Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Science-fiction
Robertus : La planète jaune
 Publié le 29/02/20  -  5 commentaires  -  13564 caractères  -  34 lectures    Autres textes du même auteur

Une planète où il fait bon vivre, quand on n'est pas de chair et de sang.


La planète jaune


Sur la presqu'île de Tchzzzrkzzkzorsskk, chaque objet, chaque élément du paysage qui dépassait du sol, projetait une ombre qui tantôt s'étirait, tantôt rétrécissait à vue d’œil.


Thuk, le petit soleil que l'on appelait ici « l'horloge », entamait son six cent quarante troisième passage de la journée. Enfin... Pouvait-on encore parler de journée ? Il faisait jour en permanence. En effet, Hooto, une lune géante statique (elle n'était pas vraiment statique puisqu'elle orbitait en synchronisation parfaite avec la rotation de la Teerre) diffusait une lumière plus que suffisante, pendant les vingt secondes qui s'écoulaient entre le coucher et le lever de Thuk.


À Ghrhhuuur, la ville portuaire située sur la pointe de la presqu'île, la mer, engourdie, rejetait avec lenteur ses plis dorés sur la plage en argent fin qui s'étirait jusqu'au quai.


Assis sur le bord d'un ponton, les orteils jouant avec quelques bulles d'air prises dans l'huile, Mikhal se préparait mentalement pour l'épreuve.


– Les pieds... je dois mieux assurer ma prise avec les pieds, se murmura-t-il à lui-même.


Sur le quai, une foule colorée commençait les festivités. Il était encore dans ses pensées quand Khuk « la vagabonde », une comète hautement radioactive, se mit à irradier l'horizon de sa lumière dorée. Tous les sept jours, elle passait si près de la planète jaune qu'à leurs régions les moins profondes, océans et mers entraient en ébullition.


Mikhal pivota légèrement son torse en direction de l'astéroïde pour mieux absorber son énergie. Au loin, la fanfare municipale redoubla de puissance en entamant un refrain.


Un jeune hoomme arriva en courant.


– C'est bon, on est inscrits !


Mikhal sauta dans le bateau pour faire chauffer le moteur pendant qu'Akila retirait les amarres. Le liquide visqueux sous la coque en céramuque fit quelques « plop » mous sous le poids des deux passagers.


Khuk n'était pas encore au plus proche, et pourtant, la chaleur qu'elle dégageait suffisait déjà à fluidifier la mer. Les bateaux qui venaient de se détacher du port pour rejoindre le point d'ancrage au large gagnaient progressivement en vitesse et les sillons qu'ils creusaient dans l'huile se refermaient de plus en plus rapidement.


Mikhal et Akila s'arrangeaient pour exposer au mieux leurs corps en alliage naturel de métal et de roche au rayonnement de Khuk, tandis que l'un tenait la barre et l'autre réparait un filet en maille de titane qu'un espaadon avait éventré la veille de sa pointe en diamant.


Tout à coup, un banc de pooissons volants cuivrés perça la surface de la mer en une multitude de gerbes d'or non loin du bateau. Ils se stabilisèrent devant Khuk quelques secondes, le temps d'emmagasiner l'énergie qui leur était nécessaire pour atteindre la ceinture d'astéroïde qui barrait le ciel, puis disparurent d'un coup dans un cliquetis sonore pour n'être plus que des petits points brillants dans l'étendue céleste. Mikhal essaya de se rappeler de quoi ils se nourrissaient en arrivant là-haut. Tungstène ? Granit ? La Bio-minéralogie n'avait jamais été son point fort.


Les bateaux faisaient maintenant un bruit soyeux en glissant sur l'huile devenue fluide.


Ils arrivèrent au point d'ancrage signalé par une bouée massive en plexiquartz allégé de couleur bleue. Dans un bassin délimité par un filet qui recouvrait aussi la surface, un groupe de daauphins améthystes sauvages s'agitait frénétiquement.


Mikhal accrocha l'amarre à l'un des nombreux piliers qui jalonnaient le ponton en pierre volcanique encerclant le bassin. Tous les bateaux étaient regroupés en demi-cercle à l'ouest alors qu'à l'est, une vingtaine de boxes immergés se balançaient au gré de l'huile.


« 24e Rodéo des Pêcheurs de Ghrhhuuur », annonçait la bannière qui flottait sur le pont du grand yacht vers lequel tous se dirigeaient.


Après les formalités habituelles, un tirage au sort décida l'attribution des daauphins. Ils faisaient tous presque deux fois la taille d'un hoomme et cette espèce avait été sélectionnée pour ses caractéristiques particulières qui les prédisposaient à être chevauchés. En effet, leur nageoire dorsale n'était pas très saillante et, au lieu d'avoir un seul évent sur le haut du crâne comme toutes les autres espèces de daauphins, ils en avaient deux, bien espacés de chaque côté de la tête, offrant des prises de choix pour les mains.


La grue installée à l'arrière du yacht vacilla à plusieurs reprises sous le coup des ruades tandis qu'elle attrapait ces êtres majestueux et translucides, un par un, pour les placer dans les boxes.


L'épreuve se déroulait en pleine mer et les daauphins regagnaient toujours leur liberté en fin de compte.


Khuk, maintenant très proche, remplissait la moitié du ciel et son rayonnement, devenu blanc, faisait onduler l'horizon tout entier. D'immenses cercles d'huiles s'agitaient à la surface de la mer. À cet endroit précis, sur plusieurs kilomètres, la profondeur n'était que de vingt mètres et le fond marin, tapissé de gisements ferreux, renvoyait les rayons lumineux à la surface.


Mikhal aimait bien cet instant où le ciel et la mer ne faisaient plus qu'un. Seul le contour des hoommes, des bateaux et le violet étincelant des daauphins donnaient corps à ce blanc invasif qui tapissait absolument tout.


« Ébullition dans deux minutes, préparez-vous au départ », cracha un haut-parleur.


– Allez ! Cette fois je vais battre mon record ! lâcha Akila qui se positionnait déjà pour sauter sur le dos de son daauphin.

– On se met un peu de Rock Liquid ?! proposa Mikhal.


Ils se donnèrent la main pour s'échanger un peu de ce flux électrique qui circulait dans leurs corps. Mikhal lui partagea la mémoire auditive d'un concert auquel il avait assisté quelques semaines auparavant. Dès les premières notes, les deux jeunes hoommes se mirent à sauter sur place en poussant des grincements métalliques.


La mer commença à gicler entre chaque interstice du ponton sous leurs pieds. Leurs corps, huilés et bouillants, gagnaient en puissance et en agilité.


« Attrapez vos montures ! » La voix du haut-parleur était presque couverte par le bruit des milliers de bulles géantes qui éclataient, à perte de vue, sur la surface de la mer.


Toutes les grilles qui couvraient les parties supérieures des boxes s'ouvrirent en même temps. Les participants sautèrent à l'intérieur.


Mikhal s'était lancé les jambes écartées presque à l'horizontale pour les refermer aussitôt comme un étau autour du corps de la bête qui se mit aussitôt à se cabrer furieusement. La grille se referma au-dessus de leurs têtes. Il aurait voulu pouvoir crocheter ses deux pieds mais la bête était un peu trop large. Ses deux mains agrippèrent les évents du premier coup. L'agitation du daauphin rivalisait avec les remous de l'ébullition tandis que Mikhal s'efforçait de maintenir un champ magnétique entre ses deux pieds pour renforcer l'étreinte.


Après un certain temps, le daauphin se calma un peu. Confiant dans son maintien et sa maîtrise de l'animal, Mikhal risqua un coup d’œil vers le box d'à côté juste à temps pour voir la grille supérieure s'ouvrir violemment et Akila se faire catapulter à plus de dix mètres de haut, quelques secondes plus tard, d'un coup de queue phénoménal. Les jurons qu'il hurla accompagnèrent le cri débridé du chanteur qui résonnait dans leur crâne. Mikhal éclata de rire, ce qui manqua de le faire tomber.


« PARTEZ ! »


Le daauphin s'élança comme une flèche dès l'ouverture de la grille frontale, avec Mikhal, cramponné de toutes ses forces sur son dos.


– YEEHAAAAA !!! cria-t-il en passant à côté d'Akila qui nageait pour revenir au bateau.


Après une cavalcade mouvementée en surface, le daauphin plongea en piqué vers le fond. Mikhal savait ce que ça voulait dire. Il était en train de prendre de l'élan pour sauter en dehors de l'huile. Arrivé près du fond tapissé de roches éclatantes de lumières, le daauphin donna de formidables impulsions et, passant à toute vitesse entre plusieurs méduses qui agitaient doucement leurs filaments métalliques, ils jaillirent à la surface.


Quel saut !


Le daauphin brilla de mille feux violets en s'élevant très haut dans le ciel. Il effectua tellement de vrilles et autres figures acrobatiques que Mikhal décrocha des deux mains juste avant l'impact avec l'huile.


Le choc fut intense mais ses jambes tinrent bon.


Le daauphin l'entraîna à nouveau vers le fond qui, cette fois, semblait ne pas avoir de fin.


Ballotté de tous côtés et trop occupé à essayer d'atteindre les évents avec ses mains, il ne vit pas la bulle gigantesque aux reflets étranges qui faisait comme une nappe sur le sol du fond marin vers lequel ils se dirigeaient à toute vitesse.


Tout se passa très vite. Un arc électrique jaillit d'un coup, puis... plus rien.


-----------------


– ... ccueillons maintenant le professeur Granute, expert en physique-chimie appliquées et, je crois savoir que vous détenez aussi un doctorat en Bio-minéralogie moléculaire.

– C'est exact.

– Bonjour professeur.

– Bonjour.

– Concernant ce composé chimique toxique et particulièrem...


Mikhal ouvrit péniblement les paupières alors qu'un écran fixé au mur en face de son lit diffusait le journal télévisé. Il entendit la porte se fermer et la voix étouffée d'une femme qui annonçait à une autre qu'il était réveillé.


Il commençait seulement à émerger quand il ressentit tout à coup une brûlure froide entre les yeux, à l'intérieur du crâne.


Soudain, sa vision fut entrecoupée, comme si quelqu'un dans son cerveau s'amusait à allumer et éteindre la lumière frénétiquement. Saisi d'angoisse, il ferma les yeux dans l'espoir que cela s'arrête.


– … est pourquoi après l'avoir utilisé pendant des années dans nos centrales atomiques pour pallier à des problèmes de surchauffe au niveau des réacteurs, nos scientifiques se sont résignés à enterrer jusqu'à la dernière goutte de ce liquide mortel, profondément sous terre, dans des containers en plexiquartz renforcés, attendant le jour où l'on trouvera un moyen de s'en débarrasser définitivement.

– Pouvez-vous nous décrire plus précisément ses effets dévastateurs sur l'environnement et plus particulièrement les organismes vivants ?

– Ce qui me vient en premier à l'esprit, c'est cette propriété corrosive qui s'attaque au métal et qui...


Des images du rodéo apparurent en flash dans l'esprit de Mikhal. Il se demanda combien de temps il était resté inconscient. Il ouvrit à nouveau les yeux. Les coupures avaient cessé. Tout à coup, Akila déboula dans la chambre.


– Hey, on m'a dit que t'avais fini de roupiller, paye ta sieste de vingt-quatre heures ! lança-t-il en tirant une chaise vers le lit. Malgré la légèreté de la phrase, le ton de sa voix trahissait son émotion.


Mikahl essaya de lui répondre mais, à son grand étonnement, il ne parvenait à produire que des sons étranges et décousus.


Akila fut pris d'un rire sonore qu'il interrompit aussitôt.


– L'infirmière a dit qu'ils allaient bientôt t'opérer.


Il rajouta tout de suite après.


– Mais comme on t'a retrouvé assez tôt, tu auras pas de séquelles. En attendant elle m'a dit qu'y fallait pas que tu t'inquiètes si tu remarquais des dysfonctionnements physiques, du genre inversion des flux dans le... machin chouette là, je sais plus, à cause de ce truc qui s'est infiltré dans tout ton corps. Enfin bref j'ai pas tout compris ce qu'elle m'a dit mais ça va le faire t'inquiète ! Sinon t'as déjà essayé de bouger un peu ? Tiens essaie de lever ton bras pour voir.


Mikhal poussa une sorte de hululement incompréhensible quand il vit sa jambe gauche se lever à la place.


– Trop fooooort ! lança Akila en essayant de dédramatiser.


Puis il se retourna vers Mikhal et lui dit :


– Eh ! au fait. Je t'ai entendu hier ! Tu t'es bien foutu de ma gueule quand le daauphin m'a envoyé balader. Enfoiré ! C'est pas ma faute si la grille s'est mal refermée !


Les yeux de Mikhal brillaient de malice tandis qu'Akila le toisait avec un sourire en coin et les poings sur les hanches.


On frappa à la porte. Un hoomme et une feemme venaient chercher Mikhal pour l'emmener en salle d'opération.


– Bon ben, à tout à l'heure Mik, lança Akila, ne sachant pas quoi dire d'autre alors que l'infirmière retirait les deux pinces crocodile argentées qui diffusaient une fréquence réparatrice dans les deux poignets de son ami et collègue.


La porte se referma alors que sur l'écran de télévision le commentateur relisait ses notes.


– … jeune hoomme qui est en ce moment même à l'hôpital de Fzzkrskt. Avant de terminer, professeur, comment expliquer que ce fluide, cet « élixir de mort » comme l'ont appelé certains de mes confrères journalistes, se soit retrouvé dans la mer pour en polluer ses huiles.

– Il s'agit d'un cas tout à fait exceptionnel en effet. Voyez-vous... il est tout à fait envisageable qu'un tremblement de terre sous-marin ait créé une faille, qui aurait alors libéré une poche de ce liquide fossile qui se serait trouvé là, sous les gisements et les roches qui composent le fond de la mer.

– Professeur Granute, merci d'avoir pris un peu de votre précieux temps pour être venu apporter vos lumières sur cette affaire.

– C'est moi qui vous remercie.


À côté du logo de la chaîne d'informations, en dessous du commentateur, des phrases accrocheuses défilaient lentement de la droite vers la gauche : ~ MARÉE BLEUE : Une nappe d'eau gigantesque ronge la côte ~ COMA HYDRAULIQUE : Un jeune pêcheur entre la vie et la mort ~


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   cherbiacuespe   
28/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'idée de coucher sur papier un monde diamétralement différent du notre est excellente en soi.

Ce texte, précis, bien structuré, convenablement écrit, sans fautes notoires ne m'a pourtant pas séduit. Cependant j'estime qu'il a toute les qualités pour servir de base, d'inspiration à d'autres récits plus aboutis. Il n'est pas à jeter aux oubliettes avec de belles trouvailles ( charges magnétiques, le comas hydraulique).

Cherbi Acuespè
En EL

   Tiramisu   
3/2/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J’aime bien les descriptions, le soleil, la lune permanente, et l’huile, les gisements ferreux qui renvoient des rayons lumineux à la surface, le violet étincelant des dauphins.

La course avec le dauphin est bien racontée, sa façon de plonger profondément et de bondir hors de l'eau.

En revanche, l’histoire n’est pas très claire, qu’est-il arrivé à Mikhal ? L’intrigue elle même est faible ou tardive, à mon avis. Pas réellement de suspense dans le déroulement de la course, comme l’on pourrait s’y attendre dans le genre SF. Ou bien le suspense arrive dans les dernières lignes ce qui fait qu’à la fin de la lecture, je reste sur ma faim, et j’attends la suite.

Bonne continuation

   maria   
4/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai commencé plusieurs fois la lecture de "planète jaune" et renoncé à continuer. Trop technique ; encore une histoire de S.F. que je comprendrais pas...
Mais, ma persévérance m'a permis de lire une histoire intéressante et très bien écrite.
Le texte est vivant et les termes scientifiques n'alourdissent pas le texte. Mais j'ai trouvé la course à dos de "daauphins" trop enfantin.

Les déchets que nous enfouissons dans nos océans font surface. C'est ça ?
Non, ce n'est que de la fiction, n'est-ce pas ?

Merci du partage et à bientôt.
Maria en E.L.

   Donaldo75   
5/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé cette nouvelle. La narration m’a fait penser à du Jack Vance – en particulier le roman « Le Wankh » issu du « Cycle de Tschaï » - et même si je n’ai jamais été féru de ce genre de science-fiction je lui trouve un véritable intérêt littéraire et une réelle puissance romanesque. Une fois ceci dit, je me suis torturé les neurones pour comprendre le sens de cette nouvelle et j’avoue chercher encore. La seconde partie est moins magique que la première. Cette quête infructueuse du sens ne doit cependant pas influencer de manière irréversible ma perception de cette nouvelle ; l’auteur n’a pas à subir mon manque de discernement ou mon incompréhension matinale. Etant donné que je ne compte pas me lancer dans un long commentaire composé – ce n’est pas ma tasse de thé et encore moins une habitude que je souhaite prendre quand je commente – je ne vais pas lire et relire une fois de plus parce que je l’ai déjà fait deux fois et que je suis toujours hermétique au cryptogramme caché entre les lignes. Je m’arrête donc à mon impression première, celle exprimée dans les premières lignes de mon commentaire.

Merci pour le partage.

   Dugenou   
1/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Robertus,

Une histoire de rodéo, émaillée de noms imprononçables, sur des crééatures maarines, soit. Jusque là, ça reste compréhensible. Ça sent légèrement le 'space opéra', mais il est fait mention de la Terre, le monde que vous décrivez m'en semble moins éloigné.

Le thème des déchets nucléaires, dans un monde futuriste où l'on est pas encore parvenu à s'en débarrasser, est trop actuel. Comment un tel monde ne serait pas arrivé à résoudre ce problème, très contemporain ?

Cela me laisse une impression de 'baclé'. Le texte n'est pas fini, il manque une bonne idée pour faire décoller le tout. Au départ, c'est bien, mais ça se termine un peu en queue de daauphin...

Dugenou.


Oniris Copyright © 2007-2020