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| Passant75
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Chez Ovide, la métamorphose végétale de Philémon et Baucis est une récompense, dans cette nouvelle, la végétalisation des êtres humains semble être une nécessité naturelle ; « la terre respire enfin » donne le sentiment que cette transformation permet au monde de retrouver son équilibre. La végétalisation n'est peut-être pas une punition infligée aux hommes, mais une forme de salut qui leur est imposée par la nature. Et c'est précisément ce qui la rend inquiétante, ils ne sont pas condamnés à mourir, ils sont condamnés à vivre autrement, jusqu'à ne plus savoir ce que signifie être humain.
J’ai apprécié l’écriture, poétique et sensorielle, ainsi que la richesse des images végétales qui accompagnent cette métamorphose. Le texte installe une atmosphère troublante, mais paradoxalement apaisante. La scène de la vieille dame et de son chat m’a particulièrement marqué, son absence de réaction face à la mort montre ce que cette nouvelle forme d’existence fait perdre de leur humanité aux personnages. Je trouve que la fin, avec « l’humain s’est tu », est particulièrement réussie, elle laisse planer une ambiguïté entre la disparition de l’humanité et la renaissance de la Terre. C’est une nouvelle belle et inquiétante, elle m’a séduit par son ambivalence, ce qui pourrait apparaître comme une catastrophe semble être vécu comme une délivrance. |
| Pussicat
24/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Lecture troublante (faite à voix haute), portée par une écriture poétique qui maîtrise son sujet, sujet lourd puisque c’est bien la fin de l’humanité qui tu nous proposes Myndie : «L'humain s'est tu. », la fin des sentiments, des émotions – la mort de ce chat vient l’attester – , une humanité qui porte défauts et crimes, miracles et beauté, mais l’humanité tout de même. Ton texte a soulevé un souvenir de film : « Annihilation » avec Jennifer Jason Leigh, Nathalie Portman, un groupe de scientifiques se rend dans une zone où se déroule d’étranges transformations, mutations, métamorphoses comme autant d’échanges entre le végétal, l’animal, l’humain sera également touché…
Ton texte a le mérite de nous offrir matière à réflexion, dans un format de « brève » qui relève du tour de force. L’humanité doit-elle passer par cette étape de métamorphose, d’abandon, (de rédemption, comme un rachat de fautes commises au fil des siècles ?) pour offrir à la planète la possibilité de poursuivre ses cycles. J’évoque la rédemption parce que tu retiens dans tes choix de passions la colère et l’effroi, passions dépréciatives de la valeur humaine. L’humanité quitte les corps pour ne faire qu’un avec le vivant végétal intégrant une forme d’immense Pando, ainsi cette femme qui ne porte pas de nom sinon qu’elle est « la vieille dame », la locutrice l’a connue pourtant, autrefois, « faite de chair et de plaintes », mais de nom, elle n’en porte plus. Je me permettrai de relever un choix descriptif avec la surabondance d’épithètes comme dans ce paragraphe : « Cherchant une prise, ses petites griffes percent ma peau tendre comme une jeune écorce. Une perle naît aussitôt, lourde, d'abord d'un pourpre chaud, puis virant au jade profond. Attirée par l'odeur suave qui lui rappelle sans doute le suc des tiges blessées, la fugitive s'attarde et lèche avec douceur ce fluide hybride. Déconcertée, elle déploie ses ailes membraneuses et s'envole dans la bourrasque. » les griffes sont petites, la peau est tendre, l’écorce est jeune, la perle est lourde, le pourpre est chaud, le jade profond, les ailes membraneuses… Je retiens « pourpre chaud » qui me parle dans son évocation poétique. J’ai lu l’exergue à la fin préférant ne pas me sentir influencée, j’ai bien fait et le trouve bien choisi. Un texte aussi magnifique que profond qui met en valeur ton vocabulaire poétique foisonnant qui se déploie ici en prose et vient irriguer ce texte d’une force végétale, à la fois calme et vigoureuse, comme un destin assumé : « Je n'attends rien. Je prends simplement racine dans le gris du jour. ». A bientôt de te lire, |
| Pepito
24/8/2026
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Coucou Myndie,
Prose plus SF, tu me gâtes ! ;=) Bon, toujours aussi peu réceptif au côté pouésie, je note quelques petits points : si le sang chaud de la nuit a fini de couler c’est que nous sommes le jour, non ? Et le sang me semblerait plus noir que rubis. “Quarante battement /mn ? Mais c’est l’orage, donc 38 b/mn, non ? - “Nuit soudaine” et “ombre du toit” pas évident la concomitance. - “Les mains posées sur la rambarde” et “paumes ouvertes sous les gouttes” faudrait que la statue de bois fasse un choix… Bref, détails sans importance. ;=) Sacré Ovide, toujours d’actualité. On ne sait pas où on est, quand on est, ni pourquoi et c’est très bien comme ça. Le texte déroule sa “viridité” avec élégance, c’est beau, ça chuchote comme un frémissement de feuilles. Au fait, tu marches dans les pas de Catherine Duffour (j’ai plus en tête le nom de la nouvelle du sorbier), sacré compliment, ça. Mérité, très joli texte. PS : tu l'as pas proposé en concours ? |
| Polza
27/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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De Ray Bradbury je ne connais que Fahrenheit 451 porté à l’écran par le célèbre botaniste François Truffaut… d’ailleurs, ta brève pourrait ressembler à une dystopie, mais après l’avoir lue entièrement, je trouve plutôt qu’elle ressemble à une utopie !
Quoi qu’il en soit, tu as très bien choisi ton exergue je trouve ! J’ai envie de dire, tu l’as eue ta brève littéraire, t’avais vraiment l’air déçue par rapport au concours, j’imagine que tu dois être contente d’avoir été publiée (en même temps, au vu de sa grande qualité, c’eût été une aberration que cette brève soit refusée !) Ça parle de se transformer en végétal ou en arbre, mais l’arbre n’est jamais cité clairement, il apparaît en filigrane avec des mots comme « chlorophylle, forêt, veines, tuteur, feuille, branche, etc. », je trouve cela vraiment intelligent ! D’ailleurs, sans le vouloir, ton récit m’a fait replonger dans mon enfance, j’ai repensé à mon arbre magique et la famille Klorofil, j’adorais y jouer, surtout l’ascenseur que j’adorais faire monter et descendre en y mettant un personnage dedans ! J’ai également pensé au livre de Sébastien Perez Benjamin Lacombe (je les adore, dès que je peux les placer je m’en donne à cœur joie !) et leur magnifique livre « L’herbier des fées », ce n’est pas vraiment ton histoire, mais c’est le côté végétal qui m’y a fait songer. Je te laisse un lien si tu veux, c’est la version numérique, je préfère la version papier, mais ça doit être sympa quand même…https://youtu.be/nkEsZZfwwMY?si=YdqmjjWYY8ZxsY1A 1000 phrases et je ne t’ai toujours pas fait le moindre commentaire sur ta brève, je vais finir par battre mon propre record ! J’imagine que la poésie est innée chez toi, un peu comme Obélix, t’es tombée dans la potion poétique quand t’étais petite. Même une brève littéraire de ta composition transpire la poésie, ça suinte par tous les pores (même celui d’Amsterdam, c’est pour dire !). « Dans les artères de la ville, le sang chaud de la nuit a fini de couler, étirant son ruban de rubis dans le sillage des dernières voitures, jusqu’à s’évanouir. Ultimes reflets d’un monde qui apprend le silence. » Il s’est apparemment passé quelque chose de terrible pour l’humanité, mais après ce grand vacarme apocalyptique, le monde apprend enfin le silence, que tout cela doit être paisible, j’aimerais me trouver à cet endroit, dans ce monde-là parfois… « La chlorophylle a commencé à coloniser nos chairs pour nous arracher à l’asphyxie ambiante. » Je viens de me souvenir de la série « Chair de poule » de Robert Lawrence Stine et particulièrement de « Le mutant au sang vert » qui a été adapté en série télé, c’est ce passage qui m’y a fait penser… « Depuis, le battement de mon cœur s’est aligné sur le tempo de la forêt. » Bien que le personnage entre en fusion ou se transforme en végétal et qu’il n’y a plus d’êtres humains tels qu’on les connaissait jusqu’ici, j’ai pensé à la sylvothérapie et au bien-être que les arbres pouvaient nous apporter, notamment faire descendre son rythme cardiaque qui s’aligne sur le tempo de la forêt… « Moins encore quand le ciel est à l’orage. Ce matin, le ciel est à l’orage. » C’est ton récit et il est très bien ainsi, mais pour renforcer ce passage et faire que le lecteur comprenne bien que la répétition est voulue, j’aurais bien vu : « Moins encore quand le ciel est à l’orage. Ce matin, justement, le ciel est à l’orage. » Mais si tu trouves cette suggestion complètement pourrie, t’inquiète, je ne t’en voudrais absolument pas ! « Les passions humaines, la colère, l’effroi, tout cela s’est dissous dans cette sève épaisse qui a remplacé mes larmes. » Je trouve qu’en à peine quelques mots, tu décris parfaitement à quoi pourrait ressembler l’ataraxie, ce n’est peut-être pas pour ien que dans les larmes il y a l’âme… « Je pose mes mains sur la rambarde ; à présent le vert a gagné mes phalanges, noyant de malachite le fil bleu de mes anciennes veines. » Je me souviens que j’avais deux très bons livres de J.M. Garnier (j’ai cherché sur le net, je ne m’en souvenais plus) sur la lithothérapie, mais je m’en suis malheureusement séparé. La malachite tire son nom d’un nom grec qui veut dire vert, elle a des propriétés (pour peu que l’on y croit) apaisantes, favorables à l’harmonie. J’imagine que tu n’as pas choisi cette gemme au hasard… « En face, la vieille dame est sortie sur son balcon. Je l’ai connue faite de chair et de plaintes. » J’ai beaucoup apprécié la « paronomase implicite » plaintes/plantes… « Elle reste là, figée, ne bougeant pas plus que le géranium desséché à ses pieds. » J’ai bien aimé le fait que les humains soient en pleine métamorphose végétale, mais que paradoxalement, ce qui était végétal avant l’Homme se meurt, comme ce géranium desséché à ses pieds… « Hier, son chat a glissé du cinquième étage – une trajectoire rousse, un météore de pelage et de peur traversant le vide sans un bruit. Je l’ai regardé tomber, comme on regarde une feuille morte se décrocher d’une branche. Elle n’a pas crié. Elle n’a pas cillé. On ne pleure pas quand on est fait de fibre ; l’eau est une ressource bien trop précieuse pour être gaspillée en regrets. » J’imagine la scène, bien qu’elle puisse paraître horrible, il y a un doux mélange d’humour et de poésie que j’aime beaucoup dans ce passage… « Lentement, l’air se charge d’électricité et d’ozone. Les nuages s’emplissent d’encre, me privant de nourriture. Pourtant je ne crains rien : j’acquiers peu à peu cette science obscure, la patience des troncs ; je sais déjà comment absorber le noir. » C’est vraiment très joliment écrit et très bien trouvé pour évoquer le ciel qui s’obscurcit et le manque de soleil… « Trompée par cette nuit soudaine, une pipistrelle commune quitte l’ombre du toit d’en face. » Tu es démasquée vampirette, tu n’as pas pu t’empêcher de placer ta pipistrelle :-) « Plus de cris de fer, plus de cœurs battant l’angoisse. La mémoire s’enfouit sous ses rameaux de bois. L’humain s’est tu. Dans ce cocon sylvestre où la fièvre s’éteint, la terre respire enfin, d’un souffle infini. » Si vraiment il faut en arriver là pour que la terre respire enfin, alors j’accepte ta transmutation végétale, que je sois changé sur le champ en aubépine (je dis ça parce que je pense maintenant au roman de Jean Teulé « Rainbow pour Rimbaud » et aussi pendant que j’y suis à Boris Vian, « L’écume des jours » et le nénuphar qui pousse dans le poumon de Chloé…) Je pense aussi à ce dessin qui représente la terre et qu’un docteur ausculte parce qu’elle est malade. Elle dit : « C’est grave docteur ? » ce à quoi il répond : « Vous avez des humains ! » Franchement, si ta brève était un programme politique, je voterais pour toi sans aucune hésitation ! La force de ton poème (tu vois je dis poème sans faire exprès), c’est qu’il n’est pas dans la critique, il ne dit pas « les hommes sont ainsi, ou la politique c’est comme ça et il faut faire autrement », il se contente de nous narrer tout en douceur cette transformation pacifique, tu as encore une fois tapé très fort (pas trop quand même, ça fait mal un tronc sur la tronche !) |
| Myndie
28/8/2026
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| Cyrill
29/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Salut Myndie.
Voilà une méditation bien sombre sur l’apaisement par la métamorphose. Sombre et belle. Tout le texte est construit autour d'une contamination progressive du corps humain par le végétal, mais elle n’est pas présentée comme une catastrophe, elle est vécue comme une libération. La narratrice (ou le narrateur, j'en sais rien après tout) découvre dans la transformation une forme de sérénité que son existence antérieure lui refusait. Pas de discours écologique ici, mais un déploiement stylistique d’une grande richesse lexicale et poétique, et qui ne manque pas de profondeur. Autrement dit, un vrai plaisir littéraire. Premier épisode très marquant, celui de la chute du chat. « Je l’ai regardé tomber, comme on regarde une feuille morte se décrocher d'une branche ». après les mutations corporelles, on assiste maintenant à la mutation morale. La narratrice (!) ne réagit plus comme un humain. Et le fait que la vieille dame ne crie pas non plus donne à la scène une dimension atrocement paisible, avec sa caution de sagesse : « On ne pleure pas quand on est fait de fibre ; l'eau est une ressource bien trop précieuse pour être gaspillée en regrets ». Un autre passage que j’ai particulièrement apprécié : « Pourtant je ne crains rien : j'acquiers peu à peu cette science obscure, la patience des troncs ; je sais déjà comment absorber le noir ». Parce qu’on sort de la fable écologique pour quelque chose de plus intime. Il s’agit de savoir absorber le mal, le deuil, la peur… « le noir », tout ce qui fait de nous les tributaires de notre condition humaine, tout ce qui est souffrance. La condition végétale au contraire devient une manière de ne plus être atteint par la conscience et ses vicissitudes. Une forme de liberté, en somme. Bravo et merci pour la lecture. Manquait quelques centaines de caractères pour le concours. Dommage, bien sûr, mais le texte est très bien et très équilibré dans ce format, et puis ça met à peine la pression aux participants !! |
| moschen
3/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Forme
Dans deux phrases consécutives, on trouve séparé par une marque de paragraphe : le ciel est à l'orage. Personnellement, je ne comprends pas l'intérêt de cette répétition. Je ne lui trouve que peu d'intérêt. Il y a bien une différence entre la première, qui évoque une incertitude (quand) et l'affirmation de la seconde. “à présent”… on nous présente une forme de progressivité, mais il me manque le je ne sais quoi de suspens. Je regrette une entrée en matière trop brutale. Dès la première ligne, le lecteur est plongé directement dans la transformation qui s'opère. Tout de suite, les larmes sont remplacées par de la sève. “Une ossature où sceller mon immobilité”. La chose semble entendue et acceptée. Il n'y aura aucune lutte pour résister, tenter de comprendre le pourquoi, éviter de subir la transformation de manière résigné, et l'on ne saura peut-être jamais ce que ressent en son for intérieur le personnage principal lorsque la transformation débute, qu'elle s'impose à lui. On ne saura pas à quelle lutte interne il a été confronté, ce qui a pu le tourmenter. La vieille dame… je l’ai connue… ce qui choque ici, c'est le flashback. Pas le flashback “per se”, mais que la transformation qui s'opère dans le personnage principal puisse ne pas affecter ses souvenirs. Le chat qui chute comme une météorite, et cette même chute est finalement comparée à la chute d'une feuille morte… “On ne pleure pas quand on est fait de fibres”. Cette justification me semble trop visible, trop voyante. Chaque explication donnée par un auteur traduit le besoin pressant de rendre un récit crédible, un travers naturel du genre des récits de science fiction. Pourtant, juste au-dessus, il nous a été dit que les larmes se sont transformées en sève. L'air se charge d'électricité et d’ozone. Je n’ai pas compris ce que vient faire l'ozone dans le récit. Fond J'ai regretté l'usage du je, comme personnage principal et presque unique, excepté une vieille dame, le chat et la chauve-souris. Le “je” crée un lien fort avec le lecteur, et aussi impose une condition : qu'il adhère au récit, qu'il puisse s'identifier au personnage principal. Il me semble que la transition de l'état humain vers le végétal s'effectue de manière trop brutale. Il aurait été possible d'avoir des signes avant-coureurs, comme des racines qui apparaissent sur le corps et que le personnage principal puisse toujours cacher aux autres humains. Ici, presque au tout début, on nous dit que la sève a remplacé les larmes. La transformation affecte tous les personnages de l'histoire, y compris la vieille dame. Elle dessèche les plantes. Elle fait perdre son équilibre au chat. La chauve-souris semble moins affectée. L'eau occupe une place centrale, au travers des larmes, de la plante qui s'assèche… il y avait matière à un discours plus écologique. Si tout le monde se transforme en arbres qui retiennent l'eau… Pour quelle raison la transformation n'affecte pas le chat ? Ni la chauve-souris ? J'ai apprécié une forme de poésie, un style et un ton même si l'emploi de certains adjectifs comme dans le souffle qualifié d'infini me semble trop pompeux. Au lieu de placer ce texte dans la catégorie “brèves littéraires” il aurait été possible de le classifier dans de la science-fiction, puisque la transformation en végétal me semble l'essentiel du sujet. |





