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Science-fiction
marquis : Zeitnot
 Publié le 18/02/18  -  10 commentaires  -  11205 caractères  -  106 lectures    Autres textes du même auteur

L'homme et la machine.


Zeitnot


Maître Jean-Victor Éloi Plaisadieu de Lestaque, marquis, joueur d’échecs dans l’âme et avocat d’affaires à la retraite, fit coulisser la baie vitrée de sa terrasse. En claudiquant, il se dirigea vers un fauteuil en rotin, face au soleil matinal. D’abord l’exercice quotidien, réciter mentalement des poèmes appris dans son enfance : un des multiples remparts qu’il dressait contre la maladie d’Alzheimer. « Les jours après les jours passèrent, les jets d’eau pleuraient dans la nuit… » ; puis plus rien, un blanc. La veille et l’avant-veille, déjà, sa mémoire l’avait trahi. « Tant pis, songea-t-il. Il m’en reste assez pour assister au moment de vérité, à la déconfiture de la gueuse. »

Ce jour-là le monde retenait son souffle. Mach IV, l’ordinateur le plus puissant qui avait humilié deux champions du monde d’échecs successifs et n’avait plus d’adversaire à sa mesure, donnait encore une chance au genre humain. Un match en deux parties courtes allait l’opposer à Maximilien ; de l’avis général, seul capable de lui résister. La première rencontre devait débuter à dix heures et la seconde à midi. Dans les médias, les conversations et les esprits, tout le reste était relégué au second plan ; en « stand-by » comme disent les ahuris. Il s’installa face à son ordinateur pour suivre en direct le triomphe de son « fils prodige », car il ne doutait pas de l’issue du combat. À l’écran il n’y avait, pour l’instant, qu’une vue générale de la salle. La scène d’un grand théâtre parisien. Au centre, le fauteuil encore vide de Maximilien, la table de jeu, un échiquier, une pendule électronique. L’ennemi était déjà à pied d’œuvre sous la forme d’un ordinateur et de son servant : l’esclave qui exécutera les coups énoncés par la Machine. En arrière-plan les derniers spectateurs prenaient place. Tous les billets avaient été vendus malgré un prix élevé. Les deux parties étaient retransmises en mondovision.

Soudain, Maximilien arrive des coulisses. Marchant vite, il serre la main de l’esclave, celle de l’arbitre, et s’installe. Sur l’écran du Marquis, la vue générale de la salle cède la place à un échiquier sur lequel les deux petites armées, la blanche et la noire, se font face, l’arme au pied. Maximilien ouvrira les hostilités avec les Blancs, c’était écrit en anglais en bas de l’écran. Deux Grands-Maîtres assurent les commentaires et les analyses. Un flot continu de paroles comme s’il s’agissait d’une vulgaire rencontre de foot. Ils meublent et supputent en attendant que « messieurs les Blancs tirent les premiers ». Agacé, le Marquis coupe le son et branche son dictaphone pour enregistrer ses propres remarques à la volée. Nul besoin de leurs lumières, il pouvait leur en remontrer. Maximilien avait été son élève. Il lui avait appris la marche des pièces et l’avait vu s’envoler comme un aigle, jusqu’au sommet. Il le connaissait mieux que quiconque et l’avait conseillé en prévision de ce jour.

Il avait aussi négocié le contrat du match avec les avocats d’UNDR, l’Universelle de rachats, Holding internationale domiciliée aux Caïmans, propriétaire de Mach IV et de la moitié de la planète. Pour cette entreprise-monde, le Vieux, d’abord considéré comme un excentrique, était devenu le grain de sable briseur d’harmonie, l’empêcheur de s’enrichir en ronds. Les experts de la Holding s’étaient réunis et l’avaient jugé dangereux. « Anarchiste avec des tendances nihilistes » avait décrété le psy de service. Ne prétendait-il pas remettre en cause LE SYSTÈME, le sacro-saint néo-libéralisme ? N’avait-il pas déclaré que l’emprise sur les cours du blé et du pétrole était criminelle ? Il était parti en guerre, du fond de sa banlieue, sus à UNDR et à ses semblables qu’il désignait sous le nom collectif de Cartel. Il voulait récupérer l’argent parti en fumée lors de la récente crise pour le restituer au peuple et avait affuté ses arguments. Contre toute attente, sa colère avait été entendue et d’aucuns voyaient en lui l’inspirateur des Indignés, des occupations de Wall Street et de la montée des populismes en tout genre qui troublent le sommeil des financiers et des politiques. Aussi UNDR et les autres membres du Cartel l’avaient-ils en ligne de mire. Il fallait le réduire. D’abord détraquer sa mémoire, puis le faire sombrer dans la folie. En attendant, chacun avait délégué son champion pour un duel sur l’échiquier. Soudain, l’écran s’anime. Le pion du Roi blanc avance de deux cases. « Oui, fils ! Le pion du Roi. L’ouverture des braves, dit le Vieux dans son dictaphone. Ils pensent que leur Frankenstein est invincible. Détrompe-les. » Les pièces se déplacent très vite, la Machine répondant du tac-au-tac. Il savait que Maximilien avait une botte secrète : au dix-huitième coup de cette ouverture archi-connue, une nouveauté qu’il peaufinait en secret depuis trois ans et qu’il avait testée, éprouvée, contre les logiciels les plus forts. Tous s’étaient fourvoyés. Les pendules en bas de l’écran égrenaient leur compte à rebours. Les Blancs, comme les Noirs, récitaient une partition, ne dépensant que deux secondes à chaque coup. Les Grands-Maîtres, dans leur cabine en verre, devaient se régaler. Ils étaient en territoire connu et les spectateurs dans la salle, les yeux levés vers les écrans géants, casque sur les oreilles, buvaient leurs paroles. Soudain, au dix-huitième coup, la Machine se fige. Elle qui calcule des millions de coups par seconde « réfléchit »… et réagit comme prévu. Le Marquis, en transe, lève les bras et hurle : « Canaille, tu es dans la nasse. Aucune force au monde ne t’en sortira désormais. Mon Maximilien te tient et ne te lâchera plus ».

Comme prévu, les Blancs lancent une attaque violente à l’aile Roi à droite de l’échiquier et, pendant que les Noirs y regroupent leurs forces en défense, un pion blanc monte à l’assaut, seul à l’autre aile. Bientôt, il apparaît que sa marche est irrésistible. Maximilien jette un regard vers le servant de la Machine qui répond par un geste d’impuissance. Les Noirs auraient dû abandonner, mais UNDR avait exigé, par contrat, que la partie se joue jusqu’au Mat final. Un lapsus de main est toujours possible. Le Monarque noir, nu, fuyait aux confins de son royaume, poursuivi par deux Tours blanches. À chaque coup, les spectateurs dans la salle criaient « olé » ! Du jamais vu ! Au dernier moment, Maximilien se permet une facétie ou deux, comme un footballeur, balle au pied face à la cage vide de l’équipe adverse. « Ne fais pas ça malheureux, hurle le Vieux. Achève-le ! » Enfin, Mach IV jette l’éponge. Une partie d’anthologie ! Des spectateurs envahissent la scène et portent Maximilien en triomphe. Depuis Tal, le Magicien de Riga, le jeu d’échecs n’avait plus donné de tels frissons. Il était devenu la chose des premiers de la classe, gris, tristes mais ô combien efficaces ! Livides, les représentants d’UNDR, assis au premier rang, se lèvent et quittent la salle. Sur l’écran demeure l’acte final du drame, l’agonie d’un Roi abandonné par ses troupes. Le téléphone du Marquis sonne et celui-ci reconnaît immédiatement la voix d’un consultant d’UNDR. « Félicitations Marquis, votre poulain a triomphé. Il ne peut plus perdre, mais il ne gagnera jamais », dit l’homme. « C’est pour ça que vous m’appelez ? » répond le Vieux, toujours rugueux. « Non, je vous appelle parce qu’il est encore temps. Nous pouvons trouver un terrain d’entente avant la seconde partie. Je vous expose notre nouvelle proposition en deux mots, si vous voulez bien. Vous le savez UNDR, le « Cartel » comme vous dites de façon désobligeante, et les marchés s’en remettent à Mach IV pour toutes leurs transactions et ces transactions se comptent par milliers chaque minute. C’est notre système qui garantit la stabilité et la bonne gouvernance du monde. Sans lui, c’est la chienlit. Les piques et les fourches resurgiraient place de la Bastille. Cela vous dit quelque chose monsieur le Marquis ? Alors, voilà : vous appelez votre trublion et vous lui demandez de se contenter d’une partie nulle. L’honneur est sauf, le vôtre, le sien et celui de l’humanité. En échange, vous accédez à notre conseil d’administration avec des jetons de présence en or massif ; il devient consultant en titre d’UNDR pour les jeux de stratégie et son avenir est assuré… à condition qu’il nous explique comment il arrive à ridiculiser notre Machine. Mais, surtout, vous arrêtez votre croisade injuste contre nous, vos procès et vos calomnies, vous nous remettez vos dossiers et toutes vos archives et vous déclarez publiquement, à une heure de grande écoute et sur les médias de notre choix, que vous étiez égaré et que vous aviez présumé de vos forces. Croyez-moi, c’est pure bonté de notre part. Dans une heure la fenêtre d’opportunité se refermera. » Fenêtre d’opportunité, gouvernance… ces expressions hérissaient le Marquis. Mais qui leur a intimé l’ordre, un jour, de baragouiner ce volapuk ? Pendant que l’homme martelait ses propos, le Marquis réfléchissait. Il n’était pas né de la dernière pluie. Si les sbires d’UNDR l’appelaient à un moment pareil c’est qu’ils étaient aux abois. Des Grands-Maîtres avaient sans doute dissipé leurs derniers espoirs quant au résultat de la seconde partie. Que leur Machine, réputée infaillible, morde la poussière deux fois de suite et on commencera à mettre en doute ses analyses financières, voire ses prévisions météorologiques. Beaucoup de titres s’effondreraient en Bourse ; les pertes seraient incalculables. Et puis quelle humiliation ! Cependant les instances dirigeantes d’UNDR ne pouvaient se faire d’illusions. Elles savaient bien qu’il n’accepterait jamais une telle offre, ses motivations n’étant pas vénales. Non, la raison de cet appel était ailleurs. Alors, quoi ? « Vous êtes sur le Titanic, monsieur, vous et votre clique, dit le Marquis. Je vous conseille de profiter des derniers instants. Tout au bout là-bas, si vous vous donniez la peine de lever les yeux, vous verriez luire l’iceberg de votre naufrage. Mais vous êtes sourd aux avertissements, rivé à vos écrans et vos courbes. Rien ne vous fera dévier de votre course. Ma réponse est non. Maintenant venez-en au fait. Que voulez-vous exactement ? Je n’ai pas beaucoup de temps. »

« Il ne reste que quelques minutes, en effet, dit l’homme. Pour aider votre mémoire défaillante je vous donne la suite du poème de ce matin, vous vous rappelez ? » Et il déclame : « Les jours après les jours passèrent. Les jets d’eau pleuraient dans la nuit. Il vint d’étranges émissaires sur des chevaux aux pieds de bruit… ». Déjà le Marquis n’écoutait plus. Devant lui s’ouvraient les portes de l’épouvante. Ces gens lisaient dans ses pensées. La tête entre les mains, il comprit que son interlocuteur voulait le plan de bataille mis au point par Maximilien pour la seconde partie. Bientôt, il l’aurait ; à moins que… Personne ne sut jamais pourquoi le Vieil homme s’était jeté du troisième étage. De la place Tahrir à la Puerta del Sol on lui rendit hommage. Sur sa tombe au Père Lachaise on peut lire, en guise d’épitaphe, ce quatrain d’Omar Khayam : « Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’échecs jouée par Dieu. Il nous avance, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance un à un dans la boîte du Néant ».



 
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   SQUEEN   
19/1/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Ce n'est pas un texte fluide ni limpide. La lecture n'est pas agréable, j'ai souvent été génée par des tournures de phrases ou du vocabulaire incongru. J'ai eu du mal à percevoir l'histoire... Je pense qu'il faudrait simplifier ou à tout le moins mieux camper les différents personnages, je n'ai pas bien compris l'enjeu... Désolée.
SQUEEN

   Jean-Claude   
24/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Pourquoi un marquis ? Ça n'apporte rien en particule... particulier.
Peu importe.

L'histoire est bonne, la chute, si je puis dire, excellente.
Le scénario, les scènes, le découpage, ça va.

Mais (il y a un mais).
C'est, à mon sens, gâché par les gros paragraphes touffus confus : il faudrait du découpage.
Il n'y a pas que les gros paquets de mots qui gênent.
Tout va trop vite, tout est trop comprimé, tout n'est pas éclairci.
Cette nouvelle mériterait d'être plus aérée et, surtout, développée.
On passe trop vite sur les ramifications de la holding (attention aux clichés, en plus), les enjeux, la partie.
J'ai suivi, mais ce sprint désordonné va en larguer plus d'un.
Dommage.
Je le dis d'autant plus que ce sont des idées que j'aurais aimé avoir eues.
Il y a, avec certains remaniements, de quoi m'enthousiasmer.

Quant au titre (bon par ailleurs), tout le monde n'est pas au fait du jargon des échecs.
Remarque : j'ai, dans un premier temps, grincé des dents à l'ouverture pion du roi, mais ça passe bien ensuite.

Au plaisir de vous (re)lire.
JC

   hersen   
25/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une partie d'échec en abîme !

Le Marquis a bien étudié son coup avec Maximilien, écraser UDNR aux échecs pour démontrer son incapacité à gérer le monde et ses denrées par le biais de ses ordinateurs soit-disant imbattables.

Mais il sera mat.

Car il n'a pas vu le coup venir, UDNR lit dans son esprit, depuis le début, et l'a amené à cette partie dans le seul but de l'anéantir LUI, le contestataire et l'empêcheur de gagner de l'argent en rond. (y a un jeu de mot, là :)

Il a été utilisé pour sa propre fin.

C'est un texte excellent et qui, de plus, évolue dans un environnement qu'on ne voit pas souvent, les échecs.

Un grand merci pour cette lecture,

hersen

   kreivi   
20/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Super.
Star War dans l’échiquier du monde où Dieu est Dark Vador.
Le scénario est vraiment bon.
Mais l'écriture est un peu étouffante.
Elle manque d'aération, de paragraphes où le lecteur pourrait se reposer de temps en temps.
Et la fin avec la citation de Khayam est géniale.
MErci pour ce bon moment de lecture.

Cela m'a fait penser au film de Bergman "le septième sceau" ou la mort défie le chevalier à une partie d'échecs.

   Synoon   
18/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé ce texte :). Il n'entre pas dans des détails inutiles, et tout me semble clair et bien exprimé. Je n'avais juste pas compris le titre, faute de connaissances approfondies en échec.
Les idées sont bonnes, la chute excellente, j'ai bien accroché à l'histoire. Je serais juste personnellement passé au paragraphe suivant pour "Personne ne sut jamais pourquoi le Vieil homme (...)", pour noter le changement de scène, le passage de la scène à une conclusion générale.

Par contre, la technologie en est déjà bien plus loin, ayant même gagné au jeu de Go de façon incontestable. Ca vieillit un peu le texte.

   Mokhtar   
20/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Moi qui suis insensible jusqu’à la phobie pour tout ce qui touche à la SF, je ne comprends pas pourquoi je me suis lancé dans cette lecture. Mais mon intuition était la bonne : point de SF ici.

Est-ce de la fiction, le « cartel » ? Mais qu’est-ce que le GAFAM ? Ou autres NATU ou BATX ?
Tout est enregistré de nos pérégrinations et de nos déballages informatiques, de nos addictions incontrôlées à ces mouchards de téléphones portables, de nos achats tracés et signés par notre carte bancaire.
Tout est fiché dans la grande mémoire illimitée. Nos goûts, nos habitudes, nos certitudes, nos hésitations, nos haines, nos amours, nos grandeurs et nos petitesses.

Est-il impossible d’imaginer, avec les progrès de l’intelligence artificielle, qu’au bout du compte notre cerveau ne soit pas exploré ? Ces milliards de milliards de datas qui nous décrivent : ne peuvent-ils être brassés, analysés, ordonnancés jusqu’à reconstituer nos systèmes de pensée, nos raisonnements intellectuels, et même, j’en suis persuadé, nos affects…S’appuyant sur des statistiques et des modèles, ces logiciels puissants dont les algorithmes s’autogénèrent sauront, ou savent, anticiper nos pensées et nos actes. Point n’est besoin de créer le robot. Le robot, c’est nous déjà.

Ne faut-il pas, dans le quatrain d’Omar Khayam, remplacer Dieu par le « cartel » ?
Les « portes de l’épouvante » : sont-elles vraiment de la science–fiction ?

Il serait dommage que ce texte passe inaperçu. Qu’on ne voit en lui qu’un simple exercice littéraire en mal de chute. Le style d’écriture est compatible avec le sujet développé. On peut penser que l'auteur est lui-même joueur d'échecs car son scénario est imprégné de péripéties qui ont la "couleur" de celles qui surviennent lors d'une partie. Ne manquent que quelques sauts de ligne, pour étager la progression de l’histoire.

Par les prospectives abyssales qu’elle suggère, cette histoire mérite considération.

   Perle-Hingaud   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Marquis,

Je ne joue pas aux échecs, ceci explique peut-être cela, mais j'ai trouvé cette nouvelle trop compacte, cherchant la stratégie aux dépens de l'émotion.
J'ai du la relire plusieurs fois pour comprendre le rapport entre le titre et l'histoire. Je reste tout de même sceptique sur le déroulé des actions, une explication me serait nécessaire pour bien comprendre vos intentions d'auteur.
Sinon, j'ai trouvé l'écriture élégante et le monde des échecs est peu traité dans les nouvelles: ces deux points positifs font que je ne regrette pas cette lecture.

   Louise   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Mon avis est assez partagé, en ce que j'ai apprécié la partie "match" de la nouvelle, ainsi que son propos, la machine contre l'homme.

Par contre j'ai trouvé que l'élément de sience-fiction mis en place à la fin, ils peuvent lire dans les pensées, et amenant la chute, aurait peut-être mérité un peu plus de développement, car sur le coup cela m'a paru un peu abrupt.

Autre chose, mais c'est sûrement très personnel, l'entrée dans le récit en lui-même m'a aussi parue rapide, à cause de l'utilisation du passé simple et de toutes les informations que contient la première phrase.

L'histoire de la Holding m'a semblé difficile à suivre, mais c'est peut-être parce que je n'y connais rien.

En tout cas, la bataille est assez haletante, on a envie d'en connaître l'issue!

Merci

   marquis   
25/2/2018
Modéré : commentaire de l'auteur sous son texte (si besoin ouvrir un sujet dans « Discussion sur les récits »)

   aldenor   
5/3/2018
La description de la partie d’échecs me déçoit. Une préparation théorique surprend la machine qui ne trouve pas de parade. Après quoi Maximilien déroule un plan préétabli, sans avoir à puiser dans ses ressources.
Bien entendu, il peut se produire qu’une « botte secrète » suffise à gagner une partie, mais ca n’en fait pas une partie enthousiasmante. Il manque un rendu de la complexité du jeu, l’élément de la lutte, de l’inspiration. Vous pourriez vous guider sur une partie réelle, de Tal par exemple que vous mentionnez, un de ses aventureux sacrifices, en tachant d’imaginer le cheminement de sa pensée ; il en résulterait peut-être une description plus prenante.
Le titre « zeitnot » est finement choisi ; c’est le marquis qui est à court de temps !


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