Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réalisme/Historique
Robot : La pomme d’Adam
 Publié le 23/08/16  -  12 commentaires  -  10720 caractères  -  82 lectures    Autres textes du même auteur

Surtout, ne dites pas au père Adam que je vous ai rapporté son histoire ! Ce bon vieux paysan est un peu rancunier.


La pomme d’Adam


Adam ne se sentait pas bien. Il avait descendu comme à son habitude la moitié d’un litre de vin rouge pour accompagner son repas de midi. Pourtant il ne parvenait pas à trouver le repos apaisant et assimilateur de sa méridienne prise sur un coin de table, la tête enfoncée dans le creux des bras. Il éprouvait plus qu’une digestion difficile ! Des maux d’estomac, mais aussi un sentiment de malaise, presque une angoisse. Une demi-heure auparavant il avait absorbé un comprimé de lansoprazole. Il avait lu attentivement la notice : Le lansoprazole est un inhibiteur de la pompe à protons destiné à réduire la quantité d’acide sécrétée par l’estomac.


Le père Adam comme on l’appelait familièrement dans le village était ce qu’on nomme une grande gueule. Dévoué sans conteste, prêt à rendre service sans nul doute, mais possédant le verbe haut, toujours affirmant ses vérités, parlant beaucoup et écoutant peu. Attitude aggravée par une consommation de vin excessive. Pas de ces vins de riches avec des noms qu’on lit dans la géographie de la bibliothèque municipale, non ! Des vins avec des noms de marque du supermarché, « Kirenfor » ou « Vindivin ». Il avait bien dans sa cave quelques excellentes bouteilles de Trousseau ou de Ploussard, mais ses bons rouges il les réservait pour de grandes occasions, fort rares.


Adam, même s’il avait toujours eu un penchant quelque peu immodéré pour le jus fermenté de la vigne, n’avait rien d’un inculte. Il détenait le certificat de fin d’études primaires et le brevet d’exploitant agricole.

« Des papiers qui avaient de la valeur de mon temps ! Pas comme ces diplômes qu’on distribue aujourd’hui comme des bonbons ! »

Il avait présidé le syndicat paysan de son canton, et discuté pied à pied avec Monsieur le Préfet, et aussi rencontré un Ministre. Il assurait même avoir serré la main du Président… à Paris… au Salon de l’agriculture :

« Tu sais bien, celui qu’aimait tâter au cul des vaches. »


Il avait vendu son exploitation à la mort de sa chère épouse – ah ! Quand Adam parlait de Solange des larmes lui perlaient aux yeux. Il garda seulement, presque à la sortie du bourg, une maisonnette dont l’intérieur était parfaitement propre et rangé. Quelques ares de terres l’entouraient, supportant une dizaine d’arbres fruitiers mal entretenus et un potager en friche permanente. Ses trois enfants s’étaient dispersés vers les capitales. Leurs visites étaient rares.

« Qu’est-ce qu’on aurait à se dire ? Avec chacun leurs cinquante ans passés, on tiendrait des conversations de vieux sinoques. »


On l’aimait bien le père Adam. Et lui malgré son caractère entier appréciait tout le monde. Un peu plus peut-être ceux qui partageaient sa table de beuverie et ses parties de dominos chez Bruno le bistrotier. Certains moqueurs affirmaient, mais sans doute le propos était-il exagéré, qu’à lui seul Adam représentait la moitié du chiffre d’affaires du cafetier. Il ne s’était découvert qu’un seul groupe d’ennemis : les écolos ! Prenant grand plaisir à utiliser l’apocope pour se rendre plus méprisant. Il y avait certes quelques écologistes dans le bourg, mais ceux du vieux n’étaient pas personnalisés. Il s’agissait dans son esprit chicaneur d’une entité mal définie de gens qui veulent vous empêcher de manger et de boire comme vous l’entendez. Vous interdire de mettre dans votre jardin le nécessaire complément au fumier pour faire pousser les légumes. Vous contraindre à ne pas traiter les arbres fruitiers avec un peu de cette chimie qui évite que les saloperies viennent bouffer la récolte avant qu’elle ne soit mûre.

« C’est pas à soixante-douze ans qu’ils vont venir m’emmerder avec leurs conneries. »


Quinze ans après il en était encore resté à cette opinion péremptoire.

« Des arnaqueurs je te dis. Voilà plus de quatre-vingt-cinq ans que je mange les produits des fermes et des commerçants du pays. Ces écolos-bios me feraient croire que durant tout ce temps on m’a empoisonné ? Avec la forme que je tiens à mon âge ? Du commerce tout ça ! Pas près de voir la pointe de mon nez dans leurs boutiques. La bouffe, c’est comme les piqûres de guêpes qui protègent contre le venin des frelons. À la longue on s’immunise ! »


Il ne s’était jamais préoccupé de diététique et ne s’inquiétait pas de la manière dont étaient cultivés les fruits et les légumes qu’il consommait ; ne se souciait pas de savoir comment étaient nourris les animaux lorsqu’il achetait sa viande chez le boucher. Quant à chercher à connaître de quoi se composait la farine utilisée par le boulanger, c’était le souci de son cadet selon une expression qu’il avait un peu chamboulée.


« Si on écoutait ces petits cons, on demanderait aux vaches leur carte d’identité ! »

Il définissait les écologistes comme des jeunes galopins rêveurs qui voulaient produire du vent avec des éoliennes électriques ; ou qui installaient sur les toits des miroirs, à seule fin de réfléchir la lumière du soleil pour éclairer leur salle à manger. Enfin, c’est ainsi que malicieusement il les présentait.



Si la somnolence avait fini par le gagner, une douleur abdominale maintenait Adam dans un semi-état de conscience.

« Sûrement cette maudite pomme que je ne parviens pas à digérer ! »

Il avait en effet achevé son repas par ce fruit suivi d’un verre de la piquette restée dans la bouteille. Il lui semblait que les brûlures douloureuses s’accentuaient. Il décida d’aller s’allonger un moment. Le médicament finirait bien par agir sur l’activité de sa pompe à protons qui connaissait probablement un dysfonctionnement plus prononcé qu’à l’accoutumée.


Des réminiscences d’évènements de la veille s’imposaient à son esprit.

La journée d’été précédente avait atteint un sommet caniculaire. L’occasion thérapeutique pour étancher une soif permanente avec plusieurs contenus d’une chopine tirés au cubitainer de « Vindivin ». Il avait vaqué sans but précis à travers la maison, sans aucune envie, pas même celle de lire son journal. Ni d’allumer la télé pour regarder l’étape du jour du Tour de France.

Quelques petits coups secs frappés à la fenêtre de la cuisine. Sa voisine la tête penchée par le vantail :


– Vous êtes prêt père Adam ?


Il avait oublié le jour des courses. Chaque vendredi cette femme le conduisait en ville pour les achats de la semaine. C’était une personne d’une cinquantaine d’années, encore fraîche et jolie cependant, pimpante, légèrement maquillée… mais depuis la mort de Solange… eh oui quoi… l’âge avançant il avait perdu la foi, avec l’excès d’alcool il avait perdu le goût…

Il avait réfléchi quelques instants puis la tutoyant, sans impolitesse, comme il agissait avec tout le monde :


– Tu vois, avec cette chaleur… J’ai pas la grande forme… Si je te donne ma liste, ça ira ?…


Une crampe, plus violente que les autres, lui tira un gémissement. « Saleté de pomme. » Il soupira douloureusement et revint à ses réflexions.


De retour, le jour d’avant, sa voisine avait déposé sur la table un grand cabas en carton contenant, dans des sacs de papier, des fruits et des légumes. Il s’était arrêté sur l’inscription imprimée en vert foncé : Aux champs du bio.


– Ah, tu t’es servie chez eux, avait-il murmuré, plus accablé que mécontent.

– J’étais pressée. J’ai tout acheté au même endroit.


Habituellement, lorsqu’il l’accompagnait, elle se rendait à la boutique bio pendant qu’il s’approvisionnait chez les autres commerçants.


– J’espère que ça ne vous ennuie pas ? ajouta-t-elle.


Il répondit sans conviction :


– Non, non ! Combien je te dois ?


Adam tournait et se retournait sur le lit. Son estomac pulsait comme un cœur. Il se remémora son repas du midi. Il avait avalé un copieux fricot. Pommes de terre en rondelles et lard poêlé recouverts de deux œufs battus en omelette. Solide repas campagnard qui ne peut pas faire de mal même avec cette canicule. Un bon morceau de Comté, bien lisse, bien jaune. Quelques tranches de pain. Pas de quoi rendre malade. La chopine ! Oui ! Mais jamais elle ne l’avait trahi ; et il n’en avait bu qu’une moitié, vu qu’il était barbouillé. Qu’avait-il donc bien pu avaler pour être si souffrant !

« Bon Dieu, à coup sûr, cette cochonnerie de pomme biologique ! »

Il en était certain. Voilà la seule chose qui différait de son ordinaire.


La voisine avait constaté la veille les traits tirés sur le visage d’Adam. Elle n’aurait pas passé ce samedi sans une nouvelle visite. Cette fin d’après-midi elle l’avait trouvé dans un état pitoyable. Sans prendre son avis elle appela le médecin du bourg qui se déplaça sans tarder : si on l’appelait, sûr que le vieux connaissait de sérieux problèmes car il n’était pas dans les habitudes d’Adam de recourir inconsidérément à ses services.


Après une longue auscultation le docteur paraissait soucieux. Il voyait dans l’état du malade plus qu’une simple dyspepsie. Les troubles allaient au-delà d’une intoxication alimentaire. Le patient était pâle, les traits creusés. Une piqûre de sédatif apaisa la douleur sans la supprimer totalement. Un rictus de souffrance tordait encore sa bouche d’où s’était écoulée une humeur dont l’oreiller gardait l’auréole rose.


– Mon ami, je crains une hémorragie digestive consécutive à un ulcère. Il faut vous hospitaliser.


Le seul mot que retint Adam fut hôpital. Il se raidit, protesta :


– C’est la pomme je vous dis !


Il s’emporta :


– J’ai avalé un poison de la biologie !


À cet instant une crampe violente, comme un coup de poignard planté dans le ventre, le laissa anéanti.


Deux pompiers déplaçaient sans heurt le brancard. Adam ne s’agitait plus quasiment assommé par une nouvelle dose de sédatif. Pourtant lorsqu’ils traversèrent la cuisine ses yeux se portèrent sur le buffet bas où était posé le carton de la boutique des champs du bio. Il pointa un index vers le melon, les deux poires, les quelques carottes et la scarole. Il regarda la voisine d’un air suppliant, empruntant un vouvoiement inusité chez lui :


– Débarrassez-moi de ça…

… s’il vous plaît.



Aujourd’hui, le père Adam va sur ses quatre-vingt-onze ans. Toujours assez bon pied, pas tout à fait bon œil. Il est resté plutôt fidèle à la chopine, mais en diminuant toutefois sérieusement sa consommation de « Kirenfor ».

« Tu comprends, à mon âge on a tendance à avoir moins soif ! »

Surtout ne faites aucune allusion à son estomac, vous vous exposeriez à une longue diatribe sur le ton le plus acerbe dont il est toujours capable, avec cette conclusion :

« Crois-moi ou pas, j’ai été sérieusement malade une seule fois dans ma vie, tout ça à cause des écolos, le jour où j’ai mangé leur saleté de pommes biologiques. »

Pour sûr, il n’en démordra pas !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   plumette   
31/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
une sympathique petite nouvelle, bien troussée qui illustre agréablement la méfiance d'un vieux paysan à l'égard de ce qui est nouveau dans un domaine qu'il connait bien.
le vieux Adam est sûrement convaincu que le jus de la vigne participe à sa longévité!
l'écriture alerte sert très agréablement cette petite tranche de vie.
j'ai passé un bien agréable moment.

   hersen   
5/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
je ne sais pas trop par quel bout prendre l'histoire ni ce que je dois en tirer.

le cliché est un peu gros, mais je suppose que l'on veut ici mettre en avant l'entêtement de ce paysan qui n'en démord pas, après avoir mordu dans la pomme.

Ou que les paysans ne sont guère écolo ?

Ou que manger une pomme quand on a un ulcère n'est pas conseillé ?

Ou, plus sûrement, que boire du Kirenfor ou du Vindivin peut s'avérer dangereux.

Ou qu'une pomme bio, allez savoir, peut déclencher tout un tas de dysfonctionnement ?

Ce texte m'inspire un côté mignon par une sorte de naïveté.

   LeopoldPartisan   
17/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
amusant bien écrit et tellement bien observé au niveau du caractère du personnage. C'est comique et à contre courant why not....
J'aime finalement lorsque les antaagonismes se rencontrent dans la vie de tout les jours.

   bambou   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ben oui, je le comprends tellement ce père Adam avec cette pomme qui nous reste sur l'estomac depuis quelques millénaires...
Puis-je déceler aussi une légère charge contre le bio, peut-être même contre les ayatollahs du bio ?
Dans le fond, sous la légèreté, vous nous parlez de religions !?

Plaisanterie à part, j'aime beaucoup cette nouvelle bien troussée, bien écrite.

allez, père Adam, santé !

   Anonyme   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
Voilà une nouvelle bien écrite qui se lit sans déplaisir ni difficulté ( quelques mots tout de même: "méridienne" plutôt que sieste, "apocope", qui cherchent peut-être à faire "littéraire" et ça se remarque un peu).
A mon avis, la maisonnette propre et rangée ne colle pas trop avec le potager en friche, les arbres non entretenus, surtout pour un vieux paysan.
L'histoire par contre est pour moi un peu sans grand intérêt si ce n'est de démontrer une fois de plus cette sotte rivalité entre progrès et tradition, entre jeunes et vieux, entre écolos et paysans à l'ancienne qui n'ont jamais été malades. Cela fait un peu cliché tout ça. Et la bonne vieille tête dure de l'ancien en est un autre (de cliché) qui perdure.
Pour conclure, une gentille nouvelle correctement écrite, avec de-ci de-là quelques petites pointes d'humour mais qui ne nous mène pas bien loin. Comme le souvenir d'une petite visite obligée à un vieux parent, voilà tout ce que je pense garder de votre histoire. Désolé.

   Anonyme   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Robot... Ayant longuement médité sur la mésaventure du Père Adam j'en suis arrivé à la conclusion qu'au delà d'un certain âge il ne faut surtout pas se mettre aux Verts !
En tout cas j'ai bien aimé cette indigestion campagnarde et, après avoir craint le pire pour Adam, me voilà rassuré...
Tout ce qui touche au régime alimentaire des vieux me concerne aujourd'hui directement et je retiens la leçon car à notre âge on a bio faire, on ne se refait pas !
Pour l'anecdote, nous avons dans mon patelin un certain Adam qui tient une très bonne cave à vins mais qui fait aussi dans les pommes... et les brosses !
Merci Robot et si tu vois Adam souhaite-lui une bonne continuation !

   papipoete   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Robot,
Oui je sais, je ne m'aventure que rarement sur le terrain des nouvelles, mais je découvre que l'auteur montre une " nouvelle corde à son arc " .
Le père Adam doit habiter dans bien des communes de France, avec sa chopine comme compagne, sa bougonnerie comme signe particulier !
Il a son avis sur les " écolos ", et rien ne l'en fera changer ; et cette pomme indigeste tombe fort à propos quand il manque trépasser, persuadé que ce fruit vient des verts, " ceux qui veulent pas qu'on traite contre les saloperies ! "
La pomme d'Adam restée en travers de la glotte du vieux, faillit bien le priver de son " kirenfor ou vindivin ", mais ce fut son seul incident de vie ! si vous le voyez, parlez d'autre chose qu'une Golden, ou passez votre chemin !
Une chronique savoureuse dépeignant une " figure locale ", où l'on sourit tendrement .

   Vincendix   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot
J’apprécie ce récit bien mené, sans fioritures, avec des influences de Daudet et de Maupassant.

Un vieux paysan qui a naturellement les pieds sur terre, fort en gueule, titulaire du certificat d’études que beaucoup de bacheliers ne réussiraient pas,
J’en ai connu des « pères Adam », peut-être que ses maux d’estomac sont le résultat d’un mélange de picrate trafiqué et d’une pomme traitée.
Il n’a pas tout à fait tort de dénoncer le bio, si les arbres fruitiers ne sont pas traités avec des produits chimiques, le fruit est souvent « empoisonné » par des conservateurs. Cette estampille est surtout une occasion de majorer les prix !

Un petit reproche, je vois mal ce paysan veuf ne pas entretenir son jardin alors que sa maison est propre, je pense que c'est le contraire.

   Charivari   
23/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour. Je me suis bien amusé tout du long, même si le trait est forcé et le personnage un peu stéréotypé, ça trucule, c'est savoureux, avec de jolies trouvailles, comme par exemple la marque "vindivin" ou quand on se réfère au président "qui aimait tâter le cul des vaches". Je dois dire que je connais personnellement des gens qui, à la campagne, accusent les "écolos" de tous les malheurs du monde. Eh oui, ça existe, et pas forcément des gens de 90 ans...

Bref. Hélas, j'ai été déçu par la chute, parce que j'en attendais une. Mais bon, après tout pourquoi pas, au moins ça évite le côté moralisateur qu'on voyait venir avec de gros sabots, le vieux est persuadé d'avoir été empoisonné par une pomme bio, tantm ieux pour lui, il crèvera content. Mais moi, je reste quand même un petit peu sur ma faim (surout que l'omelette campagnarde du vieux paysan m'a mis l'eau à la bouche. Miam).

   MissNeko   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J ai beaucoup aimé lire cette nouvelle emprunt de beaucoup d humour et de fraîcheur ! Oui de la fraîcheur malgré le grand âge d'Adam car il y a beaucoup de candeur dans ses propos même s'ils sont incisifs.
Je pense qu il n y a pas de morale à chercher. Cette nouvelle se veut plutôt l écho du choc des générations et autres modus operandi au niveau de l exploitation de nos sols.
Pas de remise en question possible pour un ancien ! Le jeune aura toujours tort !
Et puis dans cette nouvelle au moins la "chute" de l estomac d Adam n est pas dû à une femme !

   Alcirion   
24/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Robot,

j'avais lu le texte en espace lecture, je l'avais trouvé réussi sans qu'il me parle beaucoup. Une fable paysanne, un ton truculent, une réflexion légère et amusante, même si on est dans la satire (je ne sais pas si ça correspond vraiment aux mentalités actuelles des agriculteurs...). Le style colle bien au genre choisi, ça se lit vraiment très bien.

(Content de voir ton texte publié, en anecdote, ça me faisait mal de le voir encore en attente depuis près d'un mois, je n'avais qu'à mettre un commentaire me diras-tu, je me disais : on va pas lui refuser quand même après une si longue attente...)

   Robot   
24/8/2016


Oniris Copyright © 2007-2018