Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réalisme/Historique
Pepito : Aerius
 Publié le 27/04/14  -  11 commentaires  -  4991 caractères  -  253 lectures    Autres textes du même auteur

Poser le pied sur un papillon…


Aerius


– Pourquoi as-tu tenté de brûler ton frère ?

– C’était mon devoir.

– Je l’avais pourtant défendu.

– Peut-être, mais cela ne change rien à la nécessité. Quand les morts pourrissent sur place, leurs âmes restent liées à cette terre allant et venant sans but. Impossible pour eux de trouver la paix.

– C’était un révolté, il m’a trahi et tu ne pouvais l’ignorer.

– Si tu le dis… De toutes façons, cela de change toujours rien, c’était mon frère et le brûler reste mon devoir.

– As-tu lu l’arrêt placardé sur tous les murs de la ville ?

– Évidemment.

– Autre chose, donc, que tu ne pouvais ignorer, l’avenir réservé à celui, ou celle, qui oserait l’honorer d’un quelconque rite funéraire…

– Je viens de te le dire, je sais lire…

– Peut-être penses-tu que la fille d’Œdipe, la fille de l’orgueil d’Œdipe, n’est pas concernée par la loi, par ma loi, et que… hé, c’est quoi ce bruit ?

– J’sais pas, ça vient de la rue… merde, c’est la marche des insoumis ! Mon frère doit-être quelque part en bas, c’est sa première manif, je dois aller le rejoindre… Regarde, juste à l’extrémité de la place, les gardes ont formé un mur pour bloquer la foule !

– Où vas-tu ? Arrête, ne sors pas dans la rue, c’est dangereux. Surtout pas habillée comme ça !

– Pas l’temps de me changer. On reprendra plus tard, dès que tout sera terminé !

– Arrête, tu es folle, tu prends tout trop à cœur, Antigone n’est qu’un rôle !…


***


La foule s’est calmée. Des cris et hurlements résonnant sur la place il ne reste plus que brouhaha sourd et raclements de pieds. Même les derniers rangs sentent qu’il se passe quelque chose, que l’instant est solennel. Poumons vidés, souffles retenus, les lignes serrées de révoltés s’espacent, éponge humaine se gorgeant d’espoir.


Se détachant du premier rang elle s’avance, vestale improbable face au rang serré de boucliers noirs. À croire que cette jeune fille a compilé tout ce que la littérature compte d’illustrations de vierges immaculées. Longue robe blanche vaporeuse, chevelure bouclée descendant en cascades sur son dos et couronne de fleurs sur le front. Elle avance à pas lents, mains légèrement écartées du corps, paumes ouvertes vers l’avant, offrant sa poitrine de fille enfant.


Face à elle, impressionnante par son uniformité, sa couleur et sa rectitude, la ligne des gardiens. Pas l’ombre d’un mouvement, les visières baissées renvoient en multitude l’éclat du soleil couchant. Mise en scène éprouvée par les années, distiller la crainte par l’immobilité et le silence. Par les canons de fusils, aussi, dépassant par intervalles entre les scutums sombres et lisses.


Elle s’approche d’une de ces bouches à feu, ignorant la menace tapie dans son ombre noire et profonde. De sa couronne, elle détache une fleur des champs et avec une grâce infantile en plonge la tige dans le canon. La marguerite accroche les rayons de lumière, fleur d’artifice sur fond ténébreux de nuit sécuritaire.

Lentement elle ramène le bras le long de son corps, fait un pas en arrière, sans que rien en face d’elle ne bouge. La foule est pétrifiée, admirant son courage. Les secondes s’écoulent, imperceptiblement les poitrines se remplissent, oxygène et soulagement confondus.


Dans la fumée âcre, des pétales blancs s’envolent en tourbillonnant. Un sursaut secoue la place, tandis qu’une détonation sèche claque dans le silence.


En un instant la foule n’est plus que cris – stupeur et rage mélangées.


Très vite la rage l’emporte, gonfle en vagues de violence. Une barrière s’envole, retombe sur le premier rang de gardes, en rompt l’alignement. Hasard ou justice divine, le gardien au tir précoce est atteint de plein fouet. Il tombe en arrière, lâche son fusil pour serrer sa gorge à deux mains. Passant entre la mentonnière du casque et le plastron, un pied de la barrière vient d’y percer un trou bien rond.


La riposte arrive aussitôt sous forme d’une charge de boucliers hérissés de matraques agitées. Les hurlements – colère/souffrance – couvrent le bruit des tonfas sur les corps, des armes improvisées sur les casques brillants. Mêlée sauvage où la frayeur et le désespoir se fracassent sur la rigidité de l’endoctrinement. À quatre pattes les premières victimes tentent de fuir, laissant sur les banderoles jonchant le sol des traces vermeilles. D’autres, moins chanceux encore, ne se relèveront plus.


Recouverte par la marée humaine, la vestale blanche est piétinée sans ménagement. Autant par des rangers noirs et luisants que par des sandales au cuir usé. Cela n’a de toute façon plus d’importance, elle quitte déjà un monde trop vite traversé.

L’incompréhension reste gravée sur son visage. Elle est pourtant sûre, même à travers la visière, de l’avoir reconnu. Pourquoi son propre frère lui a-t-il tiré dessus ?


Juste avant que la place ne bascule dans la furie et la mort, elle n’a pas entendu ce gardien du deuxième rang dire à son collègue allergique aux fleurs des champs :


– À tes souhaits !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   fergas   
14/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette Antigone revisitée donne un nouveau jour à la tragédie antique.

Le titre m’inspirait d’abord une divinité dotée d’ailes, tel Hermès. Ce n’est qu’arrivé à la fin, sur la chute inattendue, que j’ai compris qu’il s’agissait du médicament antihistaminique que je prends depuis des années.

Petite cause, grands effets : comment un banal éternuement peut provoquer un drame. Le mystère de la mort de Polynice est enfin résolu par l’auteur de cette nouvelle.

Vient à l’esprit, évidemment, la célèbre photo de Marc Riboud en 1967 où une jeune fille (Jane Rose Kasmir) présente une fleur aux fusils des forces de l’ordre durant une manifestation pacifiste contre la guerre du Viêt Nam.

L’histoire est bien construite, le langage utilisé est sans défaut. C’est une très importante contribution pour Oniris.

Juste une petite correction nécessaire, à mon avis :
« leurs âmes restent liés à cette terre allant et venant sans but » serait plus lisible ainsi : « leurs âmes allant et venant sans but restent liés à cette terre».

De même, il faudrait inverser les deux phrases suivantes, pour que l’action précède la réaction :
« Dans la fumée âcre, des pétales blancs s’envolent en tourbillonnant. Un sursaut secoue la place, tandis qu’une détonation sèche claque dans le silence. »

Ceux qui n’ont pas fait le parallèle avec l’œuvre de Sophocle perdront un peu du sel de cette histoire universelle.

Bravo à l’auteur.

   Anonyme   
28/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Pépito,

Donc tu as osé… Tu savais qu’Antigone était mon héroïne préférée ? J’adore les gens qui foutent le bordel. Et elle, elle a foutu un sacré bordel. Une capricieuse qui met en danger les lois de la cité ! Aussi têtue que son oncle. Tout ça pour honorer un frère qui s’est entre-tué avec son autre frère à propos du pouvoir… Sisyphe a dérouillé toute sa vie pour moins que ça. A part Camus, qui a fait des histoires à propos de Sisyphe ? Personne.

Alors bravo, Pépito, et merci de rétablir la vérité sur Polynice, le CRS allergique au pollen. Tu as osé renverser le cours du destin, ce qu’aucune héroïne tragique n’est jamais parvenue à faire. Alors bien sûr, c’est au prix d’une ironie machiavélique : mourir dans la rue, sa fleur au bout d’un fusil, de la main de celui qu’on voulait sauver quelques minutes plus tôt au théâtre. Sophocle et Eschyle ont tété de ton lait. Après Œdipe qui demande en mariage sa propre mère (on est vraiment largué avec notre mariage pour tous), voilà Antigone qui meurt à cause d’un rhume des foins fraternel. Je trouve ça bien plus crédible que cette connerie de talon d’Achille.

J’aurais mis un Exceptionnel si t’avais agrandi la famille. Peut-être sa sœur Ismène, infirmière de la Croix-Rouge, qui se pointerait à la fin au chevet d’Antigone, et qui, complètement anéantie, dans un dernier élan de confraternité, vaporiserait de la Loratadine au nez de son frère assassin.
Et puis, comment t’as fait pour oublier Créon, le tonton préfet de la République, qui arrive en limousine aux vitres teintées pour emmener le corps de sa nièce et décorer son neveu de la croix de guerre ?

T’es vraiment un dilettante, Pépito. T’es comme Antigone, tu penses à rien. Et c’est pour ça que je te supporte.

Ludi
grec ancien

   marogne   
27/4/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une lecture agréable.

Je reconnais l'effort et de la référence à Sophocle, et de la fin, mais il en aurait fallu plus pour orner d'un peu de sel ces images fanées oubliées dans un grenier de mai 68.

   AhmedElMarsao   
27/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pepito vous nous offrez ici une relecture de la légende d’Antigone, texte fondateur qu’on ne se fatigue jamais de revisiter (Sophocle, Eschyle, Anouilh… et tant d’autres). Normal, puisque tous les thèmes fondamentaux de la tragédie humaine y sont : pouvoir - autorité - révolte - sens du devoir – sacrifice etc.
Des thèmes de tous les temps...
Vous donnez le ton dès l’incipit: « poser un pied sur un papillon ». La phrase avec un verbe à l’infinitif en tête, en vrai orfèvre, vous l’avez ciselée comme une maxime ou un dicton transcendant temps et espace. Mais aussi pour souligner l’inégalité et le déséquilibre des forces en présence : entre la fragilité d’une créature (papillon- fleur/Antigone) et l’autorité écrasante et la violence démesurée qu’exprime la synecdoque (le pied/Créon). Plus loin dans le texte, et pour insister davantage, cette disproportion est rappelée encore une fois par l’antithèse: (rangers noirs/sandales de cuir)
Puis vient le dialogue/interrogatoire où Créon demande à Antigone la raison pour laquelle elle s’apprêtait à brûler la dépouille de son frère, bravant par cet acte d’insoumission l’arrêt que Créon avait prononcé auparavant, lequel arrêt défendait qu’on donnât une sépulture au défunt ou tout autre « rite funéraire ».
En plus du rappel des thèmes principaux signalés ci-haut, cette écriture/relecture parodique ajoute une touche inattendue. Dans la chute de la nouvelle, vous choisissez de clore votre texte sous le signe de la dérision : le coup de feu tiré par mégarde est causé par un éternuement dû à une allergie du porteur de l’arme au parfum des fleurs des champs !
Mes coups de cœur : Des « pépites » comme toujours qui font la richesse de votre style:
• Ironie, tentative de distanciation (chère à Berthold Brecht) : « Antigone n’est qu’un rôle ! » dit Créon pour essayer de retenir Antigone et l’empêcher d’aller rejoindre la révolte des insoumis.
• « éponge humaine se gorgeant d’espoir » (métaphore de la foule des révoltés)
• La description d’Antigone avançant vers la haie des gardes, bravant la mort (mouvement théâtralisé)
• « À croire que cette jeune fille a compilé tout ce que la littérature compte d’illustrations de vierges immaculées.» Présence en intertexte de références et d’allusions à divers écrits et représentations théâtrales…
• Le recours à l’anachronisme pour souligner l’aspect toujours moderne des thèmes :
- (sandales de cuir/rangers noirs)
- La présence d’armes à feu entre les mains des soldats de Créon

Un tout petit bémol cependant :
• « tu ne pouvais ignorer, l’avenir réservé à celui, ou celle, qui oserait l’honorer d’un quelconque rite funéraire… » (j’aurais préféré « sort » plutôt qu’ « avenir »…)

Je récapitule : Bravo Pepito ! Vos trouvailles sont des pépites d’or. Vous lire nous enrichit. Merci.

   Cat   
28/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pepito,

Ce matin, le panier sous le bras je pars à la cueillette des fèves- c’est de saison, chez nous dans le sud – et voilà que je tombe nez à nez avec ce qui me semble être, de par ses ius, un latino-romain du plus bel effet.
La Rome Antique me parait fort probable, dans la première partie, du moins. J’imagine assez bien une place écrasée de chaleur et en haut des marches, un père drapé d’orgueil qui invective sa fille rebelle. Le décor est planté, place à la dramaturgie…
Faut que je te dise, Pepito : Antigone ! je ne connais que le prénom, pour l’avoir étudié sur une longue liste des possibles au moment où nous attendions fébriles la naissance d’une petite princesse, le laissant vite tomber dès lors que nous l’accolâmes à Capulet, du nom de son père, pensant aux horribles confusions que cela allait entraîner pour une classe entière de boutonneux en apprentissage.
Mais me voilà remuée tout à coup, car le frère, celui qui est entrain de pourrir sur la terre, se retrouve quelque part en bas à fomenter une révolution. Mazette, j’ai perdu les billes !
Il me faut une relecture du passage pour comprendre le pourquoi du costume d’Antigone et me voilà plongée dans une manif contemporaine avec des soldats noirs, toujours les mêmes.
Maestro tu as habilement mêlé l’histoire, qui fait d’hier l’égal d’aujourd’hui et certainement de demain. Les mêmes drames se jouent et se joueront toujours.
L’allergie saisonnière comme quiproquo au déchainement meutrier des foules : fallait le trouver ! Il résume tellement bien l’absurdité des choses.
Je ne vais pas détailler la forme. Qui suis-je pour cela ? Si elle a réussi à m’entraîner dans ce labyrinthe gréco tragique et sourire à l’image de la fin, c’est que ton savoir-faire y est pour quelque chose, surtout lorsqu’il s’accoquine au talent.
Pour le fond, j’aime ton imagination. Grave et fraîche à la fois, elle rend buvable les classiques aux yeux des ménagères de plus ou moins cinquante balais.
Merci, molto grazie

Cat
sous le charme :))

   Pepito   
29/4/2014

   chVlu   
12/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
n'ayant pas de goût exacerbé pour les modèles fussent ils littéraires je ne saurais tenter décrypter la visite guidée donc orientée d'une tragédie d'autant si elle appartient au classicisme qui n'est guerre ma tasse d'été. j'ai apprécié ce récit rappelant des frères de sangs en mêlée et gouté par transparence les évocations de gavroches soulevant les foules de places tristement célèbres de celle qui tient la main à la place Place (traduction à proxi ma tive).
Mon bémol, mais il n'est que le reflet de mon miroir, les envolée de pétales et mouvements de corps image par image.

   Alice   
30/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai beaucoup aimé la référence, d'autant plus qu'Antigone est l'un de mes personnages du théâtre grec préférés. La fraîcheur du personnage aurait pu sembler surfaite si on n'avait pas inséré l'idée de la mise en scène théâtrale du départ, qui pardonne l'aspect virginal à l'excès de la jeune fille. L'écriture dépouillée cadre très bien avec l'ensemble, avec un excellent équilibre entre poésie et efficacité.
Un petit moins cependant en ce qui concerne la fin. Bien que j'aime beaucoup la toute dernière phrase, je trouve que le "Pourquoi son propre frère lui a-t-il tiré dessus ?" dépare un peu l'ensemble. D'une part parce que c'est une formulation un peu maladroite, comparé au reste du texte: elle fait presque chute de nouvelle "académique", si vous voyez ce que je veux dire, et ce, même si elle se fait rattraper par le "À vos souhaits" absolument délectable. D'autre part, je ne sais pas si la référence au frère, du moins de manière aussi directe, était souhaitable. Elle ne m'a pas surprise tant que ça, et je pense que la ligne de policiers aurait gagné en prestance si elle n'avait pas comporté de visages. Bien que le fait que celle qui joue une Antigone en deuil de son frère soit tuée PAR son frère dans la vraie vie est original, j'ai l'impression que, comme fin inspirante, l'allusion à l'allergique aurait suffi. Mais ce n'est que mon avis, bien sûr.

En bref, une lecture très agréable, au rythme fluide et à l'écriture sûre. Merci pour ce texte!

   Bidis   
30/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime beaucoup qu’une scène de violence réaliste suive une scène de violence de théâtre avec entre les deux une certaine relation mais cette nouvelle me sidère surtout par la qualité de l'écriture, tout à la fois à la fois agréablement correcte, très vivante et imagée. C’est une nouvelle que l’on a plaisir à lire... et à relire même.
Deux petites remarques, qui concernent la fin du texte.
- « jonchant le sol des traces vermeilles » : je trouve que l’adjectif « vermeilles » est trop joli pour la violence de la scène, j’aurais préféré « des traces écarlates » dont la sonorité me semble également mieux assortie au contexte.
- « est piétinée sans ménagement » : je trouve qu'il y a là une sorte de pléonasme qui déforce l’image (peut-on piétiner autrement que « sans ménagement » ?)

   HELLIAN   
2/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un sens véritable de la mise en scène servi par un style ciselé et vigoureux, voilà qui donne une nouvelle superbement équilibrée et enlevée. Sa brièveté, son économie ne me dérangent pas, au contraire. Dans le contexte théâtrale où tu la places, il fallait cela, pas plus, au risque de lui ôter de la force, au regard d'une chute qui intervient comme un détournement blasphématoire; blasphématoire mais salutaire. Un vrai plaisir !

   placebo   
9/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hé mais j'ai bien aimé :D
Le début me parle, ça m'arrivait souvent de commencer une nouvelle sérieusement et de partir de plus en plus à la dérive ; là j'ai lu que tu avais ajouté ce passage pour la virginalité (ça doit exister ce genre de mots), c'est bien aussi.

"Les visières baissées renvoient en multitude l'éclat du soleil couchant" j'avais loupé ça à ma première lecture. Hyper visuel, j'y suis !
"Un trou bien rond" je plussoie Ludi, commence par Annouilh, tu t'y retrouveras (excellent auteur).

Même le "à tes souhaits" a un côté "destin mythologique" très plaisant.

Bonne continuation,
placebo


Oniris Copyright © 2007-2019