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Humour/Détente
Menvussa : Divine tentation
 Publié le 28/01/09  -  9 commentaires  -  7848 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Texte écrit à l'origine pour un concours ayant pour thème la tentation. Texte remanié pour Oniris.


Divine tentation


Le Diable lui dit de se jeter du haut de la montagne, que les anges viendraient le récupérer de leurs ailes déployées avant qu’il ne touchât terre.



Jésus regarda dans le vide. Diable ! Que c’était haut. Il était sujet au vertige et puis on était samedi et les anges étaient en congés.


- Après toi.


Le Diable fut fort étonné et tonna :


- Mais ce n’est pas dans le script !


Jésus lui prit le texte des mains.


- C’est écrit en tout petit, là, en bas de la page.


Le Diable regarda, s’échinant à déchiffrer sur le papier quelque peu déchiré, courbé en avant pour y voir plus clair, car comme chacun le sait, le Diable est myope, mi-salope. Il était tentant d’agir, tant et si bien que Jésus, tenté, tenta le coup. Il profita de cette courbure de Satan, à défaut de courbure du temps pour le pousser dans le vide. Puis il s’assit sur un rocher en se disant que le temps que le Malin mettrait pour arriver en bas puis pour remonter serait toujours un moment de répit de pris.


Il ne fallut pas longtemps au cornu pour réapparaître, haletant, les sabots tout fumants tant il s’était hâté.


- Ah, c’est malin ! dit le Démon en retirant sa main ; il ressentait une douleur à l’aine, douleur accrue par cette course à perdre haleine.

Ah, c’est malin ! dit-il donc, sans vouloir faire de jeu de mots, sous l’œil faussement surpris de Jésus qui, s’il avait peur de perdre pied du fait de sa propension à craindre le vide, n’en perdait pas pour autant la tête.


N’oublions pas que Jésus est très nature, « peace and love » et tout le toutim et que la nature a horreur du vide.


- Tiens ! Te revoilà ? Mais où donc étais-tu passé ?


Le Diable ne répondit pas, quelque peu vexé et vraiment crevé.

Après qu’il eut repris ses esprits et Dieu sait qu’il en a beaucoup en enfer, le Diable qui ne perdait pas le Nord, car, comme chacun le sait, l’enfer est au nord, juste à l’est d’Éden, dit :


- C’est à ton tour maintenant.


Jésus ne broncha pas, ne cilla point, ne serra même pas les poings, demeurant aussi calme que s’il n’avait pas entendu l’invitation, que dis-je, la tentation du Diable.


- Ben quoi ! Attends-tu que je te pousse à mon tour ? J’avoue que c’est tentant.

- Que nenni ! répondit Jésus, sur un ton guilleret et très sûr de soi. Regarde en bas, j’y suis.


Jésus venait de se rappeler qu’il était doué, voire même très doué, du don d’ubiquité, caractéristique très pratique qui permet d’économiser du temps en se déplaçant plus vite qu’un TGV et tout ça sans bouger. Le Diable maugréant se pencha à nouveau et râla, forcé de constater les faits. Le Saint-Esprit qui voletait par là, descendit sous les traits d’une buse, histoire d’avoir un peu plus de coffre et souffla sur l’ange déchu, qui chut une fois de plus, sous l’œil amusé de Jésus qui se marra deux fois, au départ comme à l’arrivée, puisqu’il était à la fois en haut et en bas.


Le Diable ne savait plus à quels saints se vouer ; il faut reconnaître que pour ce faire il n’était vraiment pas gâté car tous les saints qu’ils soient jeunes et fermes ou croulants et gâteux l’avaient rejeté.


Cahin-caha, il remonta et arriva tout essoufflé. Ahanant comme un âne, un baudet bardé de fardeaux. Il s’assit à côté de Jésus.


- Ce n’est pas du jeu ! Tu triches.

- Comment ça je triche. Mais tu blasphèmes, Démon !

- Un peu plus un peu moins, de toute façon je suis cuit…


À ce propos, je me suis laissé tenter par une nouvelle chaudière… la mienne est en fin de vie et même en enfer cela ne peut convenir, elle va lâcher c’est sûr. La nouvelle aurait un meilleur rendement, une plus grande capacité, ce qui ne serait pas du luxe pour Lucifer…


- Tu ne ris pas, tu ne souris pas à mon jeu de mots, luxe, lux, pour Lucifer.

- Non ! Satan, prince de tous les maux. Ton discours m’indiffère, tes jeux de mots ont goût de réchauffé.

- Réchauffé ! Je voudrais t’y voir, en enfer, à essayer de garder la tête froide.


Jésus ne réagit pas tout de suite, il admirait le panorama style Cecil B. DeMille, un superbe décor qui avait dû coûter une fortune ; l’auteur ne se refusait rien.


Le Diable, lui, impatient d’obtenir une approbation, ne songeait qu’à l’enfer du décor. Il voyait le mal partout mais cela ne le consolait qu’un tant soit peu. Pourvu que la chaudière tienne encore le coup se disait-il, craignant un « Non » retentissant de la part du Messie.


C’est alors que Jésus, sortant de sa rêverie, reprit la conversation.


- Là, tu marques un point. Tu n’as pas tort. Les dés sont pipés.

- Donc tu triches ! s’exclama Lucifer, qui, surpris, avait failli perdre de fil.

- Je n’ai pas pipé les dés, Démon. Tu as faussé le jeu en claquant la porte. Et puis quoi ! Tu es parti avec la lumière, nous laissant dans le noir.

- Que nenni Divin Messie, Vous avez pété les plombs, Vous avez disjoncté tous les trois et Vous vous êtes retrouvés dans le noir. Et puis n’en faites pas toute une histoire, ça n’a pas duré, vous avez balancé le noir aux hommes pour une vulgaire histoire de pomme.

- Tais-toi ! Ne pipe mot à personne de cela.

- J’avoue en avoir été tenté… Bon, tu sautes ?

- Mais c’est une idée fixe ! Que veux-tu prouver ? N’est-il pas écrit tu ne tenteras pas le seigneur ton Dieu !


Sur le coup, le saigneur vit rouge. Jésus lui en ressortait toujours une de derrière les fagots, et pour lui, le Diable, qui rêvait de faire feu de tout bois, cela devenait insupportable ; hautain, vexé par cette répartie, il faillit se lever et partir, mais il se ravisa, il y avait une chaudière en jeu.


- Mon Dieu ! Je l’avais oubliée celle-là ! C’est toi qui l’as écrite ? dit-il, plein d’ironie.

- Non, ce n’est pas moi mais j’y adhère totalement. Revenons-en à notre discussion…


Jésus ne s’en laissait pas conter, et Satan savait avoir fort à faire, lui Lucifer, avec ce fils de Dieu, ce rejeton du Tout Puissant.


À ce moment-là, la buse, euh non, l’Esprit saint, dont les oreilles avaient sifflé se pointa apparemment mécontent et là-haut dans le ciel on entendit comme le bruit d’un volet qu’on rabat violemment.


- Aïe, on dirait bien qu’on a réveillé ton père, ça va chauffer, ce qui n’est pas pour me déplaire, mais dans sa colère, le Vieux pourrait bien me refroidir, je préfère retourner à mes fourneaux, je m’éclipse…


Puis se faisant mielleux…


- Dis, tu penseras à ma chaudière ?


Jésus ne répondit pas. Il n’était pas fâché de voir Lucifer s’éclipser. Le bougre sentait le soufre à plein nez, à un point tel… que c’en était indisposant.


D’un autre côté, la discussion inachevée lui laissait un goût amer. Il aurait voulu, une fois de plus, rabattre sa superbe à ce maudit manipulateur. Et cette histoire de chaudière… Décidément il ne manquait pas d’air ce Lucifer.


La voix tonna.


- Alors Fils ! Que se passe-t-il encore qu’on me réveille avec tout ce vacarme.

- Vous avez l’ouïe fine mon Père ! Ce n’était rien que Satan qui savamment tentait une fois encore de me tenter.

- Et alors !

- J’ai failli succomber.

- Comment !

- J’ai failli succomber à une grosse fatigue… Ce Belzébuth est par trop assommant. Lui avoir en un temps confié la lumière passe encore… Mais l’avoir doté de la parole, je serais tenté de dire…

- Pardons ! Tu mets en cause mes choix, mes décisions ! Méfie-toi Fils ! Ne succombe pas à la tentation de tenir tête à ton Père, à ton Dieu, à Moi, quoi !

- Voyons Père !


Le Diable dont une oreille traînait encore dans le secteur se frotta les mains. Pensant tout bas : « Si ça continue ainsi, je pourrais bien l’avoir plus vite que prévu ma chaudière… et garnie encore. »


L’histoire ne nous dit pas si Belzébuth eut gain de cause. Ce qui est sûr, c’est qu’à voir comme tourne notre monde et à quel point nous perdons la boule, il ne faudrait pas que sa chaudière rende l’âme, car là, (sans jeu de mots) ce serait vraiment l’enfer.



 
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   widjet   
28/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bon, je sens que je vais encore me faire engueuler...Very sorry Menvussa, mais je n'ai pas accroché alors que j'aurai aimé aimer ton texte: ce n'est pas déplaisant en soi, mais j'ai trouvé l'humour un peu poussif, forcé à l'image des jeux de mots guère recherchés (mais l'exercice est difficile, je reconnais) et une écriture assez impersonnel. Il faut avouer que le sujet n'aide pas, Dieu, le diable, Jésus, bref ce n'est le thème le plus novateur à la base alors si la forme n'est pas originale, on risque de trouver le temps long....
Justement l'histoire tire aussi en longueur alors que le texte est plutot court. Menvussa, je vais m'avancer et peut-être même complètement me tromper, mais contrairement à tes autres textes, j'ai eu la sensation que même toi n'y croyais pas plus que ça à ton histoire.

Désolé, l'ami, mais je reste ton fidèle lecteur....

Bonne journée

Widjet

   dude   
28/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas été conquis par le texte. L'humour est certes présent, mais trop "téléphoné". Et les jeux de mots m'ont paru bien trop voyants, ça manque un poil de subtilité... Même si le style est bon.

   Faolan   
28/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Chouette idée. Quelques bons mots malheureusement trop rares, les autres sont trop "faciles"...

Merci.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte que je connais bien puisque Menvussa me l'avait donné à lire après l'avoir écrit. Il y avait deux textes sur le même thème. Celui-ci était mon préféré. Un texte de la catégorie détente est destiné à détendre, pas à créer un émoi sentimental ni à faire peur. La catégorie c'est "humour, détente", on a le choix entre deux comme dans "policier, noir, thriller", on peut faire du policier pas thriller, si si...
Perso un texte qui me détend, visuel, l'humour est sympa et bon esprit, le divin est personnifié, de chair.

Rien de lourd à mon sens et l'histoire se laisse regarder volontiers. Comme quoi, les goûts et les couleurs... :)

   estelane   
7/2/2009
j'ai beaucoup aimé. Transgresser l'éducation judéo-chrétienne par des jeux de mots amusants, des situations cocasses, il faut oser.
Merci, j'ai pris beaucoup de plaisir.

   Anonyme   
9/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai lu cette histoire avec beaucoup de plaisir Mais un petit goût de trop peu au final
Comme si l'auteur savait qu'il peut beaucoup mieux faire (et nous aussi) et qu'il se laisse tenter par la facilité (mais après tout pourquoi pas)
Merci pour ce moment de détente
Xrys

   Nongag   
9/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Ça commence plutôt bien avec quelques traits d'humour sympathique. Par exemple: "le Diable est myope, mi-salope".

Mais malheureusement la plupart des traits humoristiques tombent à plat. Je pense que le style manque de fluidité, les phrases sont longues, certaines sont découpées maladroitement. Les idées
ne sont pas mauvaises, au contraire, mais dans l'humour tout est question de rythme.

Reste quelques moments lumineux et quelques beaux sourires.

   Christina   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je me suis bien amusée à la lecture de cette nouvelle. Je ne connais pas forcément toutes les autres donc je ne peux pas comparer, mais j'ai trouvé des idées jolies comme myope - mi-salope... un moment de répit de pris, et surtout : le panorama de Cecil B deMille, j'ai trouvé très chouette. En tout cas je ne me suis pas endormie !
Je trouve aussi que ce n'était pas facile de transposer une histoire "sérieuse" de cette manière sans en faire un plagiat stupide et pour moi cet exercice là pour le moins est réussi. Merci !

   marogne   
15/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon, et bien je crois que mon commentaire, en tout cas pour les jeux de mots, figure déjà dans le texte vers le milieu.

Que l’auteur ne s’offusque pas, je suis un handicapé des jeux de mots (j’ai déjà dû l’écrire une bonne dizaine de fois sur ce site, ça fait un peu réchauffé – oh pardon !), et me suis donc ennuyé assez vite, regardant à quelle distance j’étais de la fin. Une histoir aurait peut être remonté l’ensemble ?

Une belle écriture nonobstant.


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