Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Fantastique/Merveilleux
Mebro : Morosia [concours]
 Publié le 18/01/09  -  18 commentaires  -  3889 caractères  -  57 lectures    Autres textes du même auteur

Des terres grises sur un océan noir.


Morosia [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



De profonds cernes marquaient le visage de Shyaka. Sa figure terne et grise, tournée vers le sol, était aussi inexpressive que la roche sur laquelle il s’était posé. À quelques pieds derrière lui, se trouvaient de grandes huttes, faites de paillasse et de bois, quelques habitants apparaissaient, debout, couchés, recroquevillés, tous en silence. Le seul son venant perturber le silence provenait des maigres enfants qui se chamaillaient. De ces enfants, et de la mer.


Car le village se trouvait sur une corniche, où les vagues venaient s’écraser sur la falaise, puis s’écoulaient entre les sillons de la paroi pour revenir à la charge. Shyaka leva la tête, et ce qu’il vit, c’était une immensité de sable gris, un sol morne et lisse que rien ne venait perturber et qui s’étendait jusqu’à l’horizon. Shyaka fit quelques pas, dans le sable glacé, une brise vint lui frôler le visage, il frémit. Ses pas s’enfonçaient toujours dans le sol, sans laisser de traces. À mesure qu’il avançait, la ligne d’horizon semblait plus petite, plus réelle, la colline laissait peu à peu apercevoir ce qu’elle cachait si honteusement. C’était d’abord une longue tache sombre, qui s’étendait peu à peu, l’encerclait au loin. Puis, la mer apparut, noire, non pas noire, c’était une eau trouble et les vagues qui en surgissaient étaient soulignées de reflets blancs, à peine transparents.


Le voilà, l’océan agité mais qui semblait si mort, où rien ne pouvait subsister, rien ne pouvait la frôler. Plus bas, sur la plage d’un étrange blanc cassé, glissaient les vagues qu’amenait la mer, comme pour happer ses proies. Personne ne s’y aventurait, il semblait qu’on ne pouvait marcher dessus, et le contact avec sa surface était si insupportable, si glacial, qu’on ne renouvelait pas l’expérience.


Et à présent, le voilà, au sommet de la corniche, les yeux tentant de pénétrer les ténèbres. Cette eau l’intriguait, le tentait, l’appelait. Le seul bruit qui coulait dans ses oreilles était celui des vagues, incessantes, comme si elles berçaient le silence, le rendait plus muet encore. Il se retourna et vit son village, il vit les corps grisâtres, maigres qui ne bougeaient pas, certains étaient sans doute morts, mais aucun ne voulait briser le silence, aucun ne venait arrêter les vagues. Mais il fallait que cela cesse. Car l’océan continuait d’envoyer ses soldats frapper la paroi, à chacun des assauts, chaque fois que la mer rappelait son armée dans un effroyable bruit de succion, le cœur de Shyaka battait.


Les vagues revenaient, sa poitrine se soulevait, la haute colonne d’eau frappait et son cœur battait. Suivant le même rythme. Alors, Shyaka ne voulait plus se retourner, il ne voulait plus voir ses frères, il voulait savoir ce qu’il se passerait. Il fit un pas, aisément et son corps suivit, dans une courte chute.


Il n’eut pas le temps d’appréhender, pas de réflexion ou d’élan avant d’entrer dans l’eau. Et l’océan l’avala. C’était atroce, désagréable, l’eau était glacée, et lorsqu’elle entra dans sa bouche, il eut une grimace car elle était infecte. Il battit des bras, avec peine, mais ses pieds continuaient de s’enfoncer, il n’y avait pas de sol, pas de sable gris, seulement les bras sombres de l’océan qui le prenaient par les côtes et le tiraient vers le bas. Ses poumons recrachaient l’eau, à chaque fois, sa gorge irritée n’en pouvait plus, et bientôt ses mouvements se firent plus lents, moins nombreux.


Et il coula, son corps glissait lentement vers le fond. C’était comme un cycle vertueux car l’océan se nourrissait de lui et lui s’abreuvait de l’océan. Ainsi, la faible lumière qui éclairait son visage s’atténuait, jusqu’à ce qu’il disparaisse dans les ténèbres.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Poète à mi-temps   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai eu du mal avec ce texte. D'abord, l'utilisation abondante de virgules m'a énormément rebuté, comme lors de cette troisième phrase : "À quelques pieds derrière lui, se trouvaient de grandes huttes, faites de paillasse et de bois, quelques habitants apparaissaient, debout, couchés,..."

Là, j'aurais fait deux phrases, en mettant un point après "bois". Ca n'est pas que la phrase est trop longue mais, à mon goût, contient trop d'informations mal mises en relation.

J'ai préféré la fin, lorsque Shyaka entre dans l'océan. Aussi, je ne comprends pas vraiment où se passe l'histoire et à quelle époque, ce qui me trouble par rapport à l'attitude des habitants.

   xuanvincent   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai apprécié lire cette histoire, même si certains points me restent obscurs (que sont ces corps de villageois sans doute morts, dans quelle circonstance auraient-ils pu périr ?). Le côté fantastique, proche du mythe (l'océan aurait-elle besoin, un peu comme le Minotaure, de son lot de victimes ??) aussi, l'atmosphère un peu étrange de cette histoire m'ont plu.

Le thème de l'eau m'a paru bien traité.

L'époque et le lieu ne sont certes pas définis mais cela ne m'a pas dérangée.

Les virgules ne m'ont pas gênée lors de la lecture, même si je reconnais qu'elles sont nombreuses et peut-être pas toutes indispensables.

   Menvussa   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un peu perdu, ne sachant où se trouve le personnage, ce qu'il y fait. L'océan est à la foi lointain, du sable à perte de vue et si proche, un pas et il s'y précipite. La chronologie est-elle respectée ou l'histoire se boucle-t-elle comme le flux et le reflux des vagues.

L'écriture est agréable mais le lecteur est distancé, oublié sur la plage; ne sachant plus où regarder.

Jusqu'au titre qui m'apparaît décalé.

L'eau est présente, toile de fond et actrice mais je ne comprends pas bien le rapport qui s'établit entre l'homme et l'océan, s'agirait-il d'un songe, d'une réminiscence suite à quelque cataclysme, où il aurait tout perdu, deux époques qui se chevaucheraient dans le récit ?

   Faolan   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
J'avoue avoir eu du mal à me représenter l'endroit où se déroulait l'action... Colline, corniche, plage... Je me suis embrouillé. J'ai pourtant relu plusieurs fois.

Je n'ai pas la moindre idée de ce qui a pu arriver aux habitants du village de Shyaka...

Ce sont les deux derniers paragraphes qui m'ont le plus plu et qui sont à mon avis les plus clairs.

Merci.

   Jedediah   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Pareil...
J'avoue avoir eu un peu de mal à comprendre le contexte de l'histoire... L'époque, mais surtout le lieu restent bien mystérieux.
Le village de huttes, les cadavres m'ont beaucoup intrigués.

Cependant, j'ai bien aimé le personnage de Shyaka, un peu morose certes mais pourtant curieux et songeur...
Les derniers passages, la noyade m'ont davantage convaincus.

Merci de cette publication.

   marogne   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas vraiment accroché à ce texte, dans lequel je me suis perdu, ne sachant pas où on était, où on allait et ce que voulait dire l'auteur. J'avourais que c'est surtout le premier paragraphe qui m'a fait trébucher, et sans doute porté à voir la suite d'un oeil plus négtaif.

Oui l'eau est là, mais pourqooi?

   dude   
18/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je n'ai pas trouvé l'intrigue très claire. Surtout les repères géographique qui m'ont paru très flous. Où se trouve le héros? On parle de falaise, puis de sable et de collines... je m'y perds.
Le texte manque de rigueur pour être plus accrocheur. Surtout pour le deuxième paragraphe et ses répétitions gênantes ("peu à peu" et "s'étendaient"). Les descriptions manquent d'originalité.
C'est trop juste pour moi.

   Ephemere   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour, j'ai eu des difficultés au début avec les mots : ainsi "il s’était posé" (est-il assis ?), paillasse (est-ce de la paille ?), répétition de silence, le sol est de sable et il y marche "sans laisser de traces".
Je trouve certaines phrases lourdes qui auraient pu être séparées en deux ; et aussi : "la mer apparut, noire, non pas noire, c’était une eau trouble"
Je préfère la fin, en effet tout l'histoire se déroule dans les trois derniers paragraphes, le reste étant le contexte.
Le héros est trite mais attirant, on veut en savoir plus sur lui et son village.
FMR

   widjet   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je rejoins les commentaires de mes collègues : l'histoire est confuse. Le phrasé est assez lourd et répétitif. L'eau est belle et bien là ...mais juste parce qu'il le faut.

Déçu.

Widjet

   melonels   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Je sais bien que l'impératif de caractères était a respecter mais là c'est vraiment trop court. Le texte n'est pas developpé, je n'ai pas eu le temps de me plonger dans l'histoire, le héros s'était déjà noyé.
Je suis passée totalement à côté. Désolé.

   Anonyme   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ben pour changer un peu, je n'y ai pas cru.
Pas une seconde.

D'abord, excuse moi mais je n'ai pas accroché au style que j'ai trouvé répétitif (ou j'ai un souci avec les redondances, on commence à le savoir)...

Ensuite, je n'ai pas cru à ton suicidaire qui recrache l'eau... j'ai ptêt pas tout compris au suicide, mais en général il y a quand même par dessus la panique une rasade de délectation, de soulagement et ici, que néni, rien...
Et en général, les deux derniers paragraphes, je n'ai pas aimé. Subjectif? Non... juste l'habitude des agonies, des morts lentes et je n'y vois aucune réelle poésie.

Par contre je souligne l'originalité du traitement et on reste dans les contraintes du concours, mais malgré les autres textes moyens que j'ai lus jusque là, ce participant est celui qui me convainc le moins. Désolée pour la note, mais je dois rester cohérente par rapport à mes autres notations sur les autres textes participants...

   Bidis   
21/1/2009
Confusion quant à l’intrigue, je n’ai pas compris de quoi il s’agissait. Et confusion quant à l’écriture. J’ai dû revenir souvent en arrière pour comprendre à quoi correspondait tel ou tel pronom.
Le personnage ne m'a pas semblé assez accrocheur pour que je me donne la peine de réfléchir plus avant.
Reste l'impression de l'eau, bien rendue.

   victhis0   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Ou est il ?
Quelles sont ses motivations ?
Bref : je ne me suis pas intéressé au cas de Shyaka, pas plus qu'aux évocations de l'eau, sans grands intérêts à mes yeux...

   Nongag   
22/1/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Cette histoire est confuse. On n'y voit pas clair une seconde. Le style est compliqué inutilement: des phrases longues et parfois maladroites.

Désolé mais je noterai très faible.

   guanaco   
31/1/2009
Texte qui à mon avis mériterait d'être retravaillé, pourquoi:
- la trame est très confuse: il n'y a pas d'avant, pourquoi Shyaka est-il là? Qui est-il?Le lieu: rocher? plage? falaise? corniche?
- la catégorie "fantastique/merveilleux brouille les pistes de la compréhension: on attend quelque chose d'extra...ordinaire, mais on reste sur notre faim. Le nom peut-être qui renvoie aux mondes Fantasy
- le style: des constructions bancales ("le silence provenait des maigres enfants qui se chamaillaient."/"Puis, la mer apparut, noire, non pas noire, c’était une eau trouble et les vagues qui en surgissaient étaient soulignées de reflets blancs, à peine transparents."=> c'est noir? pas noir? blanc? transparent?), des répétitions (SOL:"vers le sol" "un sol morne et lisse" "Ses pas s’enfonçaient toujours dans le sol"etc...)
A retravailler donc. Mais ce n'est que mon avis personnel, cela va de soi.
Merci
Guanaco

   Liry   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une histoire a l'atmosphère lourde, angoissante, sans repères spatiotemporels précis. L'océan y apparaissant comme un adversaire, un monstre avalant tous ceux qui y entrent.

J'aurais aimé plus de développements mais les contraintes sont passées par-là. A la fin, il reste énormément de zones d'ombres. Ce texte gagnerait à être retravaillé.

   David   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Mebro,

Une histoire simple et réussis mais qui ne m'a guère emballé. Un plus pour le ton épique, comme un récit d'heroic fantasy à peine esquissé, et parce que le récit a un début et une fin dans le cadre étroit du concours.

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : La première lecture... pas assez concentrée, j'ai perdu le fil. La deuxième lecture... non il manque quelques petits trucs pour accrocher l'oeil et mon attention, vraiment navrée, je passe sans doute à côté de quelque chose... Un effort d'écriture notable.

Pas de note cause concours.


Oniris Copyright © 2007-2022