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TITEFEE : Et que vive l'eau [concours]
 Publié le 29/01/09  -  23 commentaires  -  2718 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

L'eau la plus belle aventure de l'humain.


Et que vive l'eau [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



C’est comme un grondement lointain, comme un glougloutement et je sens le courant qui emporte un air plus frais. Le clapet s’ouvre soudain et des débris arrivent, l’odeur est agréable : odeur de lait sucré, de farine maltée, de miel et un amalgame de fruits mâchés menus. Les parois de ce lac s’agitent et des bulles d’acide viennent crever à la surface.


Là haut, tout là-haut, j’entends de la musique et des frottements que je ne situe pas bien. Je n’entends seulement que les bruits sourds et répétitifs qui rythment les mouvements des conduits qui viennent pomper le liquide nourricier et l’apporter par un secret maillage dans toutes les sphères de cet endroit où je suis.


Je vis à l’abri, dans la moindre parcelle, au creux de chaque logement qui m’abrite.


Je suis l’eau indispensable à la vie de l’enveloppe qui recèle dit-on une âme.


Je remonte à la vitesse de la lumière dans cette masse blanchâtre qui ressemble à s'y méprendre à ce que l’on voit dans une noix.


Dis-moi petite pensée, que fais-tu donc accrochée à cette synapse hésitante ? Tu attends le signal ? Tu n’as pas eu encore le droit de te formuler car même pour cela tu as besoin de moi, l’eau ! Ce ne sont que billevesées car j’ai beau être omniprésente je manque parfois d’éléments pour parfaire ma tâche. L’on dit même qu’un jour je pourrais manquer et alors toute vie s’éteindra sur la terre !


Mais en attendant…


Viens je t’emmène dans un voyage sidéral aux confins des néants absolus… L’univers du plus petit s’anime pour nous, et vois : je suis encore partout, partout.


Cette lumière douce, que tu vois c’est une cellule dont le cœur est formé d’un cristal où bat une goutte infime d’eau… Et plus loin là-bas, ces deux formes oblongues aux parois lisses et nacrées sont le réceptacle des eaux usées de cette machine vivante qu’on appelle corps humain.


Ce ballon de baudruche gonflé d’un liquide d’or, tu vas le voir se vider bientôt. Pourtant l’on dirait que l’entité que j’occupe n’est pas pressée : peut-être a-t-elle encore d’autres choses à accomplir, là-haut, car je sens les muscles pelviens qui se contractent et les sphincters qui se crispent…


Et moi je me sens impatiente d’être expulsée maintenant car les parois de la vessie ne pourront bientôt plus me retenir.


Tant pis, je fais pipi au lit…


Et je coule chaude entre les jambes de l’enfant qui s’éveille en pleurant honteux de s’être laissé surprendre par un plaisir divin de relâcher la tension que son bas-ventre imposait à ses sens en éveils.


 
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   dude   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une lecture plaisante pour débuter la journée. Cela m'a rappelé un vieux dessin animé "il était une fois la vie" :) où l'on expliquait le fonctionnement du corps humain. L'eau devient narratrice d'un voyage teintée de poésie. C'est mignon et paisible.
La chute m'a fait sourire.

   Filipo   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Effectivement, c'est "tranquillité et volupté". La démonstration n'est plus à faire, l'eau est effectivement un constituant essentiel du corps humain (après avoir illustré cette notion d'une façon quelque peu "différente", je ne peux qu'approuver ce propos :-))

Quelques petites scories dans le texte, cependant (un peu du pinaillage, certes) ;

"Je n’entends seulement que les bruits sourds" : il y a un petit truc qui ne glisse pas, dans cette formulation.

"l’enfant qui s’éveille en pleurant honteux de s’être laissé surprendre par un plaisir divin de relâcher la tension que son bas-ventre imposait à ses sens en éveils." ça manque un peu de virgules, et la formulation est discordante, à mon sens...

   Ephemere   
29/1/2009
Lecture du matin, bonjour. j'ai bien aimé la chute, amusante mais pas le déroulement. D'une part, le scénario : quatre exemples de la présence de l'eau, estomac, système nerveux, la cellule puis le coeur du sujet, le système urinaire. c'est un peu trop dispercé pour une nouvelle courte.
Le style : des mots répétés comme "je sens," "est" et quelques lourdeurs : "de cet endroit où je suis" "Je vis à l’abri, ...logement qui m’abrite" "à ce que l’on voit" "l'on dit même"
La vitesse de la lumière, c'est pas un peu rapide... là, je chipote.
Je ne noterai pas étant le second.
FMR

   Anonyme   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli texte agréable à lire. C'est simple, sans fioritures inutiles.

La chute m'a fait sourire en plus, c'est sympa!

   Flupke   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Titefée
Très sympathique ce petit texte. Bien écrit, et je l'ai lu d'une traite sans interruption. Certains passages m'ont fait penser au dernier chapitre du "Système périodique" de Primo Levi. J'ai bien aimé. Merci. Amicalement,
P'tiflupke

   victhis0   
29/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
d'accord avec FMR : j'ai préféré la chute à ce qui précédait, que j'ai trouvé un poil compliqué, tordu, pas très clair. reste une idée assez originale, ce qui n'est pas si mal.

   Nongag   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Hummm! Ça ne m'a pas convaincu. Ça veut trop impressionner on dirait, ça manque de simplicité, même si (je suis d'accord) la chute est bien sympathique.

   widjet   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai trouvé ça plutôt pas mal et surtout délicatement écrit. C'est du "Titefée" dans le texte : voluptueux et un poil espiègle.
Widjet

   Bidis   
30/1/2009
À cause de l’« odeur de lait sucré, de farine maltée, de miel et un amalgame de fruits mâchés menus », je mets un moment à comprendre que le personnage du narrateur est l’eau. La personnification au niveau de l’odorat ne me convainc pas du tout, du tout. Par exemple, je me souviens du film « Abyss » et des silhouettes en eau, je leur aurais bien imaginé la vue mais pas l’odorat…
Peut-être est-ce à cause de cette gêne que j’ai eue au début que ce texte ne m’a pas accrochée. Et puis les histoires de pipi ne sont vraiment pas… ma tasse de thé, mais ça c'est vraiment subjectif.

   Poète à mi-temps   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Certains problèmes de ponctuation (notamment de virgules : "cette lumière douce, que tu vois c'est une cellule" ...) m'ont fortement rebuté.

Par ailleurs je trouve le style un peu trop forcé, lourd : "ce ne sont que billevesées" ; "pomper le liquide nourricier et l'apporter par un secret maillage dans toutes les sphères de cet endroit où je suis".

Je me suis un peu perdu, par cette succession de phrases.

Dommage, l'idée était bonne.

   Menvussa   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un sympathique petit cours sur l'eau dans l'organisme humain. L'eau de vie.

   marogne   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Est ce que l'eau peut "faire pipi au lit" et en même temps "couler"???

Je n'ai pas vraiment accroché à ce texte, et pas été convaincu par cette eau ubiquiste, j'aurais presque attendu quelque chose de fantastique, comme une rebellion - pourquoi pas ? - de cette eau que l'on souille, autant dans le corps que dans la nature, et qui pourrait, attaquer l'origine même de ces souillures.

mais l'eau pourrait-elle exister sans l'homme? petite pensée phylosophique (?!!) du matin, le monde existe -t-il parce que l'homme existe, ou est ce le contraire? Est-ce que quelque chose qui n'a pas de nom peut exister?

Allez, allez, on oublie pour revenir au texte, dont pour moi, la lecture a été plutôt difficile, un je ne sais quoi qui me l'a fait paéraître longue.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une danse de mots fluide. C'est Titefée, elle écrit comme elle chante, elle aime les mots et les honore, les soigne, elle sourit aux verbes, elle fait chuinter les virgules. La prose lui va bien je trouve. J'aime cette fin de texte, ce pipi au lit, ce regard de femme sur la vie et l'écriture.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Super... Titefée, je suis vraiment content de pouvoir enfin dire oui oui oui j'ai vraiment aimé... C'est inattendu souriant et grave aussi, du fond et de l'ironie...
Bravo et pour moi inattendu (la chute)

   guanaco   
2/2/2009
J'ai été déçu. Cette nouvelle manque de la poésie de Titefée à laquelle on était habitué.
Je ne sais pas comment dire, c'est terrible
Un goût d'inachevé peut-être?
Désolé Titefée mais merci, pour ce texte.
Guanaco

   macalys   
2/2/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Comme Dude, ce texte m'a rappelé le dessin animé... Mais comme le dessin animé, je trouve ce texte un peu trop elliptique et dispersé.

Il y a de beaux passages, poétiques, comme la description du contenu de l'estomac, ou de la vessie.

La fin est originale et inattendue.

En ce qui concerne la structure, j'aurais aimé que tu t'attardes plus sur le circuit de l'eau de l'estomac à la vessie, que tu sèmes des indices pour guider le lecteur doucement vers la fin. Il n'était vraiment pas nécessaire d'évoquer les synapses qui n'ont d'utilité dans ton récit que de rajouter un peu de poésie. Dans une nouvelle aussi courte, c'est dangereux de se disperser.

De plus, des maladresses dans le style m'ont gênée :
- - La répétition sans arrêt de "c'est" et du verbe être rend ton texte imprécis et ajoute à la confusion de l'ensemble.
- Pas mal de répétitions qui se voient dans un texte si court.
- C’est comme un grondement lointain, comme un glougloutement : Pourquoi pas tout simplement : "Un grondement lointain, un glougloutement" ?
- Je n’entends seulement que les bruits sourds : très lourd...
- Ce ne sont que billevesées car j’ai beau être omniprésente je manque parfois d’éléments pour parfaire ma tâche : que viens faire le mot billevesées ici ? Je ne vois pas le lien entre les deux parties de la phrase ou avec la phrase d'avant....
- je sens les muscles pelviens qui se contractent et les sphincters qui se crispent… : ces mots triviaux détonnent avec le reste plutôt poétique...

Bref, déçue car je sais que tu es capable de bien mieux.

   melonels   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Comme beaucoup le texte m'a fait penser à il était une fois la vie avec un style littéraire tout de même plus ellaboré. C'est une bonne idée que de décrire l'influence d'une goutte d'eau sur le corps humain. Original.

   aldenor   
8/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Riche et poétique idée. Qui méritait probablement un peu plus de soin dans le style. Mais pour moi, passe bien quand même.

   Anonyme   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien ce texte il me fait sourire Je n'avais rien vu venir avant la fin
Merci

Xrys

   David   
12/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour TITEFEE,

L'eau dans le corps humain ça en fait beaucoup à dire, ici ça procède par petites touches, la fin est sympathique, le tout manque un peu d'un fil conducteur moins dispersé je crois.

   Ariumette   
22/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : En tant que biologiste je peux te dire merci (bon on reparlera de la structure cellulaire si tu veux, lol!). Ce récit court est très sympa et la fin m'a surprise. J'avais peur d'être dans un récit "attention l'eau est importante pour l'environnement" et en fait non ! Merci !

Pas de note cause concours

   macada   
27/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très bien amené; on se demande où tu veux en venir mais la fin est surprenante. peut etre ( et c'est vraiment pour être tatillonne) deux remarques: le dernier paragraphe est inutile à mon sens. et puis la biologie des cellules et des synapses, c'est pas tout à fait comme ça. mais ici, on se passe bien de la précision scientifique. vraiment une bonne ''neauvelle''.

   florilange   
26/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Joli texte poétique sur le circuit de l'eau, qui ne l'est pas toujours, lui, poétique (pipi au lit). Façon originale de traiter 1 sujet ultra connu. Même si, effectivement le lecteur doit parfois faire des efforts pour ne pas se perdre. Des tournures discutables, notamment :

- "le courant qui emporte un air plus frais". Si on le sent, c'est qu'il est "apporté", pas "emporté".
- "Je n'entends seulement que les bruits". Il faudrait dire soit "Je n'entends que les bruits" soit "J'entends seulement les bruits". Ces 2 négations successives sont incorrectes.
- "Et alors toute vie s'éteindra". Pour suivre la précédente phrase, qui est 1 supposition, il faudrait écrire "s'éteindrait".
- "Pourtant l'on dirait". Il suffirait de dire "Pourtant, on dirait".

Cela n'empêche pas le texte d'être agréable, léger, frais.
Florilange.


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