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Humour/Détente
Menvussa : Réflexion à l’encre seiche
 Publié le 23/04/09  -  21 commentaires  -  3017 caractères  -  204 lectures    Autres textes du même auteur

Con comme une huître ?


Réflexion à l’encre seiche


Le QI d’une huître !


Qu’avez-vous donc contre les huîtres ?


Une formulation me semble revenir un peu souvent, qui tend à comparer le QI d’un individu, que l’on ne porte pas, généralement, en haute estime, à celui d’une huître.


Que connaissez-vous du QI d’une huître ?


À ma connaissance qui, il est vrai, n’est pas très poussée en ce domaine, on n’a jamais fait passer le fameux test psychotechnique à quelque huître que ce soit. M’est avis que l’on serait peut-être fort surpris.


Certes, l’huître vit renfermée sur elle-même. Est-ce suffisant pour l’affubler d’un quotient si faible, qu’il se confonde avec les bulles qu’elle émet de temps à autre ? De telles considérations auraient tôt fait d’élever au rang de sommité, de référence intellectuelle, nos concierges les plus volubiles, et je connais un autre personnage, dont les bulles ne sont pas toujours la preuve de la plus grande sagesse, que nous ne nous autorisons pas pour autant à rabaisser au rang de bivalve aquatique. Je tiens à préciser cependant, avant que l’on ne me condamne, n’avoir rien contre les concierges.


En fait, l’huître a inventé l’autarcie, et ce, avant la lettre. Et, quoique nos économistes réfutent tout bien fondé à une telle pratique - pas tous, mais certains -, force nous est de constater que l’huître est - ma foi - un individu doué de réflexion.


L’huître est diplomate et, si ce caractère n’est pas toujours exempt de quelque considération péjorative, il n’en demeure pas moins que l’on prête sans conteste, à cette gent affable, un esprit aiguisé, parfois comme couteau - autre bivalve de mes connaissances. L’huître est diplomate, disais-je, car elle sait enrober la difficulté, elle sait habiller la contrariété, pour en rendre les contours moins agressifs. L’huître arrondit les angles, au risque parfois, il est vrai, de nous en sortir une…


Mais n’y voyons là aucun sujet de moquerie, car l’huître, à l’instar de bon nombre des grands de ce monde, du nôtre en l’occurrence, sait faire passer ses inaptitudes, ses faiblesses, en trésors, en joyaux, en perles convoitées.


S’il me faut justifier la comparaison de l’huître à ces sociologues que nous disons politiciens, il suffit de vous renvoyer à l’extrême aisance avec laquelle nous la gobons.


Et si, allergique à sa mollesse, à sa crudité, à sa saveur salée, vous assurez qu’elle vous répugne et que vous ne pouvez la digérer, n’y voyez qu’une preuve de plus, justifiant le parallèle établi.


Réfléchissez ! Parlez-en autour de vous ! Vous verrez que cette expression triviale : "Con comme une huître", n’a pas de raison d’être, qu’il faut certes s’en méfier, hésiter à l’avaler tout rond, sans pour autant croquer dedans, mais surtout ne pas lui prêter ce QI dérisoire, au risque de s’y laisser prendre, l’huître pince, plus que vous ne pourrez jamais en pincer pour elle.


Plus tard, je vous parlerai des couteaux, autres bivalves, souvent de second plan, mais dont il faut aussi se méfier, tant ils peuvent être aiguisés et tranchants.


 
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   widjet   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un petit texte sans prétention qui tourne un peu court, mais il est vrai qu’il n’est pas facile d’être loquace sur un sujet qui ne repose que sur une expression (« con comme une huitre »).

Ai bien aimé le titre, par ailleurs.

Menvussa s’en sort plutot honorablement en dépit d’un verbiage un peu trop empesé, et même si certaines allusions sont nébuleuses ( connais un autre personnage, dont les bulles ne sont pas toujours la preuve de la plus grande sagesse ) pour moi et si certains traits d’esprit m’échappent comme L’huître arrondit les angles, au risque parfois, il est vrai, de nous en sortir une……Une quoi, au juste ?

Ce n’est pas désagréable, mais cela manque de drôlerie.

Visiblement, l'auteur nous prépare une nouvelle réflexion. Intéressant donc, cela peut-être une bonne idée et un bon filon.

J'attends la suite !

Widjet

   Anonyme   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
"personnage dont les bulles", je vote pour le pape moi!...
Sinon c'est assez sympathique. En revanche, la fin et ses "couteaux" ne me transcende pas.
Une petite réflexion nacrée qui se lit bien.

   Anonyme   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Menvussa,
Merci pour ce texte. Il fallait le dire et c'est bien dit ! Je me sens nettement plus à l'aise dans ma carapace.
C'est vrai qu'il est fastidieux de passer sa vie à arrondir les angles et c'est bien que tu l'aies souligné. Oui ! Je le revendique, les huîtres sont ce qu'elles sont, tout comme les blondes, elles sont de délicieuses fabriques de perles !

   Selenim   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Partir d'un expression populaire pour développer un texte humoristique n'est pas chose aisée.

Ce texte ne m'a pas convaincu car il est fondé sur un langage très soutenu pour contrecarré la condition crétinesque de la reine des perles. Une analyse scientifique et philosophique étayée sur un sujet de réflexion grotesque: l'intelligence d'un mollusque.

Dommage. Pas de jeu de mots, peu de formules qui marquent, une sorte d'embrouillamini où même l'auteur semble avoir quelques difficultés à s'extirper.

Un exercice qui, dans l'esprit se rapproche de certaines Chroniques de la haine ordinaire du maître Desproges, mais qui tombe à plat faute d'inventivité.

Je reste persuadé que cet essai plaira à d'autres, plus friand de textes axés sur cette opposition.

Selenim

   Anonyme   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Autant vous l'avouer tout de suite.
L'huître est mon animal favori.
Je parle bien entendu de la plate mieux connue sous le nom d'oestrea edulis.
L'auteur en parle dans des termes qui m'ont interpellé. A la sympathie que m'inspirent depuis toujours ces délicieux lamellibranches, viendra s'ajouter désormais une bonne dose de considération.
Merci, Menvussa.

   Anonyme   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Personnellement j'ai toujours dit con comme un balai. De plus je n'aime pas les huîtres dont le caractère trop coulant, moi qui aime l'ordre et l'autorité, me rebute.
Par contre j'aime que l'on écrive à partir d'un sujet très mince.
C'est à mon avis, le travail de l'écrivain et du poète de nous faire voir et apprécier ce que l'on ne subodorait pas chez telle ou telle chose , tel ou tel être vivant (voir Ponge par exemple)
Pour cet effort je te remercie.

   victhis0   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
un poil court quand même (même si la pilosité des huîtres est assez rare : l'huitre est glabre et tient à le rester) ; c'est sympatochounet masi çà ne monte pas plus haut qu'une marée en mortes eaux. Mais çà se digère bien, l'huître, comme ce petit texte apéritif.

   solidane   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte agréable, du Lafontaine en prose peut-être. C'est plutôt sympa. Texte démonstratif au sens propre du terme qui convient bien au sujet choisi. Source de nombreux petits à venir : con comme un balai (ce fut dit) comme une baleine... de l'huître à la baleine ??? Tout un recueil de nouvelles à la Queneau. (eau ?)

   Nicolas   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une petite réflexion sur l'huitre, il fallait oser !
C'est sans prétention, quelques formules intéressantes, mais bon c'est un peu court, mais en même temps, quoi dire de plus sur un sujet pareil.
Vivement la nuit des longs couteaux !

   antares77   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée est excellente, et j'adore ce type d'exercice consistant à démonter ces fausses évidences que l'on transporte dans nos expressions.
Néanmoins, je crois que le thème aurait mérité un peu plus de légèreté dans les phrases et le choix du vocabulaire. Je comprends que l'auteur ait voulu contraster entre sa thèse et cette sentence populaire dont il tord le cou, mais ceci dit cela nuit à la lecture (à mon humble avis).
J'ai buté sur le "tout bien fondé à une telle pratique ". Le bien fondé d'une telle pratique n'aurait-il pas été préférable ?

   calouet   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'idée de départ est séduisante, mais pour a part je reste sur ma faim. Et pourtant j'aime vraiment les huîtres!

Pour faire court, disons que comme widget, certaines allusions sont restées hermétiques pour moi, mais que le le plus embetant n'est pas là. Pour moi, ton style (volontairement ampoulé? faudra que je lise d'autres choses de ta plume pour juger) est lourdement handicapé par la ponctruation choisie. Beaucoup de phrases à rallonge, avec des virgules dans tout les sens, là où j'aurais trouvé opportun de casser en deux, trois, morceaux. Comme par exemple celle-ci :

"Vous verrez que cette expression triviale : "Con comme une huître", n’a pas de raison d’être, qu’il faut certes s’en méfier, hésiter à l’avaler tout rond, sans pour autant croquer dedans, mais surtout ne pas lui prêter ce QI dérisoire, au risque de s’y laisser prendre, l’huître pince, plus que vous ne pourrez jamais en pincer pour elle."

ou celle-là :

"Une formulation me semble revenir un peu souvent, qui tend à comparer le QI d’un individu, que l’on ne porte pas, généralement, en haute estime, à celui d’une huître."

Si cette lourdeur est voulue, bah sur moi ça n'a pas pris, faute d'en avoir trop peu fait. le cul entre deux chaises, quoi.

Bon, j'irai lire d'autres choses de toi, je ne veux pas rester sur cette drôle d'impression.

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui m'a vraiment plut. Parce qu'il évite, je trouve, l'écueil facile de la multiplication des calembours improbables notamment.

Le style est fluide, les comparaisons drôles ou caustiques.

Et puis, même si je n'adore pas les comparaisons, je retrouve un peu de Ponge dans ce texte.

J'ai vraiment apprécié.

   Anonyme   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Menvu... ! Pas mal ta petite réflexion sur l'huitre, qui me rappelle, dans la même ordre d'idée, un autre texte qui s'intitule SOS Pinnothères ! Merci d'avoir pris la défense de ce bivalve festif ancré aux granits hercyniens et subaquatiques du massif armoricain depuis la nuit des temps !

   Flupke   
24/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Menvussa,

Bien aimé la comparaison. Philosophie simple mais juste. Bien aimé les jeux de mots sur le champs lexical.
En ce qui concerne ta phrase : S’il me faut justifier la comparaison de l’huître à ces sociologues que nous disons politiciens, il suffit de vous renvoyer à l’extrême aisance avec laquelle nous la gobons, il faut absolument que tu lises Vox Populi de Villiers de l'isle Adam.
http://www.biblisem.net/narratio/villvoxp.htm
Un court texte qui illustre tout à fait ton propos.
Amicalement,
Flupke

   Anonyme   
27/4/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Piouf... bon alors de la part de quelqu'un qu'on affuble souvent du "con comme une huitre", merci.
Ensuite oui... bon... lénifiant... un rien trop professoral pour mes gouts, j'aime pas qu'on prenne la défense des huitres, c'est méchant les crustacés, ça pince ça crache et ça me donne même pas des zolies perles pour que je puisse devenir riche...

Non c'est pas le sujet le plus inspiré que j'aie lu.
C'est pourtant bien écrit, avec humour... mais un peu trop ... long... non?

Bof tant pis, tu m'en voudras pas de la note... essaie avec crétin des alpes la prochaine fois ou tête de lapin... qui sait?
;-)

   Azurelle   
4/5/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
On dirait la voix d'un professeur très convainquant ^^. Même si je n'ai jamais employé cette tournure, ce texte m'a amusé. En plus, il y a des petits jeu de mots, un texte délicieux.

   Anonyme   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai apprécié la réflexion, qui, ne partant que d'une citation est ma fois pas si courte que ça!!! J'ai souris à plusieurs reprises, bon moment de lecture!! :)

   costic   
13/5/2009
ça m'a un peu rappelé mon premier sujet de philo: "il n'y a que les huitres et les cons qui adhèrent" ou peut-être était-ce les moules... En tout cas je me souviens de ne pas avoir oser prendre la défense d'un de ces mollusques. Avec le recul, et après lecture du texte, je regrette vraiment... Finalement, y'avait de quoi faire.

   marogne   
23/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bon, j'ai compris la plus part des jeux de mots à la lecture des commentaires.....

Dois-je encore commenter?

Non, décidemment, mon premier aveu en est déja un!

   jaimme   
25/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Tombé par hasard sur cette réflexion peu iodée, je trouve que Menvussa s'en sort honorablement. J'aurais aimé un peu plus d'audace.
Un détail: tous les économistes sont contre l'autarcie (au moins depuis la disparition de Mussolini! lol).
Mais, en définitive, si nous attribuons un tel QI aux huitres, n'est-ce pas pour justifier notre désir de les manger. Et par douzaines!
Conclusion: continuons à les insulter. Car j'adore les huitres!!!!!

   florilange   
14/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Pas facile de disserter sur ce sujet. Qu'on aime les huîtres ou pas.
J'aime bien le titre. Et le fait que Menvussa traite son sujet sérieusement, malgré les jeux de mots, comme 1 dissertation qui, ma foi, se défend très bien. Sans longueur.
Florilange.


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