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Réalisme/Historique
Passant75 : Sous le ciel vide
 Publié le 11/07/26  -  10 commentaires  -  4646 caractères  -  49 lectures    Autres textes du même auteur

« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie. »
( Blaise Pascal)


Sous le ciel vide


Le père Joseph Wareski avait passé trente-cinq ans au service de Dieu. Trente-cinq années de messes à l’aube, de confessions murmurées dans la pénombre, de mains serrées au bord des cercueils. Il avait baptisé des enfants, uni des époux, accompagné des mourants. Longtemps, il avait cru que la foi suffisait à éclairer le chaos du monde.


Puis la guerre était arrivée. Elle n’avait pas éclaté d’un seul coup. D’abord une rumeur derrière les collines. Ensuite les barrages, les uniformes, les premières maisons incendiées. Enfin les camions remplis de corps.


L’église devint un refuge. On entassait les blessés entre les statues des saints. L’encens avait laissé place à l’odeur du sang, de la sueur et des chairs infectées. Même la cire des cierges semblait avoir pris une odeur malade. Chaque soir, la vieille cloche de l’église sonnait encore l’office. Son battement grave traversait le village comme un rappel obstiné d’un ordre disparu.


Le père Joseph passait ses journées à transporter des bassines d’eau sale, à recoudre des plaies sommaires, à réciter des prières mécaniques au chevet des mourants. Au début, il priait avec ferveur. Ensuite, par réflexe. Puis seulement parce qu’il ne savait plus quoi faire d’autre.


Un soir, des villageois amenèrent une jeune femme enveloppée dans un manteau militaire. Elle était consciente, mais son regard semblait absent du monde. Ses lèvres étaient fendues, ses poignets marqués de bleus profonds.

Une vieille femme murmura :


— Ils étaient six.


Le prêtre sentit sa gorge se serrer. Il nettoya les plaies sans parler. Chaque geste lui donnait l’impression de participer à une immense absurdité. Quand il eut terminé, la jeune femme le fixa longuement.


— Vous allez me dire que Dieu m’aime ?


Joseph demeura silencieux.


— Allez-y, mon père. Dites-le.


Mais aucun mot ne vint. Toutes les phrases apprises au séminaire lui paraissaient soudain obscènes, « le Seigneur éprouve les âmes », « la souffrance a un sens », « Dieu nous accompagne dans nos épreuves. ».

Des phrases de vivant adressées aux détruits.

La jeune femme détourna les yeux.


— Je préfère penser qu’il n’existe pas.


Cette nuit-là, le père Joseph ne dormit pas. Il resta assis devant l’autel, observant le Christ suspendu dans la lumière tremblante des cierges. Le visage sculpté exprimait une douleur noble, presque paisible. Rien à voir avec les visages qu’il voyait depuis des mois.

Les vrais mourants hurlaient. Ils suppliaient. Ils perdaient le contrôle de leur corps. Les enfants mouraient en appelant leur mère. Les femmes violées ne trouvaient plus le sommeil. Les hommes tuaient avec une facilité effrayante, puis demandaient parfois l’absolution avant de repartir au front. La cloche sonna minuit.


Joseph sentit alors une pensée interdite se former clairement dans son esprit.

Et si tout cela n’était qu’un immense silence ? Depuis des siècles, les hommes massacraient au nom des frontières, des dieux, des drapeaux. On égorgeait, on brûlait, on violait. Les églises elles-mêmes avaient béni des guerres. Et au-dessus de cette histoire interminable, le ciel demeurait indifférent.


Quelques jours plus tard, un enfant arriva au refuge. Il devait avoir neuf ans. Il ne parlait plus. Une sœur expliqua qu’il avait vu son père tuer sa mère avant de se suicider.


— Il ne réagit à rien, dit-elle.


L’enfant restait assis contre un pilier, les yeux fixes.

Joseph s’approcha lentement.


— Comment t’appelles-tu ?


Aucune réponse.

Le prêtre contempla ce visage déjà usé par une horreur trop grande pour lui. Une fatigue ancienne semblait avoir remplacé l’enfance dans ses yeux. Alors quelque chose céda en lui.


Cette fois, la colère monta avec une violence inattendue. Il entra dans la sacristie et claqua la porte.


— Répondez-moi ! cria-t-il vers le plafond.


Sa voix résonna contre les murs étroits.


— Soit vous n’existez pas, soit votre cruauté dépasse l’entendement !


Il tremblait désormais de tout son corps.


— Quel père laisserait ses enfants s’entre-dévorer ainsi ? Quel Dieu regarderait des femmes violées, des nourrissons massacrés, des villes réduites en cendre, sans rien faire ? Rien ! Le silence. Toujours ce silence immense !


Alors le père Joseph comprit peut-être ce qui le terrifiait le plus, non pas que Dieu soit cruel, mais qu’il puisse ne pas exister du tout. Lorsqu’il ressortit, l’enfant s’était endormi sur un banc de l’église. Le prêtre prit une vieille couverture près de l’autel et la déposa doucement sur ses épaules. Joseph resta immobile à le regarder. Ce geste dérisoire était peut-être tout ce qu’il restait de Dieu sur Terre.


 
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   Marite   
11/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Un récit qui remet peut-être à leur place les mots, les phrases, tout ce que la religion enseigne avec bien trop de certitude et de matérialité. L'enseignement reçu dans le plus jeune âge en baignant dans cet environnement rend difficile, voire impossible, face à certaines réalités de la Vie, de se complaire aveuglément dans des dogmes édictés après tout par des humains. La spiritualité n'est pas enseignée dans le corset étriqué religieux, c'est à chacun de s'en approcher au fil des expériences qui jalonnent son parcours de vie à la recherche d'une forme de sérénité.

   Cyrill   
12/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant.
Nous ne savons pas de quelle guerre il s’agit, là n’est pas la question dans ce court récit. La religion est interrogée par deux fois, par l’histoire d’une femme et celle d’un enfant, qui s’apparentent à des apparitions. Le père s’appelle Joseph. La Sainte Famille est donc réunie pour une rupture avec la foi aveugle. Dans son geste final de compassion envers l’enfant, subsiste ce qu’il peut rester de divin au milieu de la violence.
La progression dramatique est réussie et la fin ne cherche pas à résoudre artificiellement le dilemme. C’est cette retenue que j’ai apprécié.
Merci pour le partage.

   Donaldo75   
12/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant75,

Cette nouvelle est réussie. Elle traite de la foi, vaste sujet, à travers ce qui peut la faire perdre aux plus croyants. A cet égard, la fin replace bien l'église au centre du village. Un geste serait la trace de Dieu. Presque nietzschéenne comme image. Il y a beaucoup de questions qui font penser à du théâtre, un peu comme dans la pièce de Jean-Paul Sartre intitulée "le diable et le bon dieu". Je ne suis personnellement pas fan de ce procédé narratif mais je reconnais que dans le cas présent il se justifie.

Quoiqu'il en soit, c'est toujours bon de lire des textes - nouvelles ou poèmes - qui dépassent la surface des égos, des souvenirs jaunis, de la vie passionnante de monsieur et madame Toulemonde.

Merci pour le moment de réflexion.

   Mikard   
13/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Peut-être que c’est dans ces moments extrêmes que l’on se pose les vraies questions ?
Ce prêtre qui commence à douter de sa foi après avoir consacré sa vie à Dieu est humain dans sa détresse, dans son impuissance face à la barbarie.
Que dire sur ce texte ? Bien amené avec une histoire simple, il engage à la réflexion.
J’ai tiqué un peu sur ce brave curé qui passe si vite de l’autre côté, en quarante ans il a dû en voir des misères, et l’existence de Dieu c’est quand même la grande question, mais bon c’est la guerre !
Bon moment de lecture, très bon titre en plus !
Mik

   AMitizix   
13/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J’aime bien ce texte, et notamment sa conclusion, où sa sensibilité s'exprime avec le plus de bonheur.

En général, le style est maîtrisé et élégant. Les phrases sont assez hachées/courtes, mais cela correspond bien (me semble-t-il) à la brièveté de la nouvelle, qui repose sur deux situations et quelques descriptions très bien menées.
Peut-être peut-on regretter un excès de structures ternaires pour exprimer certaines idées ; elles sont efficaces prises isolément, mais retrouver ce même procédé employé de nombreuses fois dans un texte aussi court risque de donner une impression de monotonie : "Il avait baptisé des enfants, uni des époux, accompagné des mourants" (au demeurant, une jolie gradation pour faire sentir une vie qui s'écoule sous les yeux du prêtre), "D’abord une rumeur,... Ensuite les barrages... Enfin les camions", "passait ses journées à transporter... à recoudre... à réciter", "Au début... Ensuite... Puis seulement", etc. J’ai l'impression que cette manière d'écrire vous vient assez naturellement (ceci dit sans prétention ! mais j’ai remarqué que ce rythme ternaire revenait sous de nombreuses formes tout au long du texte) et elle a sa force ; mais le lecteur que je suis a été un peu gêné à la longue. Ce n’est pas tant, à mon sens, un "défaut" à corriger qu'une tournure d'esprit à mieux réguler pour conserver sa puissance.
De même, je trouve qu’il est dommage de répéter trop (?) ce même schéma femmes (viol)/enfants pour dénoncer la guerre : on le retrouve dans la structure même de la nouvelle (les deux rencontres du père Joseph), et dans "Les enfants mouraient en appelant leur mère. Les femmes violées ne trouvaient plus le sommeil" comme dans "Quel Dieu regarderait des femmes violées et des nourrissons massacrés". Et ce, d'autant plus que l’enfant est recueilli par notre personnage principal juste après le passage qui dénonce : "On égorgait, on tuait, on violait". Il me semble que ces répétitions affaiblissent le texte en finissant (et c’est le plus horrible dans la guerre !) par rendre cette structure convenue.

J’aime assez l’exergue de Pascal (qui m’a fait penser à sa reprise par Baudelaire : "Pascal avait son gouffre avec lui se mouvant"...), qui introduit bien le texte : le père Joseph fait le chemin inverse de Pascal en quelque sorte ; c’est la perte de la foi qui l'amène à l'angoisse (et non l'angoisse à la foi, comme dans la démonstration pascalienne). Ce retournement est propice à l'émotion poétique, bien amorcée à la fin de la nouvelle (je m'étais attendu à ce que ce thème soit plus développé, et j’ai été un peu frustré : mais la démarche de l'auteur privilégiait visiblement la brièveté).
Les deux "épisodes" de la prise de conscience du père Joseph (la rencontre de la mère, puis de l’enfant) me semblent bien choisis et écrits pour justifier la lassitude, puis le désespoir du protagoniste. De plus, (comme je le disais tout à l’heure), j’ai trouvé la sensibilité de la fin de la nouvelle touchante, qui se refuse à verser dans le désespoir total pour s'attarder sur la "divine humanité" du père : c’est délicat et réconfortant.

Merci pour ce partage !

PS : Lisant le commentaire de Cyrill, je me rends compte que la nouvelle reconstitue la sainte famille, ce qui m'avait échappé ; je ne sais si c’est voulu, mais cela enrichit le texte, et renforce joliment cette idée que la divinité reste présente dans l'humanité !

   Mansoul   
14/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
Bonjour Passant75,

Sans trop vouloir entrer dans le débat théologique (je serai bref), mais tout de même puisqu'il s'agit là du cœur de votre nouvelle, je trouve votre curé quelque peu étriqué dans sa vision de Dieu et de la question du mal. Ou bien Dieu existe et c'est un salaud, ou bien il n'existe pas (puisqu'il n'empêche pas le mal), c'est un peu maigre et superficiel, surtout venant d'un homme qui a vraisemblablement consacré sa vie entière à de telles questions. C'est somme toute ramener Dieu à une version jupitérienne, donc non-chrétienne, où il ne serait pas qu'amour mais force potentiellement écrasante de notre liberté. Une image caricaturale et tronquée de la nature divine qu'aujourd'hui seuls des athées malhonnêtes ou peu éduqués (sur la question) utilisent encore pour discréditer le christianisme.

Heureusement y a-t-il en toute fin de texte cette petite phrase ("Ce geste dérisoire était peut-être tout ce qu'il restait de Dieu sur Terre") qui touche peut-être, dans la simplicité même de son intuition, à quelque chose de véritablement profond et essentiel. Quel dommage que cela n'ait pu bénéficier d'une pareille attention que le pseudo-dilemme théologique de votre curé…

Merci pour la lecture !

   VanEger   
25/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Ce n'est pas en moins de 5 000 signes qu'on peut épuiser un tel sujet.
Je dois d'ailleurs avouer que c'est le genre de thème qui ne suscite pas beaucoup d'intérêt chez moi.
Croire ? Ne pas croire ? Le ciel est-il vide ? Ou peuplé de séraphins ou de chérubins agitant leurs petites ailes avec entrain ? "Notre Père qui êtes aux Cieux/Restez-y." Pascal, justement, avec son fameux pari... Bref, on peut gloser là-dessus jusqu'à la consommation des siècles.
Des prêtres saisis par le doute, ça existe depuis toujours et la littérature ne s'est pas privée de s'emparer du sujet. On en trouve chez Zola, chez Cronin, chez Michel de Saint-Pierre, et sûrement chez bien d'autres en cherchant un peu.
Cher Passant75, vous avez écrit un beau petit texte plein d'humanité mais qui ne me fera pas changer d'avis sur le fait que ce sont les hommes qui créent les dieux et certainement pas l'inverse.

   Lariviere   
26/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Passant75,

J'ai beaucoup aimé votre nouvelle.

Le choix de traitement est bien différent, mais elle me semble explorer la même thématique que ma dernière nouvelle : l'absurdité de la guerre.

Comme le commentateur qui me précède, je crois personnellement que ce sont les hommes qui ont fait dieu à leur image et non l'inverse. Je ne rentrerai pas dans le débat. J'y crois dur comme fer, mais je respecte ceux qui croient le contraire.

Votre texte est fort. J'avoue que j'y ai trouvé personnellement une profondeur qui apparemment n'a pas été perçu (apercu) par mes camarades de commentaires.

Car votre texte est une parabole, ainsi la morale un peu simpliste de ce curé qui perd (presque) la foi soudainement, ne me choque pas dans sa crédibilité. Le message est clair : les atrocités de l'homme peuvent faire douter de l'existence de dieu, qui garde le silence en toute circonstance, même les personnes les plus aguerris aux contradictions divines. Comment effectivement, si on n'est un peu humain, si on n'est pas insensible à la souffrance de son prochain, si on ne demeure pas enfermé dans un dogme froid comme un cierge, ca ne pourrait pas être le cas ?

Sur la forme, surtout, votre nouvelle est sobre, sans fioriture, pourtant par moment j'étais presque pris à la gorge par son intensité émotionnelle. Je vais essayé de donner quelques exemples de cette écriture ciselée qui m'a impacté :

"Le père Joseph passait ses journées à transporter des bassines d’eau sale, à recoudre des plaies sommaires, à réciter des prières mécaniques au chevet des mourants. Au début, il priait avec ferveur. Ensuite, par réflexe. Puis seulement parce qu’il ne savait plus quoi faire d’autre."

Ce n'est pas autant la force du style qui m'a interpellé ici (encore que) mais c'est la façon dont vous décrivez très bien en peu de mots le glissement possible d'un homme de foi. Je trouve ça très pertinent et très réaliste. On trouve la description et les justifications réalistes de ce changement s'articuler avec une progression évidente jusqu'à la fin du récit.

"L’encens avait laissé place à l’odeur du sang, de la sueur et des chairs infectées. Même la cire des cierges semblait avoir pris une odeur malade."

"Le prêtre contempla ce visage déjà usé par une horreur trop grande pour lui."

Bon, la fin nous fait comprendre que ni vous, ni votre personnage, n'ont pu trancher les liens mystérieux qui nous unissent péremptoirement à dieu. Ni vous ni lui, n'ont su finalement devant tant d'évidences et malgré les doutes profonds, devant l'intuition effrayante et vertigineuse, remettre en question l'existence du tout-puissant. Soit. Ca se respecte...

Bravo pour ce texte, simple mais pas simpliste, toujours utile, et bonne continuation !

EDIT : je n'avais pas lu le com de Cyrill et je n'avais pas remarqué cette construction "en miroir" de la sainte famille. Ca rajoute une strate de plus à mon appréciation. Bravo à l'auteur !

   GLOEL   
2/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
Bonjour Passant75,

C'est une interessante nouvelle d'une grande sobriété qui explore la crise de foi d'un prêtre confronté aux horreurs de la guerre.

Son écriture fluide et sa construction progressive conduisent à une réflexion profonde sur le silence de Dieu et la souffrance humaine.

La chute, qui est centrée sur un simple geste de compassion, est particulièrement émouvante et donne tout son sens au récit.

Si certaines idées paraissent parfois un peu explicites, l'ensemble conserve une réelle force littéraire.

C'est une nouvelle assez marquante, plus philosophique que narrative, qui m'a conduit dans une profonde reflexion : la guerre peut-elle etre une epreuve de Dieu imposee aux hommes ?

C'est une question pour les croyants...

Belle reflexion toujours d'actualite, Frank Gloel

   ervian   
5/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je précise tout d'abord que je n'ai pas été sensible au thème de la Saint Famille.

Depuis que le monde existe les hommes qui le composent ont surtout produit des guerres et les églises les ont souvent bénies, suscitées ou y ont carrément participé. La longue et tumultueuse histoire de l'Eglise catholique en est un bon exemple.

Face à cela Dieu, dont on nous a dit qu'il est bon et juste, fait figure d'absent. Son existence est du domaine de la seule foi et il faut qu'elle soit constante et singulièrement forte pour qu'on Lui consacre toute sa vie. Ce brave curé n'admettra sans doute jamais qu'il s'est trompé ou à tout le loins qu'il est ébranlé dans ses certitudes puisqu'il ne peut pas ne pas constater que ce monde est fait de violences, d'injustices.

Je ne partage pas l'épilogue. Le geste à la fois dérisoire et généreux du vieux curé est moins à mettre au crédit d'une éventuelle présence de Dieu sur terre qu'à une réelle humanité de ce pauvre homme. S'il n'avait pas été prêtre, c'est à dire représentant de Dieu sur terre, il l'aurait sans doute fait quand même.


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