Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Humour/Détente
Sebastien : Les Aventuriers de l'Amérion - Chapitre 36 : la Terre
 Publié le 10/10/08  -  2 commentaires  -  6441 caractères  -  14 lectures    Autres textes du même auteur

Contre toute attente, l'Amérion a enfin regagné la Terre. Mais quel accueil lui réserve t-on ?
Épisode précédent
Épisode suivant


Les Aventuriers de l'Amérion - Chapitre 36 : la Terre


Tout l’équipage était au chevet du capitaine, et chacun pensait le voir sauter de joie en apprenant que l’Amérion avait finalement réussi à rallier la Terre. Mais au lieu de ça, Tipek ronchonna.


- Vous êtes en train de me dire que non seulement vous m’avez séparé de cette jolie jeune f… euh, de cette aquawoman fort sympathique, mais en plus je viens de louper le SEUL et UNIQUE atterrissage potable de toute la mission ?

- Ben euh… C’est-à-dire qu’en fait… groumfa Klebz avant d’être coupé par l’avertisseur de proximité.


PON ! PON !!!

PONPONPON !!!


- Allons bon, c’est quoi encore ce cirque ? fit Hal en regardant les écrans.

- Je suppose que la Cellule nous envoie un comité d’accueil, fit Tipek en descendant du médicopod. Ce serait bien la moindre des choses, non ? C’est vrai, quoi, on a risqué notre peau pendant des mois à essayer de sauver la galaxie !


Tout le monde regarda la capitaine avec des yeux de merlan frit. Il y eut quelques secondes de silence gêné, puis Lumi se décida à prendre la parole :


- Capitaine, intercéda le caporal, je me dois de vous rappeler que, techniquement, on n’en a pas ramé une.


Devant l’air interdit du capitaine, Hal crut bon d’ajouter :


- Sir, entre les pannes, les crashs, le fiasco de Crétaion-1, la destruction du territoire sacré des dominautes, l’enlèvement sur Kotfull, la quasi-éradication de tout un peuple, je pense même qu’on peut dire que…

- ... Certes, admit le capitaine en refermant sa robe de chambre. Mais c’est l’intention qui compte, non ? Et si ce foutu Introducton n’était pas tombé en panne, et si la liaison à particules quantiques de la Terre ne s’était pas tue, on aurait sûrement fait de nôtre mieux !

- De toute façon, on va bientôt être fixé, sir ! fit Brossard. Le service technique de l’astroport vient de déverrouiller la porte opposée.

- Très bien, faites savoir aux émissaires de la Cellule que je n’en ai que pour une petite minute, fit Tipek en se dirigeant vers sa cabine.

- Euh… Sir, je crois que vous n’aurez pas droit à votre minute, fit Von Dutch d’un air ahuri.

- Comment ça ?

- Ben, là ! Regardez les écrans de contrôle du sas !

- Nom de… souflla Tipek entre ses dents.


Stupéfait, le capitaine regarda le commando de grauïdes de combat prendre possession du vaisseau. Une centaine de robotech d’un blanc luisant avaient en effet infiltré le vaisseau, contrôlant les points névralgiques de l’appareil. Et, déjà, au bruit du pas cadencé martelant le sol en bénélacier, on pouvait entendre le commando arriver dans l’infirmerie.


À la tête de l’armée de grauïdes, un homme en combinaison NBC vint à la hauteur de Tipek, qui se demanda si sa robe de chambre n’était pas un peu trop flag.


- Capitaine Iglésio Tipek, matricule HüG-290-GRONK ? fit l’homme à travers son vocodeur sonique.

- Lui-même, fit Tipek. Puis-je savoir ce que signifie cette intrusion quasi hostile d’un vaisseau ami de la Cellule, de retour de mission ?

- Au nom du Sénat Intergalactique et du Parlement de la Cellule, en raison de votre retard de plusieurs mois sur le plan de vol, ainsi que l’absence totale de communication depuis le saut télémétrique du point Alpha, je me vois obligé de vous mettre, vous et la totalité de votre équipage, en état d’arrestation pour désertion et ce, jusqu’à plus ample information.

- QUOI ? C’est ainsi que vous traitez le meilleur équipage de la Cellule ?

- Veuillez demander à vos hommes de bien vouloir me suivre sans opposer la moindre résistance, capitaine. À moins que vous ne souhaitiez vraiment compliquer la situation ? fit l’homme derrière son päre-brïse fumé.

- Hem, non, c’est bon, fit Tipek en voyant l’un des grauïdes de combat se munir d’une grosse corde avant de mettre en place une chaise percée sur le sol de l’infirmerie.

- Sage décision.


Quelques instants plus tard, tout l’équipage de l’Amérion marchait à la queue leu leu dans un couloir de transparostafa qui donnait sur les pistes de l’astroport de Lag Raushell, qui s’était encore agrandi depuis leur départ. Comme c’était bon de revoir la Terre ! Quel bonheur inextinguible, malgré cette escorte de grauïdes aussi patibulaires que vindicatifs. Klebz avait eu le malheur d’en regarder un de travers, et il s’était fait électrifier la truffe sans autre forme de procès. Hal, de son côté, était sur un petit nuage : malgré les menottes psychiques qui lui ceinturaient les antennes, il était abasourdi de bonheur de revoir le monde-capitale, le triomphe de la technologie et de la démocratie qui stabilisaient la galaxie, faisant rayonner la République à travers l’espace intersidéral !


Après trois bons quarts d’heure passés sous bonne garde dans le métro surchauffé, l’équipage de l’Amérion descendit à la station « Parlement » sous la menace des armes qui, elles aussi, semblaient avoir progressé, remarqua Brossard devant un fusil d’un genre nouveau.


Tandis que tous ses coéquipiers étaient mis au fer dans la zone des prisonniers politiques, Tipek fut mené devant Palpoutine, le Chancelier Suprême de la République. Sans un mot, Tipek essaya de soutenir son regard mais, très vite, il se rendit compte qu’être ainsi menotté et en robe de chambre entrouverte jusqu’au séant, il n’était pas en son pouvoir d’impressionner qui que ce soit.


- On me fait savoir, renifla Palpoutine, que vous avez déserté les rangs de la Coalition, non sans emmener avec vous l’un des fleurons de la flotte, l’USS Amérion ?

- C’est démentiel, Chancelier ! Je n’ai PAS déserté ! D’ailleurs si c’était le cas, je ne serai pas revenu me poser comme une fleur à Lag Raushell !

- Comme une fleur ! Vous en avez de bonnes, vous ! Alors que vous avez tellement loupé votre approche que les aiguilleurs ont cru à une tentative de délit de fuite ! ET AU MOMENT DE L’ATTERRISSAGE ET DE L’OUVERTURE AUTOMATIQUE DES PORTES VOUS AVEZ DÉCAPITÉ LA TOUR DE CONTRÔLE Nº 4 ET VOUS AVEZ PULVÉRISÉ LE TERMINAL 9 !


Tipek ne dit mot. Soudain, tout prenait sens. Klebz avait *encore* loupé sa manœuvre – quel manche à cul, celui-là ! – mais, surtout, Tipek se souvenait du Terminal 9. À leur départ, ce nouveau terminal de haute technologie capable de placer à lui seul douze trilliards de tonnes en orbite héliosynchrone, était encore en construction. C’était un projet titanesque, pharaonique, qui avait coûté les yeux de la tête, et qui devait être baptisé du nom de… du nom de… ben, du nom du Chancelier Suprême Palpoutine.


À suivre…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   xuanvincent   
11/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Finalement, les membres du vaisseau spatial ont réussi à rallier la Terre (je commençais à ne plus y croire) ! Manque de chance, l'accueil des Terriens n'est pas des plus chaleureux...

Pour le style, le jargon et l'humour et un peu particuliers de ce roman, se référer à mes précédents commentaires.

   nico84   
13/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Vraiment la poisse cet équipage et puis le talent ne joue pas en leur faveur. J'adore encore et toujours.


Oniris Copyright © 2007-2020