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Aventure/Epopée
Cyberalx : Elle [concours]
 Publié le 31/01/09  -  32 commentaires  -  5216 caractères  -  132 lectures    Autres textes du même auteur

La mer fait sa musique, vagues se fracassant sur les roches, mouettes qui luttent contre le vent furieux, gamins rêveurs et plans de voyages...


Elle [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



La mer fait sa musique, vagues se fracassant sur les roches, mouettes qui luttent contre le vent furieux, gamins rêveurs et plans de voyages.


Elle chante pour Chris et ses potes.


Ils regardent le port et les bateaux qu’ils ne pourront jamais se payer, partent à Cuba, Bali, Shanghai sans quitter le port.


Vendre des chichis sur la plage, flatter le touriste, lui servir à boire, à manger, à dormir, à rêver, baiser des bourgeoises en tendant la main à leur départ.


C’est pas ça qui leur payera un bateau.


Ces salauds de riches débarquent avec leur cul blanc, leurs billets de banque neufs et s’achètent un 12 mètres avec une voile immaculée, un moteur rugissant…


Des marins du week-end, puant la capitale, du lard à des cochons.


Le pote a l’idée, Chris dit non. Le pote insiste, Chris dit oui et ils volent un bateau.


Dans le bateau, un type dort, il se réveille, il a un flingue.

Ça tourne mal, très mal, le pote finit à l’eau, Chris désarme le type, il a peur, il tire, il tue.


Prison.

20 ans.


Chris est accroupi, le dos contre le mur, il ne pleure pas, on ne pleure pas ici.


Il utilise 6 feuilles de papier hygiénique sur les deux rouleaux mensuels, les roule en boule et les colle contre son cul en sang, puis il essaye de regarder à travers les murs qui sont de moins en moins transparents, il essaye de voir la mer, immense étendue d’eau au bord de laquelle il a grandi.


Deux cellules plus loin, il entend le bossu ricaner :


- T’as aimé petite salope ? Je vais te détruire le cul, moi, tu m’appartiens, tu es ma petite pute perso !


La mer, pense à la mer, ce bleu, l’odeur salée de la liberté, les grains de sable contre la peau, les sirènes, les poissons, les châteaux de sable, le reflet de la lune…


Plus que 2 mois…


Le surveillant débarque, regarde par le judas puis ouvre la lourde porte.


- On t’a emmené un copain de cellule, t’es gentil avec lui et il est gentil avec toi, tout le monde est gentil… Ben qu'est-ce que t’as ?

- Rien, merci, surveillant, je serais gentil, tout ira bien.

- C’est du sang par terre ? C’est pas du sang, dis ? Parce que le sang, ça veut dire des ennuis et les ennuis c’est de la paperasse, tu sais qu’on n’aime pas la paperasse !

- Non, surveillant, c’est pas du sang.

- Bon petit gars ! Allez, je vous laisse faire connaissance, les filles.


Il referme la porte, le nouveau grogne un bonjour et met ses affaires sur le lit vide, pourvu qu’il n’ait pas envie de parler…


Le nouveau s’étale dans sa couche et fait un bruit étrange, Chris met quelques secondes avant de se rendre compte qu’il étouffe ses pleurs dans un oreiller…


On était des hommes, pense-t-il.


Tout ce qu’il voulait, c’était un bateau. Regarder la voile gonfler contre le vent et naviguer par-delà les mers, connaître tous les soleils, voler tous les sourires des femmes de chaque port.

Puis repartir et recommencer pour l’éternité, Sisyphe heureux ne vivant de rien, ne prenant que sa part.


La sonnerie retentit, c’est l’heure de la cantine.


Les portes s’ouvrent, laissant apparaître des visages morts ou révoltés, les rangs se forment et la troupe s’en va manger, juste pour continuer.


Chris sent le regard du bossu sur lui, l’enveloppant comme une caresse invisible et gluante, le léchant comme un bout de viande, le reniflant partout sans pudeur.


Encore 2 mois, 60 jours, il faut tenir pour le drap bleu de l’eau qui l’attend, recouvrant la terre et les hommes, noyant les souvenirs et les péchés.


- Tu manges avec moi, salope. Tu te tiendras à côté de moi comme une bonne petite épouse.


Quelques rires fusent, Chris cherche la mer au-dessus des têtes rasées, à travers les murs, il peut la voir quelquefois.

Il revoit les dunes et les parties de cache-cache dans les bunkers oubliés de la dune du Pilat, l’odeur forte des pins et de l’embrun lorsqu’ils allaient sauter dans la jetée, nus et libres.

Libres…


Le bossu renverse l’assiette de Chris sur le sol noir et crasseux.


- Lèche, ma petite chienne.


Chris se lève de sa chaise, l’espace d’un instant il oublie son amante liquide et songe en regardant le géant dans les yeux à lui perforer la gorge avec la brosse à dents taillée en pointe qu’il cache dans son slip.


Le regard dur du bossu semble lire à travers lui, et lui dire : « Essaye un peu pour voir ! »


Il n’essaye pas, il attend, il sortira, il veut sa mer.


À quatre pattes, léchant le sol de la prison sous les rires gras de fauves déshumanisés, Chris sourit dans sa tête.


Un jour, les portes de la prison s’ouvrent, Chris sort et contemple le monde qui n’a pas tellement changé.

Il travaille, mange peu, met de côté puis construit son bateau.

Il déploie sa voile et prend le large, laissant derrière lui le poids des erreurs, le chagrin, la douleur.


On ne verra plus jamais Chris, il est parti avec celle qui l’a pris sans se soucier de savoir ce qu’il a fait, qui il est.


Il n’est plus qu’un petit point disparaissant dans l’horizon, le cœur gonflé d’amour, fin de l’histoire.



 
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   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Mais nooooooon!
Cyb, la fin, non!

Je m'installe, j'ouvre la page, je me mets à fond dedans, je me vois partager la douleur de ton personnage... glauque, noir, triste, pervers, ce récit m'a plu dès les premières lignes (fan d'Oz et de King je retrouve des deux, et pis Estelle : Prison+envies de meurtre = miammiam...)...

Je reconnais ton style que j'apprécie.
Le rythme, parfois un rien perturbant par les paragraphes très courts, mais ça ne nuit pas.

J'ai eu envie d'être le prolongement réel de la brosse à dents... bref j'ai AdOrééééé...

... Jusqu'à ce qu'il soit libéré (je dois être zarb), parce que là j'ai plus du tout aimé.
Selon moi tu as expédié un peu la fin, non? (détrompe moi sinon hein)
Je comprends le concept de liberté, de maitresse silencieuse qui ne jugera jamais... gnagnagna...voilà c'est un peu The American Happy Ending sur le coup là, et j'aime pas ça.

En si peu de caractères j'avais réussi à ressentir tellement d'émotions que je m'attendais à une fin dans le même ton que le reste, noir, glauque, moche... donc en quelque sorte tu m'as bien bluffée avec ta fin... mais bouhouhou POURQUOI?

POurquoi ne pas aller à fond dans le truc, le suicider carrément... ?

Enfin sinon, j'ai trop aimé. Avec une fin plus ... moins... un rien retravaillée, je mettrais un Exceptionnel, parce que tout y est...sauf à la fin ouin! Et donc, je ne peux pas mettre cette note...
Zut, sur ma faim... vraiment!

   Nongag   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Pas mal. Une écriture fluide qui sait trancher le superflu pour aller à l'essentiel (et respecter "LE" règlement).

Un détail important m'a néanmoins agacé. Ce type fait 20 ans de prison et il demeure toujours un souffre douleur...? Je ne suis pas certain qu'on peut survivre dans ce genre de milieu très dur si on ne fait sa place. Du coup on doit accepter que l'océan de ses rêves lui a permit de tolérer 20 années de ce traitement...

Mais bon je chipote peut-être. Et j'en connais pas beaucoup plus que l'auteur sur ce milieu... je suppose!

Belle lecture.

   Faolan   
31/1/2009
Joli condensé des idées !

Je n'aimais pas trop la première partie (avant la prison) car je trouvais cela un peu expédié mais j'ai compris que c'était -je suppose- pour un peu plus dévelloper la deuxième partie.

Un bon texte, merci !

   marogne   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai un peu eu du mal à éprouver de la sympathie pour l'assassin, sans aller néanmoins à penser qu'il n'avait que ce qu'il méritait en prison (contrairement, en passant, à ceux dont j'ai narré l'histoire dans "trois minutes").

Le thème de la mer évasion, de sa condition, de son milieu, de son histoire, de sa tête, le thème de l'eau qui absout et qui permet de rennaître, ça j'ai apprécié.

Et peut être que la suite de l'histoire, c'est cet affreux bourgeois sur son bâteau, égorgé dans un port du brésil par des crève-la-faim qui n'ont plus rien d'autres à perdre que la vie.

Un style plaisant à lire, comme un résumé, le synopsis d'une histoire à developper, mais que l'on gardera tel quel.

   Claude   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai beaucoup aimé le style, rythmé par ces paragraphes brefs et claquants qui évoquent une respiration haletante.

J'ai beaucoup aimé l'histoire, même si je trouve moi aussi que la fin est un peu torpillée. (Durs, les 5000 caractères !) J'attendais et j'espérais quelque chose de plus percutant. Une vengeance, un drame, un pétage de plombs la veille de la libération...

J'ai été un peu gêné par une faute d'orthographe : "Ces salauds de riches débarquent avec leur cul blanc". S'il y a plusieurs riches, il doit y avoir plusieurs... C'est un détail, mais je suis maniaque, avec l'orthographe.

   widjet   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour ceux qui l’ignorent encore, j’aime plutôt assez ce que fais Cyb, un auteur que je trouve talentueux et intelligent aussi bien dans ses propos que dans ses réactions.
En revanche, depuis quelques mois (précisément depuis Paternité ) force est de reconnaître que je ne suis guère emballé par ses derniers textes qui ont des allures de « vite fait » et ont perdu cette noirceur qui collaient bien aux précédents opus de l’auteur. Elle n’est pas mauvais en soi, c’est juste que c’est…trop juste.

Personnage et histoire sans grande ossature (la contrainte des 5000 c. force à faire des ellipses, j’en conviens) et absence totale de climat carcéral. Ce n’est pas en alignant des mots crus qu’on parvient à créer une atmosphère glauque et claustrale. Même sur un texte court, je pense que Cyb était pleinement capable de décrire la cellule d’une prison et d’y ajouter quelques détails qui pousserait le lecteur à l’immersion ; ainsi le contraste entre l’emprisonnement et cette soif absolue de liberté et d’immensité (symbolisée par la mer, le bateau) aurait été plus saisissant. D’ailleurs si je peux me permettre, l’approche du début n’est pas une bonne idée. J’aurai préféré que l’histoire commence directement en prison et qu’on devine – même succinctement car inutile de tout décortiquer – ce qui a entraîné le personnage au trou. Mais là encore cela n’engage que moi.

Voilà brièvement ce que je peux dire sur ce texte que je ne trouve pas à la hauteur de tes capacités. Je ne te ménage pas, mais je sais que tu prendras la distance nécessaire(ce n’est que mon avis et les autres comms sont plutôt bons) et puis on moins on m’accusera pas de faire copinage…MOI :-))

Allez, mon pote, il est grand temps que tu me remettes une bonne claque littéraire !

Bon samedi !

Widjet
(auteur qui tend la joue)

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime cette écriture crue. La, on ne fait pas dans la dentelle.
Je trouve un peu caricaturale cette description du milieu carcéral, mais peut-être que ça se passe réellement comme ça, je n'en sais rien après tout. Mais j'ai adoré l'idée que le prisonnier se rattache à ces rêves de mer pour survivre.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
La critique sur 50 lignes je ne sais pas faire, je ne sais pas trop détailler le pourquoi du comment de ce qui fait que ceci ou cela pèche ou ne pèche pas.....Bref, j'ai adoré cette nouvelle, elle me fait penser à une de S.KING "la rédemption de Shawshank".....Et je l'ai adoré d'un bout à l'autre!

J'ai maintenant mes finalistes et basta!

   Flupke   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé la sobriété de l'écriture. Des phrases courtes. Prison. 20 ans. Juste ce qu'il faut pour l'histoire. Bravo.

   nico84   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
cyberalx est capable de beaucoup mieux et je ressens comme les autre une volonté d'achever rapidement l'histoire.

Volontaire ? peut être.

Pourtant l'intensité est là mais pas assez de lignes pour être proche du héros, pas assez de temps pour avoir de l'affection.

Alors j'ai aimé mais je regrette cette rapidité, je regrette que ma lecture n'ait pas duré plus longtemps.

Bravo tout de même pour l'imagination.

P.S je retire ma critique sur la longueur si celle ci était une contrainte. Je passe de moyen à moyen +.

   dude   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une prison et pas de Wentworth Miller? Je suis déçu :)
Blague à part, la partie carcérale est très réussie à mon goût. D'ailleurs, j'aurais préféré que l'histoire soit entièrement basée là-dessus. Cela m'a rappelé un vieil épisode de Hellblazer...
Le début qui explique les raisons de l'incarcération est à mon avis assez dispensable. C'est trop vite expédié et pas réellement marquant pour la suite. Les éléments de cette intro auraient pu être glissés par la suite, lorsque le personnage est déjà en prison. Par flash back par exemple.
Je suis moyennement fan du happy end, trop rapide. Mais le style est nickel!

   Ephemere   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour, j'ai bien aimé la partie carcérale, ni le début, ni la fin.
Des clichés cependant : les hommes, ça pleurt pas. Style télégraphique, je n'ai pas aimé la première phrase.
La mer et donc l'eau ne sont présentes que dans la tête de Chris.
FMR

   Malka   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un style bref et direct, déroutant sur le moment mais qui nous entraîne.
J'ai aimé ce gamin rêveur qui survit dans univers impitoyable: ce qui est sa faiblesse est sa force. Tu n'as pas eu besoin de le décrire, car la mer emplit toute sa tête: prendre la mer pour amante, c'est ne plus être réél, échapper à cette réalité trop noire. Le contraste entre les propos crus, les humiliations et la liberté et la joie qu'offrent la mer est bien mené.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
5000 caractères , ça limite bien sûr un peu le développement... et j'en sais quelque chose. Cela dit, j'adore le style ; comme Sally j'aurais bien aimé que la brosse à dents sorte du slip... mais ça aurait débouché sur une fin d' histoire bien plus amère que la mer. Alexandre

   clementine   
31/1/2009
Cyb ne fait pas dans la dentelle, c'est certain. Cyb dénonce, nous plaçe dans la lumière crue de notre société. Inhumaine.
J'aime cette écriture hachée, courte, vraie, sans concession.
Mais je suis exactement comme Estelle2L.
Tu y crois toi, Cyb, à ta jolie fin? Moi j'y crois pas une seconde, et c'est vrai que 20 ans de prison quand on a la personnalité de ton "héros", cela me laisse encore plus perplexe...
Mais la mer, cet amour immodéré pour ELLE, j'adhère à 200%, je ressens la même chose.
Merci Cyb pour ces écrits qui nous "enserrent"..

   macalys   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai bien aimé le style, incisif et bien rythmé.
Et la fin m'a plu, justement parce qu'on s'attend à quelque chose de plus violent. Et non, là c'est juste le retour à la vie, Chris fait la paix avec son passé en partant en mer...
J'ai aussi beaucoup apprécié la scène où le nouveau arrive dans la cellule et pleure, en quelques mots, tu introduis beaucoup de délicatesse dans la noirceur ambiante.

Mais certaines choses m'ont déçue :
- Tout d'abord, je trouve que la description du milieu carcéral est très cliché. Je ne sais pas si c'est parce que ce thème est à la mode en ce moment dans les films et les séries américaines, mais les brimades, les viols, l'indifférence des gardiens, ce sont des sujets remâchés, et je ne trouve pas que tu leur apportes quelque chose de nouveau (certainement à cause de la brièveté imposée).
- Ensuite, l'ellipse temporelle qui conduit le héros de son méfait à la fin de sa peine des années plus tard me semble trop importante. Il aurait peut-être pu commettre un forfait moins important, ou comme Widget l'a suggéré, tu aurais pu raconter son histoire tandis qu'il était en prison. C'est vrai que le début crée une ambiance, et permet de mieux comprendre son désir de mer, mais en insistant sur son passé en prison, tu aurais aussi pu retranscrire cette ambiance.
- Enfin, après un bon nombre d'années en prison, j'ai du mal à croire qu'il se fait violenter par un "bossu". Bon je sais pas à quoi il ressemble ton bossu, peut-être qu'il est costaud. Mais Chris n'a pas de relations, il n'a pas appris à se défendre durant tout ce temps en prison ?

Bref quelques petites frustrations qui m'ont empêchée d'apprécier pleinement ton texte.

   victhis0   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
un peu déçu : cyb fait dans le glauque, ça je sais. Mais il ya plus de tension généralement dans ses textes que dans cet "exercice" vite fait bien fait qui pêche par paresse : l'unvers carcéral est caricatural à l'extrême, le personnage épais comme un papier à cigarette ; bref pas génial tout ça. OK, super style, belles phrases courtes, rythme unique...L'auteur connait son job.

   Anonyme   
1/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Haaaaa, pleins de bonnes intentions, mais au décompte un rien léger... et aussi prévisible, facile, tire larmes (comme dirait Widj)

Non cette fois je suis resté à quai, pas emmené.

   jensairien   
1/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
le style est pas mal du tout, tout en raccourcis, évitant tout effet de langue, ça change et c'est plutôt maitrisé.
J'aime bien par exemple : "Le pote a l’idée, Chris dit non. Le pote insiste, Chris dit oui et ils volent un bateau" là où on aurait pu aligner trois paragraphes. Pas mal aussi les petits raccourcis sur les feuilles de papier Q pour raconter ses "petites" misères.
Une des nouvelles les plus intéressantes.
La fin s'est vrai, aurait mérité d'être plus originale.

   Menvussa   
2/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Un univers glauque, une histoire assez banale avec un côté sordide. un individu qui ne vit que pour réaliser son rêve, sauvé par son rêve puis absorbé par ce rêve et peut-être finalement détruit par lui.

je trouve le style un peu heurté, un peu disloqué, de belles images qui se mélangent avec une banalité attristante.

   Bidis   
2/2/2009
Percutant. Mais je ne suis pas très convaincue. Trop de choses se passent pendant ces malheureux 5000 signes...

   Anonyme   
4/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Même si le thème est (hélas) sans grande originalité (cela existe-t-il encore d'ailleurs ça? L'originalité? Bref...), malgré donc, le sujet un peu "bateau" de la "pute carcérale", j'ai trouvé l'écriture fluide et agréable. J'ai lu avec plaisir et sans difficultés. Toutefois, il me semble que, par rapport au concours, l'eau ne tient pas vraiment le rôle principal, loin s'en faut, dans cette histoire. Tout juste en tant que métaphore, l'océan, espace d'oubli, de rédemption, de liberté... (Ici encore on peut déplorer le côté "commun" de la chose... Et puis... pas vraiment en fait, même banales les "vérités" sont toujours bonnes à dire non?)
Je salue ici la vivacité de l'écriture, la faculté de l'auteur à nous faire partager son scénario.

   guanaco   
5/2/2009
Une histoire qui tient en env. 5000 car., avec un début un développement , une fin et un personnage bien dessiné . Belle prouesse mais je dois reconnaître que je ne suis pas fan des phrases courtes et de ce style narration.
Les contraintes sont respectées.
Merci.
Guanaco

   craone   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Cyb,

Dur mais beau. Tu crées l'ambiance et on y tombe trop facilement.
C'est du lourd.

merci

craone

   melonels   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Mais pourquoi une nouvelle???
Il y a tant de choses à exploiter dans ce texte pour qu'il fasse plus de 5000 caractères et tout d'abbord ton style. Une belle écriture, dans la vérité des instants de ce récit. Sincèrement bravo, ça fait du bien de faire une bonne critique, simplement parce que ça fait plaisir de lire un beau texte, merci pour ça.

   David   
12/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Cyberalx,

Jusqu'à ce passage il me semble :

"Il revoit les dunes et les parties de cache-cache dans les bunkers oubliés de la dune du Pilat"

Il n'y a pas de précisions géographiques, et je ne pensais pas que l'histoire se passait en occident. Pour la forte disparité entre riche et pauvre, le riche étant "touriste", je pensais plutôt à une république bananière. Mais c'est plus de l'imprécision que de l'incohérence.

L'ultraviolence m'a un peu géné aussi, un meurtre, un viol, je suis un peu saturé en 5000 caractères, et je ne vois pas plus loin.

   Ariumette   
22/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : Je trouve le titre parfait ! Ce récit me semble à l'étroit dans ces contraintes de concours tout comme l'homme est à l'etroit dans sa cellule ! On pourra avoir la version longue ? J'ai aimé.

Pas de note cause concours

   Perjoal   
22/2/2009
Bon ce style, ce n’est pas ce que je préfère.

L’histoire, oui bien mais des incohérences : On ne prend pas 20 ans de prison pour une bagarre qui a mal tourné. En plus, comme le pote meurt ( ?) en premier, on est dans la légitime défense. Il n’a plus que l’accusation de vol.

Est-ce indispensable de montrer sa soumission dans la prison ? Et si elle dure 20 ans, on imagine bien que soit il est devenue une vrai lavette et il lui est plus possible de s’accrocher à n’importe quel rêve. Soit il a reprit le dessus et dans ce cas, il ne peut plus être le souffre douleur.

   Cyberalx   
8/3/2009

   Anonyme   
8/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis désolé, mais la poésie cachée derrière les mots ne m'a pas atteint.
Car je n'ai pas senti ici comme dans les autres textes de Cyberalx un élan uni qui pousserait l'histoire.
L'histoire, justement : elle est chouette, sans doute, mais je crois que moi j'ai besoin de prendre mon temps pour rentrer dans la peau des personnages, pour m'investir dans le récit.
C'était une idée originale de vouloir raconter vingt ans en 5000 caractères ; mais la manière dont tu as appliqué cette idée ne m'a pas touché, malheureusement.
Peut-être qu'il était tout simplement impossible de me plaire de cette manière-là.
Mais somme toute ce texte a des points forts : le respect total des règles du concours, déjà, ce qui était loin d'être aisé ; une chute bien pensée ; et un héros qui pourrait presque, avec quelques caractères de plus, être attachant.

   Anonyme   
8/3/2009
J'ai lu dans le forum que tu travaillais à faire des phrases courtes.
J'ai lu et relu ta nouvelle, et j'en ai mentalement changé le rythme. (c'est ce que je veux également maintenant : des phrases courtes. Essentielles, épurées. Je cherche aussi et ce que j'écris là, c'est une suggestion, rien d'autre :

Peut-être devrais-tu jouer avec la ponctuation. Ciseler tes phrases et pas nécessairement les plus longues. User des points plutôt que des virgules. Des points d'exclamation aussi :

"Ça tourne mal, très mal, le pote finit à l’eau, Chris désarme le type, il a peur, il tire, il tue."
"Ca tourne mal, très mal, le pote finit à l'eau. Chris désarme le type, il a peur, il tire. Il tue."

"Chris est accroupi, le dos contre le mur, il ne pleure pas, on ne pleure pas ici."
Chris est accroupi, le dos contre le mur, il ne pleure pas. On ne pleure pas ici."

"T’as aimé petite salope ? Je vais te détruire le cul, moi, tu m’appartiens, tu es ma petite pute perso !"
"T'as aimé, petite salope ? Je vais te détruire le cul, moi ! Tu m'appartiens ! Tu es ma petite pute perso !"

" Il utilise 6 feuilles de papier hygiénique sur les deux rouleaux mensuels, les roule en boule et les colle contre son cul en sang, puis il essaye de regarder à travers les murs qui sont de moins en moins transparents, il essaye de voir la mer, immense étendue d’eau au bord de laquelle il a grandi."

Il utilise 6 feuilles de papier hygiénique sur les deux rouleaux, mensuels. Les roule en boule et les colle contre son cul en sang. Il essaye de regarder à travers les murs. De moins en moins transparents... Il essaye de voir la mer, immense étendue d'eau au bord de laquelle il a grandi."

Bien sûr, c'est Mon rytme, porté par Tes mots. Ca m'arrive souvent quand je lis un texte de faire ce "mixage". C'est ma musique, pas la tienne, elle peut très bien ne pas te convenir du tout, mais bon... si ce que j'écris là peut t'aider...

   florilange   
13/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve le thème de l'eau très bien respecté. La mer est la cause de la prison, sa raison de tenir le coup pendant la prison, son but à la libération.

L"écriture hachée, rapide, en phrases courtes, rend bien sa façon de vivre avant, pendant, après : au hasard & par la force des choses.

Peut-être qu'il a changé en 20 ans & que de dominé il est passé dominant. Impossible de le rendre en si peu de caractères. Quoiqu'il ait fait durant sa peine, seule comptait son obsession pour ne pas devenir fou. Tous les prisonniers qui tiennent le coup ont 1 idée ou 1 obsession en tête. Lui, c'était la mer.

J'ai aimé cette nouvelle dure, qui garde envers & contre tout confiance en l'avenir. Merci,
Florilange.

J'ai lu & commenté cette nouvelle sans comparer avec d'autres textes de l'auteur. C'est ce que ferait 1 juge de concours. Flo.


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