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| Passant75
9/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
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aime beaucoup
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Chez Ovide, la métamorphose végétale de Philémon et Baucis est une récompense, dans cette nouvelle, la végétalisation des êtres humains semble être une nécessité naturelle ; « la terre respire enfin » donne le sentiment que cette transformation permet au monde de retrouver son équilibre. La végétalisation n'est peut-être pas une punition infligée aux hommes, mais une forme de salut qui leur est imposée par la nature. Et c'est précisément ce qui la rend inquiétante, ils ne sont pas condamnés à mourir, ils sont condamnés à vivre autrement, jusqu'à ne plus savoir ce que signifie être humain.
J’ai apprécié l’écriture, poétique et sensorielle, ainsi que la richesse des images végétales qui accompagnent cette métamorphose. Le texte installe une atmosphère troublante, mais paradoxalement apaisante. La scène de la vieille dame et de son chat m’a particulièrement marqué, son absence de réaction face à la mort montre ce que cette nouvelle forme d’existence fait perdre de leur humanité aux personnages. Je trouve que la fin, avec « l’humain s’est tu », est particulièrement réussie, elle laisse planer une ambiguïté entre la disparition de l’humanité et la renaissance de la Terre. C’est une nouvelle belle et inquiétante, elle m’a séduit par son ambivalence, ce qui pourrait apparaître comme une catastrophe semble être vécu comme une délivrance. |




