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| Heloise
8/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
Très dépaysant. J'ai hésité sur la notation, entre abouie et très aboutie, et entre j'aime beaucoup et je n'aime pas. Mais maintenant, c'est noté. J'ai mis du temps à cerner les personnages, (c'est pourquoi je n'ai pas mis très abouti) c'est l'inconvénient de l'absence des didascalies, par contre, une fois mis en place, les personnages ont une dimension bien plus profonde que par une description extérieure. Je croyais vraiment, au début, à un dialogue adulte-enfant, puis je me suis dit que l'enfant n'était pas si petit, puis qu'il n'était pas trop "préservé" des choses dures de la vie, puis je suis arrivée à comprendre qu'il s'agit d'une discussion au sein d'un couple. Humour détente, je ne suis pas d'accord (mais je comprends qu'il n'y a pas de catégorie plus adaptée), je vois ce texte comme terriblement réaliste, intimement même. Le fait d'avoir gommé le narrateur intensifie l'effet : on croit surprendre une conversation de l'autre côté du mur. Le sujet est intime, les digressions le sont encore plus, le vocabulaire est de celui qui ne s'emploie que dans l'intimité. Pour tout dire, par goût personnel, je n'aime pas les éléments crus, mais je trouve que vous avez écrit l'ensemble avec beaucoup de cohérence et de talent, qui fait qu'à défaut d'aimer j'admire énormément. S'il y a une suite, j'aimerais la lire. |
| Passant75
8/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J’ai lu avec un regard amusé ce « Fairy tale », mais je devine qu’il y a pas mal de choses cachées derrière cette historiette assez déjantée. J’ai apprécié le mélange entre un conte de fées délirant et une histoire finalement plus intime. Derrière les fées, les ogres, les crustacés et les jeux de mots, on sent des blessures et des errances.
Le personnage de Lapinou m’a interrogé, car je me demande surtout ce qu’il représente réellement. Ami, confident, voire conscience comme Jiminy Cricket auprès de Pinocchio ? Il paraît surtout être là pour désamorcer les passages qui pourraient faire mal. Et puis Alice et Lapinou, peut-on vraiment croire à une coïncidence ? Une Alice accompagnée par un lapin, on pense forcément à Lewis Carroll. Par ailleurs, « La Fée Carabine » m’a aussi fait penser à Daniel Pennac. Que de clins d’œil éventuels ! Et ce fameux « Plus jamais … », petite phrase, mais grand mystère. Là, forcément, je me demande ce qu’on ne nous raconte pas encore. Bref, j’ai trouvé tout cela amusant, mais j’ai surtout eu l’impression que SirIll voulait raconter quelque chose de plus profond sous couvert de délirer. Alors le « (À suivre) Ou pas… » ? À suivre, évidemment. Parce que maintenant, j’ai envie de savoir ce qu’il y a derrière Lapinou, derrière le « Plus jamais … »… et surtout derrière Alice. |
| moschen
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Forme, détails
Si tu pouvais arrêter de frotter ma jambe. J'ai apprécié cette allusion aux comportements si étranges des chiens. Il ne paraissait pas nécessaire d'expliquer que la semence pouvait tâcher et coller. À moins que je fasse fausse route ? “Qu'est-ce qu'on a pu se mettre à l'époque… c'est sûr qu’à cette époque là…”. Oui… la nostalgie nous gagne. Pas plus que les lapins qui parlent. Avec les intentions que je prête à l'auteur, je n'ai pas le choix que de me demander : qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Quelle est la raison de cette explication qui nous est donnée ici ? Oui, il s'agit de cerner les intentions du lapin. Fond “Le fruit de ton labeur… la somme de toutes tes peurs”.. Voici un indice dont il faudra, humblement, se souvenir à l'heure du débrief final. “Ça fait un moment que nous conversons , toi et moi”. À la première lecture, le cerveau ne panse pas. Il est en état de mort cérébrale. À la seconde lecture, le Lapinou devient si intime, qu'il pourrait même ressembler à un simple miroir destiné à faciliter le rasage et le monologue. Cendrillon : une pute alcoolique. Il faut bien compenser cette vie de labeur et de soumission. La plupart des histoires pour enfants puisent leur origine dans des sources beaucoup beaucoup plus glauques, confinant au sordide. J'ai adoré les dialogues avec son “lapinou”... Je croirais entendre quelqu'un de très proche, une mère de famille, en train de faire une forme d'éducation à un fils unique adoré en cours de “dégrossissement”. Bon, lorsqu’on nous dit… “je déconne” alors, tout à coup, le “lapinou” prend un petit coup de vieux. Le “lapinou” se hisse au rang de garde fou. C'est lui le critique avisé qui donnera son aval à une histoire de qualité, une histoire qui enchantera les esprits, qui se vendra, trouvera son public. “Tu seras succube”. J'aime ce genre de prédiction / incantation où il suffit de s'exécuter. Toute cette histoire, la manière de la raconter, a pour seule fin d'éveiller les sens... Ceux du lecteur. Des portes s'ouvrent, des voies se dessinent. Elles sont nombreuses les impasses qui guettent le lecteur, pris dans une forme de tourbillon dont le seul objet est de tester son sens critique. Où veut-on me mener ? J'ai le tournis. On voudrait m'enivrer. C'est un filtre puissant qui coule et me monte à la tête. “Lapinou, t’as capté ?”... C'est un jeu. Je te donne des indices, tu en fais ce que tu peux. Pas ce que tu veux. Le procédé employé ici, celui de s'adresser au Lapinou et selon moi, au lecteur à travers lui, ne m'enchante guère. Il n’a pas mes faveurs. Question de goût. C'est un choix. Comme dans la série “the Hack”, je ne suis pas favorable à ces interpellations du lecteur. Sauf pour lui rafraîchir la mémoire entre deux épisodes, bien entendu. Et quand bien même, si le personnage semble s'adresser au Lapinou, on peut légitimement penser que la question est adressée aussi au lecteur. Ce qui peut plaire ou à l'inverse déplaire ! C'est selon. “Mes docs de sept lieues.” As-tu pris tes cachets ? Non j'ai enfilé mes bottes. “J'étais fourbue”. Tu m'épuises petite fourbe. “T'as la ref ? Si j'ai capté ? Une forme de répétition, une, discrète, mais la blancheur du fil m'éblouit. Et à nouveau, le lecteur se surprend un poil ébloui par la question posée. Un lecteur assailli de doutes pourrait être tenté de se sentir exclu puisqu'il n'a aucune certitude d'avoir capté, ni aucune clé et avoue humblement qu'il ne pas dispose pas des références ? Comment fait-il ce professeur émérite pour savoir que son élève a “vraiment, réellement, assurément” compris ou capté ? Le professeur est lui-même dans le brouillard. Ce n'est pas de la faute de son padawan… Zut les rôles ont été inversés. Nous les lapins jouissons d'une terrible réputation… est-elle usurpée ? Oui, nous allons peupler la terre. Encore une explication qui m'interroge. Une passante… une philosophie orale de la péripatéticienne ? L'autre crustacé… plouf plouf… un crabe, un cancer, un scorpion, une scolopendre… ça se mange ? Une écrevisse… mais c'est bien sûr. Le vice est partout. À l'opposé de certains, je ne souhaite aucune suite, surtout pas une qui me livre les clés de l'énigme. Je veux pouvoir lire et relire, et me surprendre à explorer d'autres chemins, guetter ces pièges qui bouchent un horizon. S'il y avait une suite, Fairy Tale II puis III, seront-ce les aventures de cet enfant, né dans la douleur, sous de bons auspices, un enfant somme de toutes les peurs ? Je dois avouer avoir apprécié ce texte. Même si sa lecture m’a poussé à avaler une double dose de ces médocs qui débouchent les grumeaux du cerveau. Merci encore pour ce partage. À l'avenir, je me méfierais, c'est certain. Cette histoire qui m’a enchanté aujourd'hui, because in a good mood, mais demain, de quoi sera-t-il fait ? |
| Pattie
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'ai commencé par détester ce texte (bon, peut-être pas vraiment détester, c'est un mot fort, mais l'idée y est). A la relecture (aux relectures), je le trouve très peu drôle, totalement tragique, avec le poids du destin et l'impossibilité d'y échapper traditionnels du genre. Mais la forme humoristique aide. À la fois à désamorcer les tensions, mais aussi à les accentuer.
Évocations de violences envers M enfant, rejet de sa famille pour attirances sexuelles non conventionnelles, amoureuse d'un taiseux qui se surprotège, même de son amoureuse (mais quand même, il reste), mère d'une fille qui ne sera peut-être pas son bâton de vieillesse... Elle n'a pas de chance, M. Le personnage de Lapinou est intéressant aussi, doudou-ami imaginaire pervers, miroir qui l'aide à se voir mais qui ne la ménage pas. |




