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| papipoete
10/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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bonjour Mikard
Je ne sais pas si cette nouvelle remplit toutes les conditions, pour être appréciée mais de la première ligne à la dernière, dès lors que cette fille met un pied dans le piège, on sent que son prédateur l'a ferrée, elle est à point ! Et le pianissimo du début de la traque, va fortissimo, et chaque appât du chasseur est mordu, le collet se resserre... ( sa soeur opérable d'un rein... pas l'argent pour payer ? non problème, y'a une oie blanche pour raquer ! ) Et lorsqu'elle en arrive à poser nue pour un mateur, contre un billet...le beau surfeur est là dans son esprit, à dévorer son coeur ! NB pas compétent en matière de nouvelle, j'interviens quand même, pour peut-être amorcer une débauche de commentaires, plus flatteurs les uns que les autres ? Tout y est, et nous montre que les campagnes de mise en garde contre arnaqueurs de plus en plus doués ( autant que salauds ) ne feront pas de quartier, et nulle prière ne les fera revenir sur leur funeste entreprise. Ici, on voit hélas une pauvre victime, avec de la peau de saucisse devant les yeux, et le coeur... |
| Boutet
10/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Très belle lecture sur un sujet dont on entend hélas souvent parler : les brouters spécialistes des arnaques aux sentiments ayant pour seul but soutirer de l'argent. La narratrice manipulée se retrouve prise dans un engrenage amoureux virtuel. Combien se sont fait dépouiller et sont manipulé(és) chaque jour ? Certains finissent par découvrir la supercherie quand d'autres y croient encore au grand amour et continuent de se faire dépouiller, des étoiles plein les yeux, comme la narratrice.
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| Babefaon
10/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Bonjour Mikard,
Un sujet d'actualité sur les arnaques sentimentales (ou autres) qui deviennent de plus en plus récurrentes, hélas ! On se dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres, mais force est de constater que ça peut arriver à nombre d'entre nous, même mis en garde, à en juger par les témoignages des victimes qui circulent (sans compter celles qui n'oseront jamais avouer, par honte). Il faut croire que les toiles sont très bien tissées. La naïveté (qui confine à la sottise, pour reprendre une réplique culte !) de votre personnage est bien rendue et m'a amusé. C'est bien écrit et plutôt drôle. On y croit, elle est, pour moi, parfaitement incarnée. On se demande jusqu'où peut aller la supercherie, à quel moment elle va se rendre compte de son aveuglement. Si j'ai « un peu aimé » seulement, c'est parce que j'ai été déçu par ce revirement. Je sais qu'il est difficile de terminer une nouvelle, de lui trouver une chute, ouverte ou fermée, surprenante ou non, mais je pense qu'il y avait matière à terminer votre récit autrement. J'ai du mal à croire que, étant dupée elle-même, elle puisse chercher à infliger le même sort à quelqu'un d'autre, sans qu'il y ait le fameux déclic à un moment donné. Désolé, mais ça ne me paraît pas ou peu crédible ! Ce n'est, bien sûr, que mon ressenti. |
| Donaldo75
14/2/2026
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Salut Mikard, comme pour le texte que j’ai précédemment commenté, je vais utiliser mon cerveau gauche pour celui-ci.
L’arnaque : Une femme seule, employée dans un magasin à Rouen, croit vivre l'amour absolu après avoir rencontré un certain Diego sur Tinder. Ce dernier se présente comme un surfeur professionnel de 40 ans, beau, riche et voyageant aux quatre coins du monde. Cela me rappelle l’arnaque au faux Brad Pitt, à la différence près que l’arnaquée tente à la fin de devenir arnaqueuse, pour aider son arnaqueur. C’est là le twist. Du côté narratif, tu décris bien le mécanisme de l'emprise. Les détails ajoutent de la crédibilité à cette narration. Et la chute est intéressante dans sa nature, celle de la déchéance morale. Par contre, l'écriture est très linéaire, dans la narration pure, sans grande recherche d'images poétiques ou de style littéraire marqué. L'écriture est ici un simple véhicule pour la chute. Dès que l'on gratte un peu la surface pour chercher une voix, une esthétique ou une singularité, c’est compliqué car tout est sacrifié sur l'autel du dénouement, au détriment de la texture même du texte. Le style est scolaire : peu de rythme, pas d'aspérités, pas de métaphores originales qui viendraient bousculer le lecteur. De l’explicatif. De la psychologie traitée de façon utilitaire. La narratrice passe de la solitude au crime en quelques paragraphes avec une rationalisation qui manque de profondeur. Les personnages ne sont pas incarnés, ce sont des silhouettes destinées à illustrer un propos. Bon, je dirais (c’est ce que j’ai déjà dit dans mon commentaire précédent sur une autre nouvelle) que l’axe de progrès réside dans le style d’écriture pour appuyer la narration parce que le narratif est excellent mais mal habillé. Je ne demande pas à Alain Delon jeune de s’habiller en Jean-Paul Gautier mais l’idée reste dans ce registre. |





