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Sentimental/Romanesque
Tchollos : D'origine inconnue
 Publié le 31/07/08  -  24 commentaires  -  4267 caractères  -  184 lectures    Autres textes du même auteur

La douleur et le destin... Une tentative rapide et épurée, inspirée d'une chanson.


D'origine inconnue


“All sparks will burn out in the end”

The Editors.


Tom est allongé sur le lit.

Il attend qu’on l’aime.

Personne.


Glandes lacrymales en chômage technique, pas moyen de pleurer.

Il a envie pourtant.

Une chanson triste, ça pourrait aider, mais le portable est vachement loin. Presque deux mètres.

Genoux en compotes. Estomac noué. Rupture des ligaments croisés du cœur.


***


37 minutes de massage cardiaque.

Rien à faire.

L’ambulancier souffle comme un animal en rut.

Pendaison réussie. Clap, clap, clap. Applaudissement de la foule en délire.

Marie s’est tuée.


***


- Anna, dit-elle en tendant la main.

- Tom, enchanté de faire votre connaissance.


Il rougit.

18 personnes à table mais soudain ils sont seuls au monde.


***


Difficile de dire « je t’aime », alors Anna chuchote des « tu es mon meilleur ami », des « j’adore t’adorer » acidulés, roses comme les joues de l’enfant qu’ils n’auront jamais, si niais, si faux. Mots doux des maux durs.


Et les émotions s’échappent d’elle en volutes parfumées d’hésitations, vapeur de liberté bouillonnante qui torture toutes les âmes indécises et farouches. Dans le fond, elle s’en fout.


Ils marchent main dans la main. Tom ne se doute de rien. Ses yeux fixent le soleil et ne s’embrasent pas.


***


Marie n’en peut plus. Le mal-être en guise d’épiderme. Horrible chamade synchronisée sur son souffle.


Et rien ne la sort du gouffre dans lequel elle s’enfonce chaque jour un peu plus. Chute inexorable. Ni les regards de ses amis, ni le sourire de l’enfant au pyjama bleu.


Sait-elle seulement pourquoi elle est triste ?

Aucune douleur n’est d’origine inconnue mais ses pensées se dispersent comme des brebis sans berger.

La brume de l’oubli emprisonne la vérité.


***


Tom maraudait dans le jardin d’Éden, avide de fruits défendus.

Boîtes de nuit, bars, jeunes délurées à la recherche de plaisirs superficiels.

Tom est un homme.

Il s’est bien amusé, à la vitesse du mur du con. Mais il aime Anna désormais et les carrefours disparaissent au profit de la route à sens unique.

Devant lui.


***


- Allô, Tom.

- Anna, ça va.

- Oui.


Un murmure.


- Tu es sûr ?


Pas de réponse.


- On se voit tout à l’heure ?

- Tom ?

- Oui ?

- C’est fini.


Silence. Pas un souffle sur la plaine. Petite mort.


- Ann… Anna ?


***


Marie a trouvé la corde dans le garage.

Elle a mangé des céréales, allez savoir pourquoi.

Lente mastication, regard vide ligoté à un coin du plafond.

Elle a fait une dernière lessive mais elle n’a rien repassé.

Puis elle a accroché le bout de chanvre à la poignée de porte de la cave.

Elle s’est souvenue du nœud, fastoche à faire.

Elle a souri.


***


Tom est allongé sur le lit.

Il attend qu’on l’aime.

Personne.


Anna ? A-t-elle seulement jamais existé ?

Solution d’une équation impossible.


- Anna ?


Toute une vie d’effort. Toute une existence de lutte pour être quelqu’un de bien. Aucune récompense. Aucune réponse.

Peut-on s’extraire de la boue ?

Tom est un homme.

Condamné aux champs de bataille arides de son destin.

Il fait ce qu’il peut.

Il voudrait tant.


Et là, au rez-de-chaussée, un appel.

Une boîte de pilules ? Une lame de rasoir ? Un sèche-cheveux dans le bain ?

Non.

Une corde et une poignée de porte.

Comme Marie, comme sa mère.

Putain de douleur.

Plus besoin de chanson. Il pleure.

Torrent silencieux sur le fil des rides.

Faire comme elle.

Fuir.


Tom se lève.

Il attend qu’on l’aime.

Personne pour retenir sa main.


Il descend les escaliers et sa vie défile en lui, comme des diapos sur un mur.

Il sent Marie. Il la voit.

Les 37 dernières minutes avec elle au milieu du salon. Dans son pyjama bleu. Bong, bong. Cœur privé d’air. Air privé de cœur.


- Anna ?


Fusion des sensations.

Tom s’écroule. Tête entre les mains.

Il étouffe déjà. Coincé sous son chagrin. Perdu dans l’inconnu. Déchiré dans les errements. Irrésolu.


Mais Tom est un homme.

Il choisira.

Seul, comme tous les hommes.



 
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   Anonyme   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis le premier à commenter !
Bon excellent texte Tchollos. Je dirais même le meilleur que j'ai lu de toi. Si bien écrit. On en reste tout chose. La mère, le fils. La femme désespérée. L'homme sûr de lui. Parfait en tous points.

   belaid63   
1/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
touchant, intelligent, bien ecrit
joli texte
j'allais dire "homme au bord de la crise de nerf"
trés bien tchollos

   strega   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément
Fouuuuu ! Comment pourrais-je rester insensible à ce style. Ces phrases nominales, ou ces verbes à l'infinitif, l'absence d'articles, ces mots jetés de toutes les manières sauf au hasard. Moi je suis ultra fan de ce style là.

Et je persiste et signe, le style minimaliste sert une fois de plus le fond de l'histoire. Il n'y a pas eu de grandiloquence, dieu merci.

Pour moi, c'est parfait. Vraiment. Mention spéciale aussi pour la forme pure adoptée, contrebalance le fond lourd.

Merci et grand bravo !

   Mewi   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Des fois, je trouve le style elliptique un peu...lourd. Mais là, dosage parfait avec ce qu'il faut d'émotion. J'ai été touchée, difficile d'avoir les glandes lacrymales en chômage technique devant ce texte.
Bravo

Mewi

   Anonyme   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je l'ai attendu toute la journée ce texte, j'avais peur (je me demande bien pourquoi) d'être déçue...

Et j'ai pleuré...

Rien à redire, c'est un style que j'apprécie...tout y est.

Un petit poignard d'émotion a transpercé mon coeur de lecteur... mais ça ne fait pas mal!

Merci beaucoup.

   jackdaniels   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai découvert ce site par pur hasard et j'ai envoyé mes quelques textes pour voir s'ils pouvaient plaire...ce dont je suis incapable , c'est de "désosser" des textes d'autres personnes pour en voir que les points qui auraient pu être améliorés etc.....
je dirais donc juste que j'ai adoré ton texte tchollos. Touché même...

   Leo   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les phrases courtes, la fausse chronologie inversée, l'usage du présent, le choix de mots, tout est fait pour dérouter, à l'image de ces personnages dont les routes se croisent, s'entremêlent, se déroulent côte à côte et si loin l'une de l'autre.
Style intéressant et bon texte.

   widjet   
31/7/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon, je sais que Tchollos ne m'en voudra pas. Je n'ai pas accroché à son texte. J'en suis le premier chagriné.
En fait, contrairement à la majorité, je suis resté de marbre. Et ce pour plusieurs raisons. Naturellement, avec toute l'admiration et la considération que j'ai pour l'auteur, je ne peux pas concevoir de ne pas donner quelques éléments.

Je commence donc :

Alors oui, l'auteur après son réussi Serment de Cronos fourmillant de détails, change radicalement de genre et surtout de forme. Et c'est tant mieux. Ici place à l'ellipse (j'aime bcp cet effet et ça fonctionne vraiment bien ici), à une rythmique sèche, aux phrases courtes et abruptes. Bref un style épuré, débarrassé d'artifices et laissant la place à la suggestion et à l'interprétation libre du lecteur. A cela s'ajoute un refus bienvenu de toute forme de pathos et de misérabilisme. C'est naturellement tout à fait respectable et même efficace mais si on n'y prend pas garde, j'y vois aussi un risque majeur : celui qu'à trop vouloir éviter les pièges et les facilités qui feraient tomber le récit dans le larmoyant, on ne finisse par obtenir l'effet inverse : celui d'étouffer l'émotion.

Pour ma part c'est ce qui est arrivé.
Je suis resté totalement à côté. Mille fois hélas. Naturellement c'est totalement subjectif. Mais ici, jamais je ne me suis senti concerné par ce qui arrivait. A aucun moment je ne me suis impliqué dans ce drame. Aucune gêne, aucun malaise....Et je le regrette drolement....

Alors quoi ? Trop de retenue de la part de l'auteur ? Problème de dosage ? Je ne sais pas mais j'ai peut-être (je dis bien peut-être) quelques explications.

La forme en fait. Quelques maladresses ont parasité ma lecture. Je dis maladresses mais - et c'est d'autant plus surprenant - j'aurai tendance à dire des "fautes de goûts". Tout le long de mes lectures, je n'ai pas réussi à chasser cette désagréable sensation que l'auteur était partagé à l'idée de choisir un ton plus frontal, plus direct et celui d'y apposer un traitement poétique. Alors dans le doute il a fait un mélange des deux. Un mélange malheureux selon moi car pour ma part cela a mis trop de dstance, ça m'a destabilisé. Notamment cette phrase pourtant essentielle, implacable dans sa dureté, dans sa violence : Pendaison réussie. Clap, clap, clap. Applaudissement de la foule en délire .

C'est tout con mais ce "clap clap clap" ne s'imposait pas car il donne une légèreté, un contraste, bref un ton décalé qui ne sied pas. Je ne sais pas comment le dire (du ressenti tout ça toujours) mais il donne de l'air, de l'oxygène là où justement le lecteur doit être maintenu en apnée, où il doit étouffer....Il s'y passe quelque chose de fort, de terrible (un suicide) mais là avec ce "clap clap clap" je me suis senti ménagé, préservé en quelque sorte. Contre ma volonté.

Idem avec des comparaisons maladroites comme comme des brebis sans berger (franchement bof) ou trop écrites ou contrastées comme Et les émotions s’échappent d’elle en volutes parfumées d’hésitations, vapeur de liberté bouillonnante qui torture toutes les âmes indécises et farouches ...(pour finir avec "elle s'en fout"). Idem pour Mais il aime Anna désormais et les carrefours disparaissent au profit de la route à sens unique qui là encore sentent trop la recherche du bon mot mais qui ne colle pas - d'après moi - avec le malaise latent qu'on est sensé ressentir.
Bref, pas certain d'être clair (il est tard) mais ça m'a gêné, ça n'avait pas sa place. C'est beau certes, mais inutilement beau ai je envie de dire.

Bien sûr il y a des passages qui passent super bien, des trouvailles qui marquent la rétine comme Il s’est bien amusé, à la vitesse du mur du con mais une fois encore entre le fond résolument noire et désespéré et la forme déséquilibrée (ton familier et un autre trop poétique), ça m'a laissé "le cul - et le coeur - entre deux chaises"

Enfin, j'avoue ne pas avoir tout saisi en dépit de mes lectures. Notamment ce flou provoqué par l'enfant au pyjama bleu (un coup c'est le môme un coup c'est Marie...). J'ai naturellement ma propre explication mais bon finalement c'est pas si grave mais j'ai la sensation d'être passé à côté de l'histoire aussi (Tchollos si tu peux me filer quelques tuyaux ça serait cool).

Pour finir sur une note plus positive, je dirais naturellement que j'ai quand même passé un moment "agréable" (même si le terme est mal choisi) , que l'écriture reste bien sûr de qualité...et que même si je n'ai pas reçu l'émotion de plein fouet, j'y ai vu un texte d'une sensibilité certaine, le plus personnel probablement de son auteur.

Merci

Widjet

   Anonyme   
2/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très bonne impression dans l'ensemble. Ce que j'ai apprécié, ce sont ces petits détails de la vie quotidienne cachés ça et là, comme l'enfant en pyjama bleu. ça fait beaucoup d'effet dans un texte de drames tragiques et frénétiques comme ça, d'avoir des fragments ça et là de scènes juste... simples, juste... calmes et vraies. J'aimais beaucoup le "18 personnes à table mais soudain ils sont seuls au monde". Par contre, là fin est un peu trop pathétique à mon goût (pas "pathétique" dans le sens hyper-négatif, mais dans le sens... trop sentimentale par rapport au reste qui était mieux calculé, c'est domage). Mais je reste sur une bonne impression.

   victhis0   
19/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Je dois être un peu fatigué. Ou complètement con ; si c'est le cas, l'ennui c'est que la connerie, çà dort jamais (je fais, du reste, des rêves idiot, c'est pas rassurant). Car de Marie ou d'Anna, ben moi j'ai pas compris ce qui se passait vraiment. C'est dommage pour moi car j'aime bien tout. Sauf que j'ai pas compris la trame. Cà me vexe une petit peu...Si l'un d'entre vous possède le minimum d'empathie humaine, il/elle serait trop bon de m'expliquer, putain, qui est Marie???

   Anonyme   
6/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
[début du com modéré]
Je n'ai pas fini de me questionner sur ce texte, que je lis pour la Nième fois au moins. J'attends patiemment la lueur qui me le fera comprendre. Pourquoi j'ai tant aimé ? Pourquoi tant de retenue de ta part, t'cho ? Pudeur ? Il me faudra encore le temps de quelques lectures supplémentaires, mais je découvre un talent. Et ça, ça me va !
EDIT Je pense que Marie est la mère de Tom, que celui-ci est l'enfant au pyjama bleu, que celle-là s'est pendue, que Tom en a gardé une cicatrice ouverte qu'Anna n'a pas su refermer, alors elle s'est barrée. Et Tom, reste là, seul, avec sa douleur comme une masse inextricable et incompréhensible. "Il choisira"
Suis-je sur la bonne voix ? Je sais pas, mais ça ne me dérange pas plus que ça.
C'est très poignant, très retenu aussi. C'est impeccable.

   clementine   
25/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime les phrases courtes qui assènent.
Comme une boucle. Une fatalité.
Destin d'humain, poids de nos origines et des blessures des "nôtres "qui nous collent invariablement et en permanence à la peau.
Touchée. Merci Tchollos

   aldenor   
25/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Difficile de toujours garder le ton juste avec un sujet si propice à l’eau de rose et l’effort affiché de dire les choses avec un minimum de mots. En gros, je trouve pourtant que c’est réussi. Certains passages sont de toute beauté comme :
« Aucune douleur n’est d’origine inconnue mais ses pensées se dispersent comme des brebis sans berger.
La brume de l’oubli emprisonne la vérité. »
« Ses yeux fixent le soleil et ne s’embrasent pas. »
Et tout le paragraphe commençant par « Tom maraudait… »
Mais le ton ne reste pas toujours juste :
« Dans le fond, elle s’en fout » : des mots en trop, qui gâchent la phrase précédente ; hésitation, indécision, étaient une belle manière de dire qu’Anna ne savait pas ce qu’elle veut… sans le dire.
« Allez savoir pourquoi » est trop badin, trop clin d’œil, je préférerais « sans savoir pourquoi »
« Toute une vie d’effort. […] Il voudrait tant.» Mauvais. Hors du sujet. On ne peut pas amener si tard dans le récit un tel élément : nous lecteurs ce qu’on comprend c’est seulement Anna.
« Et là au rez-de-chaussée… » Ca devrait plutôt être au garage, non ?
Enfin je n’aime pas du tout ce mielleux « Il attend qu’on l’aime » (qui me fait penser à la ritournelle de Cyberalx dans « Le solitaire » : qui va m’aimer ?…). Mais non voyons, « Tom est un homme », il faudrait rester plus impersonnel : « Personne ne l’aime »

   Anonyme   
6/9/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai lu cette nouvelle deux fois déjà. Avant de commenter, histoire d'être juste. Je la trouve insolite, délicieusement écrite. Concise, un peu brutale, si masculine.

Mais Tom est un homme.

On entre dans la tête de Tom, on saisit, on comprend, on tangue. Sur un fil de funambule.

Je le redis, c'est délicieux.

   Anonyme   
6/9/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Tom est un homme, Tchollos un écrivain... et quelles que soient les ficelles utilisées, elles touchent...

Je m'étais promis de ne plus noter sans analyse, mais là impossible...

Pour ce qui est des perso pour moi aucun doute: Tom est le petit garçon en bleu qui tente en vain de réanimer sa maman (Marie) et Anna est Anna...

Au revoir Tom, tu es un homme!

   Menvussa   
10/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est superbement bien écrit. j'ai particulièrement aimé :"Rupture des ligaments croisés du cœur", "Et les émotions s’échappent d’elle en volutes parfumées d’hésitations", "ses pensées se dispersent comme des brebis sans berger".

   marogne   
26/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Deux choses que je n'ai pas aimé - et seulement deux:

Le " clap.clap.clap" que je trouve à la fois déplacé dans le contexte et dans le style.

Et l'insistance sur "l'Homme" que l'on ne peut pas comprendre ici comme ne pas inclure la Femme. machisme inutile sans doute dans l'histoire.

le reste j'ai adoré, et l'hsitoire, et le style qui va à l'essentiel.

   Nobello   
18/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Dense et pourtant "presque" dépouillé, j'ai bien aimé l'ambiance , cette forme de constat de quelque chose, "presque" sans prise de parti : la compassion éteinte "malgré".

   dekado   
11/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oh la belle émotion ! c'est touchant et percutant, simple comme la vie, complexe comme... la vie.
Merci pour ce moment hors du temps mais qui va m'impressionner durablement.

   liryc   
24/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme c'est bien écrit !
Ce texte laisse en plus la place à des silences. Qui en disent autant, voir plus.
Bravo.

   PetiteMarie   
25/4/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je croyais, au même titre que Tom, mes glandes lacrymales en chômage technique depuis quelques jours, mais de part ce texte tu as su les "remotiver". C'est direct, ça touche droit au coeur, et surtout c'est réel.

Clap, clap, clap. Applaudissement de la foule en délire.

(Seul petit bémol : le titre? Pour moi, ça ne va pas vraiment dans le sens du contenu...)

   Anonyme   
17/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
"Tom est allongé sur le lit.
Il attend qu'on l'aime.
Personne." Ca j'aime beaucoup, évocateur et simple, ça sonne comme un début de poésie. Le début du texte, vraiment bien.
J'aime moins "Mots doux des maux durs", "comme des brebis sans berger", "mur du con"etc... des ficelles assez usées à mon sens qui ne servent pas forcément "l'aspect dramatique" du récit.
Sinon, l'écriture demeure fluide. Le propos est assez fort et bien rendu.

   Chiffon   
30/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tom m'a rempli d'effroi, la tristesse de l'amoureux ésseulé, fatigué, m'a carrément boulversé. Et une mention spéciale pour dire qu'il n'y a pas de mot en trop pour le décrire, c'est aussi réaliste que sobre.

Je suis moins interressé par les propos concernant la mère. Je trouve l'obsession de Tom pour le comportement de sa mère moins crédible.

Contrairement à certains, les formules un peu innatendues ne m'ont pas fait sortir de l'intrigue. Elle ne sont pas toujours exeptionnelles, mais sûrement pas banales ni dénuées de sens.

   toc-art   
1/6/2011
Bonjour,

je voulais pas rester sur une première impression décevante mais comme je suis flemmard j'ai choisi un texte court, pour les autres on verra plus tard.

bon... j'aime l'idée, la volonté d'épure mais je ne la trouve pas assez aboutie. il y a des phrases que je trouve un peu pompeuses ou trop explicatives au milieu de ce désarroi et qui m'ont empêché d'entrer vraiment dans la tête de tom.

Exemples : "glandes lacrymales en chômage technique / mots doux des maux durs / Aucune douleur n’est d’origine inconnue mais ses pensées se dispersent comme des brebis sans berger. /
La brume de l’oubli emprisonne la vérité. / Tom maraudait dans le jardin d’Éden, avide de fruits défendus. / Boîtes de nuit, bars, jeunes délurées à la recherche de plaisirs superficiels."

bon, j'arrête là mais y en a quand même une palanquée de ces phrases à la fois grandiloquentes, certaines terriblement usées à force d'être lues et qui, à mon sens, cassent l'authenticité du récit par simple envie de faire beau j'ai l'impression (mais je me trompe peut-être sur votre intention ceci dit, mais disons que c'est ce que je ressens à la lecture).

ah oui, une dernière qui m'a franchement fait sourire : "Condamné aux champs de bataille arides de son destin" / non là quand même, vous voyez ce que je veux dire, non ? :-)

j'aurais peut-être mis les passages sur la mère en italiques.
mais je n'aurais pas précisé l'évidence "comme Marie, comme sa mère", je pense que le lecteur a compris.

donc, non , pas séduit non plus par ce texte mais je ne désespère pas. :-)
bonne continuation.


Oniris Copyright © 2007-2019