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Réalisme/Historique
thea : Prairie lumineuse
 Publié le 30/10/16  -  11 commentaires  -  9120 caractères  -  68 lectures    Autres textes du même auteur

La rencontre avec une vieille dame, vivant seule au milieu de la campagne dans une maison d'une autre époque.


Prairie lumineuse


Depuis qu’elle habitait la campagne, Léa trouvait les gens plus abordables que ceux des villes où régnait souvent l’indifférence. Peut-être aussi que le temps de vivre, intimement mêlé au rythme de la nature, faisait le pas de l’homme plus lent et plus ancré facilitant les échanges et les rendant plus authentiques. Léa s’intéressait à la vie des autres, partageant volontiers confidences et histoires de vie. C’est ainsi qu’elle fit la connaissance de « Prairie lumineuse ».


« Prairie lumineuse », de son vrai nom, Capucine Pineau, était un personnage bien pittoresque. Derrière des lunettes aux verres aussi épais que des tessons de bouteille, de petits yeux gris bleus pétillaient de malice. C’était un petit bout de femme bien vivante et délicieusement avide de tout ce qu’elle voyait, devinait et pouvait s’approprier. Petite, le dos plié, elle ressemblait à ces sarments de vigne qu’elle passait son temps à ramasser. Sans doute ce geste l’avait-il laissée, comme ces arbres que les vents indélicats et répétés finissent par coucher. Tout l’hiver elle parcourait les vignes, et n’avait d’yeux que pour la terre jonchée de sarments dont elle faisait des fagots précieux pour mettre dans sa grande cheminée. Les cheveux courts et gris coupés à la garçonne lui donnaient ce petit air espiègle que Léa aimait bien. Elle s’enveloppait souvent dans un grand tablier à carreaux dont elle froissait le tissu entre ses doigts lorsqu’elles discutaient ensemble. Dans ses chaussures, elle portait de petites socquettes colorées qui lui donnaient l’air d’une petite fille. Elle avait des mains noueuses et belles, des mains qui racontaient et se suffisaient à elles-mêmes. Lorsque Léa les observait, elle voyait défiler tout une vie de labeur mais aussi de courage et d’obstination.


Capucine Pineau était curieuse pas pour raconter à gauche et à droite ce qu’elle savait, non juste pour savoir, et ne pas ignorer. Elle parlait beaucoup, vous posait des questions parfois indiscrètes, mais sans aucune méchanceté. Elle aimait surtout rendre service et ne demandait en échange qu’un regard sur sa solitude. Léa passait la voir de temps en temps la surprenant au milieu des champs, courant la campagne à la recherche du bois précieux. Parfois Capucine lui apportait des œufs pondus par quelques poules vagabondes élevées dans la plus grande des libertés. Elle possédait aussi des clapiers à lapins dont elle faisait profiter ceux qui le désiraient. Ce cœur généreux demandait souvent à Léa si elle avait besoin de quelque chose. Elle aimait se sentir utile.


Léa avait tout de suite été attirée par ce personnage hors du commun. Capucine était venue à plusieurs reprises lui rendre visite, s’inquiétant de savoir à qui appartenait la paire de bottes posées sur le paillasson de la porte ! Léa amusée avait esquivé la réponse jugeant que sa vie lui appartenait et faisant semblant de ne pas entendre. Ce jour-là le jardinier occupé à semer les pommes de terre avait eu bon dos.

La vieille dame se plaisait à se raconter, expliquant la vie difficile qu’elle avait eue, les gens qui disait-elle ne l’aimaient pas. Parfois elle s’arrêtait de parler, plissait ses petits yeux coquins et se mettait à gémir racontant la mort soudaine de son mari, et sa profonde solitude. Elle avait très peu de visite, seul son fils passait de temps en temps déjeuner avec elle. C’était pour Capucine l’occasion de préparer dans son grand chaudron une poule ou un lapin qu’elle sacrifiait afin de le régaler.

Elle vivait au rythme de la lumière du jour se couchant très tôt l’hiver, le soleil à peine disparu derrière le coteau, se levant dès qu’il pointait le bout de son nez et qu’elle pouvait voir suffisamment pour ranimer le feu. L’été c’était l’inverse elle ne retrouvait son lit que fort tard dans la soirée, s’occupant au jardin jusqu’à la tombée de la nuit. Hiver comme été elle était toujours debout à l’aurore, impatiente de retrouver son travail. En toute saison, elle faisait une petite flambée dans la matinée afin de bénéficier d’un peu d’eau chaude pour la toilette ou la vaisselle.


Léa pensa que tout avait été trop vite, le progrès le confort, la vie trépidante et la désertion des campagnes. Pouvait-on seulement parler de progrès? Capucine ignorait ce que voulait dire consommer, elle économisait c’est tout. Il sembla à Léa que la vieille dame avait été oubliée là, aux antipodes d’un monde qui la méconnaissait ou peut-être qui n’était pas fait pour elle.

Capucine Pinaud habitait seule dans une petite maison sans confort et bien sombre. Au milieu de la cuisine, une grande cheminée à l’ancienne où le feu l’hiver se consumait pratiquement toute la journée. L’été la fraîcheur de la maison devait lui être d’un grand réconfort. Une table, un buffet, quelques chaises, un frigo et une gazinière composaient un mobilier succinct, juste nécessaire. Dans son cellier trois congélateurs dans lesquels elle rangeait viandes pain, lait, etc. Elle ne voulait pas manquer, sans doute les souvenirs de la guerre étaient-ils encore trop présents dans sa tête. Sur le buffet glissé dans un sous-verre la photo de son aimé. Il n’y avait rien sur les murs, absolument rien, c’eût été superflu ! Il n’y avait aucune place dans la maison de Capucine pour autre chose que l’indispensable.


Son jardin était jonché de tas de bois qu’elle recouvrait de bâches. Léa se demandait bien ce qu’elle pouvait faire de tous ces sarments. « Après tout, cela ne me regarde pas », pensait-elle, Capucine avait peut-être raison d’amasser, elle pouvait être malade et les hivers auraient pu être longs. C’était une véritable besogneuse, qui n’avait connu dans sa vie que le travail. La vieille dame ressemblait à ces paysages qui s’étendaient autour d’elle, rudes et simplement beaux.

Léa aimait ces étendues couvertes de vignes, les cépages bien alignés d’où détalaient souvent de gros lapins à peine effrayés, les champs de blé immenses ondulant sous la brise, et les prairies où parfois le soir elle surprenait l’envol majestueux du héron cendré. La campagne respirait le bonheur, le spectacle d’une nature fourmillante pleine de surprises et de richesses. Souvent elle rêvassait en regardant les vaches paissant dans les prés en fleurs. Elle appréciait l’image bucolique que lui renvoyait la scène, pleine de poésie et de bonheurs insoupçonnés.

Le soir Léa s’asseyait dehors sur un banc devant le manoir qu’elle habitait et pouvait rester des heures à contempler la nature. Les aigrettes virevoltaient en nombre au crépuscule allant et venant sur les bords de l’étang. C’était un peu une vie d’audace qu’il y avait dans ces campagnes, une vie honnête pleine de simplicité, de persévérance et d’entraide. On se prêtait volontiers le tracteur ou la pailleuse, et si le travail avait été dur, on se souvenait seulement du contentement qu’on avait eu à le faire.

Léa songea un moment aux agriculteurs, aux vignerons tous ces gens qui cultivaient la terre avec bravoure et passion, ne pensant qu’au travail. Il était la priorité, le reste était secondaire. La terre n’attendait pas, tout se faisait au rythme de la nature, de l’arrivée de la pluie ou celle de l’orage. Elle se sentit une admiration certaine pour tous ces hommes et femmes pas toujours convaincus de la richesse de leur métier parfois bien difficile. Un beau métier pensa Léa, le plus beau métier du monde.


Le jour déclinait, derrière la tour du château le soleil jouait à cache-cache. Léa ne boudait pas son plaisir, elle pensa à « Prairie lumineuse », dans sa maison de solitude et de souvenirs. Elle avait fait sa petite enquête sur les surnoms dont les gens l’affublaient mais n’avait obtenu que des renseignements évasifs. Après tout cela n’avait pas d’importance pour Léa qui trouvait que ces sobriquets pleins de malice et sans méchanceté allaient bien à l’intéressée. D’ailleurs, Léa n’avait pas dérogé, elle l’avait surnommée « Prairie lumineuse ». Un coup d’œil aux Indiens dont Léa aimait beaucoup les noms aux consonances métaphoriques. Léa imaginait souvent Capucine en squaw, la main en visière, scrutant jusqu’à l’horizon le coteau baigné de soleil, à la recherche d’un éventuel trésor !

Bientôt Capucine serait couchée, fatiguée d’avoir arpenté ses terres et fermerait ses petits yeux pétillants pensant à son Justin parti trop tôt et dont le souvenir alimentait chaque jour ses pensées.


Dehors il faisait doux, la petite chouette comme chaque soir d’un vol précis s’était posée sur le fil à linge et resta tout un moment à regarder Léa, enfin c’est ce qu’elle pensait, persuadée qu’entre elles deux, toute une histoire se tissait depuis qu’elle habitait ce bel endroit. La nuit allait bientôt prendre possession de ce lieu magique. Là-bas, dans sa maison Capucine dormait depuis longtemps, heureuse d’avoir fait la connaissance de Léa. Demain comme d’habitude, elle se lèverait à l’aurore, le travail l’attendait.


« Sortis de l’imagination de l’auteure, les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »



 
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   plumette   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
j'ai pris plaisir à lire ce texte grâce à l'évocation de la nature, de la vie à la campagne et à la description de cette vieille femme pittoresque.

je retiens de ce personnage, ses lunettes aux verres épais, sa silhouette courbée, en train de ramasser des sarments de vigne, sa curiosité qui n'est pas malsaine, sa solitude.
mais ce texte me laisse un peu sur ma faim car j'aurais aimé apprendre le sens donné à ce sobriquet d'autant plus qu'il est plus question de vignobles que de prairies dans cette histoire.

l'écriture est agréable, fluide, évocatrice. ce n'est pas si simple d'écrire la nature.

j'ai eu l'impression que le texte se déroulait un peu au fil de la plume, sans véritable construction, avec une alternance des pensées de léa et de descriptions sans inscrire ces descriptions dans un temps bien défini. un peu plus de travail permettrait sûrement de donner au texte une plus grande cohérence temporelle.

   JulieM   
9/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Sympathique histoire, belle écriture mais de petites choses m'ont turlupinée dans ce récit :

- des contradictions dans le récit, telles que posséder deux surgélateurs, frigo et gazinière mais Capucine fait chauffer l'eau sur le feu de la cheminée ? ; Capucine Pineau puis Pinaud; elle possède plusieurs "surnoms" dont on ne sait rien, pourquoi le mentionner; parfois le narrateur s'attache plus à Léa qu'au portrait de la vieille dame ou à la relation de leur rencontre ; elle semble très isolée, elle pourvoie en lapins et oeufs, etc., mais rejetée par les autres du village...

- quelques erreurs, oublis : "Sans doute ce geste l'avait-elle laissée,"; un "coup d'oeil aux indiens" plutôt que clin d'oeil; je ne crois pas que l'on puisse surgeler le lait...

A vous relire,

- cette mention en bas de page est...curieuse !

   socque   
11/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime assez cette chronique paysanne apaisante, où la méchanceté n'a pas sa place, où choses et gens sont simples, sains, directs.

Le problème à mes yeux, c'est que votre texte manque d'une histoire. Alors, je comprends bien que ce ne serait pas "réaliste", que vous avez voulu simplement donner une tranche de vie, mais selon moi un texte est bien plus satisfaisant pour le lecteur quand il a un mouvement reconnaissable, quand il offre une tranche de vie en quelque sorte complète ; là, j'ai l'impression d'avoir en main une tartine de miel avec un gros trou au milieu : ça ne tient pas, la garniture coule.

Pour essayer de mieux m'expliquer, par exemple : Capucine a perdu son mari ; soit, mais ne pourrait-on en savoir un peu plus sur les circonstances ? Capucine et Léa s'apprécient ; d'accord, mais pour ma part j'aimerais bien savoir comment elles en sont venues à développer cette affection... En d'autres termes, je trouve que votre texte donne à voir un présent comme suspendu dans le vide, sans vraiment de lien avec le passé et l'avenir. Pour moi (et je comprends bien que ce n'est pas forcément le cas de tout le monde), cela n'est pas suffisant, je lis un texte statique.

Cela dit, et c'est ce qui m'a décidée à commenter, j'apprécie le tableau, je le trouve peint d'une main assurée et délicate.

   Blacksad   
30/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
L'écriture est agréable mais... il ne se passe rien. Pas d'intrigue, pas d'histoire, pourquoi pas mais dans ce cas, il faudrait qu'on découvre des choses à travers les personnages, le contexte. Et là, on a peu à se mettre sous la quenotte. Si encore, il y avait eu matière à réflexion intense mais pour ma part, j'ai été assez peu sensible aux affirmations qui sont de la pure veine : "le bonheur est dans le pré", "c'était mieux avant" et "rien ne vaut le bon sens paysan". Affirmations qui sont de plus clairement affichées sans même laisser le lecteur se les formuler lui-même...
Reste une description paisible de la vieillesse, de la nature et de la vie campagnarde un peu... idéalisée et qui n'a malheureusement pas réussi à susciter chez moi d'émotion particulière.
Je n'ai pas vraiment accroché à ce texte mais j'espère pouvoir accrocher aux prochains =)

   Ora   
30/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve les descriptions de la nature notamment, plutôt bien réussies. L'écriture est douce et claire et il est facile d'accéder à ce paysage et la vie qui l'anime, un endroit où il doit être bien agréable de venir se ressourcer quelques jours. La description de capucine toutefois manque de corps, non pas sur son apparence ou ses activités mais sur son caractère, qui me glisse entre les doigts. Votre nouvelle m'apparaît comme une photographie en léger mouvement mais il y manque à mon goût une histoire plus développée, un fil conducteur plus net pour s'y fondre tout à fait et sortir de l'impression de quelque chose de figé ou d'éparpillé. J'ai aussi un peu gênée par cet éloge assez récurent dans le texte de la dureté du travail qui semble présenté ici comme un gage de simplicité et d'authenticité des personnes qui y sont soumises. Ce texte me semble être le regard idéaliste d'une narratrice qui vient tout juste de s'installer dans le coin, lasse de la ville et de ses travers. La conclusion semble vouloir dire (puisque la précision est tout à fait superflue) que ce lieu et les personnages qui y sont peints sont biens réels, je n'en serais pas étonnée!

   Anonyme   
30/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
j'ai passé un délicieux moment de lecture, le texte est divinement écrit, c'est fluide coulé enveloppant et tellement bien rendu. Immersion garantie, enveloppante, réaliste, c'est du vécu ou tout au moins du ressenti.
-" métier parfois difficile......." dommage dans le passage qui suit d'avoir mis un jugement de valeur; vous nous faites vivre, ressentir la campagne, ce qu'elle développe en nous, ce qu'elle nous rend de ce que nous nous sommes volés donc pas de jugement de valeur, ça fait redescendre.
-" Un coup d'œil aux indiens "dont".... La construction de la phrase est lourde.
Je regrette la référence aux indiens, trop décalée, mal usitée, les indiens sont des nomades et le statut de leurs femmes était terrible. Faire références aux indiens c'est parler de liberté et si je comprends la métaphore, je la trouve galvaudée et décalée. Même si pour des gens arrimés à leurs terres le nomadisme c'est comme la migration des oies, ça fait respirer l'âme. Et j'ai vu beaucoup d'attrape-rêves se balancer aux rétroviseurs des voitures dans le sud-ouest.
Peut-être à peaufiner.
Vous avez parfaitement décrits les ressentis, bravo .

   hersen   
30/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
L'auteur nous fait le portrait d'une paysanne qui a eu la vie dure et ne sait faire autre chose que continuer (Léa se demande pourquoi elle stocke tant de bois dans sa cour, par exemple).

Je suis un peu perplexe car il me semble que Léa admire ici...ce qu'elle ne voudrait surtout pas pour elle ! Elle me fait l'effet d'être nouvelle arrivante dans un endroit "folklorique" qui lui offre son spectacle quotidien.

le portait de Capucine est tracé à trop grand traits, il n'y a pas de ces ombres et lumières qui nous la dévoilerait plus intimement. Nous découvrons une fermière et les quelques tâches qu'elle fait, mais que pense-t-elle, elle ?

Si je lis ce texte sans tenir compte de ce que je sais de la campagne, alors j'ai comme un cliché, quelque chose de figé, une belle photo noir et blanc. Mais cette photographie surannée ne remplit pas le texte, à mon avis.

l'opposition "ville-campagne" véhicule toujours cette idée qu'en ville on vous laisse crever comme un chien et qu'à la campagne on vous accueille à bras ouverts. J'ai toujours du mal avec ça, je pense que l'homme est le même partout, peu importe où il vit.

Merci de cette lecture.

   toc-art   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Euh.... je ne comprends pas ce texte, je ne comprends pas l'intérêt de mettre en présence ces deux personnages dont les interactions n'ont aucun intérêt scénaristique . Il me semble qu'il aurait fallu privilégier une des femmes et développer une intrigue ou la description de son existence en évitant le côté "petite maison dans la prairie ". Ça dégouline trop de sucre à mon sens avec un abus d'adjectifs qui donne aux héroïnes un aspect ravies de la crèche qui m'a vite agacé (4 ou 5 fois le mot "petit " dans un paragraphe, ça me paraît exagéré et ça renforce ce ressenti de mièvrerie ).
Sur le plan purement littéraire, outre ces répétitions, j'ai noté un gros souci sur les virgules qui manquent souvent ou sont parfois placées hors de toute règle grammaticale. Attention aussi aux changements de temps de narration entre le passé simple et l'imparfait qui ne me semblent pas appropriés.
Bonne continuation

   Coline-Dé   
30/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
L'absence totale d'intrigue dans ce texte me fait penser qu'il doit être un morceau d'un ensemble plus important.
Tel qu'il est il me laisse sur ma faim : une apologie assez simpliste de la vie campagnarde laborieuse, un portrait de femme qui reste en surface, avec cependant de jolis détails comme
" Elle s’enveloppait souvent dans un grand tablier à carreaux dont elle froissait le tissu entre ses doigts lorsqu’elles discutaient ensemble." bien vu.
L'écriture est déliée et agréable, peut-être trop " gentille", trop rose bonbon ( beaucoup de "petit", ce surnom de "prairie lumineuse" qui fait très scout !)
Cette vision idéalisée de la vie à la campagne montre que l'auteur n'y a pas vécu !

   MissNeko   
31/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un portrait réaliste agréable à lire. Il n y a pas de rebondissements : je trouve que cela Manque. J aurais bien vu votre texte comme un chapitre d un roman

A vous relire

   Lulu   
5/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Théa,

j'ai trouvé ce texte fort intéressant et plaisant à lire. Plus long, peut-être m'aurait-il ennuyé, car on s'attend à la survenue d'un dialogue, de quelque chose qui dynamise un peu l'ensemble. Mais en l'état, je l'ai trouvé parfait pour dire qui est cette "Prairie lumineuse" et cette Léa qui semble savoir contempler.

En fait, on est dans la contemplation dans ce texte, et c'est ce qui me plaît. On voit la nature et on sent une certaine douceur de vivre, un rythme particulièrement sensible bien différent de la ville.

Je ne partagerais peut-être pas le regard de Léa quand elle semble penser qu'elle fait face au "plus beau métier du monde", car bien trop dur en réalité, mais je comprends son cheminement de pensées et me suis laissée emporter.

J'ai remarqué qu'il manquait des virgules, là où je les aurais attendues, et ce plus d'une fois... mais cela peut se corriger sans problème. En tout cas, leur absence n'a pas empêché la compréhension des phrases...

Au final, je trouve qu'il se dégage de ce texte une bien belle douceur, notamment du fait des descriptions que je trouve particulièrement chouettes.

Bonne continuation.


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