Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Humour/Détente
Sir-ill : Fairy tale
 Publié le 07/08/26  -  4 commentaires  -  8881 caractères  -  28 lectures    Autres textes du même auteur

— Dis M…, tu me racontes encore ton histoire ?
— Non, Lapinou… Tu la connais par cœur et c’est triste à mourir.
— Allez, charrie pas, t’es pas Cendrillon non plus.


Fairy tale


— Dis M…, tu me racontes encore ton histoire ?

— Non, Lapinou… Tu la connais par cœur et c’est triste à mourir.

— Allez, charrie pas, t’es pas Cendrillon non plus.

— Laquelle ?… Celle qui part dans ses rêves pour ne pas voir qu’un nouveau jour se lève ?

— Y en a-t-il d’autres ?

— Non… Pas que je sache, Lapinou.

— La pauvre, paix à son âme… Elle doit sûrement reposer au panthéon des princesses.

— Cendrillon n’était pas une princesse, mon Lapinou… C’était une pute alcoolique… Et de toute façon, les princesses, c’est comme les fées, ça n’existe pas !…

— Pas plus que les lapins qui parlent, ma puce !… Et pourtant, ça fait un moment que nous conversons, toi et moi.

— Pas faux, Lapinou. Mais je ne saurais par où commencer…

— Essaie voir par le début !…

— Bon d’accord, Lapinou…

Tout a commencé sûrement le jour

Où je suis née, le jour

Où je n'ai pas croisé la bonne fée qui aurait fait de moi ce que je ne suis pas, ce qu'il m'arrive d'envier parfois…

— OH, oh !… Attends là !… Vraiment, t’es sérieuse ?!… J’appuie sur la gâchette des NTM ?… Tu veux qu’on s’tire une balle ou quoi ? Il va falloir que tu sois un peu plus originale ! J’ai quelques références artistiques, moi, MÔdame !…

— Pardon, MÔssieur Lapinou !… Si on ne peut plus déconner. Bon, allez, j’recommence…

Tout a commencé, disais-je, le jour de ma naissance…

— Non, jure !…

— Tu fais chier, Lapinou…

— Bon d’accord… Continue.

— Tout a commencé le jour de ma naissance, lorsque trois fées se penchèrent sur mon berceau…

— Mais M…, tu viens de me dire que les fées n’existent pas !…

— Ta gueule, Lapinou… L’aînée des trois, la fée Cataracte, s’approcha de mon berceau, souleva le ciel de lit et s’exclama :

« Quel bel enfant, on dirait un ange tombé du ciel. Tu séduiras toutes les dames oiselles par ta beauté charnelle et ton charme naturel. »

— Elle était vraiment miro, la vieille. Pour ce qui est de l’attrait charnel, c’est vrai qu’t’es plutôt attrayante !… Mais elle n’a pas vu qu’t’étais une fille, la gâteuse ?

— Non, elle ne voyait pas grand-chose, la pauvre… Mais pour le reste, sa prédiction s’est avérée plutôt juste…

La deuxième, la fée Caractérielle, se pencha à son tour sur mon berceau et s’exclama :

« Tu enfanteras dans la douleur et le fruit de ce labeur sera source de ton bonheur et somme de toutes tes peurs. »

— Décidément, quelle mal-baisée, celle-là ! Faut toujours qu’elle gâche la fête !…

— Peut-être… Mais dans le fond, avec un peu de recul, elle n’avait pas tort non plus… Mais où en étais-je ? Ah oui !… Quant à la troisième, la fée Carabine…

— Aaargh… La fée Carabine… Qu’est-ce qu’elle est bonne, celle-là !… Un vrai canon !

— Si tu pouvais éviter de te frotter à ma jambe, Lapinou, ça m’arrangerait (après ça colle et ça tache)… Ça y est ?… T’as fini ?…

La fée Carabine, donc, me fixa un moment, silencieuse, puis finit par me murmurer à l’oreille :

« Tes cheveux, ma belle, seront d’un rouge flamboyant, telles les flammes de l’enfer ; tes yeux seront d’un bleu profond comme le ciel d’hiver après l’orage et ta peau d’un blanc immaculé comme les neiges du mont Olympe, la montagne des dieux. Tu seras succube parmi les fées et fée parmi les hommes. »

— On peut dire qu’elle visait juste, celle-là… T’as capté ?… Non ?… euh… C’est pas grave, laisse tomber…

— C’est bon ?… Je peux reprendre ?…

Enfant, je grandis au milieu d’une fratrie considérable. J’étais entourée, aimée et chérie par mes parents et par les membres de mon « cercle féerique », les mêmes qui, des années plus tard, me rejetteraient, pire, me répudieraient.

À cette époque, j’étais loin d’imaginer que le monde des fées était, en fait, infesté d’ogres malveillants. Nombre de petites fées ont, malgré elles, fait le bonheur des ogres et je l’appris, la mort dans l’âme, à mes dépens…

Quoi qu’il en soit, quelques années plus tard, je décidais d’enfiler mes docs de sept lieues et d’aller voir si l’herbe était meilleure ailleurs.

— Ah ça, bon sang, j’avais oublié !… Qu’est-ce qu’on a pu s’mettre à l’époque ! (C’est peut-être pour ça d’ailleurs que j’ai oublié…)

— Oui, et maintenant que j’y pense, je me demande si ce n’est pas à ce moment-là que tu es apparu dans ma vie…

Quoi qu’il en soit, j’étais seule et livrée à moi-même. J’enchaînais de pénibles besognes afin d’assurer ma pitance. Les histoires sans lendemain venaient, quant à elles, assouvir ma soif d’aventures amoureuses… J’étais fourbue, libre et décomplexée, en un mot : vivante !

— C’est sûr qu’à cette époque tu n’avais rien à envier à ceux de ma race ! Et tout le monde sait que nous, les lapins, jouissons d’une sacrée réputation !

— C’est vrai que j’avais un certain succès et puis je me cherchais un peu… Cependant, parmi toutes ces relations, pour la plupart, je n’étais qu’une passante qu’elles n’ont pas su retenir. T’as la réf, Lapinou ?… Non ?… Bon, tant pis…

— Faut dire que t’es pas facile non plus, ma Pucinette…

— Que veux-tu dire, Lapinou ?!…

— Bah… Qu’entre tes phases de spleen et toutes tes petites névroses…

— Va te faire foutre, Lapinou !… Tu n’as pas le droit de me dire ça !… Pas toi !… Pas après tout ce que je t’ai confié…

— OK, pardonne-moi si j’ai été maladroit mais j’essayais juste d’être factuel…

— Non, mais t’as raison, Lapinou… Ma vie sentimentale était un vrai bordel à cette époque-là… J’étais alors loin de m’imaginer qu’au détour d’un chemin de traverse, mes errances affectives m’amèneraient à croiser celui qui transformerait ma vie à tout jamais.

— Tu parles de l’autre crustacé, là ?…

— Je sens comme une pointe de jalousie, Lapinou.

— Pas du tout !… C’est pas comme si tu m’avais complètement négligé à cette époque…

— T’es dur, Lapinou. J’avais des circonstances atténuantes. J’étais amoureuse…

— Amoureuse ?!… Ton cœur de succube battait entre tes jambes, oui !…

— J’avoue, c’est vrai, avoir eu quelques pensées salaces à l’égard de mon badass à Carapace. Mes petites culottes s’en souviennent encore, une vraie limace !…

— T’as usé et abusé de tes charmes afin d’le séduire, vicieuse !

— Tu feras attention, Lapinou, tu bandes… Et puis, la faim justifie les moyens et Dieu sait si l’intéressé était appétissant…

— Résultat des courses, tu tombes enceinte (comme une conne) et soudainement tu te souviens de mon existence…

— Faut dire qu’à ce moment-là, j’étais en proie au doute, Lapinou. Tout allait beaucoup trop vite. Je pensais avoir connu l’amour véritable et pourtant les sentiments que j’éprouvais à son égard, jamais je ne les avais ressentis auparavant. Notre histoire venait à peine de commencer et je ne voulais pas le priver de sa liberté. Mais d’un autre côté, je ne voulais pas le perdre non plus, ni lui ni le fruit de nos ébats amoureux… Surtout pas… Plus jamais…

— En gros, t’avais peur que l’autre carapacé ne s’carapate… Et puis, c’est quoi ces conneries ?! L’arthropode te fout en cloque… Il assume, point final !…

— Drôle de position pour un lapin, mon Lapinou…

— Quoi… Bon… Oui, d’accord… Mais les lapins n’ont pas les mêmes mœurs que les crustacés… Et puis, j’t’emmerde, c’est pas le propos.

— Quoi qu’il en soit, avec la grossesse, et ce malgré le soutien de mon bien-aimé (et quoi que tu puisses en penser, Lapinou), avait émergé toute une flopée de questions existentielles bien anxiogènes. Plus mon ventre grossissait et plus elles se faisaient pesantes et oppressantes. J’avais l’impression d’étouffer sous le poids de mes futures responsabilités. J’étais effrayée…

Quelques mois plus tard et comme l’avait prédit la fée Caractérielle, j’enfantais dans la douleur. De cette longue agonie naquit Alice, mi-fée, mi-écrevisse.

Les trois fées, qui se penchèrent naguère sur mon berceau, firent spécialement le déplacement…

La fée Cataracte, comme à son habitude, n'y voyait pas grand-chose. Elle s’approcha du berceau, souleva le ciel de lit et s’exclama :

« Oh, le charmant petit ange ! Tu seras un guerrier, fort et fier comme ton père et son père avant lui. »

— Comme quoi, tu peux être bigleuse et clairvoyante…

— Ouais, effectivement… Dans le genre menton relevé, narines dilatées… on n’a rien fait de mieux depuis Artaban.

La fée Caractérielle, fidèle à ses habitudes (c’est-à-dire frustrée comme jamais), se pencha sur le berceau et s’exclama :

« De l’attention, tu seras à la fois l’objet et le centre. Mais après mûres réflexions, bénédiction ou malédiction ?! »

— Décidément, quelle connasse, celle-là !…

— Je ne te le fais pas dire, Lapinou… Cependant, je n’ai compris que plus tard ce qu’elle voulait dire.

Quant à la fée Carabine, elle se pencha sur le berceau, restant silencieuse un moment, puis chuchota à l’oreille d’Alice :

« Tu seras, ma belle, vive comme le vent d’hiver, douce comme une brise de printemps, rayonnante comme le soleil d’été et chiante comme une pluie d’automne… »

— En plein dans le mille !… Une vraie snipeuse, la fée Carabine !


(À suivre.) Ou pas…


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Heloise   
8/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour,

Très dépaysant. J'ai hésité sur la notation, entre abouie et très aboutie, et entre j'aime beaucoup et je n'aime pas. Mais maintenant, c'est noté.
J'ai mis du temps à cerner les personnages, (c'est pourquoi je n'ai pas mis très abouti) c'est l'inconvénient de l'absence des didascalies, par contre, une fois mis en place, les personnages ont une dimension bien plus profonde que par une description extérieure. Je croyais vraiment, au début, à un dialogue adulte-enfant, puis je me suis dit que l'enfant n'était pas si petit, puis qu'il n'était pas trop "préservé" des choses dures de la vie, puis je suis arrivée à comprendre qu'il s'agit d'une discussion au sein d'un couple.


Humour détente, je ne suis pas d'accord (mais je comprends qu'il n'y a pas de catégorie plus adaptée), je vois ce texte comme terriblement réaliste, intimement même. Le fait d'avoir gommé le narrateur intensifie l'effet : on croit surprendre une conversation de l'autre côté du mur. Le sujet est intime, les digressions le sont encore plus, le vocabulaire est de celui qui ne s'emploie que dans l'intimité.

Pour tout dire, par goût personnel, je n'aime pas les éléments crus, mais je trouve que vous avez écrit l'ensemble avec beaucoup de cohérence et de talent, qui fait qu'à défaut d'aimer j'admire énormément.

S'il y a une suite, j'aimerais la lire.

   Passant75   
8/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
J’ai lu avec un regard amusé ce « Fairy tale », mais je devine qu’il y a pas mal de choses cachées derrière cette historiette assez déjantée. J’ai apprécié le mélange entre un conte de fées délirant et une histoire finalement plus intime. Derrière les fées, les ogres, les crustacés et les jeux de mots, on sent des blessures et des errances.

Le personnage de Lapinou m’a interrogé, car je me demande surtout ce qu’il représente réellement. Ami, confident, voire conscience comme Jiminy Cricket auprès de Pinocchio ? Il paraît surtout être là pour désamorcer les passages qui pourraient faire mal. Et puis Alice et Lapinou, peut-on vraiment croire à une coïncidence ? Une Alice accompagnée par un lapin, on pense forcément à Lewis Carroll. Par ailleurs, « La Fée Carabine » m’a aussi fait penser à Daniel Pennac. Que de clins d’œil éventuels !

Et ce fameux « Plus jamais … », petite phrase, mais grand mystère. Là, forcément, je me demande ce qu’on ne nous raconte pas encore. Bref, j’ai trouvé tout cela amusant, mais j’ai surtout eu l’impression que SirIll voulait raconter quelque chose de plus profond sous couvert de délirer. Alors le « (À suivre) Ou pas… » ? À suivre, évidemment. Parce que maintenant, j’ai envie de savoir ce qu’il y a derrière Lapinou, derrière le « Plus jamais … »… et surtout derrière Alice.

   moschen   
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Forme, détails

Si tu pouvais arrêter de frotter ma jambe. J'ai apprécié cette allusion aux comportements si étranges des chiens. Il ne paraissait pas nécessaire d'expliquer que la semence pouvait tâcher et coller. À moins que je fasse fausse route ?

“Qu'est-ce qu'on a pu se mettre à l'époque… c'est sûr qu’à cette époque là…”. Oui… la nostalgie nous gagne.

Pas plus que les lapins qui parlent. Avec les intentions que je prête à l'auteur, je n'ai pas le choix que de me demander : qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Quelle est la raison de cette explication qui nous est donnée ici ? Oui, il s'agit de cerner les intentions du lapin.

Fond

“Le fruit de ton labeur… la somme de toutes tes peurs”.. Voici un indice dont il faudra, humblement, se souvenir à l'heure du débrief final.

“Ça fait un moment que nous conversons , toi et moi”. À la première lecture, le cerveau ne panse pas. Il est en état de mort cérébrale. À la seconde lecture, le Lapinou devient si intime, qu'il pourrait même ressembler à un simple miroir destiné à faciliter le rasage et le monologue.

Cendrillon : une pute alcoolique. Il faut bien compenser cette vie de labeur et de soumission. La plupart des histoires pour enfants puisent leur origine dans des sources beaucoup beaucoup plus glauques, confinant au sordide.

J'ai adoré les dialogues avec son “lapinou”... Je croirais entendre quelqu'un de très proche, une mère de famille, en train de faire une forme d'éducation à un fils unique adoré en cours de “dégrossissement”.

Bon, lorsqu’on nous dit… “je déconne” alors, tout à coup, le “lapinou” prend un petit coup de vieux.

Le “lapinou” se hisse au rang de garde fou. C'est lui le critique avisé qui donnera son aval à une histoire de qualité, une histoire qui enchantera les esprits, qui se vendra, trouvera son public.

“Tu seras succube”. J'aime ce genre de prédiction / incantation où il suffit de s'exécuter.

Toute cette histoire, la manière de la raconter, a pour seule fin d'éveiller les sens... Ceux du lecteur. Des portes s'ouvrent, des voies se dessinent. Elles sont nombreuses les impasses qui guettent le lecteur, pris dans une forme de tourbillon dont le seul objet est de tester son sens critique. Où veut-on me mener ? J'ai le tournis. On voudrait m'enivrer. C'est un filtre puissant qui coule et me monte à la tête.

“Lapinou, t’as capté ?”... C'est un jeu. Je te donne des indices, tu en fais ce que tu peux. Pas ce que tu veux.

Le procédé employé ici, celui de s'adresser au Lapinou et selon moi, au lecteur à travers lui, ne m'enchante guère. Il n’a pas mes faveurs. Question de goût.

C'est un choix. Comme dans la série “the Hack”, je ne suis pas favorable à ces interpellations du lecteur. Sauf pour lui rafraîchir la mémoire entre deux épisodes, bien entendu.

Et quand bien même, si le personnage semble s'adresser au Lapinou, on peut légitimement penser que la question est adressée aussi au lecteur. Ce qui peut plaire ou à l'inverse déplaire ! C'est selon.

“Mes docs de sept lieues.” As-tu pris tes cachets ? Non j'ai enfilé mes bottes.

“J'étais fourbue”. Tu m'épuises petite fourbe.

“T'as la ref ? Si j'ai capté ? Une forme de répétition, une, discrète, mais la blancheur du fil m'éblouit. Et à nouveau, le lecteur se surprend un poil ébloui par la question posée. Un lecteur assailli de doutes pourrait être tenté de se sentir exclu puisqu'il n'a aucune certitude d'avoir capté, ni aucune clé et avoue humblement qu'il ne pas dispose pas des références ?

Comment fait-il ce professeur émérite pour savoir que son élève a “vraiment, réellement, assurément” compris ou capté ? Le professeur est lui-même dans le brouillard. Ce n'est pas de la faute de son padawan… Zut les rôles ont été inversés.

Nous les lapins jouissons d'une terrible réputation… est-elle usurpée ? Oui, nous allons peupler la terre. Encore une explication qui m'interroge.

Une passante… une philosophie orale de la péripatéticienne ?

L'autre crustacé… plouf plouf… un crabe, un cancer, un scorpion, une scolopendre… ça se mange ? Une écrevisse… mais c'est bien sûr. Le vice est partout.

À l'opposé de certains, je ne souhaite aucune suite, surtout pas une qui me livre les clés de l'énigme. Je veux pouvoir lire et relire, et me surprendre à explorer d'autres chemins, guetter ces pièges qui bouchent un horizon.

S'il y avait une suite, Fairy Tale II puis III, seront-ce les aventures de cet enfant, né dans la douleur, sous de bons auspices, un enfant somme de toutes les peurs ?

Je dois avouer avoir apprécié ce texte. Même si sa lecture m’a poussé à avaler une double dose de ces médocs qui débouchent les grumeaux du cerveau.

Merci encore pour ce partage. À l'avenir, je me méfierais, c'est certain. Cette histoire qui m’a enchanté aujourd'hui, because in a good mood, mais demain, de quoi sera-t-il fait ?

   Pattie   
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
J'ai commencé par détester ce texte (bon, peut-être pas vraiment détester, c'est un mot fort, mais l'idée y est). A la relecture (aux relectures), je le trouve très peu drôle, totalement tragique, avec le poids du destin et l'impossibilité d'y échapper traditionnels du genre. Mais la forme humoristique aide. À la fois à désamorcer les tensions, mais aussi à les accentuer.
Évocations de violences envers M enfant, rejet de sa famille pour attirances sexuelles non conventionnelles, amoureuse d'un taiseux qui se surprotège, même de son amoureuse (mais quand même, il reste), mère d'une fille qui ne sera peut-être pas son bâton de vieillesse... Elle n'a pas de chance, M.
Le personnage de Lapinou est intéressant aussi, doudou-ami imaginaire pervers, miroir qui l'aide à se voir mais qui ne la ménage pas.


Oniris Copyright © 2007-2025