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Sentimental/Romanesque
MissGavroche : La petite fille qui voulait se faire aussi belle que Paris
 Publié le 10/01/10  -  22 commentaires  -  6166 caractères  -  137 lectures    Autres textes du même auteur

La vie, c'est une balade dans Paris.


La petite fille qui voulait se faire aussi belle que Paris


Teint de porcelaine, lèvres framboise, deux grands yeux émeraude. Une petite fille perdue au milieu de Paris la belle. La ville capitale lui a ouvert les bras, ce jour où, dans cet hôpital, maman est partie.


De foyer en foyer, de famille en famille, l’orpheline ballottée revient toujours à l’origine. Un seul chez elle, la ville lumière. Parfois, elle se promène, le nez en l’air, casquette sur la tête, les mains dans les poches, boulevard Saint-Michel, c’est presque Noël. Dans les rues froides, le bruit de la circulation résonne comme des milliers de clochettes tintinnabulantes, l’odeur des marrons chauds, cuits au feu des bidons, réchauffe les sentiments. Une chanson lui trotte dans la tête, comme un air de fête, un hymne à la liberté. Sourire. Souvenir de Gavroche, la faute à Voltaire pour une chute imaginaire.

Traversée du Petit-Pont, arrivée sur le parvis. Petite grimace de dégoût devant le nombre de touristes. Indécent défilé devant l’entrée de la cathédrale du Bossu.


Et puis l’insouciance de l’enfance reprend le dessus. Elle regarde autour d’elle, les bâtiments, aussi vieux que les deux derniers siècles écoulés, la rassurent. Paris est sa mère, sa seule famille. Quand son cœur est triste, les arbres du parc Monceau, les vignobles de la Butte l’accompagnent, la Seine murmure à son oreille et les faucons de Notre-Dame la guident jusqu’aux pieds de la Tour. C’est ici, sous l’amas de ferraille, les pieds plantés dans les graviers, les bras écartés vers le ciel que revient toujours le réconfort.


Les années passent. La petite enfance et ses balades dans les jardins publics, l’enfance avec la liberté au-delà des parcs grillagés. Et puis l’adolescence, balades timorées au pays du doute.


Entre haine et amour, violence et paix, son cœur balance. Envie de liberté, peur d’être libre. Paris n’est plus ce qu’elle était. Ses errances ont changé de couleur, les pastels ont laissé place aux niveaux de gris lorsque la réalité a pris la place du rêve.

Paris l’étouffe. Souvent il semble impossible de se libérer de ces murs, le périphérique intérieur comme une enceinte fortifiée. Mais quand l’évasion réussit enfin, passé le moment euphorique d’une liberté arrachée, naît en elle un grand vide. Ses yeux s’embuent soudain de ne plus voir son fleuve couler effrontément le long des quais. Ses mains tremblent de ne plus sentir le froid de la pierre de Saint-Eustache au creux de son quartier. Ses jambes se dérobent, révolte de ses pieds qui ne foulent plus les pavés centenaires du Louvre ou des Champs-Élysées.


Alors, inexorablement, elle revient par la petite porte, celle de Choisy ou celle d’Italie, sur la pointe des pieds comme pour ne pas la déranger. Elle rentre à la maison. Dans le dédale de ces rues entre le boulevard Raspail et celui du Luxembourg, l’ado perdue reprend ses marques. La gare Montparnasse est toujours à sa place, l’obélisque à la Concorde, Montmartre sur sa butte.


Ça y est, elle se sent de nouveau chez elle, se vautre dans le canapé vert des Tuileries, les pieds sur le bord d’immenses fontaines poissonneuses. La nuit la surprend bientôt ainsi qu’une paire de cognes tout de bleu vêtus, képis vissés sur le crâne, gâchant alors ce moment de pur plaisir.


Décidément la liberté n’est plus ce qu’elle était. Paris ivre de révolution, fanatique de liberté, se couvre de bleu et de kaki. Paris vieillissante n’est plus sa mère mais sa grand-mère, elles ne la comprennent plus, aïeule désabusée, fatiguée de tout.


La petite fille devient femme. C’est Paris qui la regarde désormais. Déambulations au hasard des rues à la recherche d’un peu de chaleur. Désir d’être vue, envie de plaire. Se parer de paillettes, se grimer le visage, marcher avec des talons hauts. Elle joue les « Tour Eiffel » rayonnantes, entre en concurrence avec sa ville. Éblouir, devenir « Elle », se démarquer, ne plus se fondre dans le paysage devient vital.


Sur les escaliers de la Butte, un déhanchement provocant, des hommes qui se retournent. Ce soir elle ne dormira pas seule.


Les jours, les mois passent comme le temps sur Lutèce. Sa solitude grandit. À la Scala, près de la demeure des anciens rois, tout le monde la connaît, la reconnaît. Les hommes vont et viennent dans son lit, sa soif reste inextinguible. Elle court encore et encore après le plus vieux désir du monde : être aimée.


Par une nuit d’automne, la jeune femme pleure, Paris l’accompagne. Quelques gouttes d’abord comme pour s’entraîner, puis le flot grossit, la pluie bat le pavé, elle frappe sur les carreaux. L’eau se déverse maintenant de manière continue, les caniveaux se remplissent, le courant se renforce. Le liquide lacrymal de la capitale déborde dans la Seine, le gros de la tempête est passé. Il est temps de se reprendre.


L’orpheline sèche ses larmes, se remaquille, trait de crayon noir pour souligner son regard, rouge à lèvres discret. Un regard rapide dans le miroir, elle est prête pour affronter sa vie. C’est un soir banal, un soir à ramener de nouveau un Parisien dans sa chambre, se laisser aller à rêver, retrouver l’insouciance, son enfance simplement.


Dans le bar surpeuplé, ses yeux cherchent sa prochaine proie. Elle ne remarque pas immédiatement le regard de l’homme. Lui ne voit pas la fille facile, ni la solitude, juste la petite fille qui voulait se faire plus belle que Paris. Un désir s’éveille, l’envie irrépressible de lui parler le surprend. Alors n’écoutant que son instinct, l’homme se lève, se rapproche. Leurs yeux s’accrochent soudain, collés à ne plus pouvoir se détacher. Le noir profond et le vert émeraude se mélangent, les corps autour se rapprochent, se touchent bientôt. Les lèvres se touchent, à cet instant, la solitude s’envole enfin.


La nuit se termine, le soleil se lève derrière le Panthéon, deux âmes se baladent main dans la main, Cupidon a frappé et a fait mouche. Paris sourit de tout son Sacré-Cœur. Son orpheline ne l’est plus, affranchie, enfin libre, sa vie commence.


À l’Hôtel-Dieu une petite fille naît sur l’île de la Cité. Paris l’accueille, lui ouvre ses bras. Éternel recommencement, tapisserie de Pénélope. La ville capitale n’abandonne jamais personne.


 
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   Anonyme   
7/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte qui pourrait avoir sa place en poésie en prose, je pense.
Ceci dit, pour moi, ce texte a plusieurs qualités et plusieurs défauts.

Les défauts: la trame narrative est parfois un peu impersonnelle, il manque un peu quelques péripéties, quelques rebondissements, qui viendraient "heurter" un peu plus l'histoire, second défaut, quelques maladresses dans le style (les cognes pour les flics ok, mais là c'est un peu lourd je trouve)

Les qualités: on est Paris grâce à l'auteur et rien que ça c'est génial! J'aime ce déroulement de vie, cette personnification de la ville à travers cette jeune femme.
J'aime cette fin gaie, porteuse d'espoir.
J'aime aussi toute la poésie qui se dégage de ce texte.

   Anonyme   
8/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce texte est bien écrit. l'écriture est agréable, élégante précise, n'en fait pas trop.

J'aime beaucoup Paris moi aussi donc forcément le thème me touche... même s'il me rappelle une chanson connue et tout plein de livres.

L'écriture est suffisamment légère et sympathique pour faire passer ce qui pourrait ressembler à du trop sentimental, de la guimauve trop sucrée. J'aurais quand même préféré que cette enfant qui grandit dans Paris ne soit pas orpheline en plus... Ça rappelle trop les misérables. Peut être aussi aurais je aimé pour m'émouvoir de cette héroïne voir son parcours d'un peu plus près (ça reste trop stéréotypé à mon sens cette enfance cette adolescence )

Donc au final un texte que j'aime

   Maëlle   
8/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très jolie. J'ai eu un peu peur en lisant le titre que "Paris" ne soit pas la ville, je suis contente de m'être inquieté pour rien.

Un phrase en particulier:
"La gare Montparnasse est toujours à sa place, l’obélisque à la Concorde, Montmartre sur sa butte."

Ce qui ne résume pas ce que j'apprécie dans le texte, bien sur.

Un petite répétition de "balade" qui traine, dommage.

   ANIMAL   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai retrouvé, dans cette description jumelle de la femme et de la ville, le Paris que j'ai parcouru avec plaisir pendant 25 ans.

Une promenade agréable, pleine de clins d'oeils et de souvenirs. La croissance, le changement peu à peu de la ville et de la femme est très bien rendu et cette fin heureuse me plaît.

Rien à dire au niveau du style, ça se lit avec aisance. Il manque juste quelque chose, je ne saurais dire quoi, pour que cette visite touristique et sentimentale soit à la hauteur de l'émotion qu'elle devrait faire éprouver au lecteur.

Merci de m'avoir rappelé que j'ai aimé Paris, jadis.

   Anonyme   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'écriture est jolie et le texte est poétique ..
On a l'impression de se promener dans l'histoire et le présent de notre chère capitale ... La balade est parfois un voyage littéraire de Voltaire à Hugo, on a aussi l'impression d'entendre chanter Joséphine Baker ...
Il y a cette petite fille orpheline qui fait corps avec la ville et cette ado qui ne reconnaît plus cette ville, qui ne veut plus s'identifier à elle
"Paris vieillissante n’est plus sa mère mais sa grand-mère, elles ne la comprennent plus, aïeule désabusée, fatiguée de tout.' ..
Puis la salutaire distance est faite, elle devient femme, et c'est Paris qui la regarde ..
J'apprécie de voir grandir cette petite fille en femme et comment la relation à la ville évolue finement en fonction de ces étapes ...
Donc il y a tout un jeu d'état fusionnel entre la ville et la femme et une recherche de disantece d'être aimée pour elle même et par un homme...
Le fait d'avoir fait un lien entre la ville et la femme limite aussi la place de cette femme de sa propre histoire ..que reste -t-il d'elle si on lui retire paris ?
Bonne continuation

   feexlin   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Léger, fin, et surtout très poétique.

L'idée me plaît, s'attarder à ces fragments de vie, j'aime bien.
Mais c'est la fin que j'aime, ce "recommencement", ça me donne cette impression de stagnation, d'immobilité.

En fin de compte, c'est un texte que j'ai pris plaisir à lire.

   Cortese   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
C'est joli mais pas mièvre. Plein de fraîcheur sans être puéril.
Bien travaillé, ton texte balance avec justesse entre l'onirique d'un Paris de rêve et la vraie vie pas toujours drôle.
C'est beau et bref, très poétique et bien senti.
L'absence, ou presque, d'action ou de "scénario" ne se fait pas sentir, parce qu'on est charmé par l'aisance des phrases.
Tu oses écrire sans artifice, tout simplement, et pour moi ça marche.
Cortèse, charmée.

   Selenim   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte gentil et contemplatif qui se lit d'une traite.

Le style manque de personnalité mais l'écriture se rattrape malgré tout grâce à un emploi judicieux des sons et couleurs de la ville.

Je regrette cette trop grande simplicité de l'ensemble. Il s'agit à mon sens plus d'un poème en prose que d'une nouvelle. Trame transparente et personnage fugitif contentent difficilement le lecteur de nouvelles que je suis.


Selenim

   Myriam   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très joli texte.

Balade poétique qui se teinte de réel, au fil du texte.
Paris en reflet de l'enfance, de l'adolescence, de la vie de femme... c'est une idée très belle et menée avec beaucoup de subtilité.
Les références littéraires et musicales qui affleurent enrichissent la lecture, lui donnent une dimension universelle.
Et le parcours de cette orpheline touchante, j'ai apprécié qu'il nous soit conté avec cette distance légère, loin de tout apitoiement.

Merci de cette lecture!
Myriam.

   jaimme   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Vraiment touché par cette lecture! L'histoire, le parallèle, la maternité de la ville. J'ai commencé à relever les défauts et sincèrement, en fouillant je n'ai trouvé que deux bricoles:
"Dans les rues froides... réchauffe les sentiments. ": phrase un peu longue qui casse le beau rythme établi depuis le début.
"chute imaginaire": pourquoi "imaginaire"?
Mais il y aurait tellement de belles phrases à relever, comme:
"Quelques gouttes d’abord comme pour s’entraîner": splendide!
"Paris sourit de tout son Sacré-Cœur": tellement bien trouvé!
Et tant d'autres qui ne prennent aussi leur valeur qu'en lisant le texte en son entier.
Envie de me balader dans Paris et de regarder en souriant ce couple qui a trouvé le bonheur.

Merci MissGavroche, au pseudo si approprié.

   florilange   
11/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pour moi, ce n'est pas 1 nouvelle mais 1 poème en prose, 1 ode à Paris. Paris qui mérite bien cette ode avec de fort jolies expressions.
La comparaison entre la ville & la petite fille est séduisante, très évocatrice, sauf que les orphelines se balladent rarement aussi librement par les rues, on n'est + au siècle de Gavroche. Les orphelines sont enfermées dans les orphelinats, elles n'ont rien de cette légèreté & de cette insouciance. Quant à la fin du conte de fées après le passage du trottoir, tant mieux! Faut rêver.
Je reste mitigée.
Florilange.

   LeopoldPartisan   
12/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Missgavroche,
Voici vraiment un texte qui étaye ma profonde conviction que l’on ne peut absolument pas dissocier une œuvre écrite de son auteur. Que l’un ne peut aller l’un sans l’autre et que même très souvent l’auteur peut se révéler nettement plus intéressant que ce qu’il a écrit.
Je sais que ce que je dis ici va à l’encontre de l’objectif de nombreux membres d’Oniris qui veulent avant tout privilégier l’écrit en tant que tel, l’auteur (sa vie, ses amours, ses souffrances, ces souvenirs, ses cicatrices, ses amants, ses maitresses) ne devant appartenir qu’à la sphère privée. Ne voyez pas chez moi une forme de voyeurisme de mauvais goût, quoi que… Ce qui est pour moi essentiel dans un texte amateur et ce encore bien plus que chez les professionnels (dont je verrai les frasques sur 52 minutes inside : Frédéric si tu nous lis…), c’est la vérité qui transpire entre les lignes qu’il nous livre, vérité sociale, vérité parfois inavouable qu’au travers du masque d’un curieux jeu de miroir mêlant aveu et mensonge qu’il nous livre avec de nombreuses anicroches, mais toujours avec passion.

C’est justement cette passion certes parfois malhabile confronté qu’elle est avec la syntaxe, la grammaire, l’orthographe et surtout le style soit disant nécessaire à la bonne tenue d’un texte publiable, qui me fait vibrer tant parfois elle peut transparaître par quelques étincelles et autres fulgurances. Ici en plus, il y a un véritable effort dans la visibilité et la lisibilité.

C’est justement de cela qu’est fait ton texte. Il est en plus assez unique de par certains côtés malhabiles. Il est intemporel, le début sonne un peu comme le début de la chanson « les roses blanches », que moi-même personnellement je trouvais absolument méga craignos. Simplement parce qu’elle me fichait une trouille bleue d’être un jour à la place du narrateur. En effet orphelin de père, s’il arrivait un truc pareille à ma mère, j’étais bon pour l’orphelinat qui se situait à 400 mètres de la maison. Frehel et Damia ne sont jamais loin, la môme Edith non plus.

Je dois aussi remarquer qu’après plusieurs lectures, le côté onirique prend vraiment le pas sur une réalité nettement plus terre à terre et dramatique. Toujours ce jeu des miroirs. Bravo. Vivement une belle et grande autobiographie

   Anonyme   
12/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'apprécie mais sans aimer vraiment, et ce à cause des trop nombreuses répétitions.

Je ne suis pas fan, contrairement au commentaire de Leopoldpartisan, de cet amalgame entre narrateur et auteur. Bien que je ne sache pas sur quel plan ça se passe... mais je trouve que l'écriture mériterait un rien de recul pour vraiment éclore comme elle se doit.

Ici j'ai l'impression Miss, que tu t'es pas relue ou peu. Trop peu.
Touche(nt) regards, enfance, orpheline, ville... ces mots reviennent sans cesse et des fois de manière assez maladroite.

Le texte en soi me plait par contre. On voit une vraie connaissance et un vrai amour de la ville qui Fluctuat nec mergitur, malgré le flot de larmes dévastateur.

Le thème aussi me plait.

Merci Miss, pour cette jolie mais triste promenade dans Paname.

Au plaisir de te relire!

   Anonyme   
12/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Des bribes poétiques se sont égarées ça et là dans cette peinture parisienne. Il y a une musicalité environnante qui bat le rythme au fil de la découverte de la capitale et de l'orpheline, musique régulière.

Les quelques répétitions n'entachent pas à la qualité du récit, si on prend soin de ne pas trop y regarder et de continuer la lecture.

Voilà mon ressenti pour ce premier texte que je lis de cet auteur.

   Automnale   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est très joli, Miss Gavroche, ce que je viens de lire. Très joli et très touchant. Si par hasard, dans ce texte, il y a des défauts, je ne les ai pas vus car l'émotion a rapidement - immédiatement - remplacé le détecteur d'éventuelles maladresses ou de je ne sais quoi.

J'ai aimé cette petite fille. Dans cet hôpital, maman est partie... Il n'y a pas le "sa" (sa maman). De bout en bout, j'ai donc pensé qu'il s'agissait d'un texte criant de vérité.

J'ai retenu, avec bonheur, le canapé vert des Tuileries... J'avoue ne pas avoir compris d'emblée ce qu'était une paire de cognes (je l'ai appris dans les commentaires !!).

Elle joue les "Tour Eiffel" ! J'ai ri ! - "Paris sourit de tout son Sacré-Coeur" ! J'ai adoré.

Il est particulièrement poétique le passage qui évoque la jeune femme qui pleure, Paris l'accompagnant. Quelques gouttes d'abord... Et la rencontre avec celui qui va embellir cette vie, qui a quand même mal démarré, est fort bien narrée. L'homme ne voit pas la fille facile, ni la solitude, juste la petite fille qui voulait se faire plus belle que Paris... Comment ne pas être touchée ?

Et, à propos de petite fille, une autre est née sur l'île de la Cité. Pour elle, je croise les doigts...

Merci, Miss Gavroche, pour ce grand moment d'émotion. Et, aussi, pour cette balade dans Paris que tu connais vraiment très bien.

J'en redemande !

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Merci à l'auteur
Première remarque : "revient toujours à l'origine. Un seul". Le masculin féminin sont maladroits.
La présence des "cognes" résonne étrangement dans le style jusque là poétique.
Les phrases se heurtent, le rythme est précipité (notamment en ce qui concerne le périphérique, impression d'étouffement cependant bien rendue) l'auteur court après son inspiration au détriment de la qualité d'écriture.
D'autre part, ce rythme, accéléré atténue la poésie du texte.
"Paris ivre de révolution", ne manque-t-il pas un "s" ?
"Paris vieillissante n’est plus sa mère mais sa grand-mère, elles ne la comprennent plus" la présence de ce "elles" au pluriel est-elle voulue par l'auteur ? La phrase tend pourtant à tend à expliquer que Paris est la mère et la grand-mère.
"des hommes qui se retournent." le "qui" aurait pu sauter : les hommes se retournent.
"les corps autour se rapprochent, se touchent bientôt. Les lèvres se touchent" répétition dommageable.

Une histoire poétique, une fin un peu trop expédiée, pas grand chose ne dit que cet homme-là est différent des autres rencontres, à part le fait qu'il a perçu la "petite fille qui voulait se faire aussi belle que Paris". Un peu léger.
De la poésie, de la précipitation qui gâche l'ensemble, ce texte mériterait que l'auteur le relise et le retravaille.

   Anonyme   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Texte qui m'apparait comme inabouti, précipité. Récit desservi par une écriture adolescente voire naïve-pourquoi pas- qui ne me permet pas d'adhérer à cette histoire; Je relève quelques maladresses d'écriture : "...revient à l'origine. Un seul..." ; "l'entrée de la Cathédrale du bossu" ; "les pastels ont laissé la place aux niveaux de gris" ; "...l'ado perdue" ; "ça y est, elle se sent". L'intention de l'auteur est estimable mais ce récit m'apparaît plutôt comme une esquisse où les clichés sur Paris affleurent souvent.

   Anonyme   
14/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Joli texte, court et poétique. Un vrai régale cette découverte de Paris, ville qui accompagne les pas de ses habitants.

Un style original qui demande à ce que l'auteur se l'approprie encore davantage peut-être (c'est mon impression). J'ai aimé.

Quelques répétitions qui trainent ça et là, mais c'est un détail.

Merci MissGavroche

   Anonyme   
16/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

Au début, j'ai vachement aimé. Peut-être parce que l'écriture tenait plus de la poésie en prose que de la prose tout court.
Sans doute aussi parce que ce texte me renvoyait à plein de références.

Ça commence très fort avec ces deux premières lignes façon "Roses blanches", cette chanson qui fit couler des torrents de larmes et ricaner les intellos.
Et viennent en vrac, Gavroche , les héroïnes d'Aristide Bruant, la complainte de la butte, un petit clin d'œil à Quasimodo...

Que du bonheur.

Mais dans la seconde partie, lorsque la gamine devient femme, le charme est rompu. Le style insouciant et poétique tourne au procédé.
La fin est assez consternante (du seul point de vue littéraire s'entend, on n'est pas des sauvages)

Je préfère garder de ce texte le souvenir de la première partie et vous souhaite bonne chance pour la suite.





.

   xuanvincent   
19/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Après avoir relu cette nouvelle, j'ai retrouvé le style de l'auteur de "Quand les étoiles disparaissent".

Cette manière de raconter l'histoire, ces phrases il m'a semblé le plus souvent au style alerte et souvent poétiques, m'a dans l'ensemble plu.

On retrouve dans cette histoire, émouvante j'ai trouvé, l'univers parisien campé dans la nouvelle "Quand les étoiles disparaissent". J'ai apprécié dans l'ensemble les descriptions des lieux de la capitale, ces errances parisiennes.

"Paris est sa mère sa seule vraie famille" : cette phrase, simple mais bien dite j'ai trouvé, a retenu mon attention.

Ce portrait de jeune orpheline m'a paru dans l'ensemble réussi et touchant. En particulier pour la partie située dans l'enfance, que j'ai préférée à la suite du texte (quelques passages m'ont moins plu).

Le (long) titre, comme pour le précédent texte, a retenu mon attention et m'a plu.

La fin, cet éternel recommencement, m'a plu. La dernière phrase m'a un peu intriguée mais elle m'a paru pouvoir clore le récit.

Bref, j'ai dans l'ensemble apprécié cette nouvelle.

Bonne continuation à l'auteur.

   Anonyme   
27/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
je trouve le titre très joli, on imagine bien des dessins de BD avec ce texte très agréable. La fin fait du bien car à moment on se demande un peu quel tournant existentiel cette jeune fille va prendre. Le texte est poétique mais je ne suis pas certaine que les rimes servent le texte moi cela m'a un peu dérangé. J'aime bien le changement entre le début où elle contemple et la dernière partie "C'est Paris qui la regarde à présent", c'est comme si on changeait de point de vue. Pour la rencontre "Cupidon a frappé et a fait mouche" je suis certaine que tu pourrais trouver une expression moins convenue. Je pense que la fin pourrais gagner en efficacité si tu passes directement de "La nuit se termine"à "la vie commence" et hop c'est le clap de fin avec le clin d'oeil de la phrase sur la naissance.
Fine

   placebo   
26/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De la poésie, beaucoup, avec ses images et ses rêves.
Quelques problèmes de virgules par contre qui m'ont freiné dans ma lecture... tout en contribuant à l'atmosphère poétique, il est vrai.

je rajouterai un verbe (être sans doute) pour la phrase ''le périphérique intérieur''

des répétitions du terme ''regard'' à la fin

J'ai bien aimé l'idée de Paris comme une personne, ça prend tout son sens lors de passage de ''mère, grand-mère'', ou de la pluie.

Beaucoup de références, certaines me sont inconnues (à commencer par celle qui porte ton nom)

Sinon, je me disais qu'il manquait quelques odeurs. En relisant le texte, je m'apperçois qu'elles y sont... au début. D'où une description un peu ''scolaire'' peut être: les sens sont tous sollicités, puis on reste sur le plan visuel uniquement après. Dommage.

merci pour le terme ''cogne'' que je ne connaissais pas ^^ et pour tous ces lieux magiques.

au plaisir de te lire,
placebo


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