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Sentimental/Romanesque
solidane : Un verre de rosé
 Publié le 29/08/09  -  9 commentaires  -  7969 caractères  -  58 lectures    Autres textes du même auteur

Pourquoi n'y aurait-il pas une suite, fallût-il se battre pour qu'elle soit ?


Un verre de rosé


Rechute : Les mots du dehors


J’ai fait une rechute.

- Où dans l’escalier ?

Mais non, pas dans l’escalier. Ma reconstruction était en cours, ça avançait bien. Mon horizon, trop personnel s’éclaircissait.

- Bref, tu avais accepté.

Non encore et encore, je n’ai rien accepté, rien refusé. Est-ce indispensable que ce soit toujours le même d’entre vous qui intervienne ? Je m’étais enfin mis face à moi et à la réalité. Je savais bien que je pouvais encore rencontrer des pièges.

- Et Léa t'en a tendu un, évidemment !

Je ne continue que si vous le faites taire !


Ainsi donc, maintenant qu’il est enfin bâillonné, je me suis rendu compte que ma nouvelle sérénité, certes encore bien fragile, n’était qu’une duperie. L’espoir, posé comme simple possibilité, continuait à me gangrener, à creuser son chemin, quitte à ne jamais aboutir. Il en prenait le risque, mais c’est à moi de choisir !

- Schéma classique !

Réellement, faites-le taire, attachez-le et serrez fort !


Reste qu’il n’a pas tort le processus doit être typique. J’ai toujours eu du mal à admettre l’inévitable.

- Un peu d’orgueil peut-être ?

Bon, cette fois, c’est moi qui m’en occupe ! Je te laisse malgré tout un peu d’air, en moi il n’y a rien de méchant.


Les actes de Léa ont été tellement délirants par moments, pour qui les voit, qu’il reste l’espoir imbécile d’un retour sur terre. Les faits semblent objectifs et n’ont pas besoin d’être relatés.

- N’empêche qu’on n’est jamais certain de qui délire : celui qui bouge ou celui qui regarde ?

Comment as-tu fait pour te libérer de tes liens ?


C’est effectivement ce long chemin entre l’autre qui n’est plus, qui ne se dit plus, et soi-même, qui semble le plus douloureux, le refaire régulièrement, de moins en moins souvent. Ai-je besoin d’un psy ?

- À ta place…

La ferme ! Simple spéculation, je ne me laisse pas aller. J’aurais peut-être seulement eu besoin de voir un peu de courage s’agiter, trembloter s’il le fallait, pour se conquérir et enfin me regarder. Je ne l’ai pas eu, tant pis.

- Sois peut-être un peu patient ?

Je ne t’entends même plus.


Ou plutôt si ! Tu tiens à t’exprimer ? À toi la parole, à toi la page. Je te sens hésitant.

- Pas vraiment !!!

À voir ? Et j’attends. Apparemment je ne suis pas le seul, sincèrement, nous t’écoutons tous.

- C’est-à-dire que j’ai pas grand-chose à raconter, après tout, je ne la connais pas moi cette Léa. C’est vrai, je suis le seul à donner mon avis à ce type qui écrit et que je n’ai même jamais rencontré.

Ton histoire commence à m’intéresser. Pas vous ? Mais encore…


Arrête de paniquer, je n’ai jamais eu le goût de la torture. Il vaut mieux en terminer, allez, je te laisse le dernier mot.

- C’est-à-dire que…


Un verre de rosé : Les mots dedans


Quel mois de juin, mais quel fantastique mois de juin ! Il y a bien des années qu’on n’avait pas vu un tel soleil, de telles températures ! J’arrête mon cinéma ; en fait, je n’ai jamais été capable de me souvenir ne serait-ce que du temps que nous avions l’automne dernier. C’est une faculté que je n’ai pas, et pour être franc, dont je ne veux pas. Reste que le temps est prodigieux. J’ai installé la table de jardin, les chaises qui l’accompagnent à chacun de ses déplacements, sous le tulipier de Virginie. L’ombre y est rafraîchissante, rien à voir avec ces fours que sont les parasols et autres stores. Sur la table j’ai posé une bouteille de rosé sortie du réfrigérateur et deux verres.


Léa vient d’arriver, d’inévitables lunettes de soleil accrochées au visage. De véritables crampons moins destinés à la protéger des rayons du soleil, qu’à cacher en ce moment ces larmes qui lui inondent le visage. Elle est malheureuse, c’est pour ça qu’elle est là. Elle est malheureuse et ça, je ne peux le supporter. Assis, nous allons parler, de ce qui la trouble, de nous, un peu mélangés encore. La bouteille descendra doucement. Elle retirera, à ma demande, ses lunettes noires afin que je voie ses yeux un peu asséchés. Certes, la monture, munie de ses verres, cherchera à regagner son nez, à s’agripper fermement à ses oreilles. Alors, j’interviendrai à nouveau doucement, et elles finiront la soirée sur la table.


L’histoire de Léa est chaotique, alors que la mienne se construit doucement, sans que je sache nécessairement vers qui elle me mène définitivement. L’effet de lentes gorgées de rosé, nos paroles échangées lui ramèneront pour un temps un peu de sérénité. Bien sûr, moi, son mari encore, je suis le plus mal placé pour l’aider dans son long chemin, fait de malheur, de désir de bonheur, et qui finira, j’y veillerai, par une sécurité retrouvée, un plaisir d’être reconstruite, où que ce soit, avec qui que ce soit. Mes amis ne me le cachent pas ; en la recevant dans ses moments difficiles, je prends des risques, je ne l’aide peut-être pas vraiment. Probablement ont-ils raison ? Quand j’y songe, je sais tout ce qu’il y a de vrai dans leurs arguments.


Mon désir est-il réellement de l’aider quand elle a besoin de moi, ou bien est-ce que j’apprécie ces simples moments où je la vois se reconstruire, pas à pas, mot à mot, verre après verre, quand bien même notre consommation reste modeste ? Suis-je chargé d’un espoir toujours masqué de la retrouver ? Je n’en suis pas si certain, ma vie a avancé autrement. Je sais tout simplement que je ne peux, ni ne veux la laisser seule dans son désespoir. Elle a certes besoin d’autres mots, d’autres paroles, venus, d’ailleurs, d’amis ; je le lui ai conseillé à de multiples reprises. Elle y vient, elle y viendra, mais moi je serai toujours là, ultime recours à sa détresse, si c’est nécessaire.


Mon attitude a tout pour déconcerter, n’est sûrement pas raisonnable, est digne d’un demeuré. Après tout, elle m’a laissé tomber. Comment pourra-t-elle progresser, tracer sa propre route, si je reste à ses côtés ? Les choses se feront, se font, doucement. Le chemin peut être aussi long que la descente d’une bouteille de rosé, un soir de juin sous un tulipier.


Léa, voyez-vous, restera mon petit bonheur, si elle doit ne jamais être plus. La porte ne lui sera jamais fermée, même si elle vient à m’oublier. Je pense à chaque fois à racheter du rosé, il est hors de question que nous soyons pris de court. J’ai confiance en elle, elle ne risque rien. Elle a juste besoin d’un petit peu d’aide dans ce moment difficile. Alors, je suis là, un peu stupide probablement.


Quand elle repart, elle ne porte plus ses lunettes, ses yeux ont retrouvé quelques traces de plaisir. Le mal a reculé, pour un temps, pour un moment seulement. Pourtant moi, qui la connais mieux que vous, je sais que chaque pas est une avancée.


En ce moment, je pense à celui d’entre vous qui s’est parfois adressé à moi. J’entends déjà ses mots : « Mais il est taré ce type, il est encore amoureux, il ne voit pas qu’elle ne revient à lui que quand elle est malheureuse… » Calme mon ami, calme ; je sais ta virulence, ton intransigeance peut-être. T’es-tu donc attaché à ce point à mon histoire qu’elle te fasse réagir si passionnément ? Mais reste serein, je te l’ai dit, je ne risque rien, personne n’a d’ailleurs jamais rien risqué. Laisse-la repartir apaisée. Elle mérite autant ta sollicitude, ta tendresse que la mienne.

À toi que j’ai bâillonné, il y a un certain temps, je veux offrir ce dernier verre de rosé que nous avons oublié. Il est encore frais, déguste-le, parlons si tu le veux. Mais surtout, si tu as des malheurs, ou même de simples problèmes, garde-les. Profite de ce chaud soleil de juin à l’ombre du tulipier.


Demain, je ne prendrai aucune résolution, je me contenterai de quelques nouvelles de Léa. Sa nuit aura été meilleure, même si elle doit, pour un jour encore, affronter ses difficultés. Elle sait que je suis là, utile ou inutile, qu’importe. Il y aura toujours, quelque soit le temps, et de lui je ne me souviendrai pas… sur un coin de table, deux verres et une bouteille de rosé.


 
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   Anonyme   
29/8/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

j'ai beaucoup aimé l'écriture, très soignée, assez elliptique, de la deuxième partie de récit. Beaucoup de non dits, de mystère, mais quelque chose d'impalpable qui retient l'attention et donne envie d'en savoir plus. ça, c'est le côté positif.

En revanche, le sens de la première partie m'échappe totalement, cette impression étant renforcée par une ponctuation à mon sens défaillante. Et le fait que tu reviennes sur cette première partie en fin de seconde ne donne pas vraiment de clés et ne m'a pas semblé très intéssant pour être franc.

En revanche, toute la partie franchement narrative emporte mon adhésion, sans réserve.
Bonne continuation.

   jaimme   
29/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé cette procédure atypique. Bien que la fin de la première partie soit une peu longue à mon goût.
La deuxième est belle. Bien écrite.
J'ai été intéressé par cette nouvelle où le lecteur interpellant est aisément perçu comme la conscience de l'auteur qui va d'un argumentaire "pour" à un argumentaire "contre" (la reprise, l'espoir de la reprise avec Léa).
Le personnage est en fait conscient du piège et s'y prête volontiers, avec espoir.
Léa aussi, sans doute.
Le temps qu'il a fait s'oublie et les défauts de Léa aussi...
Bien. Lecture intéressante pour moi.
Une forme de délicatesse intelligente qui m'a touché.

   Anonyme   
29/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien la manière dont l'auteur à choisi d'aborder ce thème. J'aime aussi l'ambiance qui se dégage de l'ensemble. C'est très joli, surtout la conclusion.

J'ai passé un très agréable moment de lecture.

Merci.

   Anonyme   
30/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour solidane

J'ai eu du mal avec la première partie, que je trouve cependant plaisante à lire, très vivante, mais à un certain moment, j'ai eu du mal à suivre.
L'un parle avec un ami (ou sa conscience) de la perte de Léa et du chemin qu'il lui faut parcourir pour parvenir à briser les derniers liens. Jusque là, ça va.
Après c'est l'ami qui s'empare de la page blanche ? Apparemment, mais c'est pas sûr :
"C’est-à-dire que j’ai pas grand-chose à raconter, après tout, je ne la connais pas moi cette Léa." C'est l'ami donc qui va écrire ?
"C’est vrai, je suis le seul à donner mon avis à ce type qui écrit et que je n’ai même jamais rencontré." Mais alors le type qui écrit en définitive c'est qui ?
Lumière solidane, éclaire moi de tes lumières !

La seconde partie est très belle. L'écriture fluide, les mots doux. Un texte poétique comme souvent, et une tendresse égale.
ha si... j'accroche un peu, un tout petit peu sur "le chemin peut-être aussi long que la descente d'une bouteille de rosé"... mais en fait non, c'est pas si long que ça, le chemin d'une reconstruction. Quand on regarde longtemps après en arrière, en fait, tu as raison, ça se fait peut-être aussi vite que la descente d'une bonne bouteille.

Merci pour cette lecture nostalgique et longue continuation à l'auteur.

   florilange   
30/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup ce dialogue entre lui & lui, où il s'accuse, se défend, etc. Cette partie est moins belle que la 2nde mais c'est normal, elle était aussi + difficile à rendre.
Qu'il l'aime encore n'est pas important, selon moi. Il veut seulement qu'elle ait moins mal, qu'elle se reconstruise comme lui, qu'elle redevienne comme avant. Avant qu'il y ait eu "eux"? L'amour peut-il démolir? Il veut garder 1 souvenir pacifié, comme cet instant autour d'1 bouteille de rosé.
J'aime ce texte réaliste & nostalgique.
Florilange.

   lucio   
5/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si je ne suis pas forcément fan du choix esthétique de la première partie, j'accroche beaucoup plus sur celui de la deuxième, sobre sans être plat, comme j'aime !
Et puis finalement, à la deuxième lecture, malgré mes réticences, j'ai été frappé par le contenu de cette première partie, qui m'avait laissé un peu froid la première fois. Tant pis pour la technique, j'ai été touché par ce dialogue interieur. Bonne idée de se concentrer sur cet aspect d'une relation qui peut sembler tellement incomprehensible pour l'entourage ( et aussi pour soi-même, comme le dialogue le montre).
Bon, il est vrai que mon jugement doit être biaisé, tant ton texte fait écho à ma propre histoire récente, à peine déformée. Mais, en même temps, tout texte réussi tend vers l'universel, non ? Je trouve que tu rends parfaitement l'ambivalence des choix du narrateur qui ne semble pas certain des réelles raisons pour lesquelles il agit sans tomber dans une grandiloquence facile qui aurait été déplacée, voire impudique.
Merci pour cette lecture, Solidane.

   widjet   
9/9/2009
 a aimé ce texte 
Pas
J’avoue ne pas trop comprendre ce qu’apporte la première partie (pas franchement drôle en ce qui me concerne)…Une introduction ? …Peut-être un peu de légèreté au vue de ce qui va suivre ? Possible, mais je pense que la seconde se suffit à elle-même et nous aurait plongé d’entrée vers cette histoire sentimentale, la plus sentimentale de son auteur qui fendille un peu sa carapace de farfelu (je m'en réjouis, ça suffit de déconner!!).

Bon, on va dire que je suis chiant, mais je suis encore déçu par ce texte de solidane. Et notamment par ce traitement qui à mon sens aurait mérité d’être plus travaillé, plus subtil aussi, moins « verbeux ».

J’ai trouvé le style terriblement laborieux.

Pas mal de chose m’ont gêné, comme « Mon horizon, trop personnel s’éclaircissait ». Un horizon trop personnel, c’est quoi ?
« Assis, nous allons parler, de ce qui la trouble, de nous, un peu mélangés encore ». Qui est mélangés ? Pas clair…

Je ne suis pas (loin s’en faut !) un pro de la ponctuation, mais il y a une profisoon de virgules dont certaines personnellement me semblent bizarrement placées. Je ne les note pas toutes mais entre autres : « Certes, la monture, munie de ses verres, cherchera à regagner son nez, à s’agripper fermement à ses oreilles. » (de plus c’est mal dit, pourquoi préciser « munie de ses verres » ? On porte des montures sans verre maintenant ?

Ou encore :

« Bien sûr, moi, son mari encore, je suis le plus mal placé pour l’aider dans son long chemin, fait de malheur, de désir de bonheur, et qui finira, j’y veillerai, par une sécurité retrouvée, un plaisir d’être reconstruite, où que ce soit, avec qui que ce soit » (surabondance de virgules qui hache trop la phrase et rend le tout très lourd comme ce « pour une sécurité retrouvée, un plaisir d’être reconstruite où que ce soit, avec qui que ce soit », franchement disgracieux !)

Ou encore :

« Elle a certes besoin d’autres mots, d’autres paroles, venus, d’ailleurs, d’amis ; » (la virgule après venus, pourquoi ?)
….
Il y a aussi cette phrase que j’ai trouvé un peu lourde, trop justifiée: « je la vois se reconstruire, pas à pas, mot à mot, verre après verre, quand bien même notre consommation reste modeste ». Pourquoi rajouter ce « quand bien même notre consommation…. » A mon avis tu peux sucrer !

Et celle-ci aussi à la comparaison saugrenue « Le chemin peut être aussi long que la descente d’une bouteille de rosé ».

Bref, tout ça pour dire que je n’ai pas aimé le fond, l’écriture qui se veut pourtant intimiste mais qui manque un peu de densité, de personnalité, les effets ne me semblent pas maîtrisés. Pas aimé non plus ces successions de verbes conjugués au présent suivi du futur comme « elle y viendra, elle y vient (…) les choses se feront, se font… » et je ne parle pas des répétitions de mots en cascades. La lecture en souffre indubitablement.

Ce rythme indolent, presque soporifique (à l’image de cette homme mou, sans grande personnalité, au point de me demander quel support il a pu être pour consoler son ex) a finit par me lasser. En parlant de cette femme d’ailleurs, j’aurai aimé sentir davantage cette progression dans son changement d’humeur (de l’effondrement à l’apaisement). Peut-être plus de description physique, de gestuelle chez Léa.

Je me rends bien compte - et je salue cette initiative crois moi ! - que tu a voulu t’essayer à un nouveau genre (ou plutot retrouver le ton de tes premières nouvelles), que tu as voulu y mettre un peu plus de ta sensibilité, de ta pudeur mais il y avait moyen de faire quelque chose de plus sobre, de moins bavard avec une ambiance (car cela manque, il n’y pas d’atmosphère en partie à Léa qui est faussement présente puisque tout tourne autour du gars). Le manque de retravail (apparent) a je trouve gâché quelque chose qui aurait pu être bon.

Vraiment désolé solidane (tu prends cher sur ce coup, mais c’est parce que je pense que tu peux, que tu sais mieux faire), je suis sévère, peut-être trop. J’espère que tu ne m’en voudras pas.

W

   NICOLE   
13/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il m'a plu, ce dialogue entre la raison et l'instinct.
L'auteur traduit bien l'idée d'une continuité, et non d'une rupture. Il y a ici ce qu'il faut de nostalgie pour paufiner le rendu d'une soirée d'été, dans la pénombre d'une treille, quelque part en Provence, quand les langues se délient autour d'un rosé de pays.
Une ambiance rendue en peu de mots. Joli travail.

   Chiffon   
5/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon je n'ai pas compris ce texte comme mes co-commentateurs. Pour moi la première partie est un dialogue avec le lecteur, sauf que celui-ci l'ignore. La chute arrive lorsqu'on apprend que l'on est cet interlocuteur "À toi que j’ai bâillonné".

Si c'est la bonne interprétation, l'idée et géniale, mais la réalisation moyenne. C'est à dire que la première partie manque de clarté, l'échange est confus, l'écriture n'est pas très soignée.
"Mon horizon, trop personnel s’éclaircissait." franchement comme le note widjet, ça manque d'une relecture pour la ponctuation.
Bref, d'autres exemples sont cités plus haut.

Par contre la deuxième partie m'a vraiment accroché. Peut-être y a t il d'ailleurs une bonne part autobiographique, c'est en tout cas tout à fait crédible, et restitué avec rythme, brio, humble profondeur.

Bref: il faut rendre l'embuscade plus claire si elle existe vraiment, et retravailler cette première partie assez unanimement réprouvée.


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