campagne à pied avec leur brouette garnie de feuilles de fougères, venaient vendre les sardines que leurs maris avaient rapportées le matin même. Parfois, un producteur du nord de la Bretagne, arrivait avec des artichauts dans un camion. Certains jours, nous allions sur les plages et ramassions, en creusant le sable à marée basse, des coques ou des fleurs de genêt et parfois des petits crabes dénichés dans les rochers recouverts de goémon. Nous en profitions, nous les filles, pour rapporter des bigorneaux jaunes, verts, orange, trouvés vides dans les flaques d’eau de mer. Nous en faisions des bracelets et des colliers.


Entre les sardines grillées au beurre, les artichauts à la vinaigrette, le lait caillé avec une épaisse couche de crème et les coquillages, accompagnés toujours à volonté de pommes de terre à l’eau ou de tartines de pain beurrées, nous mangions à satiété et oubliions la sempiternelle soupe de pain trempé dans le bouillon de légumes qui était souvent notre quotidien le reste de l’année.


Nous avions aussi le droit de rester dehors après le repas du soir. Mon père arrosait les fleurs qu’il jardinait avec grand soin. Rosiers, fuchsias, géraniums, lupins et bien d’autres formaient une mosaïque colorée autour de la maison. J’aimais l’accompagner à la pompe centrale avec son arrosoir en fer galvanisé. Avec quelques enfants voisins, nous tournions autour de lui dans les allées recouvertes de mâchefer. Quand, par jeu, il nous arrosait les pieds, c’était la débandade dans les cris et les rires. Nous étions parfaitement heureux, il en fallait si peu…


La Lune et l’étoile du berger apparaissaient dans le ciel. Les conversations entre les voisins se ralentissaient, nos jeux se calmaient. La pénombre, les senteurs des tilleuls en fleur et des pétales de roses mouillés nous enveloppaient. Le ciel se remplissait d’étoiles et nous apprenions à reconnaître la Grande Ourse, la Petite Ourse, l’Étoile polaire. Quelques derniers « bonsoir ! bonne nuit ! à demain ! » résonnaient et chacun rentrait chez soi. Le silence s’étendait sur toute la cité.


Seigneur ! tout est si lointain… Pourtant il me semble pouvoir toucher du doigt ces instants comme si c’était hier. J’entends encore les tourterelles roucouler. Je revois les hirondelles qui décrivaient des arabesques géantes dans le ciel à la recherche des insectes. L’odeur de la terre mouillée fraîchement arrosée montait dans l’air du soir. Quelques grenouilles ou crapauds sortaient des herbes humides et commençaient leur concert. Les grillons étaient souvent de la partie. Le soleil rougeoyant disparaissait derrière les toits de la cité : « Il fera beau demain ! ».


Cette période privilégiée s’est brusquement terminée le 18 juillet 1954. À partir de cette journée, rien n’a plus été comme avant. Première blessure de la vie, premier apprentissage de la douleur. Ce jour-là, à l’hôpital de la ville voisine, ma mère s’est éteinte dans les bras de mon père. Depuis deux ou trois ans, elle était absente de longues périodes, malade, hospitalisée. J’allais lui rendre visite chaque semaine, mais elle paraissait déjà si loin de nous… J’avais appris à vivre sans sa présence et sa tendresse.


Mon père s’occupait de tout. Tailleur à domicile, son atelier était installé dans la plus grande pièce de la maison, celle qui avait quatre grandes fenêtres ouvertes sur le jardin fleuri. C’est lui qui était là, présent, fidèle au poste. Repas, ménage, cuisine, il gérait tout sans faillir et nous ne manquions de rien. Hiver comme été, une femme passait chaque lundi matin prendre notre linge, du savon et des morceaux de bois qu’elle plaçait dans une brouette, entre une lessiveuse en fer galvanisé et un trépied métallique. Elle passait la journée au lavoir communal du bourg.


Mon frère Louis avait été mis très jeune en pension. Peut-être à cause de cette situation. J’aimais lorsqu’il rentrait pendant les vacances. Lui aussi a dû beaucoup souffrir de cet éloignement. Nous n’avons jamais pu en parler. Il a quitté la maison définitivement après avoir fait son service militaire en Algérie et n’a plus donné signe de vie. Je venais d’entrer en classe de seconde au lycée.


- Maman, je suis là ! Tu dors ?


J’ouvre les yeux. C’est Françoise, ma fille qui vient de rentrer. Ouf ! j’échappe à une plongée dans une période si douloureuse que, même actuellement, lorsque je me laisse aller à l’évoquer, ma gorge se serre et les larmes surgissent sans que je ne puisse les contenir. C’est quand même un peu idiot de n’avoir pas encore réussi à solder ce passé. Aux côtés de Tanga, pendant vingt-quatre ans, j’avais réussi à calmer ces blessures. Depuis son absence, le temps me donne le loisir de me promener dans le passé et tout est là, intact.


- Ah ! tu es là.

- Ça va maman ? Tu as besoin de quelque chose ?

- Non Biche, ça va. Et toi ? Raconte-moi…


Je me lève et toutes les deux nous allons faire notre petit tour de jardin quotidien en bavardant. La chaleur s’est atténuée, le soleil va bientôt se coucher et la nuit va apporter un peu de fraîcheur. Dans la rue l’animation commence à se faire sentir. Quelques musiques bien rythmées se font déjà entendre, le quartier se prépare pour la soirée. La marchande de beignets a commencé à faire chauffer sa marmite d’huile, l’odeur arrive jusqu’à nous.


- Tiens, je mangerais bien des beignets ce soir !

- Si tu veux, maman, les enfants iront en acheter tout à l’heure.


Le portail s’ouvre et des éclats de rire fusent : Ndomé et Wonjé rentrent de l’école. Toutes les deux si vives et enjouées que c’est un régal de les regarder. Elles s’approchent de nous, les yeux rieurs, câlines comme des chatons et bien vite nous laissent pour retrouver leurs préoccupations.


J’apprécie ces fins de journée avec Françoise. Elle est si douce avec moi.

18 h 30 min ! La nuit tombe brusquement. Nous rentrons à l’abri des moustiques et du bruit.


Le temps s’écoule lentement, une journée s’achève, laissons demain arriver…


 
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   Menvussa   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau récit. De doux souvenirs, quelques uns plus pénibles aussi. Un petit détail que j'aurais aimé voir explicité : La scène semble se passer dans un pays chaud, les prénoms évoqués nous parlent d'Afrique, pourtant les souvenirs prennent corps à Lorient...
Ce texte me semble s'inscrire dans quelque chose de plus vaste.

L'écriture est fluide et agréable, précise et clair, détaillée, sans surcharge, permettant au lecteur d'imaginer sans contrainte.

Tout petit détail que je constate à l'instant : 18h 30min, le "min" n'est vraiment pas nécessaire.

   Anonyme   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci Marite.
Ce texte m'a particulièrement touché. Et je parie vingt billes en agate que je ne serai pas le seul.
J'aurais pu être ton grand frère. Tout ce que tu racontes me rappelle mes propres souvenirs dans la grande banlieue Brestoise.
La ville détruite, les baraques, la condition ouvrière, mais aussi la campagne omniprésente, la mer à portée de lance-pierres, et surtout cette formidable énergie née des espoirs de l'après-guerre.

Crois-moi, Marite, reste en Afrique. Tu ne reconnaîtrais plus le paradis de ton enfance.

   Anonyme   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Marite ! Une belle écriture, simple mais précise, au service d'un récit qui me touche d'autant plus qu'il relate une enfance dans ces fameuses baraques américaines ; j'y ai moi-même passé ma jeunesse, dans une autre ville martyre, Brest.
Super flash-back, entre rêve et réalité, à partir d'une Afrique démystifiée par une Mamie qui, semble t-il, sait de quoi elle parle.
J'aime beaucoup la "photo jaunie" de ces deux enfants devant leur "maison" de carton ; la petite fille est particulièrement jolie...
Un grand merci !

   Selenim   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Beau témoignage ou plane l'ombre palpable de l'autobiographie.

L'écriture est joyeuse, précise; abonde dans les détails utiles.

Une histoire simple mais qui résonne avec d'autant plus de force qu'elle a été vécue.

Selenim

   clementine   
20/4/2009
Simple et touchant. Des mots vrais pour évoquer des souvenirs émouvants car emplis de sincérité.
C'est si joliment raconté que j'y étais et que j'ai été moi-même surprise par le:"maman, je suis là, tu dors?".
La photo est bien accordée au "pastel délicat " du texte.
Bien sûr, le présent, c'est l'Afrique? J'aurais aimé le savoir et peut-être situer le récit au présent dès le début.
Merci pour l'évocation très imagée de ces beaux et fragiles souvenirs.

   Nicolas   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau récit autobiographique. L'ambiance est merveilleusement reconstituée. J'imagine la balançoire sous les tilleuls, la cueillette des mûres, des moments que j'ai vécus et que tu me rappelle avec grand plaisir. La vie offre des moments moins faciles aussi, mais ton texte est aussi plein d''espoir.
J'ai beaucoup aimé !

   antares77   
20/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
snif ... c'est magnifique. C'est tres simplement écrit, et très simplement touchant, bravo, à la pointe d'une plume comme la votre vous parvenez à toucher le coeur de vos lecteurs
Pourtant ... je ne suis pas de la génération de "l'après-guerre", loin s'en faut, mais je retrouve les histoires de mes parents, ou de mes grands parents, au travers notamment des photos que j'ai pu voir d'eux et que vous avez si bien su animer tout en tendresse, et ce malgrè les douleurs traversées, mais vous semblez nous dire "cela fait partie de la vie - Soyez Heureux"

   myrtille   
21/4/2009
Mémoire, histoire, morceau de vie. Un peu tout ça à la fois.
Je n'ai pas grand chose à dire, peut-être juste merci pour ce moment de lecture.

   Flupke   
22/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo Marite ! Instructif, très bien écrit et très agréable à lire. J'ai trouvé intéressant l'encadrement avant et après l'évocation des souvenirs dans un contexte géographique très différent. Peut-être une évocation dans une autre nouvelle ?

Amicalement,
Flupke

   widjet   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Mis à part quelques broutilles (entre autres les dispensables Ah ! oui c’est vrai, il faut revenir sur terre ou l’adverbe « parfaitement » dans Nous étions parfaitement heureux ), c’est un bien joli texte où le passe chargé de nostalgie et de tristesse remonte à la surface d’une vieille mémoire.

C’est simplement écrit mais fort justement, l’auteur s’attachant aux détails pour rendre le tout bien vivant.

La photo en noir et blanc ajoute une authenticité à ce récit réaliste et attendrissant.

Une réussite.

Widjet

   liryc   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci Marit pour ce beau témoignage, riche de repères historiques qu'ils est bon de raviver au présent. On y sent l'amour de la vie, des moments forts qui se savoure dans la précarité et une sincérité sans fioriture. Je suis aussi de la génération suivante. Je l'ai donc lu avec un double plaisir du début à la fin et vous encourage à continuer.

   Pandora   
26/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une écriture fluide, vraie, pour un récit authentique, riche et fort de descriptions détaillées; peut-être un peu trop ? Qu'importe, je me suis laissé bercer par ces souvenirs mélodieux...

Au plaisir,

Pandora.

   colibam   
3/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle évocation d'un passé chaotique mais vécu avec l'insouciance relative de l'enfance.
Un texte fluide, des mots choisis avec justesse.
J'attendais juste une autre fin avec le présent africain.

   ANIMAL   
14/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Juste le temps d'un rêve... juste le temps d'une vie.

Magnifique texte empli de tendresse. Un regard en arrière par dessus son épaule au crépuscule de sa vie. Bienheureux celui/celle qui a encore sa mémoire et peut se promener dans son passé.

L'écriture est superbe, limpide, elle sonne juste.

Merci pour ce joli florilège de souvenirs.

   marogne   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J’ai hésité à commenter ce texte tant il me semblait personnel, plus un souvenir de la propre vie de l’auteur qu’une histoire que l’on raconte. Et je crois que c’est un peu par cela qu’il pèche. Pas assez convainquant pour être une histoire, un peu trop « souvenirs qui remontent », comme si l’auteur, indépendamment de la forme, avait voulu à tout prix nous faire partager cette vie ; dommage.

   Bidis   
28/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup d'atmosphère dans ce texte simple mais fort touchant.
J'ai trouvé un peu lourd le "se font entendre" dans "Quelques musiques bien rythmées se font déjà entendre" mais autrement, je n'ai rien à dire, c'est très bien écrit.

   monlokiana   
12/1/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Honnêtement, je ne suis pas tombée par hasard sur ce texte. Marite est une onirienne qui intervient beaucoup sur le forum et je me suis dit que ce serait intéressant que j'aille jeter un coup d'oeil sur ses écrits. Et je ne regrette pas de l'avoir fait! Oh que non! Pourquoi ce texte parmi d'autres? Le titre m'a spécialement attiré.

Et le récit est magnifique dans tous les sens. C'est très bien écrit (pas de pathos ni de cliqués, pas de termes compliqués, pas de tournures bizarres ou de phrases longues...) Je ne sais pas si c'est du vécu, mais c'est très bien raconté. Ce sont de très beaux souvenirs et c'est tellement dommage que Françoise soit venue tout interrompre.

Bref j'ai adoré ce récit parce qu'il émouvant, parce qu'il reflète de véritables souvenirs et que la touche émotionnelle y est.

Et la note est sincèrement méritée.

   brabant   
12/1/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Marité,


Curieux texte qui semble évoquer le souvenir d'un temps heureux mais relate des blessures non cicatrisées : blessure du père, mort de la mère et désertion du frère, le tout sur fond de guerres.

Morceau de France transporté en Afrique qui n'a pas réussi à opérer l'oubli.
Où est donc ta magie Africa ?
Pourquoi Marité, dont le pseudo ressemble tant à Karité, rêve-t-elle encore tant de ce coin de Bretagne ? Est-il donc vrai que l'on ne guérit pas de son enfance et qu'une enfance, même malheureuse, prend des allures de bonheur dans la mémoire ? Que regrettes-tu ici Marité sinon l'innocence ? Les enfants ont des capacités de bonheur insoupçonnées ! Le bonheur est avant tout une question de regard...

Heureusement la magie a opéré sur Françoise. Je me demande ce que peuvent lui être ces albums de souvenirs ? Les a-t-elle faits siens ? Possède-t-elle ses propres albums = d'autres albums ?

Je découvre ici la nostalgie infiniment triste d'une femme qui, passant lentement le témoin, opère un retour aux sources avec des mots et des émotions dépouillés.

Afrique ! Berce-la ! Elle t'a beaucoup sacrifié ! Il est temps de lui rendre ce que tu lui dois ! Que dansent tes griots ! Qu'ils la chantent ! Juste retour des choses !

   Anonyme   
1/8/2013
Marité,
je trouve ce récit très agréable à lire. J'ai eu l'impression de faire une veillée et que cette mamie me racontait son histoire. Merci de l'avoir écrit pour nous.
Fateata


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