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Réalisme/Historique
Malo : La Folle
 Publié le 03/11/16  -  14 commentaires  -  12190 caractères  -  88 lectures    Autres textes du même auteur

Pénétrer dans la maison de "la Folle" pour prouver aux "Fort-fer", une bande de petits voyous, qu'on n'est pas un lâche. Quel défi pour un gamin de huit ans ! Mais, qui est la Folle ?


La Folle


C’était une porte massive, ornée de moulures qui lui donnaient un air respectable et très intimidant. C’était une porte que j’allais ouvrir, une boule dans la gorge. Huit ans. J’avais parié avec les Fort-fer, une bande de voyous devant qui je crânais pour ne pas montrer ma peur, que j’entrerais dans la maison de la Folle. Pari tenu après de nombreux : « Pas cap’. »


La porte me nargue. Il faut que j’entre sinon ma réputation sera faite une fois pour toute : le lâche que l’on montre du doigt. « Pas cap’. » Et si elle était fermée à clé ? Je tourne doucement la poignée, appuie. La porte s’entrouvre de quelques centimètres. Si je la repoussais, que je leur disais qu’elle était fermée à clé. Non seulement je serais un lâche, mais aussi un menteur. De toute façon les Fort-fer ne sont pas loin, cachés quelque part, à m’espionner.


J’entre. Un long couloir prolongé par un escalier qui vire à droite après les premières marches. Des portes s’ouvrent probablement de chaque côté du vestibule. Il fait très sombre, et en refermant la porte d’entrée, ce sera le noir complet. Aucun bruit. La Folle est peut-être sortie faire des courses.


C’était une vieille femme toujours échevelée qui marmonnait entre ses dents des discours que personne ne comprenait. On disait qu’elle était russe, qu’elle n’avait pas toujours vécu en France. On disait aussi, quand je dis « on », je parle de nous, les enfants, on disait aussi que les nuits de pleine lune, elle dansait dans son jardin en invoquant le démon. Jérémie l’avait vue un soir qu’il rentrait chez lui après l’étude. « Croix d’bois, croix d’fer, si j’mens, j’vais en enfer. » D’un seul regard elle pouvait vous foudroyer, ou pire encore, vous rapetisser à la taille d’un soldat de plomb, vous mettre dans sa poche, vous enfermer chez elle dans une boîte d’allumettes et vous y laisser mourir de faim. Quand elle sortait, ce qui lui arrivait rarement, juste pour faire des courses, on lui tournait autour. Les plus hardis la harcelaient : « La Folle, oh la Folle ! » Mais il suffisait qu’elle se retournât pour que nous nous égaillions comme des moineaux.


Laisser la porte d’entrée entrouverte pour y voir à peu près clair ; franchir le couloir sans se soucier des autres portes ouvrant sur des pièces d’où ne parvient d’ailleurs aucun bruit ; monter l’escalier avec prudence, délicatesse pour éviter de faire grincer les marches ; souffler, attendre, regarder. Le palier est un rectangle plus long que large. Une fenêtre sur la gauche en entrant, deux portes sur la droite et une au fond.


« La Folle ! La Folle ! » Un cri rauque, quasiment inhumain surgit d’une des chambres. Course éperdue dans les escaliers, dégringolade, la main se rattrapant in extremis à la rampe. Retour à la case départ. Fuir, fuir cette maison peuplée de fantômes, de monstres peut-être. Mais les Fort-fer… ? J’avais juré une fois pour toutes que je ne serais plus leur souffre-douleur. La seule manière d’y parvenir serait de leur montrer que je suis plus courageux qu’eux tous réunis. Pour cela il me fallait absolument acquérir la réputation de celui qui a osé pénétrer chez la Folle, de celui qui Sait et qui peut en parler sans frémir.


Je dois donc y retourner. Tremblant de tout mon corps, je repars à l’assaut des escaliers. Même procédure : lenteur, assurance des pas, respiration, si possible contrôlée. Le palier, la chambre. J’ouvre la porte, les yeux fermés, m’attendant à être saisi par des serres acérées ou asphyxié par une haleine putride. Rien…, sauf le cri qui reprend de plus belle. J’ouvre les yeux. Un perroquet vert et rouge me regarde avec ses deux grosses billes noires. Il est installé sur un perchoir, attaché par une patte avec une petite chaîne. Il fait très sombre dans cette pièce. J’entends, outre l’oiseau qui m’a fait si peur, un bruit de fond, produit par ce qui peut être un moteur électrique.


La lumière jaillit. Au milieu de la chambre, un réseau ferroviaire comme seuls peuvent l’imaginer tous les petits garçons de huit ans. Et je ne parle pas de leur père. Il est immense avec de l’herbe, des arbres, des tunnels et des gares : un rêve de vitrine de Noël. Sur les rails roulent un train de voyageurs tracté par une motrice électrique et un train de marchandises avec un seul wagon à bestiaux, tiré par une locomotive à vapeur. On voit même de la fumée s’échapper de la petite cheminée. Un régal pour les yeux. J’avoue que j’avais oublié la Folle, le perroquet et même la maison dans laquelle je me trouvais.


– Approche-toi petit.


La frayeur de nouveau. Tout à ma vision, je n’ai pas remarqué ce recoin dans la pièce d’où parvient la voix, la voix de LA FOLLE. C’est un piège. Elle a imaginé cette mise en scène pour m’avoir à sa merci.


– Approche, je te dis.


Je marche vers elle manquant renverser une petite maison en carton. Elle me saisit les mains, me collant contre son giron.


– Je te fais peur, peut-être ?

– Non madame.

– Madame ? Je ne suis plus la Folle ?

– Je… Enfin je…

– Je te connais, tu sais ? Tu es le petit Vincent, le fils de la mercière, le petit Vincent qui a si peur des Fort-fer… Une bande de voyous qui a besoin qu’on lui rabatte le caquet. Tout vantard et compagnie.


Elle me connaît. C’est bien une sorcière. Je n’en sortirai pas vivant. Ou alors elle me gardera comme esclave, réduit à la taille d’un petit soldat.


– Je connais tout le monde ici… Le temps que j’y habite… Mais tu es tout pâle. Je ne vais pas te manger. Quoiqu’à une époque ça ne m’aurait pas trop gênée. J’avais si faim alors… Allons, rassure toi, je plaisante. Bien sûr, je suis la sorcière, celle qui capture les petits enfants. Et tu crois encore à toutes ces niaiseries, à ton âge ?

– Non.


Dis-je en hésitant.


– À la bonne heure… Mais que penses-tu de mon installation ferroviaire ? J’ai mis du temps et ai usé de beaucoup de patience pour arriver au bout de cet ouvrage. J’ai toujours aimé me servir de mes mains, et je me disais qu’un petit train électrique amuserait les enfants qui finiraient par remplir ma maison de leur rire et de leurs disputes. Je me trompais évidemment. Je suis « la Folle » et les enfants me fuient. J’aurais dû m’en douter. Sitôt qu’on est un peu différent… Différent. Tiens ça me rappelle une histoire. Veux tu que je te la raconte ?

– Oui, madame.


Dis-je, déjà plus rassuré, mais pressé, malgré tout, de fuir celle que je n’appelle déjà plus « la Folle », mais qui me met encore mal à l’aise.


– C’est l’histoire d’une jeune fille qui habitait Odessa, une ville portuaire située dans un pays lointain, l’Ukraine. As-tu déjà entendu parler de l’Ukraine ?

– Non, madame.

– On peut dire que c’est en Russie. Bref, cette jeune fille était très jolie. Elle s’en était aperçue car tous les garçons lui tournaient autour. Son père était médecin, un médecin reconnu ma foi. Elle avait la belle vie la princesse : un appartement situé dans les beaux quartiers, un papa gâteau qui cédait à tous ses caprices ; les stations balnéaires l’été, le ski l’hiver. Ah, j’ai oublié de te dire qu’elle était juive et que dans ce pays on n’aimait pas trop les juifs. Trop riches, trop soudés entre eux. Mais, protégée comme elle l’était, elle n’en avait pas conscience. Et puis la guerre est arrivée. L’Allemagne et son guide, Hitler, s’étaient mis en tête de conquérir l’Europe. Lointains, les combats se sont peu à peu rapprochés. Un triste jour la marée vert-de-gris a déferlé sur Odessa. L’armée allemande. De vrais soldats, à la mâchoire carrée, qui défilaient en lançant la jambe en l’air, raide comme une trique. De vrais robots. Eux non plus n’aimaient pas les juifs. Ils les détestaient tellement qu’ils ont voulu les faire disparaître de la surface de la terre.


Très vite les choses se sont gâtées pour la jeune fille et sa famille. Plus de fêtes, plus de sorties. On restait chez soi, à l’abri pensait-on. Plus d’amis non plus : les non-juifs auraient juré ne vous avoir jamais connu et les juifs, eux, préféraient rester discrets. Et puis il y avait cette étoile jaune qu’ils devaient porter sur leurs vêtements chaque fois qu’il leur fallait sortir, cette étoile jaune qui les stigmatisait. Ils se faisaient petits devant les passants qui se retournaient sur leur passage comme s’ils étaient atteints d’une maladie honteuse.


Une nuit enfin, alors que la famille était profondément endormie, un camion s’est arrêté sous ses fenêtres tous phares allumés. Fracas des bottes dans l’escalier, coups de crosse contre la porte. Le père ouvre, les soldats investissent l’appartement, les rassemblent avec cris et brutalité : le père, la mère, les deux jeunes frères et la princesse en larmes. Quelques affaires jetées vite fait dans une valise, on dévale l’escalier. La nuit froide et le camion dans lequel il faut se tasser en bousculant malgré soi ceux qui ont été ramassés plus tôt dans d’autres appartements, tous juifs, bien sûr. La route jusqu’à des baraquements de chantier proches de la voie ferrée. On les fait descendre sans ménagement. La baraque au sol nu, occupée déjà par d’autres familles. Un petit coin où se poser. La mère poule recueille dans ses bras les deux garçons, la fille se blottit contre son père. On ne parle pas. On voudrait dormir, mais comment s’assoupir ?


L’aube enfin. Des cris dehors, toujours ces hurlements gutturaux qui vous font froid dans le dos. On les fait sortir, s’aligner en rang par cinq. Sur les rails, un train composé de wagons à bestiaux, les portes ouvertes. Où allait-on nous emmener ?

– Tu as dit nous.

– Et toi tu m’as tutoyée.


Je me serrai plus fort contre elle.


– Oui, la princesse, c’était moi. Tu vois comme la vie nous change.


Dans les wagons, de la paille. Je me souviens qu’il y avait écrit sur les parois : Hommes : 40 ; Chevaux en long : 8. Mais c’est à plus de quatre-vingts qu’il a fallu s’entasser dans les voitures. On pouvait à peine bouger. Les soldats ont refermé la porte sur nous et l’ont plombée. Obscurité. La lumière ne parvenait que par de petites ouvertures obturées par du fil de fer barbelé. Le train s’est ébranlé. À cause du manque d’espace, très vite on a eu trop chaud et très soif. Ma mère et mon père portaient chacun un de mes petits frères pour qu’ils n’étouffent pas, mais, bientôt trop fatigués, ils ont dû les reposer par terre. À tous les trois on s’est alors efforcés de leur faire, au milieu de nous, un petit espace où ils pourraient respirer. On s’est arrêtés plusieurs fois. J’ai su plus tard que c’était pour accrocher d’autres wagons remplis à ras bord de malheureux comme nous. Nous avions faim et surtout soif et comment satisfaire ses besoins naturels lorsque rien n’est prévu pour cela. De toute manière il nous était impossible de bouger. Peu à peu, les gens, ne pouvant plus se retenir, faisaient sous eux comme des animaux. C’était une infection. On avait honte, mais comment faire autrement ? Le voyage durait des jours et des jours. On dormait, quelques instants, appuyés les uns contre les autres. Puis on se réveillait, toujours abrutis de soif, de faim et de sommeil. J’en ai vu boire leur urine. On ferait n’importe quoi pour subsister. D’autres tombaient dans la paille et les excréments pour ne plus se relever. Avec ma famille, on a eu de la chance, on est arrivés vivants au bout du voyage. Ce fut grâce à mes parents qui nous ont toujours encouragés, soutenus, alors qu’eux non plus n’en pouvaient plus. Quand je dis de la chance, je ferais mieux de me taire. Ce qui nous attendait après était encore pire. Mais je crois que j’ai assez raconté comme ça pour aujourd’hui. Tu vois, sur le circuit, le petit train de marchandise avec son wagon à bestiaux, c’est mon train. Je ne pourrai jamais l’oublier. Il vient encore hanter mes rêves.


Je regarde ses yeux mouillés perdus dans le vague. Elle est belle la vieille dame. Je l’embrasse très fort et sors en courant de la chambre. Je rencontre les Fort-fer sur la route du village. « Alors minus, on s’est pas dégonflé ? T’as vu la Folle ? » Je bouscule celui qui me barre le chemin et rentre chez moi sans me retourner.


J’ai souvent revu madame Vokholwska, c’est ainsi qu’elle s’appelait, seul ou avec des camarades. Son petit train remportait un franc succès.


 
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   JulieM   
16/10/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une approche très originale pour nous (ra)conter l'Histoire, et une histoire très humaine au travers des yeux de cet enfant terrorisé, dans ce voyage en train doublement initiatique : cruauté des enfants, cruauté des Hommes.

L'image est forte et très bien amenée (une histoire dans une histoire), un réel talent de nouvelliste !

Merci.

   plumette   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
ce texte est prétexte à raconter le destin de " la folle". Un destin tragique dont le récit , bien écrit, n'a pas réussi à m'emporter car il correspond finalement à ce qui se raconte habituellement sur ce sujet.
En définitive, j'ai péféré la première partie , celle où le petit garçon surmonte ses peurs pour pénétrer dans l'antre de la folle.
mais dans la construction du texte, j'ai été dérangé par ses va et vient entre l'imparfait et le présent.Mais surtout: lorsque le narrateur s'exprime au pésent, n'est-il pas censé être un petit garçon de huit ans? donc avec un vocabulaire et des réactions d'un enfant de huit ans? A moins que l'on soit dans la reconstitution de souvenirs, ce qui ne m'a pas semblé évident.

Que "la folle" ait reconstitué son train en miniature est une idée étonnante mais plutôt bonne!

Vous l'avez compris, je suis mitigée...

   Anonyme   
21/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un écrit d'une grande envergure, tout en sensibilité et en profondeur servi par une écriture aboutie, rythmée coulé et enveloppante. Immersion garantie.

-"C'était une vieille femme... Personne ne comprenait" : Rythme coulé, emportant.
-"Monter l'escalier...": J'ai dégusté chaque situation et j'ai connu ce genre d'escalier;
-Ponctuation : " Et je ne parle pas de leur père..." : Pourquoi pas les points de suspension...
-"Ce recoin de la pièce d'où parvient la voix" : la formule gagnerait à être allégée.
-" Elle me connaît....Petit soldat" : C'est délicieux.
-"Dis-je déjà plus rassuré... " : Très bin vu.
-"Et toi tu m'as tutoyée" : La coupure est géniale !

Il est conseillé en littérature d'éviter le "on", effectivement chercher à le remplacer libère l'écriture tout en enrichissant et en approfondissant le texte.

La fin m'a fait pleurer.

   Ora   
23/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'écriture, l'histoire elle-même, le ton employé, les descriptions, j'ai tout aimé dans votre nouvelle. Un grand bravo et merci pour ce partage tendre et poignant.

   Blacksad   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée est belle, même si on se doute dès le départ que la Folle est en fait une vieille dame adorable qui a juste l malheur d'être différente ou étrangère.
A vrai dire ce qui m'a empêché de rentrer dans le texte c'est que la première partie se déroule "à la première personne". Donc vu par un garçon de huit ans. Mais la diversité du champ lexical, les tournures employées sont totalement incohérentes. Et du coup, je n'ai absolument pas cru à la première partie. Si j'ava un seul conseil, ce serait de la réécrire entièrement mais avec le vocabulaire et les phrases d'un gamin. Ca changerait tout.

Le point de bascule où la Folle raconte son histoire immédiatement et au gamin qui écoute sagement avant qu'ils ne deviennent des amis est un peu trop téléphoné à mon sens... mais bon, c'est nécessaire au déroulement de l'idée. Par contre c'est très rapide et fallait-il aller jusqu'au déballage total de son voyage vers les camps dès leur première rencontre ? Là non plus, ça ne me semble pas très crédible...

En résumé, belle idée mais la non-adéquation au point de vue adopté dans la première partie et la trop grande rapidité des "confessions" dans la deuxième m'ont vraiment empêché de rentrer dans ce texte...

   hersen   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense que l'histoire va un peu vite, entre l'enfant qui entre mort de trouille et le lien qui se crée avec Mme Wokholwska.

Je ne suis pas sûre qu'un enfant serait à ce point réceptif à un tel récit (sans parler de le comprendre complètement) mais évidemment, et ceci nous ne le savons pas, tout dépend à quelle époque se situe cette histoire. Si c'est il y a quarante ans, alors l'enfant a sans doute entendu parler déjà de tout ça, peut-être par ses grands-parents. Si l'histoire a lieu aujourd'hui, je suis beaucoup moins sure que cela lui parle.

Et il y a déséquilibre entre l'âge de l'enfant et comment il raconte son entrée dans la maison. Les mots "procédure" "assurance des pas" "outre"...sont un peu surprenants, d'autant plus qu'il est mort de trouille et que donc ce qu'il se dit doit être franchement basique.

Le thème de l'ostracisation sur des bases imaginaires, loufoques, n'est pas nouveau mais reste pour moi toujours intéressant car c'est l'occasion de faire s'écrouler des murs d'ignorance. Mais ici, ça va un peu vite et je pense que l'enfant aurait dû davantage rester dans sa peur panique. Qu'il réponde bien sagement "non Madame" quand La folle lui demande si elle lui fait peur ne me semble pas réaliste. Il aurait dû au moins bégayer, ou même ne pas pouvoir répondre.

La fin de l'histoire est conforme à ce que l'on en attendait, il n'y a pas de surprise.

Merci de cette lecture,

hersen.

   toc-art   
3/11/2016
Je n'ai pas été convaincu par ce texte pour plusieurs raisons :

- l'irruption du gamin dans la maison est un prétexte qui manque à mon sens de finesse pour évoquer l'enfer des camps.
- cette évocation ne nous apprend rien qu'on n'ait déjà lu cent fois et le témoignage n'est pas assez fort pour nous emporter.
- la réaction du gamin est trop "image d'Épinal " pour moi.
- la première partie censée retranscrire la frayeur du gamin manque de force et de suspense.

Un petit détail qui a gêné ma lecture. Dans les dialogues, je ne comprends pas le point suivi une ligne plus loin de la suite de l'incise. Un "non, dis-je..." me semble plus correct.
Bonne continuation

   Charivari   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour. Je suis assez mitigé vis à vis de ce texte.
d'un côté j'ai trouvé l'idée très bonne, même si déjà vue, et le style plutôt correct - sans plus, mais plaisant à lire-
Cependant, j'ai aussi trouvé trop abrupte la conversion de ce gamin qui passe de la peur à la confiance, et le monologue final de la vieille, très arttificiel. Et puis j'ai quand même du mal à imaginer une rescapée des camps reproduisant le train de la mort dans sa maison, là ça coince un peu pour moi.

   Solal   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je suis désolé mais je trouve que ce texte va un peu trop vite en besogne. Bien sûr, on s'imagine bien que la sorcière n'est pas si méchante que ça mais ce n'est pas cela qui compte.
Il me semble trop brut dans son déroulement. Tout de même on parle d'une vieille femme prisonnière de ses traumatismes et d'un enfant de huit ans à l'esprit quasi vierge. J'imagine difficilement une empathie émerger après un échange qui doit durer en tout et pour tout une dizaine de minutes.
Vous y étiez presque pourtant ; il aurait suffi, à mon avis, de ralentir le rythme de la naissance de cette amitié.

Le style est maîtrisé, simple mais efficace. Toutefois, je me demande si certains termes utilisés par "la folle" ne sont pas un trop compliqués à saisir pour un enfant. (stigmatisait, gutturaux, etc)

Ce sera pour la prochaine.

Solal

   Anonyme   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Malo,
Le début de l'histoire m'a emporté. Une histoire de sorcière et de peurs d'enfant.
Ensuite la sorcière se révèle être un personnage qui a souffert, qui est différent et qu'on traite alors de folle.
Une histoire déjà entendu mais passionnante. Il suffit de changer quelques ingrédients et on fait autre chose.

Par contre le dialogue entre la vieille femme et le garçon m'a un peu ennuyée, car il n'y avait aucune surprise. Il aurait fallu moins en dire, juste suggérer.

Pourtant j'ai aimé l'idée de la princesse qui répète son histoire avec le train et le wagon à bestiaux et qui transmet cette tragédie aux enfants pour qu'on oublie jamais.

   MissNeko   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Votre plume est agréable à lire et l histoire est prenante mais finalement rien de bien nouveau. La maison "hantée" par une vieille folle, le garçonnet qui doit prouver qu'il est courageux et ne plus être le bouc émissaire d'une bande, la vieille qui raconte son voyage dans le train de la mort.
J ai par contre adoré le fait qu elle ait construit un train. Une sorte de catharsis pour aller de l avant et vivre malgré tout.

Cela reste une nouvelle de qualité.
A vous relire

   Anonyme   
4/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une très belle histoire ; très émouvante. Les personnages sont crédibles et on ne peut pas rester insensible à cette "folle" qui n'en est pas une...

Bravo à vous,

Wall-E

   Anonyme   
8/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Malo,une bonne histoire joliment raconter c'est poignant merci.

   Bidis   
6/12/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une histoire poignante et réaliste, bien que j'aie trouvé qu'on ne raconte normalement pas une telle histoire à un enfant de huit ans. Dix ou onze ans aurait été plus approprié (d'ailleurs, à cet âge-là, les vieilles femmes un peu folles et les maisons mystérieuses attirent tout autant la curiosité aventureuse.) Comprendre quoi que ce soit à la shoah à huit ans me semble peu probable, déjà quand on est adulte, c'est difficile à réaliser. Et puis, je suis peut-être trop vieux jeu, mais je pense qu'on peut traumatiser un petit avec moins que cela...
Ceci dit, le texte se lit facilement, sans fausse note aucune, mais, à mon estime, ce style, correct sans plus, n'est pas à la mesure du fond qui, lui, a quelque chose de percutant.


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