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Fantastique/Merveilleux
sylvie2707 : Les racines de l'amour [concours]
 Publié le 19/01/09  -  17 commentaires  -  4199 caractères  -  75 lectures    Autres textes du même auteur

La rencontre d'un saule et d'une rivière.
La découverte de deux vies qui se complètent dans leur différence.
On a tous besoin de l'autre...


Les racines de l'amour [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



C’était il y a longtemps, dans une région dont le nom s’est perdu dans les profondeurs du temps. Un lieu tranquille, beau, que l’homme ne connaissait pas encore. Un rêve qui subsiste là où le lieu s’en est allé !


Au sortir de grandes et belles montagnes, un ruisseau s’écoulait nonchalant. Ses eaux limpides comme le cristal, scintillaient de mille diamants quand le soleil de ses chauds rayons, en caressait la surface. Plus bas dans la plaine, grossi de trois autres ruisseaux, il se transformait en rivière, fier de sa force et de son importance. Il avait creusé son lit au travers de la roche, négociant chaque centimètre, chaque interstice. Mais là où il se plaisait le plus, c’était en longeant un pré de coquelicots qui venait en pente douce se noyer dans ses bras. Il l’avait découvert par hasard, sa beauté l’avait subjugué. Pour un peu, il se serait arrêté là, mais ses flots impatients le poussèrent à les conduire toujours plus loin vers cette mer qui est la leur…


Les années s’écoulèrent au fil de son courant. Le soleil chassait les nuages, réchauffant les prés trempés de pluie, donnant l’illusion d’un parterre de perles posé sur un lit de verdure. Un beau matin, quelle ne fut sa surprise de voir s’élever devant son champ de coquelicots, un jeune arbre dont les branches tombantes, pareilles à des lianes, venaient toucher la surface de ses flots. Il était ma foi très joli. Le vent soulevait ses branches comme une chevelure et parfois une belle musique s’élevait de son centre. La rivière intimidée se demandait comment faire sa connaissance. Elle n’eut pas à chercher bien longtemps, car quelques jours après son apparition, l’arbre découvrit ses racines qu’il plongea profondément dans l’eau. La rivière heureuse se mit à clapoter, mais l’arbre ne semblait pas la voir. Seule lui importait la douce fraîcheur des flots, le subside à sa croissance !


La rivière comprit qu’il ne lui servait à rien de continuer son cours à cet endroit, et l’âme meurtrie, s’en alla creuser son lit plus loin. Quand l’arbre s’aperçut qu’elle s’éloignait, la peur affola ses branches. Un son aigu, comme un cri arrêta la rivière dans son travail. Son étonnement fut grand de voir cet arbre s’agiter en tous sens. Elle décida alors de retourner le voir, juste par curiosité !


Quand ses racines furent à nouveau recouvertes, il cessa de s’agiter. Il fut même poli et avenant avec la rivière. S’excusant de son manque de courtoisie envers sa compagne et lui promettant de ne plus jamais faire montre de colère. La rivière ravie et touchée, décida de suivre son cours en oubliant le fâcheux accident.


Les mois passèrent. Le saule majestueux s’élevait si haut qu’il cachait le ciel. Ses branches étaient si touffues qu’elles tombaient au sol comme des guirlandes. Mais les plus belles nageaient dans la rivière. La nature faite force se dressait au bord d’un champ de coquelicots !


Mais un jour où le ciel s’obstinait à rester bleu, où le vent absent impliquait le silence, la rivière sentit qu’elle tombait malade. Les millimètres en moins ne lui faisaient pas peur, mais quand elle vit qu’elle perdait des centimètres, que son niveau s’abaissait à vue d’œil, elle s’effraya ! Elle se dirigea courageusement vers le saule, le suppliant de faire quelque chose… Le pauvre aurait bien tenté n’importe quoi, mais sa bonne foi ne servait à rien. Alors, sous les caresses du saule, son cours d’eau s’évapora et le malheureux se mit à pleurer !


Ses fières racines désormais à nu, par un ultime effort s’enfoncèrent dans le lit asséché ! Nul salut maintenant et le saule pleureur redressa son faîte pour attendre sa fin…


Ses racines une à une se desséchèrent et, quand ce fut au tour de la dernière, celle-ci s’enroula autour des autres et mena le dessèchement jusqu’au cœur de l’arbre.


C’est pourquoi depuis ce jour les saules pleureurs portent ce nom ; ils se souviennent de celui qui fut et par qui les caprices du temps, après un amour débordant, mourut de ce qui le fit naître !


 
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   Menvussa   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Un rêve qui subsiste là où le lieu s’en est allé ! " Une phrase qui me laisse perplexe.

Un conte en forme de parabole, joliment écrit, qui établit un parallèle intéressant entre dame nature et notre condition.

j'ai bien aimé.

   widjet   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Que l'auteur me pardonne, je ne suis pas très friand des contes, des histoires "merveilleuses". Cela étant dit, l'histoire est sympathique, respecte parfaitement les contraintes et on ne sent pas cette précipitation dûe à la taille exigée du récit. De plus, l'écriture est de qualité.

Le tout passe donc plutôt bien.

Merci

Widjet

   Filipo   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai eu un peu de mal avec la personnification des éléments (l'eau comme un être doué de réflexion et de sentiment ? Il y a quelque chose qui me gène). Mais après tout, c'est un conte, alors pourquoi pas ?

   Faolan   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un beau texte. L'écriture est fluide. Plusieurs répétitions auraient peut-être pu être évitées : rivière, saule, racines,... ?
Merci.

   dude   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un conte gentillet et plutôt bien écrit. Mais je n'ai pas été touché par ce texte. Trop gentillet peut-être? L'ensemble est un poil convenu. Bref, tout ça manque de prise de risque.

   xuanvincent   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'écriture de ce conte m'a moyennement plu (je n'ai pas trop accroché au style même si le texte est bien écrit).

Par contre l'histoire, à partir environ de la moitié du texte, m'a plu (davantage que la première partie).

Je retiens de ce conte une jolie histoire à la fin triste.

Le thème de l'eau m'a paru bien traité.

   Ephemere   
19/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour, sujet qui sans être passionnant est sympathique. J'ai achopé sur 2 phrases : "Un rêve qui subsiste là où le lieu s’en est allé" ! et "la nature faite force".
C'est bien écrit et nous savons dorénavant pourquoi les saules sont dits pleureurs, enfin certains.
FMR

   melonels   
20/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La dernière phrase me paraît la plus belle de ce texte parce qu'elle reste à méditer.
Quant au texte en lui même, l'histoire ne m'a pas emporté, alors que je suis friande de ce genre de texte.
Bon, après avoir lu plusieurs textes et commentaires de ce concours il faut bien l'avouer, 5000 caractères c'est trop peu, et vous en avez sûrement fait les frais. Domage.

   Anonyme   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
sympa, l'écriture est fluide et poétique, jolies images, jolies phrases éparpillées de ci de là...

le conte et moi oulà... mais sinon j'aime assez... ça casse un peu mon idée de pourquoi le saule pleure, mais joli texte... vraiment.

   Bidis   
21/1/2009
Le nom latin du saule pleureur, Babylonica, lui a été donné par Linné d'après la légende selon laquelle il aurait abrité les pleurs des Juifs captifs à Babylone.
Je n’ai nulle part trouvé trace d’une légende approchant de près ou de loin celle racontée par l’auteur et relativement à la réelle provenance de ce nom, je trouve cette histoire trop compliquée.
Mais bien écrite...

   Nobello   
21/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai relu ce conte plusieurs fois, afin d'être bien sûr de mes sensations.
Et je confirme : navré d'aller une fois encore à contre-courant, je trouve que l'écriture de ce texte manque de maturité... mais pas de charme. Il y règne une atmosphère agréable qui, vu d'ici, doit plus à la personnalité de l'écrivante qu'à l'histoire elle-même. Promesse de richesses à venir, certainement.
Mais je trouve que l'ensemble manque de travail, et d'une intention forte. Et j'ai relevé trop de ce qui se présentait comme des maladresses pour aller dans le sens du courant...
Par exemple, il y a cette phrase, après un début engageant : "Un rêve qui subsiste là où le lieu s’en est allé !". "Le lieu a disparu, mais le rêve est resté", ou quelque chose d'approchant, m'aurait paru plus clair, donc plus évocateur... en soulageant le texte d'une jolie phrase, qui "sonnerait" bien dans un autre contexte, mais qui génère ici un "cahot" de lecture malvenu.

Plusieurs écueils de ponctuation, et encore un exemple : "un ruisseau s’écoulait nonchalant." L'absence d'une virgule après "s'écoulait" crée une faute, passible d'un moche "nonchalamment".

Ensuite, je suppose que c'est la fibre masculine, mais je m'avoue gêné aux épaules par UN ruisseau, lequel s'adjoint trois autres gaillards au passage afin de se transformer en UNE rivière "fière(e?) de sa force", mais qui inspire une passion indiscutable à UN saule...
Les motifs de ce tricot-ci me semblent bien trop emmêlés pour y trouver mon compte. Pardon, Sylvie.

   Nongag   
22/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Hummmm! Pas dans ma palette tout ça. C'est trop gentillet et ça manque de mordant. L'écriture est assez bien mais reste conventionnelle. Un conte tout doux qui ne rassasie pas.

   marogne   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai été déçu par quelques tournures que j’ai trouvé maladroites, en particulier la dernière phrase qui me semble incompréhensible. Il y a aussi au début, des emmêlements de pinceaux antre « ses flots », « les flots », « la rivière », …..

On a du mal aussi à comprendre la morale de la fin.

Mais autrement, l’idée est intéressante, et avait vraiment du potentiel. Il ne faudrait pas grand-chose pour que ce soit très bien.

   guanaco   
31/1/2009
Un texte qui pourrait très bien faire partie d'un recueil mythologique d'une quelconque tribu, sur le thème de la Création: ici, le saule pleureur.
Personnellement, je trouve que ce texte manque d'originalité et de "caractère".
Merci
Guanaco

   Liry   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour, j'ai eu un peu de mal à m'accrocher à ce texte malgré l'ambiance agréable. L'écriture m'a un peu gênée avec ses maladresses et ses répétitions.

Reste un conte agréable et un peu triste sur l'origine des saules pleureurs. Merci.

   David   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Sylvie2707,

Pas transporté par la petite histoire, pas de gros défauts nonplus pour moi.

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : En voyant le titre je me suis dit :"Ah non ! De l'eau de rose ! Fuyons !" En fait non, pas trop de romantisme ! Une histoire mignonette sans prétention certes mais jolie... Une fable... Je regrette le côté conventionnel des ficelles que tu as tiré...

Pas de note cause concours.


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