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Fantastique/Merveilleux
solidane : Rasta
 Publié le 25/07/10  -  15 commentaires  -  6436 caractères  -  88 lectures    Autres textes du même auteur

À Camille si fragile et que rien n'effraie...


Rasta


Les trompettes retentissent à n’en plus finir, par salves courtes et tonitruantes. Les lions ont pris place dans les gradins, il semble bien qu’ils soient tous là. Aucun d’entre eux ne manquerait ce spectacle. Les jeux du cirque, c’est vraiment le premier des divertissements. Les queues ont bien du mal à ne pas s’emmêler, d’autant que nombreux parmi les fauves sont ceux qui les dressent pour un oui, pour un non. L’exaltation est déjà à son comble, quand rien n’est encore commencé.


Rasta, le tigre, est présent aussi. Pourtant, lui le plus féroce, ne prend aucun plaisir à ces manifestations. Alors qu’alentour, la frénésie s’étend, il contemple ces scènes d’un air distant. Son esprit n’est pas là, il se trouve auprès de Camille. Depuis qu’il la connaît, il n’aspire qu’à la protéger, la consoler, être l’instrument de son bonheur dans les moments les plus difficiles.


Les trompettes résonnent à nouveau, saluant l’entrée des jouteurs. Un lion s’est hissé sur la tête de son voisin. Celui-ci, tout juste incommodé, l’a balancé négligemment vers les premiers rangs. Sa chute entraîne nombre de congénères ; les griffes s’accrochent aux sièges, marquent la pierre des gradins. Un immense éclat de rire emplit l’arène. Curieusement, les malheureux propulsés par le mouvement, ne sont pas les derniers à s’esclaffer. Rasta sourit. À la vue de cette péripétie ? À la douce pensée de son amie ? Lui seul le sait.


Il a connu Camille lors d’un cours de latin au collège, matière facultative mais imposée par ses parents. Avide de culture, il s’y était inscrit comme auditeur libre. Le ton du professeur, si soporifique, avait alors poussé Camille à poser sa tête sur cette peluche soyeuse, si douce, si tendre. Rasta était devenu son premier copain. Elle l’emmenait partout, tout le monde n’appréciait pas, elle n’en avait cure.


Les trompettes beuglent à nouveau, longuement. Les combats commencent. Sur le sable, des hommes, grotesquement petits, s’affrontent à coups de bouteilles d’eau. La règle est assez simple, tremper son adversaire pour faire glisser sur son corps un ruban faiblement accroché autour de la taille ; alors le joueur est éliminé. Ainsi qu’il en a toujours été, certains félins se prennent plus au jeu que d’autres ; des queues volent dans l’assemblée jusqu’à se retrouver sur la piste.


Rasta regarde et sourit toujours, sa propre queue ne risque pas de lui échapper. Un voisin a bien essayé, par étourderie, de s’en saisir et d’en faire un lasso pour attraper un de ces minuscules personnages qui gesticulent sur la piste. Rasta s’est tourné vers l’emprunteur de queue, et les crocs, que démasquait son sourire, ont eu vite fait de décourager le nigaud.


Les jeux s’enchaînent, ponctués de sonneries exaspérantes. Lorsque la pensée de Rasta revient au spectacle, c’est pour découvrir un curieux tableau. Les hommes et les femmes de chaque équipe doivent construire une immense pyramide de récipients incongrus. À l’intérieur de chacun de ces « bacs », une personne doit se glisser, ensuite un coéquipier cherche avidement dans un tas de couvercles celui qui conviendra pour refermer la boîte. La difficulté majeure vient de ce qu’aucun des pots utilisés n’a la même forme, la même taille. L'empilement et la fermeture de ces récipients tient alors de la gageure. La première pyramide qui s’écroulera indiquera la défaite de l’équipe.


Il y a maintenant un peu de tristesse dans le sourire de Rasta. Nul ne l’a remarqué, personne ne s’en préoccupe. Il avait donné rendez-vous à Camille pour assister à ces jeux. Elle n’est pas là. Un oubli, un contretemps ? Ce serait étonnant, elle aime trop cette franche rigolade. Pour elle, le spectacle est autant dans les tribunes que sur l’arène. La vue de tous ces lions, crinières emmêlées, queues virevoltantes, la comble de bonheur. Elle n’a nulle crainte assise au milieu de ces fauves, mais aujourd’hui, elle n’est pas venue. La tristesse de Rasta ne cède pas à l’inquiétude. Camille n’est pas une enfant qui accepte facilement qu’on lui tienne toujours la main. Rasta le sait et ne l’aime que plus.


Un nouveau jeu a fait son apparition. Unis, les hommes concoctent et bâtissent une charlotte. Il s’agit de réaliser un immense gâteau en alignant au fond d’un moule de très longs biscuits que l’on a préalablement détrempés afin de rendre la tâche plus difficile. Ils sont devenus mous, les soulever sans les casser est un exercice difficile, d’autant plus que certains, une fois installés, cherchent désespérément à s’échapper. Ils remontent péniblement la paroi du moule. Quelques joueurs sont pourtant postés là pour leur faire regagner leur place.

Une autre partie de l’équipe s’affaire sur une crème onctueuse qui recouvrira les biscuits. Le fouet de cuisine qu’ils manœuvrent à une vingtaine, en précipite régulièrement quelques-uns au fond de la crème. Ils ne risquent rien, ils savent nager, tout juste une légère indigestion.

Le dernier tiers de l’équipe épluche un monceau de fruits de toutes sortes, mélangés à la crème, ils achèveront la création. Le jus des fraises, des pêches, de tous les autres, leur baigne les cuisses. Ça ne fait qu’ajouter au plaisir. La charlotte sera le clou du spectacle, que dévoreront les lions.


Le festin est proche. Un dernier hurlement des trompettes et tous les félins se jettent sur cet immense repas ; Rasta est resté assis. Il regrette sincèrement l’absence de son amie. Il n’a pas de mal à deviner ce qui l’a retenue. Elle n’aurait pour rien au monde manqué cette fête. Rasta sait déjà que si Camille n’est pas là, c’est qu’elle aura été retenue par son beau-père, elle dit son « faux » père, et c’est pour elle un terme affectueux. Celui-ci aura insisté pour que ses exercices de maths et de latin soient terminés avant toute chose. Elle a certainement pesté, dit qu’elle les ferait plus tard ; il n’aura rien voulu entendre. Comme d’habitude. Rasta, contrairement à sa copine, n’en veut pas au père de hasard de l’enfant. Il sait qu’il croit bien faire, qu’il essaie d’agir au mieux, même s’il se trompe souvent.


La charlotte a disparu. Les lions ont déserté le stade. Il reste ici et là quelques morceaux qui ont échappé aux goinfres. Rasta descend calmement, à la manière d’un tigre, les marches qui le ramènent à l’arène. Là, il prélève une part du gâteau. Un gros morceau, à la banane, nappé de chocolat. Il a encore trouvé le moyen de ramener le sourire sur le visage de son amie.


 
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   jaimme   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Un spectacle de cirque inversé, des épreuves pour les hommes captifs, un tigre amoureux qui est content d'avoir une part de gâteau pour sa belle et... c'est tout. Le postulat de départ est amusant et aurait pu être intéressant, mais le traitement n'en fait pas une histoire; les épreuves ont peu d'intérêt et sont difficiles à suivre. Bref il n'y a pas d'histoire.
Au niveau du style plusieurs phrases sont à revoir (par exemple: "d’autant que nombreux parmi les fauves sont ceux qui les dressent "; "quand rien n’est encore commencé": alors que rien n'est...)
Il faudrait surveiller la ponctuation un peu anarchique.
Merci.

edit: je suis donc complètement passé à côté du sens de cette nouvelle (lu le forum et les autres commentaires). Après relecture je ne comprends toujours pas comment on pouvait deviner ce sens. Une nouvelle énigmatique est un exercice très difficile (que j'ai d'ailleurs raté une fois), il faut semer de petits cailloux, pas trop gros, pas trop petits... et en plus cela dépend des lecteurs. Bonne continuation Solidane, auteur que j'apprécie!

   florilange   
15/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonne idée que d'imaginer les jeux du cirque avec les fauves en spectateurs et les hommes faisant le spectacle. Un spectacle qui n'est pas si mal raconté, à part quelques lourdeurs. Mais qui manque un peu d'intérêt, selon moi. Il manquait une cerise sur le gâteau, la chute est un peu fade.

   Pattie   
16/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'adore cette idée d'un monde complètement déjanté qu'il faut admettre sans qu'on nous explique le pourquoi du comment. Pire encore : l'auteur s'amuse à perdre encore plus son lecteur. Une fois sûr de lui (fastoche, c'est un monde inversé, les lions à la place des spectateurs, les spectateurs en gladiateurs...), le lecteur découvre que la bataille se fait à coups de bouteilles d'eau ! Et les autres bizarreries s'enchaînent, décrivant un monde qui semble se trouver tout à fait cohérent, avec ce tigre, au milieu, dont on se demande pourquoi il n'est pas un lion, son amitié avec une enfant humaine, rencontrée au cours de latin. Ben tiens, bien sûr que le tigre fait du latin... au point où on en est ! Le seul élément incongru, c'est que le père oblige sa fille à faire ses devoirs. C'est d'une normalité choquante ! Et la fin, le bout de charlotte destiné à Camille, cerise sur ce gâteau du bizarre.
Ce texte me plaît en lui-même, mais j'aimerais bien savoir comment/pourquoi/dans quel but l'auteur l'a écrit. Que transmet-il ? Est-ce le début de quelque chose ?

   Myriam   
17/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le charme réside dans le portrait, trop brièvement esquissé, de Rasta et de sa relation avec Camille.
L'intérêt est dans la description amusante et déroutante des lions dans les gradins, assistant avec un sauvage enthousiasme à ces jeux du cirque inversés.

Mais... il manque une histoire. Et un univers plus déterminé.
Trop d'interrogations demeurent, sur ce monde étrange. Quels sont les rapports entre humains et animaux? Dans quel cadre social et politique prennent place ces jeux? Je m'attendais à une chute qui explicite davantage cela.

Frustration donc, à la lecture de ce texte qui ne manque pas de qualités d'écriture, mais qui semble être un extrait plutôt qu'une nouvelle à part entière.
J'aime qu'un récit court garde une part de mystère, c'est en partie ce qui définit le genre. Mais ici, on nous en dit trop peu pour que j'adhère entièrement.
Je le regrette.

   Anonyme   
22/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

j'ai ouvert et les premières lignes m'ont promis quelque chose de décalé, de pas ordinaire.
C'est vite passé et c'est dommage.
Oui la scène est inversée. Oui ça me promettait du plaisir, un regard différent. Audacieux.
J'ai pas compris cette histoire de queue, ou trop bien, ensuite c'est carrément ce jeu que je ne supporte pas à la télévision et que je ne regarde jamais parce qu'il ne me fait pas rire du tout. (désolée)
Il y a de la parabole dans l'air mais je ne l'ai pas saisie.
J'ai pas aimé cette lionne qui s'appelle Camille, comme si on m'avait enlevé quelque chose. Trop réelle cette Camille qui apprend le latin.
Trop triste aussi, trop banal quand je m'imaginais autre chose, du fait des premières lignes.
C'est bien écrit, ça aucun problème. Je crois n'avoir accroché que sur une seule phrase.
La prochaine fois sûrement.
Bonne continuation.

   Marite   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas très bien compris ce que l'auteur a voulu exprimer à travers ce récit. L'intérêt éveillé par le début de l'histoire s'est estompé avec la description des jeux de cirque qui ressemblent trop à ces jeux organisés dans les villes pendant les vacances d'été, aucun danger, aucun risque. Pourtant avec les animaux dans les gradins et les humains dans l'arène il y avait matière à s'embarquer dans une histoire fabuleuse mais tout cela finit dans une charlotte... Un peu décevant je trouve.

   Yaya   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai trouvé cette nouvelle assez monocorde et naïve. Je l'imaginerais bien comme texte d'un album de littérature de jeunesse. Des illustrations lumineuses et colorées pimenteraient une écriture correcte mais un peu trop lisse à mon goût.

Si la "cible" visée est un public adulte, il me semble que l'amitié/romance entre un lion et une humaine pourrait être développée. L'introduction d'évènements autres que les jeux pourrait permettre de rythmer différemment le texte et de capter davantage l'intérêt d'un public adulte. En tant que lectrice, j'étais un peu comme Rasta: spectatrice par moment amusée mais un peu ailleurs.

Points positifs: l'idée de cette inversion (humains/lions) est intéressante. J'ai aimé les jeux également.

   Anonyme   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Que font les compagnons de peluche quand les enfants sont absents?
Ils entrent dans l'arène et cuisinent une charlotte aux fraises et à la banane.
Sensation d'avoir regardé par le trou de la serrure du coffre à jouets.
Dans cette optique, j'm la construction, la concision.

Peut-être juste un peu trop aseptisé.
Il manque une dimension pour entrer vraiment dans l'action.

Il y a beaucoup de pudeur, de subtilité.
Cependant, la suggestion, l'évocation en demi-teintes m'empêche de me plonger entièrement dans le drame qui est - peut-être -en train de se jouer dans les coulisses de ces jeux de cirque.

Un texte ouvert, donc, où ce qui est tu me semble plus intense que ce qui est dit.

   framato   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une impression de Toys Story, un peu, mais surtout une impression de grave sous le léger...

"Quand rien n'est encore commencé", en place de alors que tout a commencé me semble le premier pas vers le sérieusement lourd (mais qui ne le deviendra jamais, puisque tout est suggéré de ce drame - puisque je lis un vrai drame). Je crois que ce quand n'est pas neutre du tout...

Rasta serait-il une sorte de mouchoir, un compagnon de jeu fictif, la peluche d'un enfant malmené - bouée de survie ?

En tout cas, Rasta prend vie sous nos yeux, et j'aime beaucoup sa façon de nous le dire, tellement ouverte, tellement fine...

Un texte fort, je pense, dont la charnière se situe dans se passage :

"Rasta sait déjà que si Camille n’est pas là, c’est qu’elle aura été retenue par son beau-père, elle dit son « faux » père, et c’est pour elle un terme affectueux. Celui-ci aura insisté pour que ses exercices de maths et de latin soient terminés avant toute chose. Elle a certainement pesté, dit qu’elle les ferait plus tard ; il n’aura rien voulu entendre. Comme d’habitude."

Je vois donc Rasta comme une échappatoire... et le monde de Camille comme inter-ville, mais en mieux !

L'insistance sur les queues des fauves est sans doute un rien trop explicite, du moins dans cette lecture là.

   Anonyme   
25/7/2010
J'ai bien aimé cette alternance de jeux :
jeux du cirque,
jeux d'affection,
jeux d'inversion des rôles aussi.
Également que les lions n'aient dévorés que la charlotte (sans majuscule).

L'idée est amusante et aurait pu être un peu plus développée.

Je rejoins "jaimme" à propos de sa remarque sur l'anarchie.

   Anonyme   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
D'abord, je salue l'imagination de l'auteur. La première partie est alléchante, bien écrite, elle captive d'emblée.
La suite, qui évoque Rasta le tigre " le plus féroce", donne à penser qu'il va se passer des choses affreuses mais non, enfin sauf si on considère que c'est en effet assez monstrueux d'obliger des gens à participer à ce genre de jeux.
Et puis on passe à Camille et j'avoue avoir été un poil désarçonnée. Qui est Camille ? Quel rapport avec notre tigre ? L'idée du coffre à jouets auquel font allusion deux commentateurs est intéressante mais, dans ce cas, il faut quand même que le lecteur ait beaucoup d'imagination, lui aussi.
Je suis perplexe, voilà. Je n'ai rien compris pour tout avouer et il me vient un horrible soupçon : ce ne serait pas tout simplement un rêve ? Ou un cauchemar ? Un de ces trucs qui nous passent par la tête, la nuit et qui n'ont ni queue (sauf que là, il y en a...) ni tête ?
Pitié, Solidane, des explications ! Je veux savoir.

   brabant   
25/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Solidane,

J'avoue que, comme Alice et beaucoup, je n'avais pas compris l'histoire; alors, j'ai relu la suite des avis dont deux m'avaient mis la puce à l'oreille, et la lumière fut: Merci à Tendre-Jeudi et à Framato, qui ont éclairé ma lanterne.

J'ai repris le récit: lumineux, la peluche que Camille emmène jusqu'en option latin (5ème ?), le coffre à jouets avec "Un lion (qui) s'est hissé sur la tête de son voisin", la télé qui marche dans la chambre retransmettant Intervilles. Tout y est, l'absurde devient logique.

Je regarde la catégorie:
Fantastique/Merveilleux !
Pourquoi avais-je oublié de regarder la catégorie, je n'aurais pas pris cette arène imaginaire pour une reconstitution parodique avec renversement des rôles dans une arène antique. Les trompettes elles-mêmes retrouvent leur latin.

Il reste au fond du coffre une friandise (un Kinder bueno ? Tony Parker n'est pas encore passé par là !) coincée entre les pattes de Rasta. C'est certain maintenant, le visage de Camille s'éclairera d'un grand sourire. Rasta est son ami. Il a encore de beaux jours devant lui.


ps: peut-être qu'un nom plus significatif, signifiant, à la peluche (ou une autre peluche plus représentative d'une préadolescente) aurait éclairé plus vite le récit, guidé le lecteur. Je crois que c'est de côté-là qu'il faut voir. A mon modeste avis.

   alpy   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Solidane,
Désolé mais je n'ai pas accroché. J'ai eu du mal à comprendre le message du texte lors de la lecture et les scènes de description des jeux m'ont semblé un peu lourdes. A vue de certains commentaires qui ont donné des éclaircissements à certains passages j'ai fait une relecture mais les interprétations ne découlent forcement du récit.

Est-ce vraiment un cirque inversé ? Est-ce une peluche qui regarde la télé ? Est-ce Camille un enfant ou une lionne ? Est Rasta une peluche ?

Bref, si j'ai bien compris c'est une peluche qui attend l'enfant et qui voit quelque chose qui se passe de son étagère. L'idée est sympa mais le déroulement est trop anarchique et peu clair à mon goût. Je suis resté sur ma faim.

Bon continuation,
Alpy

   silene   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
L'argument, en soi, tenait la route, mais je trouve son développement laborieux et embrouillé ; en fait, je n'ai pas réussi à éprouver de sympathie ni pour Rasta ni pour Camille. Du coup, j'ai regardé la scène comme un pensum un peu fastidieux, quand on est traîné à un spectacle dont on se contrefiche.
Je comprends bien les pistes discrètes qui laissent entrevoir une narration autre, avec l'allusion au faux-père, entre autres. Mais peut-être parce que les allusions sont par trop élusives, elles ne m'ont pas fait basculer du côté du plaisir de l'histoire.
Je pense qu'un texte de cet acabit a besoin d'embarquer les gens, inconditionnellement, et que là, il manque un peu sa cible.

   Perle-Hingaud   
26/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup. L'imagination, le rêve, la tendresse du regard de l'adulte sur le monde de l'enfant. Rasta louche-t-il du côté du tigre de l'âge de glace ? Il y a juste cette pincée de réalisme (les devoirs, quelle plaie !) pour nous situer la jolie Camille.
Un seul (petit) bémol: la dernière phrase. Un peu indigeste, à mon goût.
Merci à l'auteur.


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