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Horreur/Épouvante
Ninjavert : La bouche qui n'aimait pas les poils...
 Publié le 09/08/07  -  14 commentaires  -  13567 caractères  -  117 lectures    Autres textes du même auteur

Rien de plus qu'une belle histoire d'amour. Enfin presque.


La bouche qui n'aimait pas les poils...


La fraîcheur de la salle de bain tira Daniel de la torpeur dans laquelle sa douche brûlante l’avait plongé. Apercevant le reflet de la pendule dans le miroir embué, il ne put retenir une exclamation.


- Merde ! Déjà six heures ?


Depuis le début de la semaine qu’il se préparait à cette soirée, il avait encore trouvé le moyen de se foutre en retard. Tout en se frottant les cheveux, il se remémorait les évènements imprévisibles qui l’avaient mené à cet instant. Dans aucun des stratagèmes qu’il avait envisagé pour approcher cette fille, il n’aurait cru que la chose se révèlerait si facile : il désespérait de passer à l’acte, certain de son échec, lorsqu’elle était tout simplement venue le trouver pour lui filer rencard…


Angie lui avait donné rendez-vous à 19h30. Il devait finir de se préparer, et récupérer sa voiture sur le campus. En se dépêchant, il avait encore le temps.


Du calme, Dany, tout va bien se passer…


***


- Il est en retard.


La jeune femme était prête depuis une éternité, et ce lourdaud avait déjà un quart d’heure de retard.

Elle passa dans la cuisine, vérifia pour la énième fois que les boissons étaient au frais, se servit un verre d’eau, et revint au salon. Elle rajusta sa jupe en se demandant si elle avait encore le temps de se changer : cette dernière remontait terriblement, et elle allait devoir faire attention si elle ne souhaitait pas offrir sa culotte en spectacle au premier faux mouvement. Le coup de sonnette la fit sursauter, mais elle attendit quelques instants pour aller ouvrir. Elle jeta un coup d’œil à sa coiffure en passant devant la glace et ouvrit, consciente de l’effet qu’elle produisait sur la plupart des hommes.


- Désolé pour le retard.

- C’est rien, entre Daniel.


Elle s’effaça pour le laisser passer, lui faisant signe de déposer sa veste sur le portemanteau.


- Tu ne m’as pas dit où je t’emmenais, j’espère que ma tenue fera l’affaire.


Elle l’examina des pieds à la tête, prenant tout son temps pour le mettre mal à l’aise. Il portait un jean fashion sur des baskets noires, et un t-shirt blanc qui moulait délicieusement son torse athlétique. Comme à son habitude, ses cheveux blond cendré étaient à peine coiffés ce qui lui donnait l’air faussement négligé qui l’avait faite craquer.


- Tu es parfait.


Elle s’assit sur le canapé, et lui fit signe de la rejoindre.


- Alors, où va-t-on ?


Angie fit mine de réfléchir, hésitant entre plusieurs destinations.


- Je connais un bar qui fait vaguement boîte et resto. C’est un peu bruyant, mais sympa.

- Ça m’a l’air bien.

- Je suis sûre que tu vas aimer : y a relativement peu de connards là-bas. Tu veux une bière ?

- Avec plaisir.


Daniel se perdit dans la contemplation de son dos à moitié nu et de la forme parfaite de ses fesses, alors que la jeune femme se dirigeait vers la cuisine.


Jusqu’ici, tout va bien, sourit-il.


- Putain j’ai les crocs ! S’exclama le jeune homme en sortant des toilettes.


Angie était vautrée sur le canapé, les jambes repliées sous les fesses, un sourire gourmand aux lèvres.


- Tu ne peux pas savoir à quel point moi aussi ! On y va ?


***


- Drôle de nom pour une boîte.


L’endroit était sombre et frais, la déco gothique lui conférant un caractère inquiétant. Angie passa son bras autour de celui de Daniel, et l’entraîna vers le fond de la salle.


- Le patron est féru d’occultisme, c’est pour cette raison qu’il l’a appelée la crypte.


Ils s’assirent à une table éloignée de la sono, histoire de s’entendre parler. Angie était bien plus surprenante que Daniel ne s’y était attendu. Il avait toujours redouté l’aspect superficiel de ces filles tant convoitées mais, pour une fois, il était réellement content de s’être trompé.


- Tu viens souvent ici ?

- Ça m’arrive, pourquoi ?

- À voir tous les sourires discrets qui te sont adressés, je me dis qu’ils ne sont pas tous dus à ta beauté.


Angie esquissa un sourire, et posa sa main sur celle du jeune homme.


- Charmeur. Ceci dit tu as raison : je viens moins maintenant, mais quand je suis arrivée dans cette ville j’ai beaucoup fréquenté cet endroit.


Daniel se sentait légèrement grisé. Les trois verres de Sangria qui avaient succédé au dîner, associés aux quelques bières descendues chez Angie y étaient probablement pour quelque chose.


- Tu ne m’invites pas à danser ?


Angie s’était levée en disant ça, sa peau d’albâtre éclatant sous la lumière noire des spots. Ses longs cheveux blonds ruisselaient sur ses épaules nues, ceignant son visage d’un écrin ambré.


Daniel s’aperçut qu’il était en train de la dévisager, et se leva en bafouillant.


- Euh… Si, ouais… Bien sûr.


La sono diffusait des trucs plus calmes, sous les lumières tamisées de la piste de danse. Il reconnut Close to me des Cure, alors qu’il enlaçait Angie. Elle se blottit contre lui, avant d’enfouir sa tête au creux de son épaule. Son corps était chaud et palpitant et Daniel sentit ses mains devenir moites, la poitrine de la jeune femme se pressant contre son torse.


Angie perçut son trouble, et releva la tête.


- Ça ne va pas, Dany ?

- Si… C’est juste que je…


Elle posa ses lèvres sur les siennes pour le réduire au silence, et se serra un peu plus contre lui. Sa langue se fraya un chemin dans sa bouche, ses mains glissant le long de ses hanches, jusqu’à la naissance des ses fesses. Daniel sentait Angie ondoyer contre lui, son pubis frottant contre le sien, et il ne parvenait plus à dissimuler l’émotion que la jeune femme faisait naître en lui.


La porte des toilettes claqua, le verrou laissant entendre un bruit sec derrière eux. Daniel la saisit par les épaules et la plaqua contre la cloison. Sa main disparut sous sa jupe, et glissa dans sa culotte. Angie frémit lorsque ses doigts se posèrent sur ses lèvres, et ne put réprimer un soupir, rejetant la tête en arrière, avant de le repousser.


- Attends Dany, pas ici. Laisse-moi faire.


Elle s’agenouilla devant lui, et entreprit de déboutonner son jean fébrilement. Quand sa bouche trouva son sexe, Daniel dut se mordre les lèvres pour ne pas laisser échapper un cri. Il sentit un désir bestial s’emparer de lui, mais parvint à se contrôler et releva brutalement la jeune femme par le bras avant de se rajuster.


- Je crois qu’on ferait mieux de rentrer, Angie.


***


Daniel coupa le contact, essayant de garder la tête froide.


- Nous y voilà, Angie, je vais te laisser maintenant.

- Quoi, sans même entrer prendre un dernier verre ? Ce serait la dernière des grossièretés !

- Il commence à se faire tard, on peut remettre ça à une autre fois…

- Voyons Dany, la nuit commence à peine ! Tu réfléchis trop, ça n’est pas bon pour un garçon de ton âge…


Le rire cristallin d’Angie résonnait encore à ses oreilles quand Daniel ressortit des toilettes. Il dut réprimer sa nausée en passant devant le corps disloqué de la pauvre petite chose avec laquelle il avait passé la soirée. Son visage n’était plus qu’un magma informe et sanguinolent, et une partie de ses intestins pendaient encore au lustre du salon. Elle était sûrement morte avant de s’éclater la tête sur le carrelage.

Il s’agenouilla près d’elle et passa la main dans ses cheveux poisseux de sang.


- Putain Angie… Pourquoi as-tu tellement insisté ? Je t’avais dit qu’il ne fallait pas que je reste. Merde je te l’avais pas dit ?!


Il lui était impossible de déterminer si la sensation d’humidité sur son visage provenait de sa joue lacérée, ou s’il était en train de pleurer. Il ne put retenir un nouveau haut-le-cœur, et vomit sur le carrelage du hall.


Le vent s’engouffrant par la fenêtre ouverte le ramenait progressivement à la réalité. C’était ce qu’il faisait toujours, après. Conduire vite, sans but. Fixer son attention sur autre chose. N’importe quoi. Oublier à tout prix. La scène était encore tellement confuse dans son esprit. Comme d’habitude. Il alluma l’autoradio et mit le premier cd qui lui tomba sous la main. Il ne put s’empêcher de sourire devant l’ironie du sort, alors que retentissait les premiers accords de Poison d’Alice Cooper. Ce poison qui venait de lui sauver la vie, en détruisant une fois de plus son amour. Un amour dont le dernier souvenir qu’il garderait était le bruit sourd et spongieux du corps d’Angie heurtant le sol. Elle n’avait pas crié. Rien. Seuls ses yeux exorbités par la douleur lui avaient dit combien elle souffrait.

À cette pensée, Daniel eut envie de jeter la voiture sur le premier arbre venu, mais ça ne servirait à rien. Il l’avait déjà fait.


- Tu veux une bière ?

- Ok Angie, et après je décolle.

- C’est toi qui vois, beau blond, mes parents m’ont donné quartier libre ce soir !


Encore ce rire !


Daniel ferma les yeux pour ne plus l’entendre, mais il savait qu’il l’entendrait pour le restant de ses jours. Comme tous les autres.


Les lèvres d’Angie étaient douces, et il avait de plus en plus de mal à garder le contrôle de lui-même. Il tenta à nouveau de se dégager, conscient qu’il ne parviendrait plus à se maîtriser très longtemps.


- Angie, je dois vraiment y aller. Il faut que…

- Qu’est-ce qui se passe Dany ? C’est ta première fois ? Tu n’as pas à t’inquiéter…


Il fut surpris qu’elle puisse penser ça, et resta silencieux un moment, cherchant comment il devait prendre la chose.


- Non Angie, je ne suis pas…


La jeune femme posa un doigt sur sa bouche.


- Tout va bien se passer, tu vas voir.


Elle le prit par la main, l’entraînant à sa suite dans le grand escalier qui menait aux chambres de l’étage. Daniel la suivit dans un état second, le regard rivé sur ses fesses dont le déhanchement sensuel l’hypnotisait. Il avait rêvé de cet instant pendant des semaines, et maintenant qu’il y était, il aurait donné n’importe quoi pour être ailleurs.


***


Angie retira son débardeur d’un geste souple, la pâleur de sa peau éclatant dans l’obscurité de la chambre. Ses seins étaient parfaits, et Daniel sentit une bouffée d’adrénaline l’envahir. Il aurait voulu s’enfuir, mais son corps ne lui appartenait plus. Il se contenta de la regarder se déshabiller sur le lit, seulement éclairée par la clarté de la lune qui filtrait par la fenêtre ouverte.


La jeune femme était nue, maintenant, et elle s’approchait de lui sensuellement, d’une allure féline. Elle retira le t-shirt de Daniel, et commença à couvrir son corps de baisers. Il se sentit partir, et posa une dernière fois son regard sur la jeune femme qui achevait de le déshabiller, et laissait courir ses lèvres sur son torse nu.


Adieu Angie…


Pensa-t-il au moment où ses yeux se fermaient.


Je t’aime.


La jeune femme transpirait, elle aussi, et sa bouche remonta au niveau du visage de Daniel. Ses yeux se noyèrent dans le regard perdu du garçon, et elle s’entendit murmurer :


- Je t’aime Dany, tu dois bien comprendre que c’est pour ça…


Elle ferma les yeux et ouvrit la bouche, ses canines étincelant dans la clarté lunaire, avant de planter ses crocs dans la gorge du jeune homme.


***


- Putain ! Qu’est-ce que ça veut dire !?


Elle avait senti le goût juste à temps. Cette merde était comme du poison pour eux, elle cracha nerveusement pour être sûre de ne pas en avaler. Elle se sentit saisie par le bras, et voltigea à travers la pièce, heurtant violemment le mur à l’autre extrémité de la chambre. Daniel se redressa sur le lit, affichant un sourire carnassier.


- Ça veut dire, petite pute, qu’ici tu es sur mon territoire…


Angie reprit ses esprits et chercha désespérément Dany du regard. La chose qui s’approchait d’elle était couverte de poils, et ses yeux brûlaient d’une lueur sauvage. La panique la gagna instantanément : elle avait entendu beaucoup de choses sur les loups-garous, mais c’était le premier qu’elle voyait.

Les conseils de son vieux maître lui revinrent à l’esprit, alors qu’elle jetait un coup d’œil affolé vers la porte.


Ils sont moins rapides que nous, Angie. Plus forts, mais moins rapides. Ce ne sont que des bêtes sauvages, c’est pour ça que nous autres, vampires, gagnerons toujours.


C’est ça, se dit-elle, la finesse contre la force brute.


Elle devait jouer là-dessus. Elle bondit dans le couloir pour mettre de la distance entre eux : au contact, elle n’avait aucune chance. Elle sentait l’haleine du monstre dans son dos. Si elle pouvait atteindre le lustre et sauter par la fenêtre, elle serait sauvée, dehors il ne la rattraperait pas. Angie se tendit pour bondir, mais au même instant sut qu’il était trop tard. Le coup lui déchira les côtes. Elle fut soulevée de terre par la violence du choc et traversa la rambarde en bois. Elle heurta le lustre avec violence, une partie de ses intestins y restant accrochée.

Elle fut suspendue un instant entre ciel et terre, un instant qui sembla durer une éternité, pendant laquelle elle aperçut une dernière fois le regard de ce qui avait été Daniel.


Il avait tenté de la prévenir, mais aveuglée par son propre désir elle ne l’avait pas écouté. À moins qu’il n’ait prémédité tout cela. Qu’elle ait été sa proie depuis le début.


Elle tenta de sourire une dernière fois, mais quelque chose se déchira en elle, et elle tomba lourdement sur le carrelage froid. L’obscurité se fit avant que la bête ne l’atteigne, et elle fut heureuse de pouvoir mourir seule, comme elle avait toujours vécu.


Fin


 
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   oxoyoz   
10/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ben c'est bon tout ca ^^. Le début m'a fait penser au début du premier cadavre (qui pourri sur un forum aujourd'hui d'ailleurs). C'est bien écrit (ré-écrit), un tout petit peu long à démarrer, mais le fait de changer de point de vu ramène de la dynamique.

L'histoire est bien, original je trouve, ce qui n'est pas vraiment simple dans ce domaine (y a eu tant de chose dans le genre). Quand Angi dit qu'elle a fin, j'ai de suite pensé qu'elle était une vampire. Mais quand elle est morte, je me suis dit "non, tu t'es gouré c'est lui qui est un loup garou". Puis dans le début de la dernière scène, quand elle va pour le mordre, je me suis dis "non mais si en faite ...". Bref, tu balades le lecteur en lui faisant supposer ce que tu veux, bravo.

Cette maîtrise de l'intrigue vient entre autre du puzzle chronologique à la Tarantino. C'est bien mais parfois flou. Certain saut temporel ou simple ellipse sont "matérialisé" par les ***, mais pas tous ( notamment au début quand ils sont chez elle : elle demande si il veut une bière, et paf, il sort sort des toilette et elle est sur le canapé ?!). C'est le principale défaut je pense. Donc pas grand chose.

   Lariviere   
10/8/2007
Je suis d'accord avec Oxo sur ton aisance à mener le récit et donc à ballader le lecteur dans un univers fantastique auquel il s'attend à tout et surtout au pire. D'accord aussi pour reconnaitre le style très cinématographique tarentinesque de ta construction du récit. Ca rend vraiment bien sur écrit, vu que c'est maitrisé à la lettre.
La première partie m'a d'ailleurs fait penser à "une nuit en enfer"...

   Cyberalx   
10/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce n'est pas ta meilleure nouvelle à mon avis, mais elle s'en sort honorablement.

Hormis les quelques maladresses de changements de scènes, et effectivement quelques clichés (mais peut on raisonnablement espérer sortit des sentiers battus avec une nouvelle de Loups garou(s?) et de vampires ?), plus des phrases qui contrastent un peu trop avec le ton général comme :

"Angie s’était levée en disant ça, sa peau d’albâtre éclatant sous la lumière noire des spots. Ses longs cheveux blonds ruisselaient sur ses épaules nues, ceignant son visage d’un écrin ambré."
(C'est pas mal du tout comme phrase mais je trouve que ça jure avec les grossièretés exprimées ça et là tout au long du texte)

, j'ai trouvé l'histoire construite de façon originale, en effet, on ne peut s'empêcher d'avoir des flashs d'"une nuit en enfer" de Messieurs Tarantino et Rodriguez sur la fin mais bon, ce n'est certainement pas du copié/collé.

J'aime assez l'idée qu'on s'attaque à un sujet aussi largement exploité que ces monstres terrifiants et cultissimes, je trouve que c'est une forme de courage que de se dire :" et ben, je vais essayer de faire du neuf avec du vieux".

La recherche de l'originalité pour l'originalité m'intéresse bien moins qu'une histoire bien ficelée avec des rebondissements (ici, on croit voir venir et c'est autre choses comme l'a dit Oxoyoz, et puis la fin me semble presque poétique (ce qui n'est pas ton habitude, Jeckle).

Ceci dit, c'est bien, mais ce n'est pas "très bien", ça manque un peu de cet humour et de cette âme Ninjavertienne qui me fait fondre (spirituellement).

Sinon, je trouve que ça manque de Plug 'n' play, de Take me away, de shoubaloo ba loo ba, et d'un brin de poum shibaw pam plop wizz voire peut être un peu de sense of wonder aussi...

Ps: Ma note est basée sur l'impression générale que me laisse ton texte face à tout ce que je connais d'autre de toi, aussi, ne fais pas ta chochotte vexée, merci.

   Ama   
10/8/2007
Ben moi, pour une fois, je partage pas vos avis ^^ Ce texte m'a beaucoup plus accroché que tes autres textes, Ninj.

Je pense que c'est grâce aux retournements de situation, à la progression surprise du récit. C'est très bien fait. Comme le dit cinnamon, les deux personnages sont des clichés, mais contrairement a lui, je pense que l'idée de ces clichés est géniale. Ca renforce encore plus l'effet de surprise. Au début, je me demandais dans quoi tu nous embarquais, ca ressemblait a une histoire a deux sous. Apres, en comprenant qu'il l'avait tué, me suis dit "voilà un peu d'action", mais j'étais tjrs moyennement accrochée, c'est trop classique. C'est au moment où j'ai compris qu'Angie était un vampire que c'est devenu vraiment excitant xD Sans parler bien sûr des retours en arrière, d'une construction dramatique très bien faite. Finalement, quand j'ai compris qu'il était un loup-garou, j'ai trouvé ca toutàfé géant.

Après, j'ai senti aussi quelques maladresses dans l'expression, par-ci, par-là... qui seraient encore à retravailler.
Mais dans l'ensemble, je trouve cette nouvelle très bien faite et j'ai passé un bon ptit moment de lecture.

   Aliceane   
10/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà un style où je ne t'attendais pas, pas aujourd'hui en tous cas. C'est vrai que tu sais accrocher le lecteur, j'ai lu tes deux versions avec beaucoup d'intérêt.
Par contre il y a quelques passages qui m'ont déplue et que j'ai encore trop en mémoire après une semaine :

- "Daniel sentait Angie ondoyer contre lui, son pubis frottant contre le sien" : je ne trouve pas l'image très plaisante, il y a d'autres manières de montrer la sensualité.

- "Il portait un jean fashion sur des baskets noires, et un t-shirt blanc qui moulait délicieusement son torse athlétique." : je trouve cette description vestimentaire un peu maladroite, enfin j'essaie de visualiser et je trouve cette tenue ridicule - c'est peut-être l'effet voulu.

- l'expression de l'amour, franchement je ne comprends pas comment Daniel et Angie peuvent prononcer le fameux "je t'aime" alors que c'est leur premier rencard et on ne suppose pas qu'ils puissent vraiment se connaître avant cela.
Vouloir sortir avec une belle nana pour se la faire c'est une chose mais penser lui dire "je t'aime" une autre.

Je n'ai pas besoin de te dire que c'est bien écrit, tu le sais.
Le titre est plutôt bien choisi même si à la première vue il m'a aussi pas mal rebuté.

   Tchollos   
10/8/2007
C'est marrant cette histoire "des goûts et des couleurs", subjectivité quand tu nous tiens... Je suis un peu comme Ama, j'ai vraiment aimé cette nouvelle, je ne la trouve pas "en dessous" des autres textes de Ninj', au contraire. J'ai trouvé ça vraiment original, simplement parce que je n'ai pas vu venir la fin. La structure alambiquée est déroutante, très hypnotisante : texte érotique? enième texte sur les tueurs en série? Que nenni, c'est de l'épouvante ! J'ai souri avec une certaine jouissance en achevant le texte. C'est très important pour moi de ressentir une émotion après la lecture, peu importe sa forme, alors quel plaisir d'être rempli d'images, de se faire le film dans sa tête.

Structure difficile, maîtrisée (même si parfois, il faut faire un effort pour s'y retrouver, l'ellypse cinématographique est passée par là), surprise, j'adore!

Sans être très fin analyste, j'ai bien une ou deux remarques. Je n'aime pas le titre mais ça c'est super subjectif. La relation homme-femme est souvent décrite come primitive, et ce dans plusieurs de tes textes, c'est une sorte de thème propre à ton univers d'auteur. Ici, évidemment, tu mets en scène des "prédateurs" aux instincts presque animal donc ça fonctionne. Tu écris très bien, avec beaucoup de facilité, tu as une imagination débordande, un sens de l'image "cinématographique", on sent que tu penses au lecteur et à l'effet que tu veux lui procurer...en gros, tu es un super "raconteur" d'histoire mais je pense que tu ne prends pas de risques ;) ... j'attends patiemment le moment où tu vas explorer la psychologie de tes personnages, les rendre plus complexes, moins binaires, où tu vas oser laisser parler tes propres émotions, laisser courir ton humour , te libérer d'une certaine pudeur (c'est juste un avis, je me trompe pitetre).

   sebrac   
12/8/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Moi, j'aime bien, mais je me dis que t'aurais pu faire mieux. Et peut être un peu plus long. Je te reproche juste tes changements de scènes qui sont parfois difficiles à suivre. Sinon, l'ensemble est bien écrit (comme d'habitude). L'histoire est bonne, même très bonne et à mon avis, mertite d'être légrement plus longue. Peut être décrire la lutte un peu plus aussi.
Par contre j'ai adoré avoir le point de vue de Angie; je trouve toujours génial d'avoir les deux points de vue.
J trouve aussi que la tenue vestimentaire du presonnage masculin n'est pas terrible et que la scène de ladanse est un peu mal choisie.
Mais bon l'ensemble est bien.

   Bidis   
25/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai lu "Angie" revisitée et, quoique je n'aie plus l'effet de surprise comme pour la première version, je trouve que c'est devenu extrêmement bon. Pam pow wizz... ce n'est pas si simple ! Et oui, il me semble que les gens se disaient "je t'aime" après une demi-heure si ça devait faire craquer l'autre. Je n'ai plus les autres critiques en tête, mais je ne suis pas trop d'accord.
Pour moi, il y a deux toutes petites choses : "cette dernière" en parlant de la jupe -- ça fait langage administratif et la déco "conférant", c'est aussi un terme fort guindé -- dans un texte qui est tout sauf ça.
A part ça, je trouve que c'est impec.

   Anonyme   
9/10/2007
J'ai tout de suite accroché, écriture très agréable et je ne trouve pas que l'histoire à un goût de déjà vu...

   Ninjavert   
20/10/2007

   Anonyme   
5/1/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Presque ça me gêne de noter ! Ici j'ai aimé un réalisme et une férocité, donc une force d'écriture, un peu de cynisme, et ça se lit comme on regarde un bon film.

   widjet   
29/2/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Déception que cette petite nouvelle horrifique (au titre pour le moins saugrenu !) qui commençait pourtant pas mal ! Les flash back semblent être la marque de fabrique de l'auteur (déjà présent dans "Héritage") mais ici ça fonctionne moins bien et de plus n'apporte pas grand chose. Mais c'est toujours très visuel (ça ferait un chouette court métrage) avec un rythme assez nerveux et coloré (normal c'est sanglant!). On ne s'ennuie pas car l'auteur sait emballer certains moments et entretenir l'intêret jusqu'à son terme. Néanmoins, on ressort assez frustré car dans cette âpre lutte de ces créatures de la nuit, il y avait vraiment quelque chose de plus fort à faire...enfin je pense...:-)

Widjet

   Anonyme   
30/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
- par la violence du choc et traversa la rambarde en bois. Elle heurta le lustre avec violence, ...
=>je chipote mais deux fois violence sur une seule ligne, je suis sure petit ninja que tu aurais pu trouver un synonyme^^

Sinon l'histoire est sympathique, bien qu'un peu juste niveau longueur sur les scènes boite (surtout le coup des toilettes, je suis frustrée...) et appart version Daniel.

J'ai aimé le côté très cinématique des scènes, on visualise très bien les "plans".

J'aime bien aussi la manière dont tu places le déroulement narratif sur les deux personnages, en alternance, ce qui donne un bon rythme et puis tu distilles petit à petit...

J'ai aimé le côté romantique du loup-garou... et le côté résolument méssant de la vampirette.

Parfois, j'ai des soucis avec certaines petites tournures de phrases, mais ça ne nuit pas du tout à l'ensemble.

Je suis contente d'être passée.
J'avais besoin de lire un truc bien... je suis bien tombée.

En plus les vampires, les loups-garous c'est mon truc (Estelle2L, copine à Dracula)

Merci Ninj'!

   Margone_Muse   
12/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est une nouvelle sympatoche je dirais :)
Ma note peut peut être sembler sévère mais c'est juste que par rapport à tout ce que j'ai lu d'autre, c'est un des textes que j'apprécie le moins.

Vampire vs loup-garou est une grand classique ^^ et c'est dommage, c'est un peu "bâclé", dans le sens où la nouvelle (tu l'as peut être voulue ainsi) survole ces deux "espèces". C'est sympatoche comme je dis plus haut, alors que le thème gagnerait à être exploité. Tes personnages, je ne m'y suis pas attachée plus que ça (ceci dit, ton texte est assez court) et quand tu donnes des miettes sur leur passé, leurs sentiments, ce qu'ils sont --- le truc sur le vieux maitre, la petite phrase qui dit qu'elle a toujours vécu seule, etc. --- ben ça me frustre parce que j'aurais voulu un gâteau entier :p
Bref, trop en surface, mais ça a l'air d'être un choix.

Je déplore un peu la vulgarité de Daniel, elle ne me parait pas essentiellement nécessaire (genre les "putain"). Le truc bien par contre, c'est leur comportement "animal" un peu justement qu'ils sont dans la boîte de nuit. Ca cadre avec ce qu'ils sont, j'ai bien aimé.

J'ai été un peu décontenancée, la première fois que j'ai lu cette nouvelle, par les transissions brusques, voir inexistantes ^^ (vu que tu ne mets même pas de petites étoiles). Certaines sont bien menées mais d'autres beaucoup moins :/

"alors que la jeune femme se dirigeait vers la cuisine.
Jusqu’ici, tout va bien, sourit-il.

- Putain j’ai les crocs ! S’exclama le jeune homme en sortant des toilettes."


Franchement, je trouve ça un peu trop brusque, ça m'a coupé mon film... Je ne m'attends pas à ce qu'il sorte des toilettes, je m'attends juste à ce qu'elle revienne une bière à la main.

"et il ne parvenait plus à dissimuler l’émotion que la jeune femme faisait naître en lui.

La porte des toilettes claqua, le verrou laissant entendre un bruit sec derrière eux."


Là par contre, c'est très bien fait. C'est pas comme juste au dessus : même si on ne s'attend pas à ce trou dans l'histoire, en deux secondes le contexte est resitué et on peut poursuivre sans être déstabilisé d'avantage. Cette coupure me fait vraiment penser à ce qu'on peut trouver parfois dans des film, c'est du même genre. J'ai beaucoup aimé, moi qui suis très visuelle.

"- Voyons Dany, la nuit commence à peine ! Tu réfléchis trop, ça n’est pas bon pour un garçon de ton âge…

Le rire cristallin d’Angie résonnait encore à ses oreilles quand Daniel ressortit des toilettes. Il dut réprimer sa nausée en passant devant le corps disloqué de la pauvre petite chose avec laquelle il avait passé la soirée."


Ce que j'aime dans celle-ci, c'est que déjà on est "habitué" alors on s'attend à ce qu'il y ait un nouveau saut dans l'histoire et là, ça éveille surtout bien la curiosité. T'as bousculé ta chronologie juste comme il faut :)

"et vomit sur le carrelage du hall.

Le vent s’engouffrant par la fenêtre ouverte le ramenait progressivement à la réalité. C’était ce qu’il faisait toujours, après. Conduire vite, sans but."


Bon et là, pas aimé du tout. Je me suis "faite avoir", sans calculer que c'était un autre bond et je voyais du vent s'engouffrer dans le salon moi, pas dans la voiture. Et comme je suis une rapide ^^ la scène était déjà visualisée avant que j'arrive au mot "conduire"... et j'aime pas devoir changer mes plans :)

Voilà, globalement pas trop fan des petits sauts comme ça dans l'histoire et la nouvelle n'est pas assez fluide (même si l'écriture est bien, sans être de la qualité que tu peux montrer ailleurs).

Une dernière chose, c'est que je ne trouve pas très réaliste le coup des intestins accrochés au lustre, même s'il la bien éventrée avant de la faire passer par dessus la rambarde, c'est dur à visualiser... pour moi.

Sympatoche, c'est le mot oui :)
Mem's


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