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Réalisme/Historique
Oscar_Van_Buren : Les larmes sèches de la mer d'Aral
 Publié le 26/01/14  -  10 commentaires  -  7717 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

Ainsi va la vie du dernier pêcheur de la mer d'Aral.


Les larmes sèches de la mer d'Aral


Ravsham Solih se réveilla au premier chant du coq. L’aube ne se lèverait pas avant au moins une heure mais elle viendrait, comme tous les jours, immanquablement accompagnée de la chaleur implacable de l’été ouzbek. À cette période de l’année, il valait mieux éviter de circuler durant les heures chaudes de la journée, où près de cinquante degrés vous accablaient de toute leur masse. Le vent lui-même avait baissé les bras, refusant de rafraîchir l’atmosphère, et s’était mué en une espèce de souffle sec et brûlant que l’on croyait tout droit sorti d’un âtre infernal. Il vous déshydratait en un rien de temps, rendant la bouche aussi sèche que le désert, les mains et les lèvres gercées jusqu’au sang.


Le vieil homme se leva en tirant sur ses bras maigres desquels pendaient et ballottaient d’antiques biceps bronzés. Il avait été un homme fort dans sa jeunesse, mais le travail et les guerres l’avaient rendu faible et fatigué. De leur côté, les insecticides, l’anthrax et le tabac s’étaient chargés de rendre ses poumons lâches et cassants, son souffle sifflant. Dans un accès de toux, il attrapa une casserole d’inox dont l’intérieur en Téflon s’effritait, laissant apparaître d’irrégulières rayures métalliques. Il la plongea dans un baquet de plastique rempli d’eau et la déposa, sans douceur, sur le poêle où les restes du feu de la veille étaient tapis sous une épaisse couche de cendres. Avec un maigre renfort de brindilles sèches, de papier journal et de souffle postillonné, il raviva le foyer avant de se diriger vers la porte.


Il était encore nu lorsqu’il sortit de la cabane, réveillant au passage le chien, qui dormait non loin et s’appliqua aussitôt à tirer sur sa chaîne comme un forcené en aboyant. Ravsham le libéra et l’animal s’enfuit. Le vieil homme laissa échapper un soupir.


Dehors, il faisait déjà bon. En fait, la température ne baissait pas beaucoup la nuit, ne descendant que rarement en dessous des vingt-huit degrés. Le sol de terre battue, encore gris dans l’éclairage lunaire, était sec et doux sous ses pieds, entre sable et cendre. Dans le noir, Ravsham chercha le gros baril de plastique, en dévissa le couvercle, plongea sa main dans l’eau chaude et empoigna l’éponge.


L’eau frémissait déjà dans la casserole lorsque Ravsham rentra, ruisselant mais lavé de la sueur et de la poussière de la nuit. Il versa le fond d’une boîte de thé noir dans l’eau. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois pour en faire tomber les dernières miettes puis, ayant inspecté d’un œil las le fond vide de la brique métallique, l’envoya bruyamment finir ses jours dans un coin de la pièce, parmi de nombreuses congénères. Il s’habilla d’un pagne de tissu sale et troué, à motifs de vichy bleu-brun sur fond grège, et d’un débardeur écru. Il peigna sa barbe devant le miroir avant de caresser son crâne chauve en soupirant. Sa peau plissée par les ans et les soucis était tachée de soleil et de DDT ; parfois il pelait sans raison.


Assis sur un tabouret de bois, Ravsham fixait sa tasse de thé. Des petites nappes couleur pétrole se déplaçaient à la surface, signe que l’eau de pluie n’était pas encore redevenue saine. Il alluma une Pall Mall, rangea la petite boîte d’allumettes dans un repli de son pagne, et but son thé d’une traite. Les premières lueurs du soleil commençaient à éclaircir l’horizon, éteignant les étoiles une à une. Il était temps de partir.

Le vieil homme but d’une traite, décrocha de la patère son chapeau de laine et une chemise de coton à rayures, dans les mêmes tons que son pagne, ou presque ; puis il donna quelques coups de pieds à une vieille sandale de cuir pour la mettre dans le bon sens avant de l’enfiler et sortit dans le petit matin, prenant à la volée quelques languettes de viande de chèvre séchée dans un bocal de verre. Le chien accourut le rejoindre, ses pattes enfin délassées, toute langue dehors. Le vieil homme jeta un morceau de viande, que l’animal attrapa avant qu’il ne touche le sol et entama de mâchonner en trottant aux côtés de son maître.


Sur la route, Ravsham et le chien dépassèrent de nombreuses cabanes, depuis longtemps abandonnées. Il en était de même pour les anciennes usines soviétiques qui rouillaient et témoignaient des grandes campagnes d’industrialisation d’Asie centrale. Parfois un champ de coton en friche, hérissé de quelques bâtons secs garnis de pompons blancs, oubliés de la récolte passée, rompait la monotonie des dunes et des carcasses de camions. De temps en temps, le claquement des sandales du vieil homme ou les aboiements de son compagnon sur le chemin de terre et de sable provoquaient l’envol d’un gang d’aigles qui se repaissaient, à l’abri des regards, de la charogne d’un loup, d’un saïga ou, pour les plus chanceux, d’un chameau perdus. À part ça, tout était calme, enfui, mort.


Le trajet n’était pas très long, mais la chaleur qui grimpait à grande vitesse et le vent chargé de poussière ne le rendaient pas facile. Ravsham en avait l’habitude, il empruntait ce chemin chaque matin, chaque soir. Les serpents avaient, pendant la nuit, laissé leurs singulières empreintes dans le sable des dunes mais certains n’avaient pas encore recouvré la fraîcheur de leur nid. Ravsham fit un écart pour passer à quelques mètres d’une vipère brune.


La mer. Elle s’étendait jusqu’à l’horizon. Large plateau d’or blanc, aveuglant sous le soleil du matin. Déjà au plus près des dunes, quelques vieux bateaux exposaient leur carcasse aux vents salés et secs venus du désert. La plupart envahis de lichens et de rouille, ils semblaient comme les restes d’un repas de titan, squelettes sanguinolents de poissons géants jetés sur le sable après avoir été dépouillés de toute chair. Le vieil homme ne les regardait même plus, il les dépassait d’un pas rapide, pressé de retrouver sa « Lune Verte ». Le chien, quant à lui, prenait toujours plaisir à pénétrer dans les carènes éventrées pour entendre ses propres aboiements résonner et faire fuir leurs occupants nocturnes, lézards, rats ou scorpions.


La Lune Verte était encore un beau bateau. La peinture à peine craquelée, il faut dire que Ravsham en prenait soin, égayait l’uniformité des couleurs alentour par ses tons vifs, rouge et vert. Le vieil homme en caressa avec fierté la carène, tournant doucement autour, avant de grimper.


Ses sandales frottaient contre le bois fendu du pont, il les abandonna près de la cabine et se posta à la proue, guettant l’horizon d’un œil sûr, les paupières plissées par le soleil. Le calme vint. Le vent cessa, les oiseaux ne chantaient plus depuis longtemps déjà. Ravsham finit par hocher lentement la tête, l’eau serait bientôt là, il lui fallait faire vite.

À la poupe, il inspecta son filet, qu’il lui fallut réparer à trois endroits où le fil de nylon était devenu cassant comme du verre sous l’effet de la chaleur et du sel. Le plein de gasoil était fait. Ravsham n’avait plus qu’à attendre. Il s’installa confortablement en proue, flatta sa longue barbe grisonnante et alluma une Pall Mall.


Au loin, un groupe de touristes arpentait la croûte de sel, monté sur de hauts chameaux harnachés de selles colorées. Dans le ciel, les aigles tournoyaient, en quête d’une proie, morte ou vive, qui leur permettrait de vivre encore quelques jours.

S’il regardait loin à l’horizon, Ravsham pouvait apercevoir le miroitement du Kazakhstan, où la mer était encore faite d’eau, où les poissons réapprenaient à vivre.


À la vingtième cigarette, Ravsham poussa un soupir. Ce n’était pas encore aujourd’hui que l’eau reviendrait. Il s’en retourna chez lui avec son chien, le crépuscule, le réveil des serpents et l’endormissement du coq. Il en était ainsi chaque jour, pour le dernier pêcheur de la mer d’Aral.


 
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   Robot   
15/1/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le sujet m'a plu mais certains aspects de style m'ont égratigné à la lecture.
"Il était encore nu lorsqu’il sortit de la cabane, réveillant au passage le chien, qui dormait non loin et s’appliqua aussitôt à tirer sur sa chaîne"
La construction de la phrase est telle que l'on pourrait croire que c'est (il) - l'homme - qui s'applique à tirer sur la chaîne du chien.
Certains détails de la description vestimentaire n'apporte rien, comme ce:
"dans les mêmes tons que son pagne, ou presque..."
Une autre phrase me paraît mal construite:
"Le chien accourut le rejoindre," - Le chien accourut - suffisait à la compréhension.
De plus la phrase est selon moi bancale et je l'aurais mieux comprise ainsi: - Le chien accourut, toute langue dehors, ses pattes enfin délassées. -
Encore qu'on ne sait pas pourquoi ses pattes avaient besoin d'être délassées.
Cette dernière remarque pour vous faire observer que votre texte comporte à mon avis trop de précisions inutiles et de lourdeurs de construction auxquelles vous devriez pouvoir remédier.
J'ai apprécié le sujet, l'histoire, mais le style m'a quelque peu chagriné.

   socque   
26/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Alors, bien sûr, il y a quelque chose de poignant dans cette journée d'un vieil homme qui ne comprend pas pourquoi il ne peut plus gagner sa vie comme il a toujours fait, avec son petit bateau sur la mer d'Aral.

Mais en même temps (et là, je sais, j'offre un point de vue singulièrement dénué de cœur) j'ai du mal à comprendre ce qui l'empêche, ce vieil homme, de se rendre au "Kazakhstan, où la mer était encore faite d’eau". D'accord, sans doute devrait-il abandonner la "Lune Verte", au moins pour un temps, mais préfère-t-il se laisser mourir de faim ? À part ses réserves de thé et son eau polluée (soit dit en passant, j'aime beaucoup la manière dont, par petites touches, vous faites comprendre que l'environnement est abîmé : l'élément vital lui-même, l'eau, douce ou de mer, se dérobe), qu'a-t-il pour subsister ?

Je comprends qu'à son âge, il n'a sans doute plus l'énergie d'aller chercher une existence ailleurs. C'est cela le désespérant, sur la fin de sa vie il n'a plus aucun soutien ; cette solitude, d'ailleurs, comme lectrice j'aimerais bien savoir ce qui l'a causée. Pourquoi n'a-t-il pas d'enfants qui puissent veiller sur lui ? Ou en a-t-il, émigrés, qui lui envoient de quoi se maintenir ? Cela expliquerait un peu à mes yeux ce tableau particulier...

Voilà ce qui me manque, je pense, un "background" qui me permettrait de mieux éppréhender le tableau que vous dessinez, notamment en donnant une cohérence à l'existence de ce vieillard complètement démuni, mais qui a des Pall Mall à fumer. Tel quel, il (le tableau) me paraît tourné uniquement vers le pathos, d'une manière assez gratuite... Reste qu'il est frappant !

   antares77   
26/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
A part quelques petites imperfections dans la construction déjà signalées (je rajouterai juste "tout était calme, fui" - J'ai eu du mal avec ce "fui", je ne l'ai pas compris), j'ai aimé cette nouvelle.
L'environnement de ce vieil homme est bien décrit, j'aime que vous vous attardiez sur ces détails qui en montrent le dépouillement, autant que cette mer l'est de toute eau.
Au delà de l'eau, je comprends qu'il a y autre chose, comme une promesse de bonheur éternel porté par ce communisme soviétique que vous abordez à mon humble avis trop peu (cela me rappelle la chanson "rouge" de JJ Goldman) et qui expliquerait le sens plus profond, plus idéologique de votre nouvelle.
Votre style est prometteur, j'ai hate de lire d'autres textes de votre part, essayez-vous à la SF ou à la Fantasy, je suis sur que vous cartonneriez ... (oui d'accord je preche pour mes paroisses, pardon !)

   Anonyme   
26/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Oscar_Van_Buren... Ces larmes sèches m'ont intéressé pour deux raisons. Tout d'abord c'est sans doute l'un des meilleurs exemples actuels de ce que nous faisons subir à la planète pour des raisons bassement vénales. En effet, l'or blanc (c'est ainsi qu'on appelle le coton) rapporte bien plus que la pêche artisanale telle qu'elle était pratiquée en mer d'Aral. Donc, pas d'état d'âme pour puiser tant et plus dans les fleuves qui alimentent cette mer peau de chagrin afin d'arroser le sacro-saint coton. Aujourd'hui le résultat est là et vous avez très bien su le décrire à travers la vie de ce pêcheur. La seconde raison est que j'ai participé au montage, en 1997, de la partie mécanique d'une usine d'égrenage coton au Burkina-Faso, à N'Dorola, village situé à la frontière avec le Mali. Tout ce matériel était répertorié en écriture cyrillique car destiné, dans un premier temps, à... l'Ouzbékistan. Je suis peut-être sorti du sujet mais quand on parle coton les souvenirs remontent. Pour info en Afrique subsaharienne, tous pays confondus, le coton n'est arrosé que par les pluies quand c'est la saison... Pourvu que ça dure ! Bref, j'ai trouvé ce texte bien écrit et parfaitement réaliste par l'image de ce bateau à sec... et je vous en remercie !

   senglar   
27/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Oscar_Van_Buren,


Ce texte a eu le mérite de faire que je suis allé me renseigner plus précisément sur ce qui était arrivé à la Mer d'Aral. Ainsi elle a été asséchée par les Russes qui ont détourné les fleuves qui l'alimentaient pour produire du coton.

Quel apprenti sorcier que l'homme !

Je me disais que le texte forçait dans le misérabilisme et qu'il n'était pas dépourvu de maladresses sinon d'incorrections (ex : "Tout était calme, fui". Mais il a le mérite de la révolte :)

Brabant

   Perle-Hingaud   
28/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Oscar-Van-Buren,
J’aime beaucoup le rythme et le phrasé de votre récit, sa poésie également. J’ai lu votre texte avant vos explications, je me concentre donc dans un premier temps sur l’écriture.
Votre texte allie descriptions très réalistes et poésie. Par exemple : ses bras maigres desquels pendaient et ballottaient d’antiques biceps bronzés : ce genre de détail, il me semble qu’on ne l’invente pas, on le recrée d’une image vue ici ou ailleurs. il attrapa une casserole d’inox dont l’intérieur en Téflon s’effritait, laissant apparaître d’irrégulières rayures métalliques. : pareil (faut que je jette mes vieilles casseroles, au fait) : vous n’écrivez pas, vous nous laissez comprendre, et j’aime cette démarche.

Quelques broutilles au fil de ma lecture, que vous prendrez ou pas :
« En fait, la température ne baissait pas beaucoup la nuit, » : « en fait » est inutile et moche, à mon avis.
à motifs de vichy bleu-brun sur fond grège, et d’un débardeur écru… hum, autant j’aime les descriptions, autant, là, c’est un peu trop. On n’est pas à la fashion-week de Milan… choisissez, mais ne laissez qu’une couleur (pour moi, le vichy bleu-brun, c’est bon, on visualise).
signe que l’eau de pluie n’était pas encore redevenue saine. pourquoi « pas encore » ? elle va le redevenir à court terme ?
dans les mêmes tons que son pagne, ou presque… : inutile, à mon avis, sauf si vous voulez insister particulièrement sur ces couleurs (clan, tissage…)

De nombreuses phrases qui me parlent, comme par exemple : prenant à la volée quelques languettes de viande de chèvre séchée dans un bocal de verre : super image, on y est.

l’eau serait bientôt là, il lui fallait faire vite. : j’ai du mal à croire à cette précipitation… qu’il vienne quotidiennement, déjà, ça me semble irréaliste, mais qu’il pense réellement que l’eau va arriver « vite »… Je pencherais plutôt pour une sorte de coutume superstiteuse, la nécessité de venir, malgré tout, malgré le désespoir et la résignation.

Sur le fond, avant de lire vos explications en fil, j’ai trouvé que vous aviez cédé à la facilité avec ce sujet, puisqu’il est difficile de ne pas compatir aux malheurs de cet homme victime de ses congénères. Le drame de la mer d’Aral est très visuel et très fort, il ne peut que toucher le lecteur. En lisant vos explications, en comprenant qu’il s’agissait également de la retranscription de votre périple, le choix du sujet me parait plus clair.

Enfin, je vous souhaite un voyage inoubliable et me réjouis de vous lire !

   jaimme   
28/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Des images, une journée de rêve parmi bien d'autres, d'un âge d'or, une solitude. Un tableau très bien dressé. Mon goût personnel aurait préféré plus d'images aux franges poétiques dans ce tapis usé de la mer d'Aral.
Beaucoup aimé: le vent qui baisse les bras, refusant de rafraîchir l'atmosphère, "ses bras maigres desquels pendaient et ballottaient d’antiques biceps bronzés" (belle image), "Avec un maigre renfort de", "de souffle postillonné", "Il était encore nu lorsqu’il sortit de la cabane" (belle image pour montrer sa solitude), belle évocation de la pauvreté (le baquet en plastique, les miettes de thé...), tout en montrant l'emprise de la mondialisation (les Pall Mall, le tourisme); l'évocation légère aussi, du coton, cause essentielle du déficit en eau dû à l'irrigation intensive; "où la mer était encore faite d’eau": excellent.
Quelques petits accrochages: la "masse' de la chaleur, "Il vous déshydratait" (l'appel au lecteur ne me dérange pas, je le pratique et en abuse, mais je sais que beaucoup de lecteurs n'aiment pas), et pas grand chose d'autre.
Voici mes plus et quelques moins qui, j'espère, seront utiles à l'auteur.
Un beau sujet, un traitement que j'apprécie, mais où il me manque quelques rides profondes, plus creusées, et je pense, plus de renseignements sur l'écosystème massacré de cette région. Je connais un peu la situation, mais je ne suis pas sûr que tous les lecteurs vont faire l'effort de se renseigner et c'est dommage.
Merci pour cette belle lecture.

   Oscar_Van_Buren   
31/1/2014

   Bidis   
4/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je trouve cette écriture assez remarquable. Ce que j’admire le plus, c’est la capacité de décrire un personnage en détails (personnage au sens large : un homme, un chien, un bateau…), ce qui rend l'objet décrit vivant, attachant et lui donne de l’épaisseur, sans que le texte en devienne lourd. Je trouve cela très difficile à faire.
De plus le sujet est fort intéressant surtout après lecture du forum consacré à la nouvelle.
Je relève une répétition « but [son thé] d’une traite » mais sans doute cela relève-t-il de la distraction, je n’en tiens pas compte.
A mon ressenti, un beau texte vraiment.

   Anonyme   
6/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Oscar, je connaissais cette catastrophe de la mer d’Aral que les soviétiques ont perpétrée pour concurrencer les américains dans la culture du coton, il me semble. Je ne vais pas davantage commenter votre texte, d’autres beaucoup mieux armés que moi l’ont déjà fait. Je voulais simplement vous tirer mon chapeau pour ce challenge que vous vous êtes donné en écrivant à chaque pays visité. Je suivrai votre production avec grand intérêt. Quoi qu’il en soit, je vous félicite pour ce texte qui décrit très bien ce désespoir d’un peuple sacrifié au nom de quoi, en fait, maintenant que le bloc soviétique est aujourd'hui la proie de toutes les mafias imaginables, et même capitaliste, ce qui est le comble. Encore bravo pour cette description de notre triste humanité.


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