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Humour/Détente
Psycho-Rabbit : La loi de l'emmerdement maximum
 Publié le 11/11/09  -  14 commentaires  -  20077 caractères  -  172 lectures    Autres textes du même auteur

Probabilités temporelles des éventuelles origines des lois de Murphy.


La loi de l'emmerdement maximum


Bien des choses nous dépassent et nous sommes loin de comprendre ne serait-ce que les grandes lignes de l’univers qui nous accueille. Mais grâce à certains d’entre nous dont l’intelligence et l’agilité d’observation étaient manifestement incroyables (et parfois avec l’influence d’une bonne dose de hasard), nous sommes parvenus à donner des explications, si incomplètes ou approximatives soient-elles, aux choses les plus complexes dont nous avons vaguement conscience. Ne perdons quand même pas de vue que bien des choses restent cachées à notre sens de la perception qui est, reconnaissons-le, incontestablement atrophié.


Parmi les grandes découvertes qui ont éclairé l’humanité, nous pouvons faire mention de la gravité. L’essence même de cette force invisible réside dans le fait que toutes choses s’attirent mutuellement. Pour donner une définition plus exacte, il faut le formuler ainsi : « La gravitation est le phénomène d'interaction physique qui cause l'attraction réciproque des corps massifs entre eux, sous l'effet de leur masse ». Les trucs lourds attirent les trucs légers.


Cette découverte fut faite dans la deuxième moitié du XVIe siècle par un type dénommé Isaac Newton et qui selon la légende aurait découvert ça alors qu’il réfléchissait assis au pied d’un pommier. Je pense surtout qu’il avait trouvé une bonne excuse pour s’esquiver de tâches importantes pour aller pieuter tranquille à l’ombre d’un arbre. Mais comme il est inévitable d’être dérangé quand on fainéante, le fruit du savoir s’abattit sur sa tête et son esprit endormi fut frappé de cette incroyable idée.


Nous pouvons aussi mettre en avant, dans les grandes inventions, les théories de la relativité générale et restreinte. Ces découvertes au nom ô combien abscons qui font écho à la célèbre formule E=Mc² (Énergie = Masse multipliée par célérité (vitesse de la lumière) au carré) furent établies par l’un des grands cerveaux de l’humanité : Albert Einstein. Avec sa coupe de cheveux improbable et sa propension étonnante à tirer la langue quand on le prenait en photo, cet homme imposa au monde de la physique une nouvelle vision de l’univers. En appliquant sa célèbre formule E=Mc², imaginez un instant l’énergie que l’on pourrait produire avec un kilo de Nutella. Nous pourrions produire 9 × 1 016 joules avec ce kilo de pâte à tartiner, soit l’équivalent de deux ans de production énergétique d’un réacteur nucléaire d’une puissance de 1 400 mégawatts. Pour les rares personnes sur terre qui ont une notion approximative de ce que cela peut représenter, ça laisse rêveur. Pour les autres, ça nous fait une belle jambe. Les énergies sont toujours aussi onéreuses.


Il ne faut pas non plus oublier la physique quantique qui a une part relativement importante dans la compréhension de l’univers. Pour les profanes, je précise qu’il ne s’agit en rien de quelques obscurs chants religieux. La mécanique quantique n’a strictement rien à voir avec les cantiques des messes dominicales. Bien qu’à l’instar des chants formulés en latin la compréhension de la mécanique quantique relève du tour de force et les risques d’une entorse au cerveau guettent toutes personnes se penchant sur le problème. Généralement ça concerne des petites particules, des probabilités ondulatoires et des chats à la fois morts et vivants qui sont enfermés dans des boîtes.


Il y a bien évidemment d’autres grandes inventions qui ont changé la face de l’humanité telles que la roue, le fil à couper le beurre ou encore le papier WC, mais leur importance est à ce jour révolue et toutes les questions pouvant tourner autour d’elle ont été résolues.


Je vous vois là déjà anesthésiés par cet exorde, complètement perdus dans ce flot de noms compliqués qui vous donnent des sueurs froides à la seule pensée de revivre de près comme de loin quelques minutes des cours de physique que vous enduriez à l’école. Nonobstant le fait que les expériences avec le matériel fourni en cours étaient quand même assez marrantes, il est incontestable que cette matière scolaire n’était le Saint Graal que de quelques monstres qui habitaient le fond des classes près des radiateurs ou le devant du bureau du professeur et qui se faisaient une joie de voir arriver une interro sur les portes logiques en électronique.


Mais passons ces théories physiques effroyablement inintelligibles et reportons notre attention sur un fait, même s’il est tout aussi obscur, qui nous touche plus directement.

Depuis la nuit des temps nous subissons les effets d’une navrante et inéluctable loi. Pour bien comprendre de quoi nous parlons, faisons un petit voyage dans le temps pour nous rendre peu après l’aube de l’humanité. L’homme se redresse en tentant de faire sa place dans cette nature hostile et joue des coudes sur l’échelle de l’évolution avec des créatures telles que les mammouths, les tigres à dents de sabre, ou encore le dodo.

Prenons un premier cobaye. Ce futur humain (car il n’est pas encore l’homo sapiens que nous sommes) est né quelques part dans l’une des nombreuses plaines eurasiennes. Nous l’appellerons Groaaa. Le lexique des prénoms à l’époque n’était pas aussi varié qu’il l’est aujourd’hui.


Groaaa comme tous les matins quand il se lève, éprouve le même besoin de manger. La nourriture de l’époque a contrario de la nôtre, a la fâcheuse tendance à fuir dès qu’il s’en approche. Il n’est donc pas aisé de se remplir la panse autant que le besoin s’en fait sentir. Pour pallier ce problème Groaaa et ses pairs ont inventé des outils qui influent directement sur la capacité dont fait preuve la nourriture à prendre la poudre d’escampette. Des lances, des sagaies et autres projectiles contrecarrent généralement les plans de fuite du repas du midi. Encore faut-il parvenir à réunir toutes les conditions propices à un magnifique lancer dans la cuisse du futur repas. Et là se trouve tout le problème.


Groaaa depuis plusieurs jours connaît une guigne pas possible dans ses chasses. Il y a quelques jours alors même qu’il s’apprêtait à tuer une magnifique biche, un coup de tonnerre retentit alors que le ciel est vierge de nuages. On appelle ça les éclairs de chaleur. Ce qui fut navrant sur l’instant c’est que sur les 86 400 secondes que compte une journée, il a fallu que le tonnerre frappe à la seconde même où notre cher Groaaa lançait sa lance. La biche effrayée par le retentissant grondement parvint par chance à éviter le projectile.


Le lendemain, alors que Groaaa continuait à parcourir la plaine à la recherche d’un repas, il tomba inopinément, au détour d’un buisson sur une biche surprise par son arrivée. La confusion de l’instant l’empêcha de faire quoi que ce soit si ce n’est de lancer sa lance dans le vide et regarder partir au loin son unique repas. Groaaa avait passé la plus grande partie de la journée en faisant preuve d’une grande vigilance et les quelques secondes de relâchement lui avaient coûté une nouvelle fois le goût amer de la déception.


Le lendemain, dans la plaine vierge de buissons et d’arbres pour se cacher, il mit près de deux heures à se mettre à portée de tir d’une belle proie. Il avait rampé avec beaucoup de précaution et fait montre d’une grande furtivité. C’est au moment de projeter sa lance qu’il marcha sur la seule et unique branche sèche qui se trouvait dans les 50 000 ha de la plaine herbeuse.


Au bord de la dépression nerveuse, devant l’accumulation des lamentables échecs qu’il essuyait et sous le courroux sans pareil de sa femme qui l’engueulait de son incompétence, alors que, elle, récoltait un grand nombre de baies, il repartit le lendemain à la chasse. Il mit peu de temps à repérer un repas potentiel, qui ressemblait à s’y méprendre à un cochon. Plus précisément, il s’agissait d’un cochonmouth (race originelle du sanglier actuel). Avec beaucoup de discrétion, il approcha de sa proie. Tout le long de son approche, il avait gardé un œil sur l’arrivée inopinée d’un nuage orageux, sur la présence d’une saloperie de branche sèche sous ses pieds, il avait fait montre d’une grande attention sur le sens du vent, mais c’est au moment où il s’apprêtait à bondir qu’un tigre à dents de sabre jaillit des fourrés pour lui voler son repas. La colère submergea Groaaa, ce qui est tout à fait normal quand on sait la malchance dont il a été victime jusqu'à maintenant et surtout quand on sait que les tigres à dents de sabre, appelés aussi smilodons, sont des animaux qui vivaient sur le continent américain et non eurasien. Sur le coup il voulut trucider le félin mais c’est là qu’il se rendit compte qu’au matin il avait oublié sa lance à la caverne et qu’il était comme un con sans rien dans les mains. La journée fut funeste pour Groaaa mais très rentable pour le tigre à dents de sabre qui n’avait encore jamais vu un de ses repas se lancer sur lui pour le mordre et le griffer avec des dents et des griffes quasi inexistantes.


Laissons feu notre pauvre infortuné reposer en paix et faisons un bond dans le temps. L’écrit a ça de bon. C’est quand même plus pratique que de se soumettre aux lois physiques qui pour l’instant nous empêchent toute exploration temporelle.


Nous arrivons là à l’époque des grandes civilisations. Contre toute attente, je ne vais pas vous parler des sempiternels Égyptiens ou des Grecs ou encore des Incas. Non. Je vais faire mention du peuple de l’Atlantide. Je vais succinctement vous relater les faits de la disparition de l’île de l’Atlantide (avoir une imagination débordante apporte beaucoup d’avantages, pour ce qui est de la crédibilité ça reste à voir).


Nous suivrons le cobaye numéro deux. Le cobaye numéro deux se nomme Blaton. Précisons que toute similitude de nom avec le créateur du mythe des Atlantes (Platon) est tout à fait fortuite. Blaton est un jeune homme dans la fleur de l’âge et qui goûte tous les jours les plaisirs d’être habitant de l’île de l’Atlantide. Il faut préciser avant toute chose que l’Atlantide n’était pas une île à proprement parler. Généralement une île est une élévation des fonds marins due à une activité volcanique ou tectonique (aucun rapport avec la danse frénétique et désordonnée pratiquée dans les clubs branchés). Ce que personne ne sait à ce jour c’est que l’Atlantide n’est pas une île. C’est en fait une sorte de gros bateau. Certes un bateau gros comme la Corse, mais un bateau quand même. Ce fait pris en compte, on comprend tout de suite pourquoi les différentes légendes qui entourent ce mythe ont du mal à se mettre d’accord sur la localisation exacte de l’île.


Blaton a été nommé à un poste très important de l’équipage de l’île. Il est observateur des courbures événementielles. Pour faire simple, il doit s’assurer que ce qui devrait tourner rond ne tourne pas carré. Aujourd’hui ce poste existe toujours mais sous une autre forme plus communément appelée par nos soins : inspecteur des travaux finis. Il inspecte l’œuvre des travailleurs de nuit qui surveillent l’œuvre des travailleurs de jour. Dans les grandes lignes ce travail consiste surtout à surveiller des cadrans indiquant la pression sur la coque du gigantesque bateau, que tout le monde pense être une île. Mais revenons-en à notre cobaye numéro deux.


Blaton s’éveille donc en cette belle matinée qui, mais cela il ne le sait pas encore, sera marquée par la disparition de l’île dans les profondeurs pélagiques. La veille pour l’anniversaire de sa fille, il lui avait offert à contre-cœur un petit chaton. Blaton avait une sainte horreur de ces bestioles ô combien caractérielles. Le chat pour le remercier de l’avoir adopté lui a fait un superbe cadeau durant la nuit en chiant dans ses pantoufles. Blaton put faire cette fécale constatation en les chaussant à la descente du lit. Après un passage éclair par la salle de bain pour, au sens propre du terme, se décrotter (Oui le peuple atlante avait déjà des salles de bain dans chaque maison à l’époque. Ce peuple, comme le confirme la légende, était très en avance dans le domaine de l’hygiène, de la technologie, etc.). C’est en revenant pieds nus dans le salon qu’il fut victime d’une agression très violente de la part de la table basse et du canapé qui lui fracassèrent, semble-t-il sans raison, les deux gros orteils. Dépourvu temporairement de ses deux jambes pour des raisons tout à fait compréhensibles, il chut lamentablement au milieu du salon, le nez planté dans le second cadeau du chaton. Après quelques jurons bien trouvés pour la circonstance, une promesse aux dieux que le chaton de la discorde ne l’emportera pas au paradis et un nouveau passage à la salle de bain, notre cobaye numéro deux tente de se sustenter afin de tenir jusqu’au prandium. Il est de notoriété publique que les Atlantes étaient un peuple très en avance sur les autres civilisations peuplant la Terre à cette époque. Avec leur disparition soudaine sous les flots beaucoup d’inventions sombrèrent avec eux. Il va de soi que le temps aidant nous avons redécouvert ces inventions. Parmi ces inventions temporairement disparues il fallait compter le fil à couper le beurre, le tapis de bain, le fer à trépasser (on l'a réinventé par la suite mais son utilisation fut toute autre) ou encore la biscotte.


Justement Blaton a pris pour habitude le matin de déjeuner avec des biscottes. Et tous les matins il fait une navrante constatation qui a le don de le mettre dans une colère noire. Plus le beurre est dur, plus la biscotte est friable. Blaton brise donc une demi-douzaine de biscottes avant de parvenir à en faire une. Une fois trempée dans le bol de café (Oui les Atlantes ont déjà le café dans leur vie quotidienne. Vivre à bord d’un bateau a des avantages indiscutables pour ce qui est de la diversité des denrées.) la biscotte se défait pour tomber au fond du bol et profite de l’occasion pour asperger Blaton d’une belle giclée du café. Nouvelle tentative de beurrage de biscotte et cette fois une nouvelle loi des plus navrantes s’impose à lui. Blaton s’emmêle un peu les pinceaux et laisse choir la biscotte. La biscotte tombe toujours du côté du beurre. Sa tunique propre du matin, fraîchement tachée par du café en fait les frais.


Blaton abandonne donc l’idée de déjeuner convenablement et part dans la chambre se changer. En retraversant le salon le canapé ne bronche pas mais la table basse lance une nouvelle attaque sur le gros orteil de notre cobaye. C’est à cloche-pied et très en colère que Blaton parvient à la chambre pour se changer. Mais là puisqu’une série a toujours du mal à trouver une fin, sa femme a mis à laver toutes ses tuniques. Blaton part donc avec sa tunique tachée au travail.


Je vous ferai grâce des nombreux petits incidents qui jalonnèrent le chemin vers le travail de notre cobaye. Non pas qu’il ne représente aucun intérêt pour cet article mais, il vous sera très simple de les connaître en observant de près tous les petits incidents qui jalonnent votre propre chemin tous les jours.

Une fois arrivé à son poste, Blaton constate que c’est la catastrophe. Le veilleur de nuit a été malade et personne ne l’a remplacé. Les compteurs de pression s’affolent, le bateau est au bord du naufrage. Il ne reste qu’une seule solution pour sauver l’île, Blaton doit utiliser le levier d’urgence (dans les histoires, il y a toujours un levier ou un bouton qui permet de stopper la catastrophe en cours et de tout remettre en ordre). Seulement le levier possède deux positions. S’il active le levier dans le bon sens l’île sera sauvée. S’il se trompe, c’est la fin. Pas le temps d’appeler les supérieurs, il faut agir. Blaton se précipite sur le levier et constate sans grande surprise que les inscriptions faisant détail de l’effet de la position sont effacées. Dans différentes pièces de théâtre qui ont fait carton, Blaton l’a constaté c’est toujours dans ce genre de situation que le choix de la position se révèle bon. Il pousse le levier, les vannes s’ouvrent et l’eau s’engouffre dans la coque du bateau. Peu avant que l’eau ne le submerge, Blaton lâcha un juron au sujet de cette mauvaise journée et une phrase qui expliquait à la perfection la cause de tous ces petits incidents qui nous pourrissent la vie depuis l’aube des temps.


« Perperam eventurum est quicquid perperam evenire potest. »


Quelques minutes plus tard l’île de l’Atlantide disparut sous les flots avec tous ses habitants et cette phrase clef. Pour la petite histoire. À l’époque, selon le concepteur du projet Atlantide, l’île était totalement insubmersible. Même si elle venait à percuter un iceberg aussi gros qu’elle (ce qui était peu probable puisque les icebergs de la taille de la Corse ne sont pas légions, même à l’époque), il n’y avait aucune raison de s’inquiéter de sa capacité à rester à flot, tant que personne ne poussait le levier de remplissage des compartiments qui est à côté du levier de fermeture des vannes en cas d’incident.


Laissons maintenant le mythe des Atlantes et faisons un bond dans le temps pour atterrir quelque part en 1949 aux États-Unis. C’est à cette période de l’histoire que l’homme redécouvre cette phrase clef énoncée par notre cobaye numéro deux, peu avant sa mort. L’homme qui va marquer l’histoire est Edward A. Murphy Jr.


Cet américain est né quelque part dans la zone du canal de Panama en 1918. À l’âge de 31 ans, alors qu’il travaillait en tant qu’ingénieur dans l’aérospatiale sur un système de sauvetage critique, il eut la révélation. Il énonça cette phrase qui allait pour les années à venir rester comme la base même de cette loi qui nous pourrit la vie.


« Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal. »


La loi de Murphy avait vu le jour.


Dès lors tout s’enchaîna. On énuméra très vite toutes les lois qui s’expliquaient par cette simple phrase perdue depuis l’époque de l’Atlantide. Les lois de Murphy sont connues sous d’autres noms. On parle parfois de « Loi de l’emmerdement maximum » ou de « Loi de la tartine beurrée » mais la nature en est toujours la même. S'il existe deux ou plusieurs manières de faire quelque chose et que l'une de ces manières est susceptible de se solder par une catastrophe, on peut être certain que quelqu'un se débrouillera pour la choisir.


Malgré cette découverte, les lois de Murphy restent un des plus grands mystères de l’humanité. Depuis l’aube des temps nous subissons ses effets sans pouvoir rien y faire. Parvenir à comprendre la nature profonde de cette loi nous permettrait peut-être de vivre plus sereinement sans les petits tracas quotidiens qu’elle représente, mais à ce jour nous n’en savons pas plus.


La loi de Murphy fut traduite dans toutes les langues. Je vous fais part là de quelques traductions selon les différents idiomes que vous pourriez un jour découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà.


En français : Si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal.

En français du Sud-Ouest : Putaingue, cong si c'teu maîrde a veut pas marcher, hé bin elle ne marechera pas boudiou de dieu.

En français vulgaire : Putain de merde de saloperie de merde quand ça veut pas ça veut pas. Et jamais ça veut !

En ariégeois : Si c't merdouille elle veut pas, elle ne changera pas d'avis, sauf pour pire !

En québécois : Bah si y a de quoi qui a à fouerrer, ben tu peux être sûr que ça va chier c’te cochonnerie-là !!!

En berrichon : C'te chevriotte veut mal tourner et ben vîndiouuuu tu peux ti en ête sûr qu'ça march'ra pas !

En javanais : Savi quavelquave chavose paveut maval tavournaver, avalavors çava tavournaverava maval.

En verlan : Ah oué téma, si y a un quetru qui peut tipar en yecoui, et béh niksamèr obligé té sûr que ça va tipar en yeuq.

En schtroumpf : Si quelque schtroumpf peut schtroumpfer mal, alors il schtroumpfera.

En occitan : Se quicòm pòt mal anar, irà mal.

En basque : Zerbait gaizki atera badaiteke, gaizki aterako da.

En breton : Ma c'hell mond fall un dra bennag, mond fall a raio.

En mathématique pure : Soit B un ensemble contenant toutes les bonnes solutions et une unique mauvaise solution. Quel que soit X appartenant à B, X est la mauvaise solution.


 
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   Anonyme   
11/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Soit un texte A classé dans la catégorie humour/détente...
La loi de Murphy voudrait donc que ce ne soit pas drôle... et ça ne l'est pas (sauf les traductions à la fin, j'aime bien)...

Désolée Psycho-Rabbit mais j'ai pas trop kiffé ton texte.

Pourtant en général, l'absurde c'est mon truc. Mais là c'est maladroit dans le style, les répétitions(lance et atlantide par exemple qui reviennent de partout), les revisites de l'histoire qui sont un peu portnawak mais portnawak pas drôle.

Donc, pour moi ce texte ne remplit pas ma mission : me détendre ou me faire rire.

A ta décharge, c'est un style difficile, un exercice qu'il faut bien pouvoir maitriser pour y être bon.
Et là il me manque trop de choses.

Déjà dans la forme, tu prends le parti d'en faire quelque chose qui ressemble à une démonstration mathématique impliquant Thèse, hypothèse, antithèse, vérifications, puis CQFD.
J'ai pas d'antithèse, j'ai même pas vraiment de thèse en fait.
Hum.

Ensuite pour que ce soit vraiment drôle il eut fallu que ce soit vraiment absurde. Là ça tente d'être absurde sans y parvenir vraiment bien que j'apprécie certaines touches d'humour.

Ensuite le style ne me plait pas. L'écriture est un peu approximative, comme je le disais entre répétitions et narration poussive, j'ai du me battre pour finir ma lecture.

Donc pour moi c'est raté, désolée, je passerai lire autre chose de toi.

Merci. Bonne continuation.

   brabant   
11/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Pyscho-Rabbit,

Inénarrable! Véritablement inénarrable! J'ai pour le moins souri (sourire béat de qui savoure, se laisse conduire, se laisse prendre par la main; une agréable promenade, temps, lieux, mythes, oui!) tout au long de ma lecture (vous avez su introduire une complicité avec votre lecteur) et je me suis esclaffé à plusieurs reprises. Pour ce qui est de la fin, c'est un authentique feu d'artifice. Bonhomme, confidentiel, malicieux, gentillement moqueur, et en même temps pétulant voire tonitruant. Je reprends le mot "complice".

Merci de démythifier avec autant d'humour, de dépoussiérer Mesdames Sciences Physiques et Inhumaines , Matrone Encyclopédie Universalis en quelque sorte. La théorie de la gravitation universelle, celle de la relativité, la physique quantique avaient bien besoin de ce coup de plumeau. Quant à "Groaaa" et à "Blaton", ils nous mènent, à travers les âges préhistoriques (enfoncé! Rosny-Aîné!) et le mythe de l'Atlantide (enfoncé! Pierre Benoit!) revisités, à l'inexorable Loi de Murphy avec un entrain consommé bien que tragi-comique.

Belle invention dans les noms:
Groaaa sabre magnifiquement un certain Rrrr d'Alain Chabat!
Blaton n'est pas mal non qui efface les ombres de la caverne et jette les prémices/prémisses de la loi de Murphy selon laquelle une biscotte beurrée tombe toujours du côté du beurre.
La traduction de la loi de Murphy en ses différentes déclinaisons est digne de Pierre Dac. Sans doute aucun il aurait été preneur.
J'aime bien aussi la continuité/le lien/le liant/la cohérence sous-entendus entre le tigre à dents de sabre, le chaton de Blaton et le chat de Schrödinger. Tissage du récit.

De façon très adroite, vous terminez votre récit comme vous l'avez commencé (toujours ce souci d'un tout, de ne pas laisser un texte disparate), par les mathématiques. Enfin un théorème mis à la portée des matheux besogneux! Merci!
Merci d'avoir concilié humour et culture.
Merci pour tout!
Un régal!

PS:
Mon tiercé pour le théorème: 1. Verlan 2. Québécois 3. Javanais
Il faudra aussi me réexpliquer à quoi correspond "c" dans E=mc2. Eclairez ma lumière. lol.

   Farfalino   
11/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le problème avec l'humour c'est quand on n'accroche pas tout devient lourd et pénible à lire.

Autant te dire, que je n'ai pas beaucoup ri et seulement souris à certains passages (notamment Blaton qui se vautre).

Je ne saurais pas te dire pourquoi et ce qui m'a gêné. Une trop longue introduction ? des péripéties avec trop de digressions, avec un rythme trop lent ? Un style sans verve ? Une Atlantide pas très inventive ? Une absurdité pas très poussée ?

Sinon j'aime bien la fin avec toutes les variantes de la loi de Murphy.

   jaimme   
11/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée de départ est excellente et aurait pu donner un texte à hurler de rire. Mais l'humour/détente est d'une difficulté extrême. Je ne dois pas être de l'humeur adéquate. J'ai un peu souri, surtout avec la liste finale, mais pas plus. Et je suis d'autant plus déçu que les idées étaient excellentes (surtout pour "Atlantide"). L'alchimie du rire n'a pas pris. Je pourrais dire que je reviendrai lire, mais là je n'aurais pas l'effet de surprise. La relecture est possible dans la plupart des catégories, mais là...
C'est bien écrit.
J'ai trouvé l'introduction un peu longue par rapport à la longueur totale du texte. J'aurais préféré plus de découvertes, exposées rapidement, je pense que l'effet comique aurait été plus percutant.
Je ne peux que sourire à la présence du Nutella, que j'affectionne tout particulièrement.

J'ai relevé quelques coquilles: "Grecques" au lieu de "Grecs"; "il va de soit" au lieu de "il va de soi"; et le passé est curieux dans: "lâcha un juron".

Une belle idée, mais pas la mayonnaise n'est pas montée. La prochaine fois sans doute.

   Lapsus   
12/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas
C'est de l'humour à la Monty Python, mais avec des lourdeurs insoutenables.
J'ai carrément décroché à l'épisode scatologique concernant le pauvre chaton.
J'ai trouvé l'ensemble bavard et verbeux et j'ai fini par conclure : tout ça pour ça.
Du coup j'ai également trouvé le titre véridique et adapté : ça m'a emm... au maximum.
Dommage, l'idée était bonne.

   Anonyme   
12/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Une impression de gâchis. Une bonne idée pas bien exploitée. Il aurait fallu (de mon point de vue très subjectif) osé aller plus loin. Loi de l'emmerdement alors pousse plus loin dans la caricature, c'est pas grave. Là on a une impression de trop peu.

Style assez correct pourtant. Mais c'est pas assez.

Les traductions de la fin, pas mal mais encore une fois, cela ne suffit pas.

Désolé, mais je lirais autre chose de toi, pour voir.

Bonne continuation en tout cas !

   Anonyme   
12/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai lu ton texte d'une seule traite. L'écriture me plaît bien simple et agréable. Le style colle très bien avec le texte. Par contre j'ai moins apprécié les traductions en plusieurs langues de la loi de Murphy. Je trouve que là l'auteur en fait trop et c'est un peu dommage.

   NICOLE   
13/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je suis désolée, mais ce texte me serait surement tombé des mains, ....si je n'étais pas autant attachée à mon ordinateur.
Quelques bonnes idées, mais délayées par beaucoup de verbiage. Peut être que, plus court, le propos aurait gagné en force. En tout cas, le postulat de départ était attractif.
Surement une autre fois.

   noway   
18/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai été mitigé comme mon robinet, à la lecture de ton texte. Par moment on se prend au jeu, à d'autre on s'ennuie dans un verbiage un peu vain. Maintenant, le style absurde est particulier et je ne le connais que peu donc il m'est difficile de critiquer.
Je te dirais juste que ton texte est, à mon sens et selon mon avis subjectif, à moitié bon et à moitié à retravailler.
Bonne continuation

   Cassanda   
22/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je suis plutôt partagée à la lecture de ton texte : de bonnes idées noyées sous pas mal de phrases redondantes ou de tournures complexes. Un léger problème de ponctuation rend la lecture difficile (les virgules, ca permet de respirer surtout dans des phrases de cinq lignes !!!).
J'ai parfois été emportée, d'autres fois gênée... La plupart de tes injonctions au lecteur ne me semblent pas nécessaires, hormis peut-être pour éclaircir ta propre idée, je pense notamment au chapitre de l'Atlantide : il n'était pas utile que tu précises aussi souvent que les Atlantes avaient déjà inventé ceci ou cela... Comme tu le dis si bien, en te parahrasant, l'écriture a ça de bon qu'on peut prêter n'importe quelle chose à n'importe qui, à n'importe quelle époque.
Le mélange des styles est assez intéressant mais m'a surprise, voire rebutée, au premier passage, lorsque tu passes d'un langage chatié à un langage parlé.
Enfin quelques remarques en vrac :
- l'utilisation du "ça" que tu aurais pu éviter dans la majorité des cas et qui, personnellement, me dérange tout autant dans une lecture que le "chose" parfois inévitable mais que dans la majorité des cas, il est possible de remplacer par une formule plus détaillée
- ta phrase "Pour les profanes, je précise qu’il ne s’agit en rien de quelques obscurs chants religieux." ui n'était pas nécessaire vu que tu dis la même chose dans la phrase suivante
- "Il y a quelques jours alors même qu’il s’apprêtait à tuer une magnifique biche, un coup de tonnerre retentit alors que le ciel est vierge de nuages." : deux fois "alors que", c'est un peu lourd,
- les que, qui n'aident pas à une lecture aisée
- et une faute certaine qui a échappé à l'oeil aguerri de nos correcteurs préférés : "quelques part", le s est en trop me seble-t-il, de même que celui de "légions"...
Il y a peut-être d'autres petites choses que je n'ai pas notées...

En tout cas, bravo pour l'effort.
-

   Milwokee   
23/12/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Eh ben moi j'adore, et j'applaudirais des deux mains si c'tait pas par écran interposé ! *d'un bout à l'autre je suis fan, d'autant que pour la S que je suis toutes les références aux sciences physiques, à E=mc², à Schrödinger et son chat demi-mort sont les bienvenues !
Je rit en lisant les aventures de Groaaa (et le commentaire sur la pauvreté des prénoms de l'époque), le coup de la branche sèche m'a fait exploser de rire ridiculement (puisque seule devant mon ordinateur, si si c'est un peu pathétique) et alors le levier de Blaton, c'est tout un programme ! Car nous connaissons tous la fourberie sans nom des pieds de lit et autres tables basses qui ont la vilénie de s'en prendre à nos orteils, pauvres morceaux de chairs faibles et délicats ! Les traductions de la loi de Murphy m'ont également bien amusé. Donc un texte extrêmement réussi, le sourire aux lèvres de la première à la dernière ligne !
Cependant ça m'étonnerait que ce texte ait du succès, étant donné qu'il s'agit d'un humour très particulier, du Non-sense so british, et moi qui adore ça je peux t'assurer que ça touche très peu de gens -_-'. Et puis ça sent bon la section S tout ça, pas le genre d'un L de s'attacher à ces sujets... Au passage, je te signale que tu devrais lire du Douglas Adams, c'est le maître en la matière. Les 5 tomes de son cultissime H2G2 sont bourrés de passages délirants et absurdes, et bien que l'ensemble essuie quelques longueurs ça en vaut vraiment le détour.

   Anonyme   
3/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour
Votre titre est prometteur.

Mais l'humour est un genre difficile. Tout le monde ne riant pas aux mêmes plaisanteries.
Je n'ai pas ri aux vôtres.
Le ton maladroitement didactique y est sans doute pour beaucoup;
Les paragraphes commencent par "il faut", ou "il y a", "nous pouvons". J'imagine bien que c'est intentionnel et qu'il faut y voir du second degré, mais à la longue cela devient lassant.

Ce genre de blague est tout à fait adapté pour déclencher l'hilarité dans une assemblée estudiantine à l'heure du Nième pousse-café, mais, s'adressant au profane, elle passe mal à l'écrit.

Je vais résister très fort à la tentation de faire du mauvais esprit avec votre titre.
Sans rancune.

   ANIMAL   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je me suis bien amusée à la lecture de ce texte. J'ai lu sans a priori, j'ai apprécié comme une distraction et je me suis laissée entraîner jusqu'au bout sans ennui.

J'ai bien aimé le style volontairement didactique. La seule partie plus faible pour moi est la fin avec les traductions.

Un bon moment de lecture, donc, merci :-)

   Anonyme   
19/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Citation :
Les trucs lourds attirent les trucs légers.


Voilà bien une excellente définition de la gravité... sans gravité.

Citation :
un kilo de Nutella....Les énergies sont toujours aussi onéreuses.

Je m'élève en faux : prix au kilo, 4,57 euros.

Citation :
la physique quantique...je précise qu’il ne s’agit en rien de quelques obscurs chants religieux.

Une phrase et voilà 50 ans de certitude partis en lambeaux. Je ne vous dis pas merci. Je me demandai quand ? mais c'est maintenant ! je tique.

Finement amenée l'expérience (qui n'a pas eu lieu) de Schrödinger.

Citation :
Il y a bien évidemment d’autres grandes inventions qui ont changé la face de l’humanité telles que la roue, le fil à couper le beurre ou encore le papier WC

Pour ce dernier point je ne suis pas d'accord, tout dépend de l'état de la matière. Quant à changer la face de l'humanité, je trouve l'assertion un peu osée.

Citation :
L’homme se redresse en tentant de faire sa place dans cette nature hostile... ou encore le dodo.


Une seule solution, se rendormir ; sauf que le texte ne s'y prête pas, il ne nous laissera donc pas en repos le bougre.

PUB : cochonmouth, le saucisson bien de chez nous.

Citation :
La biscotte tombe toujours du côté du beurre.

ou alors on l'a beurrée du mauvais côté.

Tant de malchance, on a peine à le Groaaare !


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