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Réalisme/Historique
Poète à mi-temps : L'Arche des Noyés [concours]
 Publié le 31/01/09  -  15 commentaires  -  3711 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Quand les petits espaces côtoient les plus grands.


L'Arche des Noyés [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



Sur le ciment froid du beau matin, voilà un halo pâle.

Ce petit espace illuminé contient tout le nécessaire : une lumière, quelques habitants microbes, un crachat, ici, sur la droite. Mais si ! Regardez bien. Soudain, une ombre étouffe tout ce spectacle figé. La pénombre règne, les étoiles n'existent plus, même parmi les songes les plus fous.

Et puis cette ombre part en une fraction de seconde. Tout redevient à la normale.

Ou presque : le crachat s'est étendu sur toute la surface éclairée, et les microbes ont disparu.


Il commence à pleuvoir. Nous sommes en pleine rue, sur un trottoir. Est-ce une rue, une avenue, un boulevard ? Tout est du gris de l'acier gelé. On ne distingue plus grand-chose, hormis ces jambes qui s'activent, inlassablement. On dirait qu'à chaque fois qu'il en est parti, d'autres reviennent pour les remplacer. C'est un cycle, avec le même gris sur chaque pantalon, le même déhanchement à chaque foulée. Automatique.

Chaque pied tape sur le ciment en l'assommant, comme s'il fallait le punir. La surface du macadam se renouvelle à chaque passant. Cela doit être l'heure où le monde se réveille.


C'est un boulevard. On peut bien le distinguer maintenant. Il est au centre d'un quartier immense où fourmillent des têtes aux chevelures grisâtres. De nombreux néons clignotent, les voitures et bus tracent des trajectoires linéaires sur le bitume, harcelés par une pluie insistante. Les rues sont saturées d'hommes et de femmes qui se dépêchent d'aller au point B. Le plus vite possible, ne plus rester au point A ; sinon, on s'ennuierait ferme. Et puis ne surtout pas passer par C : on s'ennuierait assez. On ne produirait pas, à C.



À côté de ce quartier, il y a des hautes cheminées. Je ne sais pas comment s'appelle cette ville, mais elle a l'air plutôt active. Désormais, il pleut énormément. Je crois ne jamais avoir vu une pluie tomber aussi rudement quelque part. C'est comme si tout l'azote de l'atmosphère se liquéfiait et venait s'abattre brutalement sur les belles idées des physiciens.

Les passants ne sont plus que des petits points noirs sur le visage vieilli de la ville, ridé par de longues entailles routières.



Des dizaines de visages sont face à moi maintenant. Malgré leurs formes souvent différentes, ils ont tous le même teint : ternes, gris, ayant peine à être illuminés par les innombrables lumières. Je ne sais plus trop où est la ville dont je vous parlais. Elle est partout, à mon esprit. Partout fument les idéaux brûlés pour faire fonctionner les lampadaires. Partout les liftings sont ratés, comme si le chirurgien ne disposait que d'un peu de poussière gris-clair pour essayer de redonner éclat à la peau de son patient. Une poussière qui colle, poisse, sent les plus profonds recoins des déchetteries.

Et ces visages gris pâle se parlent, il ne faut pas croire. D'immenses artères se croisent, tailladant la terre entre ces villes ; on y fait passer les idées servant l'intérêt général.




Sur cette planète grise, voilà un halo éclatant.

Cette surface brillante contient tout le nécessaire : un grand éclat, de nombreux humains, et un énorme nuage, ici, sur la droite du globe. Observez donc ce nuage qui grossit, grossit, grossit ! La nuit tombe sur la France. Sur l'Europe.

Peu à peu, l'ombre couvre tout le continent. L'obscurité est assourdissante, aveuglante.

Et puis cette ombre s'en va. Le spectacle du monde est le même.

Ou presque : l'eau s'est déversée sur tout un continent, et les humains y ont disparu.



 
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   Nongag   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
D'assez belles phrases au service de... je sais pas trop quoi! Une longue description avec des images parfois très réussies, une ambiance glauque, on pense à une ville au temps de l'ère industrielle. Un monde gris, pollué, moche.

Mais tout ça tombe à plat. Une ville sans âme, habitée pas des humains gris et, soudain, il pleut et, soudain, plus rien... Pas très satisfaisant! Ou bien je n'ai pas compris. Et l'intro, c'est supposé être un microcosme de notre monde? Nous serions alors comme ces microbes, facilement détruit??

Fantasme de fin du monde???

   Claude   
31/1/2009
Ben... moi non plus, je n'ai pas tout capté ! L'ambiance glauque est bien rendue... mais il manque un je-ne-sais-quoi pour faire le déclic.

Mais il est tôt, je ne suis peut-être pas encore réveillé...

   marogne   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Volonté de créer une ambiance glauque, de fin du monde, sale. Critique si souvent rabachée de ce que l'homme peut faire de mal, et de l'inutilité de sa quète. Mais l'homme est un tout, dans ce qu'il fait de plus beau, comme dans ce qu'il fait de plus abominable, et l'eau salvatrice effacera tout, le beau, le sale, l'idée du beau, l'idée du sale.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Etrange à lire. On ne sait trop où l'auteur veut en venir. Certes c'est bien écris, il y a de jolie tournures, mais le fond du texte est trop abscons, même à la relecture.

La forme sans le fond encore une fois.

c'est dommage parce que je pense que le potentiel est là.

   Ephemere   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour, je suis d'accord avec tous.
La description d'une ville industrielle, soit...
Le style n'est pas si bon ; voilà ce que j'ai relevé sur le début du texte, ensuite j'ai fatigué : "voilà un halo pâle", lourd et incompréhensible, "redevient à la normale", "Nous sommes en pleine rue", d'autres verbes que être existent, "qu'à chaque fois qu'il", que que, chaque employé cinq fois en trois lignes, "les voitures et bus", et les bus.
Chemin caillouteux qui ne va nul part, pas d'histoire !
Ah, si, si, une phrase qui m'a plu bien qu'il soit possible de l'alléger : "Les passants ne sont plus que des petits points noirs sur le visage vieilli de la ville, ridé par de longues entailles" routières
FMR

   Faolan   
31/1/2009
Je n'ai accroché ni sur le fond ni sur la forme.

J'espère que des précisions seront apportées quant au message que l'auteur voulait transmettre car je suis malheureusement passé à côté.

Désolé.

Merci.

   Poète à mi-temps   
31/1/2009
L'idée de départ était de partir d'un petit point de la rue et de déplacer la "caméra" comme s'il elle s'en éloignait pour décrire à chaque fois ce que l'on voyait.

C'est une description du gris et du morne qui habite le monde, avec un constat d'une routine que personnellement je vois s'ancrer chaque jour un peu plus dans mon quotidien et qui me révulse.

D'ailleurs, Ephemere, la répétition du mot "chaque" a été faite pour insister sur ce caractère routinier, automatique de nos vies. Je te trouve d'ailleurs très dur(e) avec le style, même s'il est vrai que je n'ai pas relu des dizaines de fois ; ce texte a été vite écrit.

Tout cela est parti d'un point de vue global. Bien sûr, l'Homme est capable de belles choses. Mais pour moi, si l'on prend un angle général, l'Europe industrialisée et "mondialisée" devient de plus en plus triste, monotone.


L'intro n'est pas un microcosme de notre monde, j'ai juste essayé de montrer, en faisant une comparaison avec la fin, que l'Homme est en effet comme un microbe, pouvant facilement être détruit. Tout dépend dans quel "angle de caméra" on se place. Ici, il est en fait détruit par lui-même puisque la fin est le résultat du dérèglement climatique provoqué par l'industrialisation décrite auparavant.
C'est là où je veux en venir avec ce texte, Kaos.

   Poète à mi-temps   
31/1/2009
Mea culpa pour les deux "d'ailleurs" adressés à Ephemere ^^

   jensairien   
31/1/2009
à la fin ça m'a fait penser à un tableau de Max Ernst "L'Europe après la pluie" qui pourrait très bien illustrer ce texte.
Des défauts dans la narration mais j'ai bien aimé cette phrase :

"comme si tout l'azote de l'atmosphère se liquéfiait et venait s'abattre brutalement sur les belles idées des physiciens"

une belle image

   Menvussa   
2/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai commencé par apprécié cette progression du plus petit au plus grand... le monde sous la pluie vu par... un microbe !

Puis l'image s'agrandit, un trottoir, une foule, la circulation, une ville.

Et en terminant le récit je me rends compte que je me suis fourvoyé. C'est la terre vue du ciel, un gros nuage sur l'Europe, une pluie que l'on devine diluvienne et le nuage passe, un coup d'éponge et la civilisation a disparu sur ce petit espace du globe. Un nouveau déluge sans arche justement.

"Tout redevient à la normale." je ne pense pas que l'on puisse écrire cela... Tout revient à la normale ou tout redevient normal.

Je trouve qu'il y a trop de digressions qui n'apportent rien à l'histoire, qui ne renforcent pas l'attention, ne construisent en rien le suspens.

   guanaco   
5/2/2009
Même si le thème est original, je dois reconnaître que ce texte ne m'a pas intéressé plus que cela.
La forme est problèmatique, avec des lourdeurs ou des répétitions:
- "sinon, on s'ennuierait ferme. / on s'ennuierait assez"
- "Tout redevient à la normale" => tout redevient NORMAL ou tout REVIENT à la normale
- "Elle est partout, à mon esprit." => DANS mon esprit (?)
Merci
Guanaco

   melonels   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Je suis sans doute idiote mais je n'ai rien compris au texte, j'ai vite décroché. L'auteur nous donne des explications dans les commentaires des lecteurs ce qui est une bonne chose en soi quand on s'apperçoit être mal compris, mais malgrè ses efforts, le texte ne me paraît pas plus clair ni attrayant. Désolé.

   Bidis   
6/2/2009
L’écriture me fait bien voir un boulevard, et me met dans une ambiance de grouillement humain. Mais quand j’arrive à « Les rues sont saturées d'hommes et de femmes qui se dépêchent d'aller au point B. Le plus vite possible, ne plus rester au point A ; sinon, on s'ennuierait ferme. Et puis ne surtout pas passer par C : on s'ennuierait assez. On ne produirait pas, à C. », je n’ai guère envie de poursuivre ma lecture. Ces A, B, C en littérature, cela me gêne absolument.
Puis « C'est comme si tout l'azote de l'atmosphère se liquéfiait et venait s'abattre brutalement sur les belles idées des physiciens.
Les passants ne sont plus que des petits points noirs sur le visage vieilli de la ville, ridé par de longues entailles routières. », les impressions données par ce bon passage me semblent refroidies par les « belles idées des physiciens », trop abstraites.
Et c’est sans doute parce que je trouve les images très bien rendues que je trouve gênantes les réflexions métaphysiques, d’autant que je ne les trouve pas très claires.

   David   
12/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Kahlu,

J'aimais bien au début cette impression du monde vu par les yeux imaginaires... d'un glaviot ?! C'est comme cela que je l'ai lu en tout cas. La fin du monde arrive un peu abruptement, mais j'ai apprécié les changements d'échelle.

   Ariumette   
22/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : Des répétitions inutiles pour cet original travelling arrière. Je salue l'idée mais je pense qu'il faudrait retravailler la forme, retirer les répétition pour laisser la place aux métaphores.

Pas de note cause concours


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